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Et voici le chapitre 18 ! En théorie, certaines personnes que je connais devraient haïr Thomas après ce chapitre.
Bonne lecture !
MAI OTOME : LE VENT DE LA NUIT NOIRE
Chapitre 18 : La marque du cœur
Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux, c'était le petit matin et l'heure pour elle de se lever. Tomoe se redressa sur son lit et s'étira. Elle se leva finalement et commença à se changer. Ces derniers jours, ça n'allait pas fort pour elle, le système Valkyrie avait pour particularité d'agir comme une sorte de drogue euphorisante sur ses utilisatrices et son immense rage intérieure, amplifiée par ses désirs, sorte de syndrome de manque, s'était finalement envolée pour ne laisser place qu'à une grande tristesse et des remords. A moitié nue, devant la grande glace qu'elle avait dans sa chambre, elle ne pouvait que contempler la marque de ses péchés. Une grande cicatrice, commençant sous la clavicule gauche, passant entre ses seins et finissant sa course à droite de son ventre. La cicatrice causé par la blessure lors de ce combat, la blessure de l'attaque de Miya, marque indélébile de ses erreurs gravées dans sa chair. Les journées étaient un peu plus calmes depuis le départ de Thomas, il n'y avait que Miya, qui ces temps-ci la laissait tranquille, et Erstin, toujours aussi peu expressives. Intendante des Dragoons incluait une multitude de tâches différentes, cela passait des travaux ménagers genre cuisine, ménage et autre, à des tâches plus administratives comme la gestion des stocks et de ce qui était attribué aux Dragoons en général, ainsi qu'une multitude de paperasse. En gros, elle n'avait pas le temps de s'ennuyer. La matinée était bien avancée lorsqu'elle vint au bureau de la directrice. Formalité administrative, il s'agissait juste de déposer un peu de paperasse. Elle frappa à la porte, on lui dit d'entrer, mais à l'intérieur, Natsuki n'était pas là. Il n'y avait que Shizuru, Tomoe fut immédiatement mal à l'aise.
Tomoe- Euh…je suis venue… pour voir la directrice.
Shizuru- Natsuki n'est pas là, elle va être occupée toute la journée.
Tomoe- Oh ! Et bien… ce n'est pas grave… je vais…je vais laisser ça sur son bureau…et elle le verra…Voilà…Ex…excusez-moi !
Shizuru- Calme-toi, tu vas faire une syncope à ce rythme. Tu veux du thé ?
Tomoe- Mais je… je ne veux pas…
Shizuru- Détends-toi et assieds-toi.
Shizuru, qui était assise dans le canapé du bureau commençait à servir deux tasses de thé, Tomoe se décida finalement à aller s'installer en face d'elle, non sans une grande nervosité. Shizuru posa une petite tasse devant chacune d'elles.
Tomoe- Merci…
Shizuru- Tu as l'air d'aller un petit peu mieux.
Tomoe- J'ai l'impression ces derniers temps d'être un petit peu plus…lucide, comme si quelque chose en moi de sombre était partit, comme si ces derniers mois n'avaient été qu'un cauchemar… J'ai fait souffrir plein de gens… J'ai été…stupide…et même vous, je vous ai fais du mal.
Shizuru- De ce côté, ne t'en veux pas trop, je me suis un peu servie de toi moi aussi, mais si c'est ce qui te torture, saches que je ne t'en veux pas.
Tomoe- Merci…Ca me soulage un peu…mais ca n'effacera pas mes erreurs.
Shizuru- A part ça, comment ça se passe avec Thomas et les autres ?
Tomoe- Plutôt bien…avec du recul…je comprends maintenant que j'ai eu de la chance.
Shizuru- Que fais-tu là-bas exactement ?
Tomoe- Un peu de tout… ça passe des tâches ménagères au secrétariat en passant par la gestion.
Shizuru- Sacrée Thomas, ça lui ressemble bien.
