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morgane-senjo
Author of 5 Stories

Rated: T - French - Romance/Angst - Severus S. & Harry P. - Reviews: 34 - Updated: 08-21-07 - Published: 02-12-07 - id:3389970
Disclaimer : Tout est à J.….Bonne lecture ?

Mon Autre Moi

Chapitre 1 : Au fond du cachot.

Un filet de sueur glacée lui parcourt l’échine. Ses yeux s’ouvrent tout à coup. Il ne voit rien. Son esprit est encore emprisonné dans les visions d’horreur qui peuplent ses nuits. Chaque nuit est identique. IL prend toujours un malin plaisir à lui montrer ces atrocités, SES atrocités. Du sang. Partout.
Des hurlements. Pourquoi doit il revivre ça à chaque fois qu’il laisse son esprit vagabonder. Les potions de sommeil sans rêves ne font plus le moindre effet. IL envoie SES messages avec de plus en plus de forces. Si son esprit est brisé, la tâche n’en sera que plus facile. Il aimerait tellement pouvoir vivre comme tout les autres. Comme n’importe quel sorcier ou moldu. Il veut juste être normal. La charge est trop lourde pour ses jeunes épaules. Quelle personne sensée aurait demandé à un enfant d’un an à commettre un meurtre. Quelle personne sensée aurait placé tous ses espoirs de survie, de liberté et de bonheur entre les mains d’un petit garçon mal-aimé? Quelle personne sensée aurait jeté un jeune adolescent face à un monstre sanguinaire, un Hitler sorcier ? Quelle personne normale aurait supporté la douleur tant physique que morale de la vision de massacres? Quelle personne sensée aurait pu apprendre à mépriser ce mage noir. Quel jeune homme normal était moins terrifié par le pire cauchemar de la communauté sorcière que par les cris suraigus d’une tante et par les poings d’un oncle; par des moldus ? Personne. Et pourtant, toute la vie d’Harry Potter se résumait à ça. Une vie de sacrifice. Une vie volée par la peur des gens. Une peur qui les avait obligé à croire en un simple petit sorcier….


Tu te réveilles en sursaut. Ton cœur bat la chamade dans ta poitrine, ta cicatrice te brûle. Comme chaque nuit, tes amis dorment tranquillement tandis que les larmes que tu essayes tant bien que mal de refouler coulent le long de tes joues rebondies. Une image reste gravée dans ton esprit. Quoi que tu fasses, même si tu es réveillé et que tu te sais en sécurité dans la tour Gryffondor, tu es encore dans ce village moldu, témoin involontaire du massacre de ces pauvres gens. Une véritable chasse à l’homme.
L’odeur de chair carbonisée ne te quitte pas, et te soulève le cœur.
Tu cours jusqu’à la salle de bains. Toi, penché sur la cuvette des toilettes. Une situation qui se répète chaque nuit. Leurs actes sont horribles. Ils prennent plaisir à faire le plus de mal possible. Torturant des femmes devant leurs époux ou des enfants face à leurs mère. La guerre entraîne toujours des morts, mais ces innocents, qui ne savent même pas ce qui leur est reproché.
Tu n’arrives pas à te débarrasser de ce sentiment de culpabilité. Tu ne pouvais pas intervenir, tu le sais. Mais alors, pourquoi le regard vitreux de cette fillette aux boucles auparavant blondes couvertes de sang ne quitte pas ton esprit?

Tu ne te recouches pas. La lune est encore haute dans le ciel, mais tu sais que tu ne pourras pas te rendormir. Le sommeil de fait peur. Tu ouvres ta malle et prends la cape d’invisibilité que t’as légué ton père. Tu ne peux pas rester dans ici. Ron est ton meilleur ami, ton frère, mais ses ronflements ressemblent au bruit que ferait un avion au décollage. Tu ne pourras pas les supporter les 4 heures qui restent avant qu’il ne doive se réveiller. Tu préfères arpenter le château, perdu dans tes pensées, essayant de te donner la force de sourire le lendemain comme si rien n’était, comme si le fait de baisser les paupières en te faisait pas peur, comme si tu ne redoutais pas de recevoir une vision de Voldemort dans la journée. Tu t’éclipses du dortoir. La Grosse Dame grogne et te laisse passer. Elle ne se réveille même plus. Depuis la rentrée, tu ne dors pas beaucoup, et le seul moyen pour toi de t’occuper et d’errer dans Poudlard, ta maison. En quelques mois, tu as découvert plus de parties du château qu’en 7 ans. Plongé dans tes pensées, tu te laisses guider par tes pas. Qu’importe où tu vas; tant que cela l’éloigne de tes cauchemars….

