Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » L’appartement

nadwen
Author of 5 Stories

Rated: M - French - Romance - Harry P. & Remus L. - Reviews: 225 - Updated: 08-10-08 - Published: 02-03-07 - Complete - id:3374530

Coucou tout le monde et vouii je suis de retour après une semaine pour le temps d’une année. Aujourd’hui marque la fin d’une de mes fanfictions et c’est la première fois. Alors ce pauvre one-shot avorté s’est transformé en fic de seize chapitres de 42202 mots et je suis bêtement tout émue. En tout cas, j’espère que vous avez apprécié faire ce voyage dans la vie de ce Harry et Remus avec moi et que cette fin vous conviendra.

En tout cas, merci de m’avoir suivi jusque là. Merci spécial à Lilywen ma béta, grande sœur.

Petite note à celles (ceux) qui suivent mes autres fics, je ne pourrais poster que le dernier WE d’août car je pars en vacances dans 3 jours. Alors à bientôt.

Chapitre 16 :

25 novembre 1997 : Tu es parti ce matin, tu ne m’as laissé qu’une simple lettre sur ton oreiller. Je n’ai pas eu la force de partir à ta recherche, pour te rejoindre, pour te dissuader de mettre à exécution ton plan. De toute manière, je n’ai absolument aucune idée quant à l’endroit où tu te caches. Dans ta lettre, tu m’as demandé de rester à t’attendre, de tenir ma promesse. Je le ferai mais je continuerai à travailler pour l’ordre. Contrairement à ce que tu crois, tu as besoin de nous, tu ne dois pas être seul à supporter ce fardeau.

Je n’ai pas pu me résoudre à retourner aujourd’hui au Terrier pour annoncer aux autres mon retour et ton départ, je ne me sens pas capable de supporter leur regard plein de reproches et d’incrédulité. Je m’imagine déjà Molly pleurer à chaudes larmes, m’invectiver que tout est de ma faute, que jamais, tu n’aurais dû venir dans mon appartement, que jamais, elle n’aurait dû accepter cette situation. Je ne suis pas convaincu qu’elle ait totalement tort, tout aurait probablement été plus simple si nous ne nous étions pas rapprochés. Il est encore beaucoup trop tôt pour que je puisse réellement savoir si la nuit dernière était une bonne ou une mauvaise chose. Cela me paraît tellement étrange, irréel, issu d’un rêve. Tout ce que je sais, c’est que tu n’es pas vraiment parti. Mon appartement est à jamais empreint de souvenirs avec toi. ‘Notre canapé’, le baiser avant ton départ précipité pour le Terrier, nos séances d’entraînement, la nuit dernière… Reviens vite.

1er janvier 1998 : J’ai été invité par Arthur pour le repas du nouvel an. Je ne suis pas sûr que cela ait fait très plaisir à Molly. Elle semble encore me tenir pour responsable de ta disparition même si Hermione Granger et son fils, Ron ne cessent de lui affirmer le contraire. Apparemment, tu leur avais déjà dit que tu partirais après avoir passé la journée suivant la pleine lune dans mon appartement. Ils avaient eu beau tout tenter pour te convaincre de rester mais tu avais refusé d’entendre raison, tu n’as pas le sang de James Potter qui te coule dans les veines pour rien. Tu leur as apparemment dit que tu te sentais prêt à partir pour en finir avec Voldemort et qu’ainsi tout le monde reprendrait une vie normale, Poudlard rouvrirait ses portes, Arthur pourrait retourner à son travail sans crainte d’une attaque et surtout que je n’aurais plus de raison de vivre dans un camp de loups-garous à espionner mes semblables. Quand j’ai appris cette histoire, j’avais un goût amer dans la bouche. Tu savais et tu ne m’as rien dit. Pourquoi as-tu fait comme si de rien n’était ? Avais-tu peur que je veuille moi aussi m’opposer à ton départ et que cela te fasse fléchir dans ta décision?

25 mars 1998 : Maugrey est venu aujourd’hui pour me persuader de retourner au camp et de redevenir pour la seconde fois le bras droit de Fenrir mais je l’ai renvoyé assez sèchement, je n’en veux plus. Je n’en peux plus d’espionner les autres loups-garous pour obtenir des renseignements de troisième ordre. Je préfère participer à la surveillance de vrais Mangemorts. Je me dis qu’ainsi, je ne suis pas qu’un simple loup-garou totalement inutile. Et puis même, pour une fois, je veux tenir ma promesse, je ne veux plus m’enfuir comme après ta naissance.