Tomoe- Pardon ?
Shizuru- Mine de rien, il t'a confié beaucoup de responsabilités, ton travail est important pour les Dragoons.
Tomoe- Oui…peut-être…je ne m'en étais…même pas rendu compte…
Shizuru- Et que penses-tu de Thomas ?
Tomoe- Au début je l'ai détesté mais maintenant…
Shizuru- Sous ses airs, Thomas est en fait quelqu'un de très gentil, il est le genre à ne pas juger les gens trop rapidement et accorde une seconde chance à ceux qui le mérite. Il a prit avec lui Miya, une élève renvoyée et à réussi avec elle un travail remarquable, il protège Erstin, pourtant une ex-shwartz et il t'aide aussi.
Tomoe- J'ai fini par m'en rendre compte, je sens déjà que je ne suis plus la même qu'avant, ça me rend triste mais d'un côté ça me soulage.
Shizuru- Ca veut tout simplement dire que tu grandis Tomoe.
Tomoe- Euh… Shizuru-onee-sama…
Shizuru- Oui ?
Tomoe- Je sais que je suis mal placé pour demander ça mais est-ce que vous pourriez… me rendre un dernier service ?
Plus tard dans la matinée, lorsqu'elle revint au bâtiment des Dragoons, elle y trouva Miya, sortant des bains après son entrainement matinal. Cette dernière la regarda un moment en silence puis lui dit finalement :
Miya- Tiens, tu as changé de coupe de cheveux ?
En effet, Tomoe avait fait un peu couper ses cheveux, et plus particulièrement la longue mèche qu'elle avait à droite de sa tête, contribuant à marquer son changement et à montrer aux autres qu'elle n'était plus la même.
Tomoe- Oui, j'ai eu envie…de changer un peu.
Miya- Nous changeons tous je crois. C'est inévitable. Moi aussi j'ai beaucoup changé.
Tomoe- C'est sûr et grâce à ça, maintenant je ne pourrais plus me promener en bikini à la plage.
Miya- Oh ! Tu veux parler de ça ?
A ces dires, elle s'était approché d'elle et avait posé son doigt sous l'épaule gauche de Tomoe, là où partait sa cicatrice. Les joues de Tomoe virèrent au rouge vif.
Tomoe- Miya…doucement…c'est encore sensible.
Miya- Hum…Puisque nous sommes seules et tranquille, je devrais bien trouver un moyen de me faire pardonner.
Tomoe- Miya…Attends ! Qu'est-ce que tu fais ?
Ailleurs, dans la capitale d'Airries, un jeune homme et une jeune fille étaient tranquillement installé à une table sur la terrasse d'un petit café. Thomas et Irina savouraient leurs boissons, attendant patiemment que leur cible apparaisse.
Irina- Tu es sûr qu'il va venir ?
Thomas- D'après les renseignements que nous a donné la présidente, notre homme a ses petites habitudes dans l'un des cafés de la place, il viendra peut être dans la journée et nous changerons de lieu s'il le faut pour passer inaperçue. C'est ça les planques, toujours très chiant au début.
Irina- Je m'inquiète un peu pour Chie-san, est-ce que ça va aller pour elle ?
A ces mots, Thomas se souvint de la conversation qu'ils eurent tous les trois ce matin là sur leur mission.
Thomas- Bon, vu le dossier qu'on a sur notre homme, je suggère de l'attendre ici, dit-il en désignant un point sur la carte de la ville, il a des habitudes dans le coin, on va attendre et il va peut-être passé.
Chie- C'est une bonne idée, mais est-ce que je pourrais essayer quelque chose de mon côté ?
Thomas- Quoi ?
Chie- Et bien, je connais certaines personnes en ville qui pourrait éventuellement nous renseigner, ils sont comme qui dirait…dans l'underground. Si je mets des claques aux bonnes personnes, je pourrais peut-être obtenir des infos.
