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Lexou
Author of 5 Stories

Rated: T - French - Romance/Fantasy - Lily Evans P. & James P. - Reviews: 91 - Updated: 01-02-08 - Published: 12-13-06 - Complete - id:3287085

Chapitre 18

Parce qu'il faut bien une fin ...

Lily contempla un instant sa valide vide. Le fond était rapiécé par les années et son odeur était un mélange de moisi et de souvenirs ... La chambre, depuis le début de l'année, n'avait pas tellement changé. Sauf que le lit, malgré les manies ordonnées de la jeune fille, était défait, les draps froissés et à moitié renversés au sol. Elle resta un instant à contempler les plis sur le tais d'oreiller. Dans un coin de la piéce, une autre valise, à moitié pleine celle-ci, ouvrait fiérement la gueule, exibant les affaires qu'elle avait englouties. Puis un courant d'air la réveilla. Elle battit des paupiéres, puis, frissonante, alla refermer la fenêtre. Le claquement du battant fit vibrer la piéce.

Mélancolique et nostalgique, elle traversa la chambre et pianota de ses longs doigts la table de nuit. Une fiole contenant un liquide argenté semblait la narguer. Elle l'effleura, hésita, puis, machinalement, le renversa. Sans surprise. Elle ne sourcilla même pas quand le verre mouillé s'éparpilla bruillament sur le parquet. Hautainement, elle se baissa, récupéra le bouchon de liége, sourit amérement et le jeta nonchalement dans la valise. Il roula, laissant deriére lui un bruit d'étoffe, puis s'affaissa dans un des coins de la malle. Elle avait longtemps hésité : quel souvenir plonger en premier dans cette grosse malle ? Mais les choses, à présent, étaient devenues claires. En premier, ce serait les souvenirs perdues ...

Durant cette longue réflexion, Lily contemplait toujours cette flaque argentée de mémoire.

Flash back

"Ta place à toi est ici."

Elle s'arrêta net. Non, c'est le temps qui venait de s'interompre. Brusquement, la faisant presque chanceler tant le choc l'ébranlait. Mécaniquement, elle serra les lévres, ferma la yeux, les plissa au point de s'en faire mal. Elle voulut hurler, s'empoigner la poitrine, le ventre, faire taire cet espoir qui chantait au creux de ses reims, au sein de son coeur. Déjà, elle y croyait. Mais c'était trop improbable, trop espérer. Il y avait un piége, quelque part ! Mais où ? Il avait l'air si franc ... Si naïf ... Certainement n'avait-il pas sut exprimer ses pensées comme il le fallait. Pourtant, c'était si clair, si limpide pour elle ... Ta place à toi est ici ... Et cette main, sur son coeur. Elle voulu qu'il l'étreigne, qu'il mette un peu de vie dans ses propos, qu'il éteigne cette flamme qui la dévorait. Mais non, il ne fit que l'attiser, la laissant pantelante d'espoir et de déception melées.

Déjà, elle sentit la chaleur de son corps s'éloigner, l'abandonner ... Non, ce mot était trop faible, trop sans ... sans continuité. En lui imposant ces distances, il l'enfonçait, la rejettait, la gifflait presque. Ses trippes se tordaient et elle voulu pleurer. Devant lui, même. Pour qu'il sache enfin combien elle souffrait, combien il était un connard, un salaud et combien elle voudrait que ça soit lui qui pleure. Mais elle ne le fit pas. Par pudeur, par fierté et parce qu'elle ne croyait plus en ces histoires de Prince Charmant. Car même si James était le sien, jamais elle n'avait entendu parler de Prince amnésique, ni de Princesse lache, effrayée par une rivale, et qui, par la suite, profite de chaque situation pour l'arracher à sa fiancée.

Ce flot de pensées la submergea tellement qu'elle se demanda comment elle arrivait à ne pas craquer. Et c'est là qu'elle se rendit compte que ses joues brulaient et que ses yeux piquaient. Les larmes coulaient, salées, car déjà elles avaient atteint ses lévres. Elle sanglotait même. Furieuse, elle se mordit les lévres, renifla puis se retourna en courant.

De leur côté, Sirius et James étaient demeurés stupéfaits. Enfin, James avait particuliérement du mal à suivre. Ses gestes, ses actes, ses réactions, les siennes, celles de Lily, ses pulsions, ce qu'il ne pouvait retenir et ce que le faisait réagir. Tant d'émotions voilées, qu'il fallair ramener, raviver. Pourquoi ces bouffés d'amour ? Pourquoi ces gestes rassurants ? Et par Merlin, pourquoi ces larmes ?

Sirius, lui, était persuadé que Carolie avait un rapport avec cette réaction excessive. Exaspéré, il se tortura les méninges afin de comprendre ce qui pouvait bien se tramer dans la tête de la rouquine. De toute évidence, cette derniére avait un goût prononcé pour les problémes. Aussi s'amusait-elle à compliquer les choses. Ennuyé par tant de ferocité et de bêtise, il se leva, rassura son ami, et couru à la suite de Lily.