15 mai 1998 : Cela fait des mois que nous n’avons plus aucune nouvelle de toi mais je me refuse à me laisser en proie au doute. Pour que l’ordre réussisse, pour que tu réussisses, nous devons avoir foi, nous ne devons pas perdre espoir, jamais. J’espère que toi, tu en fais de même, que tu ne perds pas espoir, que tu es persuadé de ta victoire face à Voldemort.

31 juillet 1998 : Nous avons tenu à tous nous réunis en ton honneur aujourd’hui. Nous avons laissé trois places vides, une pour Nymph, une pour Maugrey qui a été exécuté sommairement par Bellatrix Lestrange, il y a un mois tout juste et une pour toi. J’espère juste que l’année prochaine, la dernière chaise ne sera plus vide et que la liste de nos amis disparus ne s’allongera plus. Bon anniversaire, Harry.

27 août 1998 : Je suppose que toi aussi, tu dois y repenser. Un an, tout juste un an, que tu as décidé d’emménager dans mon appartement et de bouleverser le sens normal des choses. Je me souviens encore, tu t’étais opposé une énième fois à Molly. A l’époque, elle était convaincue qu’un séjour à Saint-Mangouste te serait bénéfique et t’apporterait l’aide dont tu avais besoin. Et toi, tu avais refusé catégoriquement. Au final, tu étais resté avec moi un peu plus longtemps que les Weasley, durant quelques minutes éphémères mais qui sont restées gravées. Ce fut alors la première fois où nous nous sommes embrassés ou plutôt où tu m’as embrassé.

13 janvier 1999 : Je ne sais pas si l’heure du dernier combat est proche ou si au contraire, la mission qu’Albus t’a laissé te prendra encore beaucoup de temps mais je sens cette peur sourde s’amplifier sans cesse, je ne suis pas le seul, Hermione Granger lors de ma dernière visite au terrier m’en a elle aussi parlé. Bien sûr, pour l’instant, tout va bien pour toi, j’entends parler de tes exploits dans les colonnes de la Gazette du sorcier. Bien que la peur de représailles des Mangemorts ait fait diminuer de façon prodigieuse le nombre d’articles te concernant, j’ai tout de même appris que tu avais réussi à entrer dans le saint des saints, dans la banque Gringotts. Apparemment, tu as pénétré dans l’un des plus anciens coffres de la banque, celui de la famille Lestrange. Tu aurais pu détruire la moitié de la banque, je crains que les Gobelins ne te le fassent payer durant très, très longtemps. Je n’ai pu retenir un sourire quand j’ai lu que tu avais rendu sa liberté à un dragon élevé expressément pour garder les coffres-forts, ta mère aurait réagi de la même façon.

8 juin 1999 : Hier, tu n’as pas seulement défié Voldemort et ses Mangemorts mais aussi tout le ministère de la magie et tu es rentré dans Poudlard, fermé depuis près de deux ans. Je peux te dire que Sirius et James serait fier de toi, tu aurais fait un parfait maraudeur, en tout cas, bien meilleur que moi. J’ai toujours cru que tu avais besoin de moi mais de toute évidence, j’ai tort, tu peux très bien t’en sortir tout seul.

11 septembre 1999 : Je suis soulagé, tout a marché comme le souhaitait l’ordre. Nous avons tendu un piège à Rabastan Lestrange qui nous a permis de trouver leur Q.G., nous les avons attaqué par surprise, tout l’ordre y était même Ron, Hermione. Ils ont voulu eux aussi participer à la victoire décisive face aux Mangemorts. La plupart sont morts ou ont été arrêtés, bien évidemment Voldemort a pu s’échapper. De notre côté, c’est comme si nous avions tous bu de la Felix felicis, bien sûr certains ont été blessés, Shaklebolt, Fletcher mais nous en sommes sortis tous vivants, vainqueurs d’une étape cruciale. Je crois que nous ne pouvons plus faire grand-chose d’autre pour t’aider à présent. Je vais donc attendre et espérer ton retour prochain.