Thomas- Très bien, dans ce cas, va voir tes contacts et vois ce que tu peux en tirer, Irina et moi iront en planque comme prévu.
Cela faisait maintenant deux bonnes heures que Thomas et Irina attendaient installés à leur table. Quelque chose sembla pourtant attirer l'attention de Thomas, l'ambiance dans la ville lui semblait un peu étrange, il demanda alors à Irina ce qu'il en était.
Irina- Ha ca ? C'est normal, cette semaine, c'est la fête du cœur.
Thomas- La fête du cœur ?
Irina- C'est une fête dédiée aux couples et à l'amour, pendant cette période, beaucoup de personnes se déclarent et la ville semble regorger d'amour un peu partout.
Thomas- C'est vrai, j'aurais dû m'en douter avec toutes les déco en forme de cœur et le fait qu'il y ait beaucoup de couples dans les rues.
Irina- C'est surtout une fête commerciale qui fait essentiellement le bonheur des fleuristes, des chocolatiers et des joailliers.
D'accord, ce n'est si plus ni moins que la Saint-Valentin locale…
Au même moment mais dans un autre lieu. Au fond d'une ruelle dans un quartier où il ne fait pas bon trainer, le bar « pas âme qui vive », infâme lieu où se réunissent les voleurs, les criminelles et les gangs. Ce fut la porte de cet endroit que Chie poussa sans peur apparente. A l'intérieur, c'était sale et sombre comme tous les bars mal famés, les tables étaient occupées par des petits groupes d'hommes à l'allure peu sympathique. La plupart jetèrent un coup d'œil à la nouvelle arrivante. Ce fut un homme accoudé au bar qui s'adressa à elle le premier.
-Hé les mecs, regardez qui c'est qui est venu nous voir !
Chie- Salut Greg. Moi aussi je suis contente de te voir, dit-elle avec la voix qui sonnait faux.
-Tu manques pas de culot, toi le clébard d'Armitage !
Chie- Ha, vous n'êtes pas au courant ? Finalement je perds peut-être mon temps, vous avez l'air encore plus idiot que la dernière fois que je vous ai vu.
Plusieurs hommes se levèrent de leurs chaises face au ton provocateur de Chie, l'ambiance sembla se dégrader et le barman s'empressa de se faire tout petit sous son bar.
-Là Hallard, tu dépasses les bornes ! Aller les gars, on va la massacrer !
Et le signal fut donné, cependant l'auteur vous prie de l'excuser, ne préférant pas vous montrer cette scène d'une rare violence.
Quelques minutes plus tard, toutes les personnes présentes dans le bar, à l'exception de Chie et du barman qui s'était caché, gisaient à terre, visiblement mal en point au milieu de plainte de douleur en tout genre du style « ma jambe », « mon dos », « je crois que j'ai le bras cassé… ». Chie attrapa par le col le dénommé Greg et le plaqua au mur.
Chie- Bon mon vieux, si nous reprenions notre discussion. Toi qui sais toujours tout sur ce qu'il se passe dans les environs, tu dois bien pouvoir me dire quelque chose sur Walter Geyld.
L'homme en question venait justement de s'installer à une table d'un café, pas loin de celui où se trouvait Thomas et Irina. Cet homme semblait avoir la quarantaine, cheveux bruns coupés court, habillé en homme d'affaire, l'air strict. D'ici, on jurerait qu'il s'agit d'un employé de bureau venu simplement pour boire un petit café à la sortie du travail. Mais Thomas avait vu une photo de Geyld et grâce à sa bonne vue, l'identifia tout de suite.
Thomas- Et voilà notre homme, pas trop tôt.
Irina- C'est lui ? Que fais-t-on ?
Thomas- Pour l'instant, on attend et évites de le fixer, il va s'apercevoir de quelque chose. Mademoiselle, s'il-vous-plait, je voudrais ça !