Fin Flash back

Celle-ci se souvenait parfaitement de leur conversation. Il n'y avait pas eu de cris. Même de la part de Lily. Juste des regards d'excuses ainsi que des oeillades déçues. Il n'y avait plus eu de larmes. Mais leurs yeux brillaient. Soit de désespoir, soit de résignation. Puis il y avait eu la colére, ce sentiment auquel Sirius n'avait jamais put résister. La giffle, mais toujours pas de cris, les objets renversés, mais toujours pas de larmes, les draps déchirés. Cet élan de rage ne fit que rebutter encore plus la jeune sorciére. Les baguettes avaient été sorties et les sorts avaient fusés. Et c'est ainsi que la biche s'était faite piéger. Un éclair orange, joyeux, spécialité de Sirius. Quand il atteint le professeur de potion en pleine poitrine, elle se tordit puis se mit à rire.

Le sort du rire, cet éclair qu'elle n'avait put esquiver. Ou qu'elle n'avait pas voulu ? C'est donc ainsi que toute cette nervosité et cette pression accumulée s'envolérent. Avec des éclats de rires, qui se transformérent en sanglots. Troublé, ne sachant plus que faire, ni le pourquoi de ce qu'il avait fait, il laissa son intuition le guider. Finalement, ils finirent la soirée à s'empifrer de machmalos.

Ce souvenir la fit sourire. Elle parcourut la chambre du regard, encore et encore, jusqu'à ce que ses yeux ne puisse plus demeurer ouverts. Les couleurs chaudes de la piéce s'en trouvérent renforcer par la lumiére du crépuscule. Lily repéra un objet qu'elle affectionait particuliérement et s'en approcha. Elle effleura du bout des doigts le vieux morceau de parchemin. Elle voulu formuler ces quelques mots qui le transformerait en carte, mais n'en ressenti pas le besoin. Elle préféra fermer les yeux et ne plus penser au château. Une fôret aux couleurs sombres apparu alors.

Flash Back

Elle avait seize ans. C'était un début de printemps, il restait un peu de neige sur les arbres et les chemins demeuraient verglacés. Il faisait sombre, même si il ne faisait pas encore totalement nuit. Plusieur fois elle glissa sur la glace, ou sur la mousse humide. Elle s'éccorcha mainte et mainte fois, mais n'y prit garde, habituée et considérant ces égratinures comme faisant partie de la balade. Comme un prix à payer. Une sorte de redevence. La semaine avait été dure. Severus avait disparu durant quatre jours, et à son retour, elle n'avait put se résoudre à aller lui adresse la parole. De leur côté, les maraudeurs aussi avaient disparus. Enfin, pas aussi longtemps, quoique Remus, lui, n'était toujours pas revenu. Y avait-il un lien entre toutes ces absences ? Elle avait tenté d'en parler à Peter, mais comme à son habitude, il s'était montré maladroit et muet. Cela l'avait au moins renforcé dans son idée : il s'était passé quelque chose.

Puis un craquement la fit soudainement sortir de ses pensées. Certes, des craquements il y en avait pas milliers dans cette fôret. Mais cette fois ci, il s'était accompagné d'une apparition. Non, pas comme quand quelqu'un translane. Cette fois ci, c'était un animal qui se dressait face à Lily. Un immense cerf. Excitée comme une enfant, elle eu du mal à contenir son émerveillement. Elle voulu se précipiter sur lui et l'enrouler de ses bras. Mais elle savait que ce n'était pas possible. Si jamais elle avait le malheur de faire ne serait que le moindre geste, l'animal s'enfuirait. Et ça, elle ne le voulait surtout pas. Elle voulait s'asseoir et passer sa vie à contempler cet animal. A sa plus grande surprise, lui aussi resta immobile. Comme si il ... hésitait. Le temps s'écoula et le cerf bougea enfin. Effrayée par la perspective de son départ, elle voulu le retenir. Aussi, très humainement, elle murmura :

"Attends."

Se maudissant, certaine d'avoir apeuré l'animal, elle hauqueta quand il s'apporcha. Elle croisa alors son regard. Aussi curieux que cela lui avait parut, ces yeux lui étaient familiers. Mais ils remontaient à quelque chose de tellement enfoui en elle qu'elle préféra ne même pas s'y attarder. Puis, comme si il s'était enfin décidé, le cerf s'enfuit, laissant une Lily abandonée mais heureuse et émue jusqu'aux larmes.

Il faisait nuit à présent. Encore boulversée par ce moment magique, elle se laissa couler par l"obscurité de la forêt. Magique au sens human du terme. La magie émotionnelle, celle qui fait vibrer ou qui embrume l'esprit. Lily, elle, se sentait comme une perdue retrouvée. Une chose si simple, un simple cerf, lui avait voir son monde autrement, avec d'autres couleurs. Ou plutôt, avec des couleurs ! Même ce lieu morbide en possédait ! Cette faible lune en était la preuve ! Et cet animal, son poil était si brillant, si vif, d'un auburn comme le sien ! Elle rit de ses pensées, ne voyait plus ce qui l'entourait, avait oublier tout ce qui s'éloignait de l'apparition. Sa vie n'avait plus d'importance. Seules ces présences mystiques qui l'entouraient avaient un sens.

