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Author of 9 Stories |
Auteur : Devilou-chan, l’AUteuse : Dir en Grey et autres
Disclaimer : Personne ne m’appartiens (c’est malheureux mais c’est comme ça T-T). Je ne me fais pas d’argent de poche avec alors pas taper’’
Pairing : Vous verrez bien :p
Genre : AUDark, violences, nouvelle version de A l’ombre de nous même.
Déclaration de l’auteur : Bon alors à force d’en parler avec Lya, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». De toute façon je comptais réécrire cette fic, elle est pas montrable comme ça, elle est nulle et affreuse (même si c’est beaucoup celle-là qui a fait ma réputation…enfin bref !) . Donc je vous présente la nouvelle version de a l’ombre ‘légèrement’ modifiée, du moins normalement parce que me connaissant c’est de gros changements qu’il y aura. Enfin voilà quoi je vais essayer de remédier à sa débilitude nian-nian --
Enjoy Minna !!!!! Et merci à Ryojoku no Ame, le nouveau single des Diru d’amour !!!
Dance and Die
Chapitre 1 :
Ils le lancèrent presque sur le sol en entrant dans la pièce, comme si son contact suffirait à annuler leur immunité auprès de l’homme affalé sur la banquette. Les lumières tamisées des néons rougeâtres au-dessus d’eux faisaient jouer sur son visage des ombres terrifiantes, mais certainement pas autant que son regard, fixé sur le nouvel arrivant comme on regarderait un cafard, caressant lentement ses lèvres d’un doigt pensif.
Puis il posa ses yeux sur un homme en retrait près de lui, presque caché dans les ombres de la salle, les mains jointes devant lui et qui paraissait apprécier le spectacle. Ses cheveux noirs impeccablement coiffés retombaient parfois sur son visage et il en écartait patiemment les mèches en jetant de fréquent coups d’œil à son patron, et au-delà, juste à ses pieds. Là où une paire d’yeux restait inlassablement collée sur le pied de la table basse en verre, cachée à intermittence quasi régulière par des paupières frémissantes de colère et d’humiliation. Il voyait ses doigts se serrer à en blesser ses paumes sur ses cuisses, luttant visiblement pour se lever et tenter de s’enfuir loin à mesure que les cris se faisaient plus aigus, plus douloureux. Plus insupportables pour ses oreilles. Mais pour lui, il n’était jamais aussi beau que quand il souffrait par procuration.
Et leur patron devait se dire la même chose, caressant sans relâche ses cheveux corbeau du bout des doigts, comme il l’aurait fait d’un chien, quittant parfois sa tête pour faire signe à ses sbires de recommencer tel coups, plus ou moins fort, plus ou moins haut, jusqu’à ce que les os craquent et jaillissent hors de la chair, teintant le sol de flaques noirâtres aux reflets de flammes.
-Tuez-le. Lentement. Par ce que c’est tout ce qu’il mérite, n’est-ce pas mon cœur ?
L’homme baissa la tête sous le silence qui suivit sa réponse, l’amusement laissant place à une grimace mi-agacée mi-surprise devant une telle insoumission, et regarda la frêle silhouette à même le sol, agrippant la chaîne qu’il tenait enroulée autour de son propre poignet comme s’il ne souhaitait qu’une chose, avoir assez de force pour la réduire en pièces, et qui venait gratifier le large collier en cuir noir qui lui ceignait le cou d’une boucle gravée à son nom.
Kyo releva la tête, le visage impassible mais ses yeux lançant bien malgré lui des reproches et des insultes à son encontre, comme un égal. L’homme se pencha alors vers lui, tirant sur la chaîne qui resserra vicieusement l’étreinte du collier en l’obligeant à le regarder dans les yeux sans pour autant leur enlever cette lueur rebelle et qu’il détestait plus que tout dans ce regard. Il tendit son autre main vers lui et saisit fermement son menton entre ses longs doigts, la caresse du pouce sur ses lèvres contrastant avec le ton orageux de sa voix tandis qu’il sifflait, menaçant :
- N’est-ce pas mon cœur ?
- ...Hai.