Quelques instants plus tard, la serveuse leur apporta un grand verre contenant une boisson sucré rose servie avec deux grandes pailles en forme de cœur.
-Et voilà, notre cocktail spécial couple pour la fête du cœur !
Irina- Euh non…c'est que…enfin on n'est…euh…
Thomas- Faites pas attention, elle est juste un peu timide.
-Vous avez de la chance d'avoir un petit ami aussi mignon mademoiselle, j'espère avoir le même un jour.
Irina- Non… mais… on n'est pas…
Thomas- Laisses, je préfère que les gens croient que l'on est ensemble, comme ça on passe inaperçue dans cette ambiance.
Un quart d'heure plus tard, Geyld quitta le café où il s'était installé, mouvement qui n'échappa pas à la surveillance de Thomas.
Thomas- Il décolle, on y va.
Et la filature commença, Geyld remontait les grandes avenues et ne se différenciait en rien des autres passants, comme tout membres de Shwartz, il savait se fondre dans la foule. La tâche était d'autant plus ardue que les rues étaient pleines de couples, Thomas et Irina se tenaient d'ailleurs par le bras pour faire croire qu'ils n'étaient eux-mêmes qu'un couple de plus dans le tas. Le petit jeu de filature dura ainsi un moment, au fur et à mesure, Geyld empruntait des rues moins fréquentée, ce qui rendait la poursuite plus simple et en même temps plus délicate pour ne pas se faire remarquer. A un moment l'homme bifurqua et rentra dans un parc de la ville, un écrin de verdure qui s'apparentait plus à un bois qu'autre chose de par les nombreux arbres touffus qu'il contenait. Là, ça devenait beaucoup plus délicat, le bois n'était pas un lieu fréquentée, suivre quelqu'un insinuait ici de changer de méthode. Thomas observa vite la disposition des lieux et fit la liste de tous les détails utiles. Les chemins étaient sinueux et relativement peu large, le genre d'endroit où on peut perdre facilement quelqu'un. Thomas remarqua aussi qu'il y avait quelques personnes dans le parc, que des couples quasiment et tous en train de se bécoter joyeusement plus ou moins discrètement. Avant, quand Thomas vivait encore chez lui, il détestait la saint-valentin car voir les amoureux exposer leur amour le renvoyer à sa propre incapacité à se faire des relations, notamment auprès de le gente féminine, jusqu'ici ce n'était que de la frustration de célibataire mais après « ce » jour, le jour d'un anniversaire maudit, il avait haïs cette fête qu'il lui renvoyait à l'image d'hypocrisie qu'il avait imprimée dans son âme ce jour là. Mais il préféra laisser sa réflexion de côté avant qu'elle ne l'accapare. Pour le moment, il était en mission, le boulot avant tout !
De son côté, Geyld continuait sa marche d'un pas tranquille, mais en tant que membre de Shwartz, il avait développé une sorte de sixième sens, dû à une méfiance naturelle propre à ses activités. Thomas remarqua ce léger changement chez Geyld et comprit qu'il allait se retourner pour regarder derrière lui si on le suivait. Il lui fallait trouver très vite une solution.
Merde ! Il va comprendre ! Vite ! Se cacher ? Pas le temps ! Autre chose ! Et merde ! Allons-y à l'instinct !
Thomas attrapa Irina par le poignet, il la plaqua ensuite contre l'arbre le plus proche et l'embrassa à pleine bouche. Lorsque Geyld se retourna, il ne vit rien de plus qu'un couple de jeune en train de se bécoter contre un arbre, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi en ce moment, décidément les gens ne savaient plus se tenir… Croyant avoir à faire à une fausse alerte, il baissa sa garde et reprit sa marche.