Etourdie, engourdie par ce flot d'émotions provoquées par une envie d'escapade, elle se laissa glisser au sol. A peine si elle s'en rendit compte. Mais l'humidité et l'odeur de la terre l'empêchaient de perdre conscience. Une éternité sembla passer aux yeux de la sorciére. Mais, en réalité, elle ne resta pas seule bien longtemps.

C'est Potter qui l'avait retrouvée en boule au pied d'un arbre. Plongée dans son monde, elle ne l'avait pas tout de suite remarqué. Ce n'est que quand il l'avait porté dans ses bras qu'elle avait réagit. Elle s'était alors fâchée brusquement, s'agitant dans ses bras pour qu'il la lache. Il n'avait pas insisté. Ils n'avaient pas parlé, juste marché. Lily semblait possédée. Il n'osait briser cette bulle dans lequelle elle semblait prendre plaisir à s'enfermer. Il l'avait trouvé belle, très belle avec ses cheveux plein de feuilles et ses joues rougies par le froid. Puis, sans s'en rendre compte, ils se retrouvérent devant les portes de l'école. C'est à ce moement là qu'ils se reconnectérent à la réalité et qu'ils se regardérent. Les yeux de la rouquine s'agrandirent alors, comme ayant découvert quelque chose d'important. Pourtant, elle cherchait encore. Elle cherchait à savoir ce qui, dans ces prunelles café qu'elle connaissait bien, la faisait tilter. Ce qui remuait en elle une succession d'images sans aucun rapport apparents. La derniére d'entre elles fut un cerf, immense, magnifique et qui la regardait.

Fin Flash Back

La vérité n'avait pas mis longtemps à lui être révélée. Au départ, des rêves étaient venues hanter ses nuits. A chaque fois, le cerf, Margaux, James ... Tous trois reliés par un lien que Lily ne pouvait alors comprendre. Puis, un jour qu'elle accompagnait Remus à l'infirmerie pour une de ses intérminables pleine lune, elle comprit. Elle avait alors suivit les trois amis, mais les avaient très vite perdus de vue. Comme si d'un coup, ils étaient devenus invisibles. Toute la nuit elle les avait attendus. Puis, à l'aube, elle se réveilla, pliée en quatre dans un des sofas de la Salle Commune. James était à ses côtés et la regardait en fronçant les sourcils. Elle venait de rêver à nouveau et la réalité était encore brouillée avec le sombre regard du cerf. Mais elle s'était vite rendu compte qu'elle ne rêvait plus.

Béate par sa découverte, elle décida de la guarder pour elle. Puis, n'y tenant plus, elle en avait parlé avec Remus, le suppliant de lui révéler l'animal des deux autres maraudeurs. Divisé, il avait pourtant reffusé de révéler quoi que soit sans l'accord de ses amis. Déçue, elle avait donc décidé de le découvrir par elle-même. Devinant ses résolutions et effrayé par ce qui pourrait lui arriver si jamais elle se trouvait dans les parages un soir de pleine lune, Remus lui appris la nature de Peter et Sirius. Jamais elle n'avait ressenti pareil sentiment d'excitation.

Ces révélations, elle ne les partagea avec James que quand ils commencérent à sortir ensemble. Il n'avait pas été franchement surpris. Il se doutait bien que, aprés cette nuit où ils s'étaient rencontrés, elle finirait par découvrir leur secret.

Emue par ce souvenir, Lily pris soin de plier avec application ses habits. Autant les applatir au fond, histoire de ne plus en parler. Pourtant, elle dut s'interompre quand, dans la poche de l'un de ses jeans, elle tomba sur un ticket de ciné moldu. Le peit morceau de carton rose arborait à l'encre noir le nom "Grease" Elle sourit au souvenir de la scéance. Le film lui avait beaucoup plut. A Andrew aussi. Il avait passé la scéance à bombarder leurs voisins de popcorns. Au final, il s'était fait viré. Contraint d'avoir dû attendre la rouquine à la sortie du ciné, il s'était montré boudeur jusqu'à ce que son amie lui propose une scéance porno chez elle. Rien de mieux pour redonner le sourire à cet homo qu'elle aimait comme un grand frére. Ou plutôt un petit frére, bien qu'il se soit montrer plus responsable à maintes reprises.

Elle revoyait sans peine les cuisines bruyantes du petit resto chinois dans lequel ils s'étaient rencontrés. Le premiére image qu'elle avait eu de lui était un mec un peu maigrichon, toujours affiché avec sa sono et ne jurant que par le rock. Un mec bien, en somme. Mais que pouvait-elle bien faire aujourd'hui ? Aujourd'hui qu'elle recommençait tout ? Qu'elle ne retournait pas en Amérique ? Lui révéler sa vraie nature ne serait pas prudent et puis, elle serait loin ... Mais il l'avait aidé tellement de fois !

Secouant les tête, elle remis tristement cette décision à plus tard, bien qu'elle sache d'avance ce qu'elle ferait.

