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Author of 10 Stories |
Renouveau
Note : Que de temps depuis le chapitre précédent ! Mais la fac étant ce qu'elle est, beaucoup trop de boulot à faire en année de Licence ! Promis, je me rattrape sur les prochains chapitres.
Chapitre 2
Cher Harry,
Ces derniers temps apportent décidément beaucoup plus de surprises qu'en temps ordinaire. Tu ne devineras jamais ce que je vais faire ! Quoique, non, je ne vais pas te le dire. Tu t'en rendras compte de toute façon, et ça ne devrait plus tarder, compte tenu du délai entre le moment où j'envoie une lettre et celui où tu le reçois... Sois bien attentif ce soir (si l'on est bien vendredi), et tu comprendras !
Ci-joint un colis de bonbons que nous fabriquons nous-mêmes. Je voudrais savoir ce que tu en penses ? Mes amies et moi ne pouvons pas les tester sur d'autres personnes que nous, on aime toutes le goût, mais bon, cinq personnes seulement ne sont pas représentatives... Et vu les têtes à claques qui composent la plus grande partie de nos chers camarades... Des mademoiselles-je-suis-plus-forte-que-toi, mais incapables de tracer un pentacle correctement ! Enfin, pour en revenir aux bonbons, pourrais-tu en distribuer autour de toi et me dire si les gens aiment ou pas ? Comme ça, on pourra les commercialiser avec plus de succès ! (J'espère qu'aucun de tes amis ne périra empoisonné dans d'atroces souffrances hihi)
Je voulais te remercier pour toutes ces informations sur Poudlard que tu m'as envoyées dans tes cinq derniers courriers. Ca m'a été bien utile ! Même si ça arrive, disons, un peu tard !
Non non non, je n'en dirai pas plus !
Je pense que tu auras de mes nouvelles bien plus tôt que tu ne le penses...
A bientôt !
Samera.
Harry replia le parchemin, un sourire amusé sur les lèvres. Hedwige était venue toquer à la fenêtre de la salle commune juste avant le dîner et il avait eu le temps de lire la lettre avant de descendre manger.
Hermione : Harry ? Tu viens ?
Ron : Allez, dépêche-toi, j'ai faim.
Harry : Oui, j'arrive, deux secondes. Partez devant, je vous rejoins.
Il rangea le parchemin dans un étui où se trouvaient une petite pile de lettres toutes semblables à celle qu'il venait de recevoir, avant de monter dans le dortoir pour le ranger. Hermione et Ron suivirent son conseil et ne l'attendirent pas pour descendre. Un même air préoccupé s'affichait sur leur visage.
Hermione : Est-ce qu'il t'a dit qui c'était ?
Ron : Non. (Il se mit à grommeler). Il dit que ça ne me regarde pas.
Hermione : C'est quand même étrange, tu ne trouves pas ? Avant, à part Sir... Sniffle, personne ne lui écrivait, Hagrid de temps en temps et puis c'était tout. Et là, depuis un mois, une lettre tous les 3 jours...
Ron : On se fait peut-être du souci pour rien.
Hermione : J'aimerais bien... Tu crois qu'il a un correspondant ?
Ron : 'Mione, fiche-lui la paix. De toute façon il te dira rien tant que tu le cuisineras comme ça...
Hermione : Oh oui, c'est sûr, parce que tu es un expert en psychologie maintenant...
Harry, qui les suivait à quelques pas, se doutait bien de quoi ils étaient en train de parler. Enfin, de ce dont ils parlaient avant de se disputer... C'était peut-être égoiste, mais pour la première fois de sa vie il avait véritablement la sensation d'avoir ce qu'on pourrait appeler une famille. Les Dursley ne l'avaient jamais été, quand à Ron et Hermione, bon , il les connaissait depuis longtemps, mais ce n'était pas pareil. Samera lui paraissait beaucoup plus proche en comparaison.
Un peu comme... pas comme une soeur, pas encore du moins. Plus tard, sans doute, mais pour le moment, il la voyait comme une sorte de cousine, quelqu'un qui n'est pas de la famille proche mais plus qu'un ami. Quelqu'un de plus indulgent que Hermione, moins susceptible que Ron... et surtout, quelqu'un qui l'accepte, avec ses doutes, ses craintes et ses terreurs.
Il rejoignit ses amis alors qu'ils regardaient chacun de leur côté, l'air outragé. Il se plaça entre eux, comme d'habitude, et l'ambiance s'allégea jusqu'à leur arrivée dans la Grande Salle. A leur grande surprise, une allonge avait été placée au bout de la table des Gryffondor. Perplexes, ils s'assirent à la limite, de manière à voir mieux ce qui allait se passer.
Hermione (dans un murmure) : Vous croyez qu'on a une inspection du Ministère ?
Ron : Ou des délégations étrangères ?
Harry : A mon avis, ce serait plutôt de nouveau invités...
Hermione et Ron le regardèrent, interdits. Souriant, il se rappela les mots de Samera. « Tu auras de mes nouvelles bien plus tôt que tu ne le penses ». Et n'avait-il pas lu dans l'Histoire de Poudlard quelque chose d'intéressant sur l'encadrement des champions du Tournoi des Trois Sorciers...
Au moment où Hermione allait parler, Albus Dumbledore se leva et frappa dans ses mains. Tout le monde se tut petit à petit, et l'attention générale se concentra sur lui.
Dumbledore : Bonsoir à tous ! Je voudrais votre attention un court instant. (Le bruit décrut puis cessa). Bien. Vous avez déjà rencontré les élèves du collège Durmstrang, et de l'académie Beauxbâtons. Ils constituent, avec Poudlard, les trois écoles dont sont traditionnellement issus les champions du tournoi.
A ce stade du discours, le sang de Harry battait plus fort à ses tempes. Il avait compris.
Dumbledore : Mais, tout aussi traditionnellement, une quatrième école participe au tournoi. Chaque champion bénéfie pour les deux dernières tâches de l'aide d'un élève du cowen de magie de Glastonbury Tor !
Sur ces mots, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent toutes grandes, et une dizaine de jeunes femmes entra dans la salle. Hermione se mit à chuchoter rapidement.
Hermione : Glastonbury Tor est une école de très haut niveau ! Les filles en blanc sont les moins expérimentées, puis c'est les deux en noir, elles sont de niveau moyen. Normalement leur responsable devrait être en rouge, c'est le plus haut niveau de compétence...
Harry n'écoutait plus. Lorsque les jeunes filles s'étaient plantées face à la salle, devant la table des professeurs, elles avaient toutes d'un même mouvement rejeté leurs capuchons en arrière. L'une des deux filles qui ne portaient pas du blanc, mais du noir, avait de longs cheveux roux bouclés.
Le portrait vivant de Evanéa Sylveren.
Sentant sur elle le regard de Harry, Samera se tourna vers lui et lui fit un clin d'oeil.