Du côté d'Irina, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle fut surprise…Jamais elle ne serait attendu à ce genre de chose de la part de Thomas. Cependant, elle se surprit elle-même à aimer ce contact, à la fois doux et puissant. La sensation était nouvelle et elle en oublia vite tout le reste pour savourer uniquement l'instant présent. Quand Thomas comprit que Geyld avait marché, il cessa le contact et lâcha Irina. Cette dernière, qui en avait presque oublié la mission, sentit une certaine déception au fond d'elle-même, une part d'elle voulait encore ressentir cette sensation unique…
Thomas- Parfait, la diversion a fonctionnée, il a marché en plein dedans.
Irina- Une…diversion ?
Thomas- Ben oui. Pour éviter qu'il ne se rende compte qu'il était suivi.
Irina-Ha…euh….
Thomas- Qu'est-ce qu'il y a ?
Irina- Euh…C'était juste que c'était…mon premier baiser…
Thomas- Oui, moi aussi mais on va pas en faire un roman. Allez, dépêchons avant de le perdre.
Irina- Méchant, t'as aucun romantisme…
La filature reprit, sauf que cette fois Thomas changea de tactique, plutôt que de continuer à le suivre en faisant mine d'être de simple passant, il passa à la méthode commando et suivi l'homme en sortant du chemin et en se cachant derrière les buissons et les arbres. La poursuite s'arrêta de manière brutale, Geyld s'était arrêté et semblait être entré en conversation avec quelqu'un. Thomas examina rapidement la position des lieux et s'avança le plus possible, de là où il était, il ne pouvait pas voir l'interlocuteur et avait du mal à entendre ce qu'ils se disaient. Il était caché derrière un buisson, la place étant étroite, il tenait Irina serré contre lui pour prendre le moins de place possible. Cette dernière rougit à cause de la position gênante mais se tut en voyant Thomas lui en intimer l'ordre par geste.
Merde, on n'entend rien d'ici ! Bon du calme et concentres-toi mon vieux. Rappelle-toi que les nanomachines peuvent amplifier les sens, si je me concentre uniquement sur mon ouïe, je peux entendre ce qu'ils se disent.
Thomas ferma alors les yeux, et laissa ses autres sens pour ce concentrer uniquement sur les sons et chercha ceux provenant de la direction de Geyld. Il ne discernait que la voix de ce dernier, l'autre personne était soit trop loin, soit elle parlait trop bas.
Geyld- Oui…n'ayez crainte, tout se passe bien… D'ici quelques jours, Stanford devrait payer…Non nul besoin dans arriver là, il a déjà bien assez peur…Oui, je les utiliserai si le besoin s'en fais sentir…Oui…Oui…J'attends de vos nouvelles.
Quelques instants plus tard, il n'y avait plus le moindre bruit, Geyld et son mystérieux interlocuteur venaient de quitter les lieux. Un autre bruit très proche attira alors l'attention de Thomas, c'était quelque chose qui tapait très vite et très fort à un rythme régulier. Il se rendit alors compte que c'était le cœur d'Irina qui battait à cent à l'heure. En effet, pendant sa concentration, Thomas sera inconsciemment Irina plus fort contre lui et cela fit piquer à cette dernière un fard monumental.
Thomas- Désolé.
Il la lâcha alors et cette dernière reprit des couleurs et un rythme cardiaque normal.
Thomas- Ca suffira pour aujourd'hui, rentrons à l'hôtel et voyons ce que Chie a pu trouver.
Du côté de Chie justement, cette dernière tenait toujours le dénommé Greg par le col, maintenant ses pieds au dessus du sol.
Chie- Tu as dit qu'un homme était venu voir Geyld récemment. Qui ?
Greg- Je sais pas !
Chie- Tu te fiches de moi ? Tu l'as vu ! Qui était-ce ?
Greg- Je sais pas ! Je le connais pas ce type là ! C'est la première fois que je le voyais dans le coin. C'était un mec tout en noir, il foutait la trouille alors je suis pas resté !
Chie- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Greg- Il avait l'air du genre de mec avec qui on veut rien avoir à faire, le genre inquiétant. C'était carrément marqué sur sa gueule qu'il était dangereux !