Enervée d'avoir encore laissé ses pensées vagabonder au détrimant de sa valise, elle enroula furieusement le reste de ses vêtement en boule pour ensuite les balancer au fond de celle-ci. Puis vinrent les dizaines de fioles qu'elle concervait. Décidément, elle ne pouvait les mettre dans la valise. Aussi, elle sortit de sous son lit un coffret en bois où elle classa minucieusement ses différentes liqueurs. Puis, une fois la mallette refermée, la calla dans la valise. Elle gémit en remarquant le peu de place qui restait. Et pourtant, il restait des choses à emballer ! Ses livres, ses photos, son matériel ...

Embêtée, elle farfouilla nerveusement dan les tiroirs de son bureau pour voir ce qu'elle emportait. Avec consternation, elle vit que tous ses clichés étaient éparpillés. Irritée, elle se mit en tête de les classer chronologiquement. Evidément, les photos moldues ne bougeaient pas. Les ranger fut très facile. En réalité, il en restait très peu. Une du mariage de ses parents, une autre d'un de ses anniversaires et, enfin, celle sur laquelle elle et sa famille jouaient dans le jardin. Une pensée vagabonda vers sa soaeur et ses parents. Elle pensait anxieusement à son pére qui était malade et qu'elle n'avait pas revu depuis des années, à sa mére, qui avait du mal à tout gérer seule, et à sa soeur, qui était présente mais pourtant si distante. Son avenir devait être au prés d'eux. Elle savait que son pére était condamné, et que sa mére ne pourait lui survivre bien longtemps. Ces seules pensées lui étreignirent le coeur. Comment les choses avaient-elles put changer ? Elle revoyait ces sourires de bonheur, de facilité et de jeunesse. Rien de tout cela n'avait subsisté au sein de la famille Evans. Mais par où tout avait commencé à dégringoler ? Depuis le départ de Pétunia pour le Collége ? Ou depuis son départ ?

Flash Back

Tout était prés. Dans le hall, la valise, neuve en ce temps là, était fiérement dressée devant la porte. A ses côtés, un homme svelte et élegant souriait à sa plus jeune fille. Il avait confiance ne elle, et il savait que, quoi qu'il arrive - le monde, les évenements, ses choix - tout irait à merveille. Lily était quelqu'un de responsable et de bon. Certes, un peu sensible mais loin d'être naîve et docile. Il n'avait pas peur. Ce qui était loin d'être le cas de Rose Evans. Celle-ci ne savait où mettre de la tête ( dans la coiffure de sa fille, dans son encas ou dans son enveloppe envoyée par le collége ?) Pour elle, rien n'était prés. En réalité, c'est elle qui ne l'était pas. C'était sa fille, sa petite fillette de onze ans ! qu'on enlevait à sa mére. Déjà, pour Tunia ça avait été dure. Et puis là, sa plus petite chérie, leur trésor, voilà qu'il s'en allait ! Et sa grande soeur ne serait même pas là pour veiller sur elle !

D'ailleurs, entre Lily et Pétunia, les choses n'allaient pas fort. Mais rien n'allait vraiment pour Pétunia Evans depuis que sa soeur avait reçu LA lettre. Celle qui avait mis Lily sur un piédestal et qui la lui avait enlevé. Sa douce et gentille Lily s'en était allé pour laisser place à ce monstre. Ou plutôt, la partie de Lily qui était un monstre avait pris le dessus sur la vraie Lily. Voilà quelle était la vraie théorie de Pétunia Evans. Et ce jour là, alors qu'elle voyait sa soeur s'en aller pour "cette école de fous", elle repensait aigrement à ce garçon, ce Snape, qui l'avait entraînée la dedans. Elle pensa également à ses parents, si aveugles, si naïfs ! Comment pouvaient-ils accepter l'idée que leur Lily soit une sorciére ?!

De son côté, la jeune rouquine souffrait de voir sa soeur l'ignorer. Quelque chose avait changé en elle depuis le jour de LA lettre. Un plis, comme une ride, était venu l'enlaidir. Là, juste au coin de la bouche, comme un riquanement perpetuel. Une grimace cruelle. C'est ce qui l'avait décidé. Elle devait partir avant que Pétunia devienne une VRAIE sorciére. Une de celle que l'on voit dans les mauvais comtes. Où elles avaient le nez crochu et la vérue. Et ça, Lily ne le voulait surtout pas. Tout ce qu'elle désirait, c'était un sourire. Un vraie, sans arriére pensée et sans aigreur ou tristesse. Un de ceux que l'on emporte comme un trésor. Mais c'est le coeur vide que la sorciére parti de chez elle, vidée par l'amour que sa soeur lui reffusait à présent.

Dans le train, elle s'était terrée dans un compartiment, plus triste que jamais. Seules les mystérieuses friandises de la marchande au charriot l'avaient tiré de ses sombres pensées. A ses côtés était installé Severus, ce vieil ami qui pourtant la trahis pour quelques vieilles valeurs. Dans un coin du compartiment, une jeune fille aux cheveux chatains tentait de les changer en violet. Severus avait ricané. Vexée, elle lui avait balancé un manuel sur la figure. Amusée, Lily avait certes défendu son ami, mais n'avait put s'empêcher de ricaner avec Roxane quand il était partit bouder dans son coin.