Satisfait de la réponse, Yoshiki ne put s’empêcher d’arborer un petit sourire victorieux qui fit briller plus intensément les yeux du jeune homme assis sur le sol, et il se pencha un peu plus pour prendre possession de ses lèvres doucement, jouant de sa langue sur la peau légèrement humide avant qu’elles ne s’ouvrent avec hésitation, légèrement tremblantes quand il mordit la lèvre inférieure pour le faire se soumettre plus vite, y parvenant finalement pour savourer sa conquête dans un subtil mélange de soda et de sang.
Quand il s’écarta enfin au bout d’un temps interminable, Kyo baissa la tête pour s’essuyer la bouche aussi discrètement que possible du revers de sa manche, geste qui fit rire Yoshiki et accentua encore son malaise pendant qu’il posait son regard désolé sur l’homme étendu à deux mètres de lui, le visage meurtri de bleus et pissant le sang, les bras étendus de chaque côté de son corps sans qu’il ne puisse les ramener à lui pour essayer de parer les coups qu’on lui asséner avec une fureur presque sadique, brisés, comme ses autres membres. Un spectacle horrible certes, mais qui lui devenait si familier maintenant, presque…banal…La vue du sang ne l’effrayait même plus, même si les cris, eux, trouvaient encore un chemin vers le miroir de son âme pour tenter de le faire fléchir et imploser. Mais encore aurait-il fallut qu’il garde la sienne. Il reposa ses yeux troublés sur le pied de la table pour se retenir de provoquer par leur éclat son patron, celui a qui il avait certainement vendu son âme sans lire aucune close de propriété, en laissant tout le bénéfice à ce dingue.
Tu n’as eu que ce que tu méritais alors évite chialer s’il te plaît, soit fort pour une fois et ne…
Un nouveau hurlement résonna dans la pièce et rompit sa litanie silencieuse, le faisant légèrement sursauter. La main inerte séparée du poignet roula sur le sol tandis que l’homme déployait des trésors de désespoir pour la récupérer, la faisant rouler jusqu’à ses pieds. Leurs regards se croisèrent et les larmes coulant du visage blafard apparurent sur ses joues comme l’homme se faisait traîner par ses jambes brisées loin de lui et qu’un sabre se plantait dans le membre pour l’éloigner du grand patron et de lui. Une fois de plus, les doigts de Yoshiki vinrent de positionner sur son menton dans une parodie de tendresse mêlée d’inquiétude, le forçant à croiser son regard faussement compatissant.
- Quelque chose ne va pas ?
La prise sur le menton se resserra et la voix doucereuse se fit plus grave, plus accusatrice qu’elle ne l’était déjà.
- Je t’avais prévenu pourtant, Kyo-chan. Tu es à moi. Mais lui….- il désigna l’homme agonisant devant eux d’un geste de la main- il n’était là que pour toi….
Il le releva à son niveau en tirant d’un coup sec sur la chaîne et enserra de sa main droite une de ses hanches, le forçant à se mettre à califourchon sur ses cuisses, dardant sur lui son regard le plus noir.
- Alors dis moi Kyo, pourquoi ce pauvre homme s’est-il mis en tête de se taper ma pute ? Parce que je suppose qu’il n’a pas eu cette idée tout seul n’est-ce pas ?
-….Je n’ai rien fais contre toi…
- Mais et lui ? Tu as bien fait quelque chose contre lui non ? Regarde-le. Tu l’as tué mon cœur.
- Non.
- Oh que si tu l’as tué.
Yoshiki le poussa rudement sur le sol, lui faisant heurter sur la table basse de son dos avant de resserrer sa prise sur la chaîne et le mettre à genoux devant lui, se dressant de toute sa hauteur face à lui pour lui asséner une gifle bien sentie, puis une autre, jusqu’à ce que la blessure de sa lèvre suinte de nouveau.
- Tu croyais vraiment que tu pouvais faire ce que tu voulais chez moi ?! Que j’allais te laisser te donner à n’importe qui ?! Tu voulais me trahir hein ?! Hein ?!
Il l’étranglait à moitié en levant le poignet qui maintenait la chaîne et frappait son visage sans relâche sans écouter les protestations de Kyo, ses sanglots, ses suppliques… D’ordinaire il aurait dégusté toutes ces faiblesses et en aurait usé et abusé, mais la fureur qu’il voyait contorsionner son visage habituellement si serein ne semblait pas vouloir s’apaiser aussi facilement.