Chie- Tu ne me caches rien de plus Greg ?
Greg- Je sais rien de plus, je te le jure !
Chie relâcha alors l'homme qui tomba à terre.
Chie- Très bien. Au passage, je conseille à tout le monde « d'oublier » que je suis passé aujourd'hui.
Tout le monde suivit son conseil et l'hôpital du coin eut ce jour là à traiter un mystérieux cas de « mauvaises chutes » collectives.
Du côté de Thomas et Irina, ces deux derniers venaient de sortir du parc pour faire route vers l'hôtel.
Thomas- Euh Irina ?
Irina- Oui ?
Thomas- Je suis désolée…de t'avoir embrassé tout à l'heure…sur le coup, ca me paressait la meilleure solution…mais je n'aurais pas dû faire ça sans te demander…j'ai pas d'excuse, je suis désolée.
Irina- Non, non, ne le sois pas, c'est pas grave.
Thomas- Tu es sûr ?
Irina- Oui, oui, c'est vraiment pas grave. Et tu peux recommencer quand tu veux, rajouta-t-elle tout bas.
Thomas- Hum ? Tu as dit quelque chose ?
Irina- Non, rien du tout ! Répondit-elle avec le rouge lui montant au visage.
Thomas- Au fait, c'est quoi ton parfum ?
Irina- Pardon ?
Thomas- Contre l'arbre et ensuite derrière le buisson, quand je te tenais contre moi, j'ai senti une odeur très agréable émanant de toi.
Irina- C'est un petit parfum artisanal, fait à partir de fleur qu'on ne trouve que dans ma région d'origine, il n'y a quelques boutiques qui en vendent. Mes parents m'en envoient un petit flacon de temps en temps.
Elle se dispensa d'ajouter qu'elle n'en mettait que rarement, et finalement elle était bien contente d'en avoir mis aujourd'hui.
Plus tard dans la soirée, les trois Dragoons se réunirent pour discuter de leur journée et de la marche à suivre dorénavant.
Thomas- Donc Geyld a été contacté par un homme en noir.
Chie- Oui, c'est à ce moment là qu'il a repris ses activités.
Thomas- On peut donc oublier l'hypothèse qu'il veuille se mettre au vert, les anciens membres de Shwartz encore en liberté ont donc reprit leurs activités.
Irina- C'est peut-être cette personne qu'il a rencontré au parc aujourd'hui.
Thomas- C'est possible mais ni toi ni moi ne l'avons vu. Tu as des renseignements sur cet homme Chie ?
Chie- Malheureusement non, tout ce que je sais, c'est qu'il n'est pas du coin étant donné que personne ne le connait et qu'il n'est pas le genre de type qu'on a envie d'aller interroger.
Thomas- Bon ok, pour le moment, on va oublier cet homme en noir et passer à l'autre piste. Nous savons que quelque chose est prévue avec Marchal Stanford dans quelques jours.
Chie- J'ai eu des renseignements à son sujet, d'après ce que je sais, il resterait en repos chez lui pour plusieurs jours or c'est un homme très travailleur qui se fait en temps normal un devoir d'être à son bureau tout les jours.
Thomas- C'est louche. On va donc prendre les devant, demain matin, nous irons à la propriété de Mr Stanford, vous deux, vous vous posterez en planque à l'extérieur pendant que moi j'irais lui dire bonjour. Nos SOUL, tout comme les GEM peuvent faire office de communicateur, je laisserai donc ouvert mon canal de communication pour que vous puissiez suivre la conversation, vous interviendrez uniquement à mon ordre.
Les deux jeunes filles approuvèrent d'un hochement de tête.
Thomas- Ce sera tout pour ce soir.
A suivre…
Et encore un chapitre d'achevé, n'hésitez pas à me laisser vos reviews et rendez-vous au prochain chapitre : La bête tapie dans l'ombre.