Fin Flash Back

Lily se mordit très fort les lévres pour ne pas pleurer. Pourquoi fallait-il que Roxy soit un personnage qui, par sa personnalité, reste ancrée dans les mémoires et dans les coeurs ? Qui pourrait un jour l'oublier ? C'était tout simplement impossible. Mais, juste le fait qu'elle ne soit plus de ce monde restait impossible pour Lily. Sentant le goût du sang au fond de sa gorge, elle se versa un verre d'eau et le but goulument. Elle croisa alors son regard dans l'imposant miroir de bronze qui ornait un angle de la chambre. Elle eu du mal à se reconnaitre. La peau livide, les cheveux attachés n'importe comment et les yeux hagards, fous de tristesse. A ses chevilles ne brille plus son bracelet. Et dans ses prunelles aussi, quelque chose s'est éteint. Le sentiment d'immortalité, de jeunesse ... Tout ce qu'elle croyait avoir perdu à sa sortie de Poudlard voilà qu'en réalité, c'est aujourd'hui qu'elle en ressentait le vide. Et pourtant, c'est la mort qu'elle avait frolé, qui l'aurait percuté sans l'aide d'Alice ...

Flash Back

Les menaces, les craintes, les mots, les doutes, les non-dits, la tristesse, l'impasse ... Tout cela l'avait brisée. Elle qui aimait tellement que ce feu en elle rugisse ! Mais non. Ce fantôme, cet esprit l'avait détruit. Mentalement, moralement, dans son esprit, dans son âme et, surtout, dans son coeur. Les choses s'étaient enchaînées pour que, finalement, elle se retrouve là, devant ce miroir. Blanche comme le cadavre qu'elle allait devenir, les yeux perdus, vidés de toute expression, les mains tendues mais fermes. Et cette lame. Cette lame de rasoir qui lui ouvrait déjà le creux de la main. Le sang salissait déjà le lavabo, le carrelage, bientôt les murs ... Rien ne se tramait dans la tête de Lily. Pourtant, ne disait-on pas que, si quelque chose devait subsister chez l'être humain, ce serait l'instinct de survie ? Ici et maintenant ,pourtant, rien ne subsistait si ce n'est que cette envie de s'enfoncer cette lame dans la gorge !

Sans courage, n'en ayant plus besoin, comme soumise à l'imperium mais en réalité seulement soumise à son manque de volonté, elle plongea la lame argentée dans son poigné gauche. La douleur la fit sursauter. Jamais elle ne se sentit aussi vivante ! De la même façon que c'est au crépuscule que l'on se sent le plus éveillé, à l'aube de la mort, Lily revit.

Puis c'est l'inconscient, le noir et les fausses brides de mémoires. Celles que notre cerveau assemble suite au récit de ceux qui étaient là. De ceux qui étaient vivants. Ce qu'ils en disent ? La découverte du corp par Alice, celle-ci alertée par son pendentif. L'appel pour l'hopital, les médicomages, le transport jusqu'à Ste Mangouste, les perfusions, le vide, la menace de la mort et l'espoir mesquin, mais tenace et présent. Puis la ranimation, l'envie de se raccrocher, de pardonner et de continuer. La remise en bouche ( de la vie ) par Lilice et Franc, le voyage en Egypte et le départ en Amérique.

Fin Flash Back

Voilà donc comment les choses avaient précipité son départ pour l'autre continent. Mal à l'aise suite à ce mauvais souvenir, elle s'empêcha de jetter un regard à sa cicatrice ( au poignet ) et continua son triage de photos. A présent venaient celles de Poudlard. La premiére la représente elle et Roxane au premier match de Quiddich auquel elle assista. Les Griffondors jouaient contre les Serpentard et ces derniers avaient remportés la victoire. La jeune rouquine avait été étonnée de voir la rivalité qu'avait entraînée ce sport entre les deux maisons. Puis, elle avait pris goût au Quidditch pour finalement faire partie de l'équipe lors de sa troisiéme année. Elle se souvenait très bien la tête de Potter ce jour là ...

Flash back

"Attend Evans, ne m'dit pas que tu viens pour le poste de batteuse !

- Pourquoi ? Ca t'étonnerait ?

- Ben, j'te vois mal viser correctement les cognards. Tu pourrais te révéler dangereuse ...

- Pardon ?! Moi c'est plutôt de Black que je m'inquiéterais ! Même sans batte et en parfaite équilibre sur ses deux jamabes il arrive à assomer les gens !

- Et c'est justement pour ça qu'il va se faire prendre dans l'équipe ! Toi, de toute façon, tu n'aurais aucune chance ! En plus, t'es une fille !"

Remarque totalement puérile qui avait eu le mérite d'énerver la jeune sorciére. Non, elle n'était pas venu postuler pour devenir batteuse. Elle était juste venu pour leur flanquer leur retenue, à lui et son pote. Mais puisque qu'il le prenait ainsi, elle s'était dirigé vers Derrick Bell, le capitaine de l'équipe, et avait demandé à participer aux élections. Il n'avait fait aucune histoire. Certes, elle était monté sur un balais qu'une seule fois dans sa vie, mais quelle importance ? Elle n'était pas tombé ce jour là ! Et puis, aujourd'hui, elle était sure de gagner ! Juste pour voir la tête de cet abruti de Potter ! Lui, il était déjà dans l'équipe, engagé comme attrapeur. Pfff ... Le poste le plus stupide selon elle. Attrapper une balle ... Vraiment sans importance et sans intêret. Et dire que c'était le plus important !!!