Pourtant l’homme se calma soudainement et reprit place sur la banquette en cuir, feignant un moment d’ignorer le corps recroquevillé à ses pieds dans l’attente de nouveaux coups. Puis il l’appela et immédiatement le petit brun rampa à lui, tremblant et honteux, se hissant doucement pour poser ses mains sur les cuisses de Yoshiki entre lesquelles il se glissa précautionneusement avant de céder à la pression de la main autoritaire qui le fit reposer contre son ventre, passant ensuite dans ses cheveux pour reprendre ses câlineries passées, ne semblant même pas se rappeler qu’elle venait de marquer de feu ses joues humides de honte et de lassitude.
- Tu sais que je tiens à toi Kyo-chan.
- …Hai…
- Hai…Mais si tu arrêtais de tourner autour des clients comme ça, je n’aurais pas à te corriger tu comprends ? Je fais ça pour ton bien…pour notre bien...
-…Hai…
- C’est bien, tu es un ange de reconnaître tes fautes…Maintenant va dans ta chambre et prépare toi. J’ai envie de te voir danser uniquement pour moi ce soir…
Il leva son visage vers lui et l’embrassa doucement, prenant grand soin d’altérer la douleur de sa blessure à la lèvre en lapant le sang qui avait coulé pour ensuite forcer le passage d’une bouche qu’il savait offerte, au grand damne du fier jeune homme collé à lui. Il se détourna ensuite de lui pour fixer son bras droit, encore à moitié caché dans les ombres et qui gardait son regard englué au cadavre sur le sol, et lui ordonna de le ramener dans sa chambre.
Ledit bras droit se leva et s’avança vers Kyo, détachant le collier rapidement, et attendit que Yoshiki en ait fini de susurrer des insanités à Kyo pour l’emmener dans le couloir, un sourire cruel s’épanouissant sur ses lèvres une fois la porte refermée tandis que leur patron se levait à son tour et allait donner les instructions pour faire disparaître le salaryman qui foutait en l’air sa moquette.
oOo
Arrivés devant la chambre de Kyo, celui-ci se sentit propulsé contre le mur au moment même où il allait entrer son code et des lèvres gourmandes et autoritaires se pressèrent contre les siennes, cherchant avidement à en forcer le passage à l’aide d’une langue serpentine qui s’insinuait de plus en plus pour se heurter à l’obstacle des dents serrées. Il se dégagea d’une poussée sur la poitrine et fit face à l’homme qui lui faisait le plus horreur après Yoshiki, une lueur de défi au fond de ses yeux brillants de résidus de larmes et de colère.
- Garde ta libido pour toi, Kisaki ! Je doute que Yoshiki soit heureux d’apprendre ce que tu fais dès qu’il a le dos tourné alors reste tranquille !
Kisaki croisa les bras, son sourire cruel muant en un rictus goguenard.
- Et moi je doute qu’il me croit capable de faire ça. Il n’y a qu’un fou pour le défier, surtout quand on voit ce qu’il fait à ceux qui t’approchent de trop près. Et je suis tout sauf fou, mon mignon…. Je suis sûr que si tu le lui disais il penserait que c’est toi qui m’as sauté dessus de toute façon…Mais ça n’empêche pas que tu ne lui diras rien…
Il s’était rapproché du jeune homme en parlant et son regard s’était fait menaçant alors qu’il interrompait sa phrase, lui donnant le loisir d’imaginer les implications d’un manquement à cet ordre. Kyo le regarda se coller contre lui dans un mélange de rage et d’impuissance, parce qu’il savait que c’était la vérité, parce qu’il avait trop peur de ce qui pourrait lui arriver et parce que ce porc avait vraiment l’intention de se le taper dans un couloir en profitant d’un angle mort de la caméra.
Il ne se rendit même pas compte qu’il venait de le frapper en plein visage d’un beau crochet du droit après lui avoir enfoncé son genou là où sa faisait mal. L’autre, étourdi sous l’effet de la cuisante douleur le pliant en deux, n’eut même pas le temps de se relever que Kyo se précipitait déjà dans sa chambre, verrouillant la porte juste à temps pour éviter que Kisaki ne l’attrape pour lui faire regretter son geste. Il l’entendit taper contre la porte en criant des obscénités à travers elle. Puis ce fut le calme plat, uniquement rompu par les pas de l’homme s’éloignant.