Pour toi, Poudlard est totalement différent selon les moments de la journée. La nuit, le château dégage une aura de paix et de nostalgie. Tu te sens à ta place entre ses murs de pierre. Tu penses que rien ne pourrait troubler le silence qui règne en ces lieux. Ton estomac se tord. Tu viens de te souvenir que tu ne fêterais pas Noël ici, avec tes amis. Dumbledore pense qu’il serait mieux que tu retournes chez les Dursley. Tu as bien essayé de lui faire comprendre, mais il ne sait pas ce que tu vis quand tu es là-bas. Il sait que tes moldus ne sont pas un exemple de gentillesse, mais rien d’autre.
Depuis qu’ils avaient appris la mort de Sirius, ils étaient impitoyables. Tu passais tes vacances dans le placard sous l’escalier, ne mangeant que le strict nécessaire. Tu n’avais jamais était considéré comme une personne à part entière là-bas, mais depuis deux ans, chaque jour était un véritable enfer. Pétunia s’était souvenue que, étant majeur, tu étais autorisé à pratiquer la magie en dehors de l’école. La crainte que tu t’en prennes à Dudley avait été telle que Vernon ne retenait pas ses coups quand il suspectait le moindre événement magique. Le Quidditch avait développé ta musculature, mais tu restais toujours le plus faible. Chasser la magie. Une bonne raison. La seule raison qu’avait ton oncle pour te frapper. L’été dernier avait vu naître cette nouvelle idéologie. Mais tu étais plus concentré sur Voldemort que sur ton entourage, et tu avais connu des vacances assez calmes. Tu t’énervais parfois quand il te menaçait, mais tu n’osais pas lui rendre ses violences. Il t’a élevé, pas comme son fils, mais il t’a fourni de quoi vivre et une éducation. Pourquoi n’en as-tu pas parlé à tes amis ? Parce que ce n’est pas si grave. Ce n’est pas de façon régulière. Et puis, la guerre fait rage. Voldemort prend de plus en plus de puissance. En période de guerre, il faut choisir ses priorités, et un confort de plus ou de moins n’est pas grand-chose. La seule chose que tu dois avoir en tête est de tuer Voldemort. Quand les adolescents de ton age pensent à leurs études, toi tu penses à ta mission.
Ils guettent l’âme sœur. Toi, tu guettes la mort.

Tu continues ton exploration de couloirs que tu as traversé des milliers de fois. Tes pas te mènent vers tes débuts à l’école des sorciers. Tu revois la Grande Salle pour la première fois, tu réentends la chanson du Choixpeau Magique, la toute première, tu assistes à nouveau à ton cour de métamorphoses, tu trembles une nouvelle fois face au terrible maître des potions.
Un énorme fracas te sort de tes pensées. Qui pouvait bien être réveiller à cette heure-ci et dans cette partie du château? Tu étais dans le couloir menant aux cachots, et d’après ce que tu sais, il n’y a rien d’autre que la classe du bâtard graisseux, sa réserve et son laboratoire….

Tu te demandes quelle peut-être la cause de ce bruit. Tu t’approches de la porte, en réajustant ta cape; juste au cas où…. La porte est entrouverte. Tu la pousses délicatement. Ce que tu vois te glace les sangs.
Tu regardes Snape. Snape qui lance tous les objets qu’il trouve contre le mur, qui fait se fracasser tout son matériel. Son bureau est ravagé. Des fioles laissent échapper leur contenu sur le sol, faisant se mélanger toutes sortes de potions. Une légère fumée violette s’élève du coin de la pièce. Mais Snape n’en a que faire. Tu regardes avec effroi le professeur le plus impassible de l’histoire de Poudlard en train de faire une crise de nerfs. Tu ne respires plus. Snape se laisse tomber au sol. Ses mains viennent recouvrir son visage, cachant à ta vue les larmes qui n’ont pas cessées de couler depuis le début. Il étouffe un sanglot. Ta gorge se serre. Voir cet homme d’habitude si froid dans un état pareil te met mal à l’aise, brise l’image que tu as de lui. Tu n’oses pas t’approcher. Des pas se font entendre. Tu te retournes. Dumbledore, le regard triste comme tu ne l’as jamais vu, arrive à grands pas. Ses yeux s’encrent dans les tiens, et d’un mouvement de tête te fait signe de remonter te coucher. Tu ne te demandes même pas comment il a su que tu étais là. Tu es pétrifié par la scène qui se déroule sous tes yeux. Le directeur n’a pas attendu ta réponse. Il s’est précipité auprès de l’espion. Il le serre dans ses bras, lui caresse les cheveux, lui chuchote des paroles réconfortantes. Les poings de Snape se sont refermés sur la robe bleue du vieil homme, et son visage a élu domicile dans son cou, la longue barbe blanche étouffant ses sanglots.