Puis elle avait commencé à paniquer. Heureusmeent que ses amies n'étaient pas là pour voir le massacre. Car maintenant c'était sure, elle allait se faire massacrer ! Ils étaient dix à vouloir les deux postes vaquants ! Elle n'avait aucune chance ... Et puis si ! La chance justement ! C'est sur des cibles mouvantes qu'ils avaient été mis à l'épreuve. Ben ... coup de bol, les cibles avaient bougé au bon moment à chaque fois. Et malgré les vives protestations de Potter, elle avait était engagé aux côtés de Sirius Black. Depuis, ces deux là avaient liés une amitiés sincére. Et puis, elle ne volait pas si mal. Même plutôt bien, et cela, même Potter avait bien été obligé de le reconnaître.

Fin Flash Back

Une autre photo accrocha son regard. Une garçon, très maigre et au visage cireux la regardait, un peu irrité d'être pris en photo. Il portait l'uniforme des Serpentards et, pour occuper ses mains, feuilletait nerveusement un vieux manuel de potion. Severus Snape. Devant ce visage auquel elle avait donné tant de confiance, Lily voulu pleurer. Pleurer pour de bon. D'un coup. Juste pour se vider de toutes ces sensations insupportables. Juste une fois ... Et ce fut une larme. Une larme qui dura des heures entiéres, une larmes qui contenait en elle toutes ces personnes regrettées et aimées. Les mains tremblantes, elle enfouie la photo dans une poche arriére de la valise, isolée. Elle repensait alors à ce garçon. Si instable, mais si simple, au fond. Qui n'aime pas souvent, mais qui quand il aime, sait le prouver. Et un peu impulsif aussi, idiot par moment, mais tellement intelligent à côté de ça ! Et puis, ce côté naïf, incompris, qui le pousse à faire de ces choses, juste pour prouver que, lui aussi, est digne de sa maison. Mais il n'avait sut être digne d'elle ...

Pour ne pas pleurer plus, elle laissa trainer ses doigts sur une autre photo. C'était en septiéme année. L'équipe de Griffondoe venait de remporter la coupe. Capitaine à cette époque, James serrait fiérement la coupe tandis que de son autre bras, il enlaçait une Lily radieuse, qui contemplait le trophé avec incédubilité. Autour d'eux, une multittude d'élèves, dont Sirius qui ne cesse d'hurler, accourent vers eux, les pressent, les enlacent, les admirent ... Tant d'émotions dans cette unique photo ! Pourtant si proche de la fin ! Celle-ci arrive d'ailleur bientôt entre les mains de la rouquien, représentait par les photos prises en Egypte. Si différentes de celles de Poudlard ! Ici, seuls des sourires crispés, génés, ennuyés et désolés. Pourtant, les paysages sont beaux, rien ne cloche, les vacances sont paisibles et le lieu idéal. Mais en ce temps là, Lily était ailleurs.

Puis le départ pour les Etats-Unis, la rencontre avec Jerry. Cette jeune femme incroyable, dont le sourire ne ternissait jamais et donc les paroles dépassaient souvent la pensée. Les yeux et la peau noir, le cheveu crépu, un de ces paquet de nerfs qui explose sans arrêt et sans danger. Juste pour le plaisir de rire. Comme un feu d'artifice. Voilà ce qu'avait représentait Jerry pour elle. Avec Andrew, la bouée de secours. Certes, il y avait Roxane aussi. Mais la distance s'était pourtant installée entre les deux sorcuéres durant un moment. Des problémes d'argent, d'étiquettes ... Tant de choses qui avaient contraint Roxy à se montrer discraite. Puis les années avaient coulées, sans que Lily ne s'aperçoive de rien. Juste ses cours, Jerry et Andrew. Sans compter ses aventures, ces pales imitations de James, ces cobays, ces poupées dont elle ne se souvenait même pas le nom d'un seul d'entre eux aujourd'hui.

La porte de sa chambre s'ouvrit alors.

Elle sursauta, rangea prestement les photos et se retourna.

"Encore en train de faire tes valises ?

- Tu n'as pas fini toi non plus.

- J'attendais de les faire avec toi.

Un sourire étira les lévres de James Potter. Lily le lui rendit. Lentement, il s'approcha et lui murmura à l'oreille.

- Tout ce dont j'ai besoin, je le prendrais dans mes bras.

Sur ce, il la souleva pour la serrer sontre lui. Respirant son odeur d'homme, elle passa ses bras autour de son cou et parcouru sa gorge de ses lévres. Elle le sentit frissoner. Doucement, elle se sentit basculer sur son lit. Puis il leva la tête vers la table de chevet. Il fronça légérement les sourcils et remarqua les débrits au sol. Il se tourna vers la rouquine :

- Un accident ?

