|
Author of 5 Stories |
Dernier chapitre... Bonne lecture.
- D’accord…
Kanon se sentait mal à l’aise. Il avait du mal à croire qu’il se trouvait dans l’appartement de Bou ; et seul de surcroît. Son estomac se serait à chaque pas qu’il faisait, puis quand il dût s’asseoir sur le fauteuil rouge que l’autre jeune homme lui avait conseillé de faire, il sentit son cœur battre férocement, au point qu’il mis sa main dessus de peur qu’il ne s’arrache.
Dès que Bou refit surface dans la pièce où il s’était installé, il se raidit. Il ne savait pas du tout ce qu’il faisait là. Surtout que ce dernier ne se doutait pas du tout de ce que le jeune homme endurait à l’intérieur de lui. C’était un combat de titan. Kanon devait retenir ses pulsions qui lui criaient de sauter sur Bou et de... Non, il devait arrêter de penser à ça, tout d’abord, il fallait qu’il en parle à son ami.
- Bou, je… Je… Je… Je… balbutia t-il.
- Quoi ? Je comprends rien du tout, rit Bou.
- Ben en faite, je… Je…
- Ah, ah, ah, ah, arrêtes de dire « je », ça doit être ce mot qui t’empêche de terminer ta phrase !
Kanon sourit à cette remarque. Il ne pensait pas que ça allait être aussi difficile d’avouer ses sentiments. De plus, Bou ne devait même pas s’en douter de se qu’il allait lui avouer. Il était là, souriant naïvement à chaque instant, avec son air féminin qui le faisait complètement craquer. Il balançait ses longs cheveux blonds sur sa nuque insouciant de l’effet que cela pouvait apporter sur Kanon et il le touchait régulièrement avec ses mains lorsqu’il lui parlait. C’était un vrai calvaire pour le bassiste. Il devait faire des efforts monstrueux pour se retenir et ça devenait de plus en plus dur.
Mais lorsque Bou lui renversa un peu de thé sur le pantalon et qu’il voulut l’essuyer, il se leva d’un bond pour le repousser. C’en était trop.
- Euh, je vais… Je vais le faire tout seul. Où est la salle de bain ?
- Au fond du couloir à droite mais je peux t’ai…
- Non, ne te déranges pas pour ça, lui répondit il en quittant la pièce le plus vite possible.
Dans la salle de bain, il ferma la porte à clef et s’assit contre la porte. Il resta ainsi quelques secondes, le temps pour lui de reprendre ses esprits. Dès que sût fait, il se leva près du lavabo et s’essuya le pantalon lentement. Il fut choqué de voir qu’en dessous, quelque chose venait de monter légèrement.
- Mon dieu… Je ne vais pas tenir longtemps comme ça…
- Kanon, ça va ? Tu es sûr que tu n’as pas besoin d’aide ?
- Oui, oui, je m’en sors très bien ! Tu peux retourner dans le salon, j’arrive dans deux minutes.
- D’accord…
Quand il n’entendit plus les pas de Bou, Kanon se frappa le front avec sa main. Il n’allait pas rester indéfiniment dans la salle de bain. Il devrait affronter Bou un jour ou l’autre. Alors il se décida enfin à le rejoindre. Bou l’attendait avec un air inquiet.
- Ca ne va pas ? questionna innocemment Kanon.
- Tu me demandes ça à moi ? Qu’est ce qui t’arrive ? J’ai l’impression que tu me fuis…
- Qu’est ce que tu fais croire une chose pareille ?
- Hum… Peut-être le fait que depuis deux semaines, tu ne me parles pratiquement plus, ou bien dès que tu te trouves seul dans une pièce avec moi, tu es tendu. Sans oublier ce qui vient de se passer à l’instant. J’ai à peine voulut te toucher que tu…
- C’est bon, arrêtes ! Je vais te dire ce qui ne va pas !
Kanon le regarda droit dans les yeux et s’avança pour s’asseoir à côté de lui. C’était le seul et bon moment où il pouvait tout lui dire. Rester dans ces conditions ne mèneraient nulle part, surtout si cela pouvait entraîner la perte de Bou. Au moment de lui parler, il ne le regarda pas en face :
- J’ai quelque chose de vraiment important à te dire… Ce n’est pas très facile pour moi de te l’annoncer… C’est assez gênant et j’ai peur que tu me fuis après ça. La dernière chose que je désire, c’est que tu t’en ailles loin de moi, je tiens trop à notre amitié pour cela, donc…
Il le regarda brièvement avant de poursuivre. Bou l’observait avec un air grave, mais ne laissait paraître aucunes autres émotions. Kanon reprit la parole sans pour autant savoir quoi dire.
- Je ne sais pas trop comment te l’annoncer, mais je pense que le mieux pour te le dire, c’est de t’expliquer comment je suis arriver à me comporter bizarrement. Tu te souviens de la séance photo pour notre promo ?
Silence.
- Oui…
- On s’est tous amusé à faire ce pari idiot… Au début, ça me faisait rire, comme à vous tous, mais pas quand j’ai dû t’embrasser… Ce n’était pas la même chose qu’avec les autres… A ce moment, j’avais ressenti une étrange chaleur monter en moi, une chaleur que je n’avais encore jamais ressenti pour personne... Au départ, je me suis dit que ça partirait, mais non, c’en est même devenu de plus en plus fort. En faite, ce que je ressens pour toi c’est…
Il s’arrêta quelques secondes. Il avait déjà du mal à s’avouer à lui-même qu’il aimait Bou, alors lui dire directement…
- Bou… Je suis amoureux de toi. Ca fait deux semaines que je me bats pour que le désire qui est en moi ne ressorte pas, pour que tu ne prennes pas peur. Mais j’en peux plus… Excuse moi…
Il eut un silence à son dernier mot. Kanon ne le regardait toujours pas. Il préférait jouer avec ces doigts que de faire face à Bou. Ce dernier ne parlait pas. Il eut alors un long silence qu’aucun des deux ne brisa. Ne pouvant plus le supportait, Kanon se leva en direction de la porte.
Au moment où il remettait ses chaussures, il sentit sa manche être tiré. Il tourna la tête pour voir celle du blond qui l’entraînait vers le salon. Tout deux allaient en direction du canapé, où Bou lui fit signe de s’asseoir. Kanon s’exécuta.
- Bou, je…
Le guitariste refusa qu’il prononce un seul mot. Il avait mis son indexe sur sa bouche et l’enleva doucement pour y déposer ses lèvres à la place. Kanon ne bougea pas. Il le regardait entrain de l’embrasser sans comprendre ce qu’il faisait réellement. Puis quand il senti la langue de Bou, il entrouvrit sa bouche pour la laisser passer à l’intérieur.
Kanon se relaxa et mis ses mains dans les cheveux de Bou. Ce dernier, quand à lui, prit l’initiative de mettre les siennes sous le pull de son ami et de lui enlevait doucement. Il le fit s’allonger. Il arrêta d’embrasser son partenaire et déposa ses lèvres sur son torse nu. Kanon se raidit à se contacte et essaya de retenir ses gémissement.
Bou se montrait très entreprenant. Sa bouche descendait de plus en plus vers le bas et dès que Kanon voulait parler, il l’en empêchait.
L’heure qui vint, fût l’une des plus belles que le beau brun n’eu jamais connu. Ses pulsions furent enfin extériorisées, mais surtout, Bou ne l’avait pas rejeté, bien au contraire.
Inutile de dire la joie qui parcourait Kanon, ni même le plaisir qu’il ressenti durant ce laps de temps.
En espérant que cette fic a pû plaire à quelqu'un "