Je me suis levé encore avec cette drôle d’impression que quelque chose s’était déjà produit pourtant je me refusais à y penser. Cela faisait seulement sept jours que l’armée des Mangemorts avait été décimée, Harry n’avait probablement pas eu encore le temps pour agir. Mais ce matin, décidément, j’avais beau tenter de me raisonner, j’avais du mal à ne pas imaginer le pire comme le meilleur. Après m’être tourné et retourné toute la nuit dans mon lit, j’entendis les cloches de Big Ben sonner sept heures, je me levai, cela ne servirait à rien de rester plus longtemps dans cette chambre où je l’ai pris tant de fois dans mes bras. J’avais une affreuse migraine qui n’était pas seulement provoquée par ma nuit quasiment blanche. En effet, dans trois jours, ce serait la pleine lune et ses effets se faisaient déjà ressentir.

Alors que j’avais pris place dans le canapé et que je m’efforçais de lire pour passer le temps, j’entendis un bruit derrière la porte. Quelqu’un venait de frapper, j’essayais de ne pas me réjouir trop vite. C’était idiot mais depuis près de deux ans, depuis le départ d’Harry, au moindre bruit, une bouffée d’espoir montait toujours en moi avant de s’évaporer aussitôt, lorsque je découvrais que ce n’était pas lui mais une autre personne de l’ordre ou même parfois un chat errant. J’avançais à pas assez ralenti, ma tête me faisait terriblement mal. Lorsque j’ouvris la porte, je n’y croyais pas, il était derrière, vivant. Je laissai mes yeux parcourir son corps, il avait changé. Il avait visiblement perdu du poids. Lui qui était déjà très mince, il paraissait maigre à présent. Ses cheveux avaient poussé, ils tombaient sur ses épaules, une mèche lui barrait le front, lui tombant sur ses grands yeux verts. On pourrait croire qu’il paraîtrait plus faible et vulnérable ainsi mais ses traits s’étaient en même temps quelque peu durcis, ses yeux étaient encore plus las, il avait dû voir tant d’horreurs. Ce fut à cet instant que j’entendis sa douce voix.

« C’est fini, Rem, tout est fini, j’ai réussi.

- Tu as vraiment terminé ?

- Oui. »

Le mot claqua sobrement dans l’air frais du matin. Je finis par faire attention que de petites gouttes de sang tombaient au sol. Il était blessé. Mon Harry était blessé.

« Ne t’inquiète pas, mes blessures ne sont pas graves, rien d’irrémédiable. Je n’ai été que légèrement touché, j’ai même eu beaucoup de chance pour être honnête.

- Comment ?

- Comment j’ai deviné ce que tu pensais ? C’est très simple, je me suis beaucoup entraîné et je suis devenu un spécialiste d’Occlumancie et de Légilimencie, Rogue n’en serait pas revenu, je pense.

- Pourquoi ?

- C’est très simple, je devais pouvoir lire dans l’esprit de Voldemort sans que lui-même ne puisse s’en rendre compte, je ne pouvais pas laisser Voldemort deviner ce que je ressens et me détruire ou pire vous détruire tous. »

Je le vis légèrement vaciller et je me précipitai pour le retenir. Il me sourit légèrement et rajouta :

« C’était donc ça ce que je devais faire pour que tu me prennes dans tes bras.

- Idiot. »

Je resserrai mon étreinte et le soulevai.

« Je ne veux pas que tu te fatigues davantage, je te ramène dans la chambre et je vais vérifier l’état de tes blessures et seulement, après, une fois que je serai sûr que tout va bien, tu pourras de nouveau parler, compris ? »

Il se contenta alors de sourire et d’hocher la tête gentiment avant de la caler dans le creux de mon cou. Je me refusais à laisser mon esprit vagabonder tandis que je portais le corps d’Harry entre mes bras et que je lui faisais passer le seuil de mon appartement, de notre appartement. Il était vraiment plus léger qu’avant et malgré ma fatigue lancinante, cela ne me parut pas difficile de l’emmener jusque dans la chambre, je le posai précautionneusement sur le lit :

« Enlève ta chemise, je veux voir de plus près tes blessures. »

Il commença à enlever son vêtement avec lenteur et difficulté et je préférai m’éloigner pour aller chercher de l’essence de murlaup dans la salle de bain. Le peu de temps que je mis à rassembler toutes les affaires, il avait réussi à s’endormir. Il tenait serré entre ses bras mon oreiller et semblait respirer l’odeur qui en émanait. Il était tellement adorable ainsi, je ne résistais pas à la tentation et lentement, je passais ma main dans ses cheveux et lui caressais son cou si fragile, si tendre. J’entendis vaguement Harry murmurer faiblement mon prénom et instinctivement je me reculai légèrement.