Elle demeura muette. Ne voulant plus en parler. Elle désirait juste qu'il l'embrasse, qu'il la caresse ... Juste ça, juste sa peau contre la sienne, son souffle au creux de son oreille, cette douleur au ventre, ses pulsations et ce rythme qui faisait à présent parti d'elle.

- Non, s'entendit-elle pourtant répondre. En as-tu encore réellement besoin ?

Il soupira, s'allongea à ses côtés, pris ses doigts, joua avec puis répondit :

- Je ne sais pas. J'ai peur de laisser échapper certaines choses ... On ne sait jamais, tu comprends ?

- Je pense que ces souvenirs ne te servent plus à rien. Tu sais te rappeler à présent. Tu n'as plus besoin de toutes ces concoctions. J'en ais marre de te voir te raccrocher à ces brides de mémoire. Il est temps que tu puisse te souvenir par toi-même. Je veux que tu m'aime sans l'aide d'une potion.

- Mais voyons, tu sais bien qu'il n'y a aucun lien !

Il bascula sur elle, exerçant une légére pression contre son corp chaud et déjà tremblant.

- Tu pense réellement que je ne t'aimerais pas si je ne n'avais pas pris ces extraits de pensines ?

- Non, haleta-elle, surprise par la voix de velour qu'il venait d'emprunter.

- Jamais je n'ai cessé de t'adorer. Et même si tu avais disparu de ma tête, mon coeur, lui, ne t'avais pas oublié. Sans le comprendre, je l'entendais s'affoler quand tu approchais et il me faisait presque mal quand tu t'éloignais. Et puis, tu étais si distante, presque rétissente au départ ... COmme si tu ne me connaîssais que de vue. Un simple collégue ... C'est ce que j'ai crue quand je t'ais vue pour la premiére après mon accident. Et pourtant, jamais je n'aurais put te traiter en simple amie. J'ai donc demandé à Sirius et il m'a promis qu'il m'en parlerait. Par la suite, tout deux, vous vous êtes mis à me raconter mon passé. Bizzarement, certains épisodes me revenaient, comme les moments passés avec les maraudeurs, avec mes parents ou même avec toi. Et puis il y avait Margaux. Celle-là je m'en souvenais comme si elle faisait parti de moi. Mais tout ce qui était resté encré en moi ne correspondait pas du tout à votre version des faits. Déjà, il y avait cette Carolie, dont je ne me souvenais même pas l'existence, qui était sois-disant ma fiancée. Puis mes parents, qui faisaient partis des rares personnes dont je me souvenais, étaient morts depuis longtemps. Et enfin, cette fille que j'avais dans la tête, cette Marguerite dont j'avais le rire en boucle dans l'esprit, était à l'origine de mon amnésie. Bref, une série d'évenements que je n'osais croire. Un jour, tu m'as raconté notre histoire. Un curieux malaise m'avait alors tordu l'estomac. Comme si je loupais quelque chose. Comme si tu avais un message caché mais que je ne pouvais deviner. Pas étonant que ça ne m'ais pas plut à la réflexion. Pour toi, cela se résumait en de longues années de disputes, suivis d'une belle histoire d'amour, terminée par les menaces du fantôme Margaux et débouchant sur le mariage à venir avec Carolie. J'étais paumé. Je ne comprenais pas pourquoi je me marierais avec une parfaite inconnue alors que j'étais fou de toi.

Sur ce il se tut. Il avait parlé très vite et il arborait à présent la tête des gens qui en ont trop dit. Ses pupilles s'étaient dilatées et elles regardaient la rouquine avec passion. Celle-ci lui souriait avec une sorte de bonheur triste. Elle ne savais trop quoi dire. Devais-t-elle seulement répondre ? Elle le laissa continuer.

- Et puis il y a eu Dumbledore et ses solutions miracle. Avec sa potion, il pouvait faire revenir - par brides biensur - quelques élèments de ma mémoires. Ca a marché ! Le reste a suivi tout seul ! Mais suis-je réellement certain d'avoir tout retrouvé ?

- Oui ! Tout ce que je te demanderais tu t'en souviendras.

- Tu veux qu'on essaye ?

- Mmm ... Dis moi ... La premiére fois que je t'ais sourit ?

- Facile. En métamorphose en septiéme année. Quand je t'ais aidé à transformer ton pupitre en berger allemand !

- Septiéme année ? Tu es sure que je ne t'ai jamais sourit avant ?

- Oh ! Surement ! mais ce devait être des sourires volés au hazard ou qui ne m'étaient pas destiné !

- Comme je regrette.

- N'y pense plus ... Mais vas-y, essaye avec un autre souvenir.

- Alors ... Ma plus grosse colére ?

- Ouh ! Il y en a eu tellement ! Mais je miserais sur l'enguelade qu'on s'est pris avec Patmol en cinquiéme année quand on a embêté Servilo.

- Mouais, je crois que c'est ça. Lui aussi tu t'en souvenais d'ailleurs.

- Non, pourquoi ?

- Ben, à ... à l'enterrement ...