Kyo soupira de soulagement et tourna enfin le dos au panneau de bois, se laissant glisser lamentablement au sol en portant ses mains à son visage. Comment en était-il arrivé là ? Ca ne devait pas se passer comme ça, il avait pourtant tout fait pour que ça ne soit pas le cas, il avait ramé pour s’en sortir. Et il avait finalement fait l’erreur ultime de croire à de belles paroles. Et depuis, si avant il avait trouvé que sa vie était un vrai bordel….
Il se releva et se dirigea vers son lit, se laissant tomber lourdement sur le matelas ferme qui l’accueillit sans un bruit.
Il resta ainsi, perdu dans ses pensées un long moment avant de se rappeler de son « rendez-vous » avec Yoshiki et se dépêcha de se préparer. Yoshiki détestait attendre. Il détestait beaucoup de choses d’ailleurs. Comme qu’on le contredise, qu’on lui désobéisse, qu’on soit flic ou qu’on reluque ses jouets…
C’est pas le moment de philosopher !...Bordel mais arrête ça tout de suite ! T’es qu’une merde alors assume ! Si jamais tu commences à chialer tu devras refaire ton maquillage et il attendrait encore plus…
Il vérifia consciencieusement que ses débuts de larmes n’avaient pas altéré l’apparence de ses yeux ou fait couler son eye-liner et croisa son regard dans le miroir de la coiffeuse. Il resta à se contempler ainsi de longues minutes avant qu’un sourire douloureux fleurisse sur son visage tandis qu’on frappait à sa porte. Il soupira, autant pour maudire le temps qui passait trop vite que pour tenter de prendre contenance.
…C’est l’heure de montrer tes talents Kyo…
Il ouvrit prudemment la porte pour vérifier qu’il ne s’agissait pas de Kisaki, s’attirant un regard perplexe de l’homme de main qui était venu l’escorter, puis passa devant lui et se dirigea d’un pas résolu vers l’ascenseur. Plus vite ça se terminerait et mieux ça serait. Une fois à l’intérieur, il se mit à triturer nerveusement ses doigts en fixant les chiffres s’affichant au-dessus du panneau de contrôle, faisant taire la petite voix chantonnant des abominations dans un coin de sa tête en projetant des images déformées de la cabine devant ses yeux, et quand il sentit un picotement désagréable sur sa nuque il se tourna légèrement pour surprendre le regard du sbire de Yoshiki sur la partie de ses cuisses que les bas en cuir ne cachaient pas.
Il allait lui en faire la remarque, autant pour protéger sa vie que parce qu’il avait horreur d’être scruté comme ça, plus vraiment habitué, quand l’ascenseur stoppa sa montée et que les portes s’ouvrirent. Il garda donc ça pour lui et se dirigea vers la porte du luxueux appartement de son ‘employeur’.
Puis sans tarder, il entra, ne prenant même pas la peine de frapper, posant soigneusement sur son visage une expression neutre dans l’espoir de cacher son dégoût, son désespoir et surtout sa peur de ce qui pouvait se produire.
Et qui se produirait sûrement.
A suivre….
je suis de retour pour rejouer ce navet indigne des vautours !
….Bon je sais c’est nul mais je vous emmerde lol
Sinon vous en pensez quoi de cette nouvelle version ? C’est pas mieux comme ça ? Avec des phrases plus françaises, des tournures moins neuneu-cul-cul-praline (et y’en avait vraiment beaucoooooooooooooooup ), etc.
M’enfin, retroussons nos porte jartelles, y’a encore 8 chapitres à revoir !!! FIGHTO !!!
Pis encore un grand clin d’œil d’amour a mon mp3 de Ryojoku no Ame, sans qui je n’aurai su faire ça et qui mine de rien colle assez bien à l’ambiance que je veux caser sur cette nouvelle version, ne serait-ce que pour quelques chapitres
Bon alors maintenant je retourne farfouiller mes cd en quête de musiques Diruesques pour continuer
RDV au chap 2 de cette New Version !!! XD
Devilou-chan