Le combat avait dû être acharné, il portait de nombreuses marques qui heureusement paraissaient sans gravité. Dans deux ou trois jours, la plupart auraient disparu. Je préférais donc le laisser ici, après tout, il était en sécurité et ne risquait plus rien du tout. Il devait en premier lieu se reposer, nous aurions tout le temps de parler plus tard. Surtout qu’il était facile de deviner que pour lui, tout n’était pas encore terminé, il allait à présent devenir encore plus qu’avant l’objet de toutes les convoitises quand la nouvelle de sa victoire face à Voldemort s’ébruiterait.

J’étais ainsi retourné dans le salon à l’attendre, dans notre canapé, je l’avais attendu pendant près de deux ans, je pourrais attendre encore quelques heures pour connaître tous les détails. Il n’était pas dans la pièce, mais toutes mes pensées étaient tournées vers lui et je n’essayais plus de faire semblant. Pleins de questions se bousculaient. Devrais-je prévenir les autres par hibou de son retour ? Non, c’était à lui d’annoncer son retour quand il le voudrait. Comment devrais-je me comporter avec lui à son réveil ? Juste comme avant son départ ou m’éloigner de lui et redevenir seulement un ami ? Perdu dans les méandres de mes pensées, je ne l’entendis pas s’approcher, il était debout à présent, en face de moi, seulement vêtu de son jean. Il tenait d’une main la serviette et l’essence de Murlaup, il avait posé son autre main sur ses côtes qui devaient le faire souffrir.

« Pourquoi es-tu parti ?

- Tu t’étais endormi et je ne voulais pas t’en empêcher. Tu dois encore être très fatigué, il serait préférable que tu retournes te reposer.

- Deux ans n’auront pas permis de te changer, fit-il dans un sourire. »

Je ne relevai pas sa pique et il continua comme si de rien était.

« Cela me fait encore mal, tu peux me passer de l’essence de Murlaup ?

- Bien sûr, prends place. »

Aussitôt, je me levai et lui laissais le canapé. Le fait de s’y allonger le fit grimacer de douleur et je me précipitai à nouveau pour l’aider. Il me fixait de ses grands yeux verts adorables et tenta de me rassurer.

« Ne t’inquiète pas, je te l’ai dit, les blessures sont assez superficielles. »

Je pris une noisette de la pommade dans ma paume et je commençais à l’étaler précautionneusement sur son torse, du bout des doigts. J’avais oublié à quel point le contact de sa peau était doux et apaisant, j’aurais presque pu souffler. L’essence de Murlaup devait lui faire le plus grand bien, je le sentais peu à peu se détendre. Peut-être était-ce le moment de parler de ces derniers mois et de sa victoire face à Voldemort. Je me raclai légèrement la gorge et d’une voix presque chuchotée, je finis par me lancer :

« Tu veux en parler ou tu préfères attendre ?

- Il n’y a pas grand-chose à en dire. Voldemort n’était plus que la moitié de lui-même depuis que l’ordre a anéanti son armée de l’ombre. J’avais déjà fini depuis plus d’un mois la mission que Dumbledore m’avait confiée, je cherchais où il pouvait être caché et j’ai fini par trouver. Il était retourné chez lui.

- Chez lui ?