Tu ne peux rester une minute de plus. Voir de tes propres yeux la déchéance d’un homme te remue comme jamais. Ainsi, Snape aurait un cœur. Cette idée ne cesse de voleter dans ton esprit. Tu n’arrives pas à oublier son comportement. Tu n’as pas pitié de lui. Tu viens seulement de découvrir une autre facette de ton graisseux professeur de potions. Ce n’est pas possible. Tout ce que tu as vu ce soir, ne peut-être réel. Pourquoi Snape réagirait-il de cette façon? Aucun rapport avec le massacre de cette nuit. Non. Snape n’est pas comme ça. Tu es remonté dans ton dortoir. Tu te recouches, et sens les bras de Morphée t’envelopper peu à peu. Snape n’est qu’un bâtard sans cœur, un être froid et méprisant, n’est-ce pas Harry? Mais alors, pourquoi te répètes-tu ça comme une litanie? Et pourquoi l’image d’un Snape en pleurs se superpose toujours à cette pensée ?


Ses yeux s’ouvrent, papillonnent. Où est-il ? Les murs blancs, les draps immaculés. L’infirmerie. La lumière est trop vive. Elle l’aveugle. Il ne se souvient de rien. Pourquoi est-il là ? Il essaye de bouger. Un gémissement de douleur lui échappe. Il ferme les yeux

- Séverus …..?

La voix inquiète de l’infirmière. Avant de sombrer dans l’inconscience.


Trois jours. Il s’est passé trois maudits jours depuis ton escapade nocturne. Et tu n’as pas revu Snape depuis. Tous ses cours ont été annulés. Il n’a pas remontré le bout son grand nez depuis. Fait qui ne dérange personne. Au contraire, les élèves n’ont jamais été aussi détendus dans la Grande Salle, ou aussi heureux de se balader dans les couloirs au lieu d’être assis dans la salle de potions.
Ce n’est pas que tu t’inquiètes. Pas du tout. Et puis, le fait que tu sois allé voir dans sa salle de classe, dans son laboratoire et dans son bureau ne signifie rien du tout. Même toi, tu ne comprends pas ton comportement. C’est juste que tu te demandes ce qu’il s’est passé pour rendre Dumbledore aussi inquiet. Voila, c’est exactement ça. Pourquoi cela te toucherait-il ? Tu es Harry Potter et lui, ce n’est que Séverus Snape, le bâtard graisseux, maître incontesté de sarcasme.
D’abord l’attaque du village moldu, la crise d’hystérie de Snape, et maintenant sa disparition, ça fait beaucoup. Ce n’est pas de l’inquiétude, c’est juste de la curiosité. Voila. C’est tout. Tu arrives à te persuader que, finalement, son sort de t’intéresse pas. Mais cela fait trois jours que tu te dis ça. Que ce n’est pas Snape qui t’occupe l’esprit, c’est la réaction de Dumbledore. Dumbledore.
Mais oui! Évidemment! Pourquoi n’y as-tu pas pensé plus tôt? Dumbledore sait forcément où il est!

Tu as laissé Ron et Hermione ensemble, et tu t’es précipité vers le bureau du directeur. Non, pas précipité. Tu as seulement marché plus rapidement que d’habitude. Non, pas plus rapidement que d’habitude. Et puis, de toute façon, cela n’a aucune importance. Tu es devant la gargouille qui te demande le mot de passe. Mot de passe que tu ne connais pas. Tu n’avais pas pensé que pour pouvoir accéder au bureau directorial, il te fallait passer devant cette gargouille. Tu réfléchis. Dumbledore. Mot de passe. Tu penses que ça doit être une sucrerie. Dumbledore est resté un grand enfant.

- Sorbet citron…Ah non, c’est vrai, lui il a déjà servi…. Euh… glace à la vanille…. Pot de confiture…tarte au citron…le mon…AAAAAAAA je ne sais pas! ça m’énerve!!!!

Tu n’as pas entendu les pas qui se rapprochaient.

- Vous vous en approchez Monsieur Potter. Tarte au citron meringuée.

Macgonagall. Et oui. Tu pensais qu’elle ne serait pas là, qu’elle serait en cours. Tu n’as pas pensé que le fait de demander des nouvelles de ta Némésis face à ta directrice de maison pouvait être assez ambiguë. Pour Dumbledore, le problème ne se pose pas, mais elle, ELLE, elle penserait tout de suite à un coup fourré. Elle a tout de même vu passer les Maraudeurs. Et tu es le fils, le filleul, et le presque neveu de trois d’entre eux.

- Merci Madame, souffles-tu.

Elle te sourit avant de se retourner et de partir. Elle ne sera pas là. Tu te sens rassuré. Tu montes les escaliers. Le directeur est assis à son bureau, le sourire aux lèvres. Il semble t’attendre.