- Oh ! Et ben ça c'était plutôt un flash.

- Mmmm ... Et maintenant, tu t'en souviens ?

- Oh, oui !

- Et quand je t'ai vu pour la premiére fois en cerf !

- J'm'en souviens. Qu'est ce que tu étais belle !

- Ca marche pas comme réponse. Sois plus précis !

- Qu'est-ce que tu veux savoir ?

- C'était où ?

- Ben, dans la fôret.

- Quand ?

- Il ne faisait pas encore tout à fait nuit.

- Et qu'est que tu as fait quand tu m'as vu ?

- J'ai ... hésité. J'avais tellement envie de venir vers toi. Voir comment tu réagirais. J'étais ridicule mais ... j'espérais que tu me reconnaitrais. Mais c'était tellement peu prudent. Ca aurait brisé le charme !

- Pfff ... Quel romantisme ! se moqua Lily.

- Hey ! Ris tant que tu veux mais c'est réellement ce qui s'est passé. C'est pour ça que je suis parti. En plus, j'étais pas tout à fait stable dans mes transformations. Si tu m'avais caressé, pas sure que je sois resté transformé.

- C'est vrai ? Et maintenant, si je te touchais.

- Je crois qu'il n'y aurait pas de probléme. J'suis beaucoup plus entraîné !

- Craneur ! Mais bon, tu vois, tu te souviens de tout !

- Essaye encore. Une derniére fois.

- La premiére fois qu'on a fait l'amour, tu t'en souviens ?

Elle avait dit ça de but en blanc. Sans hésitation. Elle le regardait avec malice et il ne put s'empêcher de rougir. Pourtant, il sembla prendre parti de ses paroles car il répondit, très sensuellement :

- Comment oublier ? Tu avais été fantastique ...

- Développe ...

- Et bien ... Je t'ai emmener sous ma cape découvrir chaque recoin du chateau quand c'est toi qui m'as conduit jusqu'à la Salle sur Demande. Et dans cette salle, disons qu'il y avait tout ce qui fallait. Soit un lit.

- Et un peu d'alcool.

- Moui, mais c'est pas vraiment ce qui m'a marqué. Tu vois, on va dire que c'est quelque chose d'autre qui m'a réchauffé ...

- Continu au lieu de dire des bêtises.

- Je t'ai déposé sur le lit, comme je viens de le faire, puis ...

Et il commença à lui embrasser le cou, la clavicule. Son souffle caressait la peau de la rouquine qui frissonait à chaque frolement. Ses oreilles bourdonaient mais elle tenait à ce qu'il continu.

- Et aprés ?

Il glissa une main sous sa jube et la remonta jusqu'à sa cuisse. Lily vibrait sous lui. De son autre main, il défaisait patiement les boutons de sa chemise. Quand elle se retrouva avec la poitrine découverte, il se redressa pour planter son regard dans le sien et murmurer :

- Aprés, je t'ai trouvé tellement belle que j'en suis resté paralysé. Je n'en revenais pas. Tant d'années à désespérer ! Et à présent, tu te trouvais sous moi, offerte. Et moi, je t'aimais à en perdre la raison. J'était au septiéme ciel rien qu'en te découvrant contre de moi. Et chaque parcelle de ma peau brulait t'anticipation. Il y avait cette douleur, au bas du ventre, qui te réclamait violament. Qui te voulais toute entiére. Et toi, tu me regardais avec ces yeux devenus noirs. La tentation même ! Mais il n'y avait pas à résister. Tu m'as offert ma plus belle nuit !

Au fur et à mesure qu'il parlait, Lily respirait un peu plus elle aussi se souvenait. Elle se souvenait de ce moement intense, comme une entracte. Jamais elle n'aurait cru revivre ce genre d'émotion. Et pourtant, à cette heure elle en tremble tant elle agonise de désir. Juste lui au creux de son ventre. En voilà une belle définition de l'amour. Aussi, ils se laissérent couler par le plaisir, heureux de s'être enfin retrouvé, pour de vraie cette fois. Sans médecines et sans potion. Juste avec des sentiments. Et derriére eux, cette année qui se termine pour qu'enfin, leur vie commence ...

Et voilà c'est la fin ! J'espère que ça vous a plut et que ça vous donnera envie de lire ma prochain fic Au bonheur des Cracmols. Je tiens à remercier tous mes revieweurs et espére avoir été à la hauteur de leurs espérances. Merci à Drudrue, Miss Andola Addams, Jalie, Laeticia Osborne, Julie Winchester, Bezoard, Emy, Cherry-RB21, Angel poison, Mary, angel lily, love James/Lily, shaeline, Senslo, , Devil Pops LRDM, meliasan, kival, Jalie, ChocoWend, wendy, Hedwidge09, lauralavoiepelletier, Larme d'ange, Chocolatine, Ely malfoy, Amy, les grumelles-zazou, Mg, Lil's&Drue, une fan, nono-chan230, LilsDrue, Noriane, J'ai oublié mon nom, puky, xXNaiisaXx, chtiteLilipuce, Lalyh, MaraudeursFan, julie Black et karine !

Ah oui, et bonnes fêtes !!!



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