- A Little Hangleton. Nous nous sommes affrontés exactement au même endroit où il est revenu à la vie, là où Cédric Diggory est tombé, dans le cimetière, près du caveau des Jedusor. »

Je sentis comme des sanglots étouffés dans la gorge d’Harry à l’évocation du jeune champion de Poudlard disparu lors de la résurrection de Voldemort, je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter. Alors que j’avais fini de passer la crème cicatrisante sur son torse, il se redressa et me fit signe de m’asseoir à ses côtés. Je m’installai à nouveau dans le canapé mais contrairement à tous ces derniers mois, cette fois, je n’étais plus seul. Aussitôt, il vint se blottir entre mes bras, posant sa tête contre mon torse et je laissai mes doigts glisser le long de son bras droit. Je resserrai mon étreinte pour le consoler, l’apaiser.

Il continua le récit du combat. Il avait matérialisé un bouclier de protection de Gellinger, comme je lui avais enseigné. Cependant, il n’était pas d’un blanc immaculé, il était de couleur ocre et lui avait permis de retourner le sortilège d’avada kedavra contre Voldemort. Il avait rajouté en souriant qu’il avait été sauvé autrefois par la magie protectrice de sa mère et il se demandait si hier, ce n’était pas ma magie qui l’avait protégée à distance. Je me sentais parfaitement bien pour la première fois, depuis deux ans. Il marmonna assez indistinctement :

« Et toi, qu’as-tu fait pendant tout ce temps ?

- Parfois, je partais en mission de surveillance des mangemorts et je t’ai écrit…

- Ecrit ?

- Des lettres que je ne pouvais t’envoyer, sur notre vie ici, sur le fait que tu me manquais.

- Tu me les feras lire un jour ?

- Si tu es sage…

- Tu me connais, Rem, il n’y a pas plus sage que moi. »

Alors que nos deux regards se croisèrent, nous partîmes ensemble dans un même éclat de rire sonore et tellement libérateur. Tandis qu’il se rapprochait encore plus près de moi, je le sentis légèrement se crisper :

« Remus, tu sais, je ne voulais pas partir loin de vous tous mais je devais le faire. C’était à moi et uniquement à moi de mettre un terme à tout ce cauchemar. Est-ce que tu m’en as beaucoup voulu ?

- Je ne sais pas, peut-être au début, je trouvais ça tellement idiot que tu te sentes seul responsable de la situation.

- Et pourtant, tout a toujours été de ma faute, la mort de mes parents, Sirius, Cédric, Tonks…

- Harry, arrête de dire ça, ce n’est pas vrai. »

Après ces deux années passées loin d’ici, il n’avait pas tellement changé, il se sentait toujours responsable de la résurrection de Voldemort mais cette fois, j’étais là. Naturellement, je le serrais plus fort, entre mes bras.

« Tu sais, Harry, tu ne peux pas effacer le passé, revenir en arrière. Au contraire, tu dois être heureux et vivre chaque moment de ta vie intensément, pour tous ceux qui sont morts, pour leur prouver que leur sacrifice n’a pas été vain et inutile. Sirius, Tonks et même James ou Lily n’auraient jamais voulu que tu te sentes responsable de leur disparition, ils auraient souhaité que tu continues. Tu comprends ?

- Je… Oui, je pense. On doit poursuivre malgré toutes les épreuves. Mais ces belles paroles, je crois que tu devrais aussi en tenir compte. »

Son regard était plus vif et il continua sur sa lancée :

« Tu veux que je sois heureux, alors reste avec moi, quoi qu’il advienne. Toutes ces années, je n’ai pas cessé de penser à cette nuit. Lorsque j’ai écrit la lettre, je le pensais et je le pense toujours, je n’ai jamais été aussi bien que lorsque nous étions ensemble, dans ce lit. Et si tu crois qu’il faut vivre pour les disparus, je pense qu’ils diraient la même chose de toi, ils ne voudraient plus que tu te morfondes parce que tu es pauvre ou que tu es un loup-garou. Je t’aime, Remus. »

Il me transperçait avec son regard émeraude si irrésistible. Alors faisant fi de ce qui se passerait demain et les autres jours, je pris son menton entre mes mains, je le guidai lentement et je finis par l’embrasser tendrement, éternellement. Je t’aime aussi Harry Potter.

FIN

Si vous voulez me laisser une review pour me dire comment vous avez trouvé cette histoire, je vous en remercie d’avance et n’hésitez pas à me laisser un message même si vous lisez cette fic dans quelques mois.

J’espère à très bientôt pour une autres de mes fics. Biz. Nadwen


Return to Top