- Bonjour Harry. Que me vaut cette visite ? Rien de grave j’espère ?
- Non non, ne vous inquiétez pas. Je voulais simplement vous parler un peu, Monsieur. - Tu sais très bien que ma porte t’est toujours ouverte. Que veux-tu savoir ?
Tu souris. Il te fait signe de t’asseoir. Il ne t’a toujours pas proposé de bonbon au citron.

- Un bonbon au citron Harry?

Finalement, on ne change pas une équipe qui gagne.

- Euh…non…non merci. Je voulais vous demander…..je sais que c’est sûrement indiscret…

Tu détestes cette manie que tu as de ne pas réussir à finir une phrase, surtout dans des moments pareils. Tu as 17 ans et tu n’arrives pas à poser une seule question.

- Jevoulaissavoiroùétaitleprofesseursnape.
- Pardon? J’ai bien peur de me faire vieux et je n’entends plus très bien. Voudrais-tu répéter? - Je me demandais si vous saviez où était le professeur Snape.
- Oh! Et bien, ne t’inquiètes pas, je sais où il est, répondit-il avec une lueur d’amusement dans les yeux.
-……….

Il n’y a que Dumbledore pour donner des réponses comme ça. Il réussit toujours à faire avouer ou à manipuler les autres.

- Ah…et…euh…
- Tu voudrais savoir où ? Il est à l’infirmerie, mais ne t’inquiète pas, rien de bien méchant, sa vie n’est pas en danger. Il se repose. Pour quelles raisons souhaitais-tu le voir ? - C’est quelque peu compliqué….

Tu ne peux décemment pas lui dire que tu te fais du souci pour Snape.

- Oh! Je vois! Tu voulais reprendre les cours d’Occlumancie! Mais quelle merveilleuse idée. Dès qu’il sera en état, je te promets que je lui en parlerais pour qu’il convienne de la date du premier cours! Je suis enchanté que tu veuilles t’y remettre.

Pardon???? Depuis quand as-tu enfin de reprendre ces cours-ci? Parfois, tu te demandes si Dumbledore n’est pas un envoyé de Voldemort.

- Non, professeur, c’est juste que...
- Et des cours de rattrapages en potions ? C’est très bien! Te voir reprendre cette matière avec sérieux me comble de joie. Je vais lui en parler le plus rapidement possible. Et bien Harry je pense que tu vas bientôt avoir cours de métamorphoses non?

- Euh… oui professeur.

- Et bien, bonne journée !

C’est bon. Tu n’as plus aucun doute. Cet homme veut ta mort. Comment arrive-t-il à vous forcer à faire quelque chose qui vous répugne? Tu t’es encore fait avoir. Une fois de plus.
Tu te lèves. A la porte, tu oses te retourner vers lui. Il te sourit de toutes ses dents. Tu aperçois même cet éclat dans ses yeux. Des cours d’occlumencie et de potions avec Snape…..La mort serait moins douloureuse….


J’ouvre difficilement les yeux.

- Pompom…. Je crois qu’il est réveillé.

Parlez moins fort, mon crâne va exploser.
Albus.
Il est à mon chevet. Pomfresh est derrière lui et s’approche doucement de moi. Je suis à l’infirmerie. J’ai la bouche pâteuse. J’essaye de parler.

- Depuis…. ici ?

La moitié de ma phrase s’est perdue entre mon cerveau et ma bouche.

- Depuis quand vous êtes ici ? Cinq jours Severus. Ne vous inquiétez pas, je m’occupe de vous.

C’est l’infirmière qui me répond tout en me versant une potion dans la gorge. Cinq jours ? Mais que s’est-il passé ? J’essaye de me souvenir. Et là, j’ai un flash.

Le village moldu. L’attaque des mangemorts. Le Seigneur des Ténèbres qui trouve que je suis trop inactif dans cet orphelinat. Que je tue et ne torture pas. Que je devrais faire souffrir ces pauvres enfants. Faire comme Lucius qui lui, ne se gêne pas pour violer et torturer. La punition. Les Doloris lancés frénétiquement mélangés aux pires souvenirs qu’il ait pu trouver dans ma mémoire. Mes souvenirs d’enfance que je n’ai pas pris la peine de protéger. Préférant garder mon statut d’espion pour l’ordre secret.
La douleur. Physique et psychologique qui m’entraîne vers la folie. Le départ de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Mon arrivée à Poudlard, submergé par les souvenirs, perdu dans les vestiges d’un passé qui, associé à la torture me fait perdre le contrôle de moi-même. Et le vide. Plus rien. Je ne me rappelle de rien d’autre. Ai-je blessé quelqu’un?

Albus me fixe. Les larmes coulent sur mes joues, je frissonne. Et je replonge dans le sommeil. Un sommeil réparateur qui me permettra de surmonter une nouvelle fois les horreurs qui font ma vie. Qui font que je suis moi.

A suivre….



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