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Xaphania17
Author of 8 Stories

Rated: K - French - Humor/Romance - James P. & Lily Evans P. - Reviews: 14 - Published: 02-14-07 - Complete - id:3392733

Disclaimer : Allez, vous pouvez deviner sans mon aide. Qui est la seule auteur qui je traduis au français ?
Si vous avez dit Cervantès, nan... dommage, sûr que je me ferai plein d’argent au lieu de traduire du Hermione-weasley86 en bénèvole…

NdT : Petite one-shot assez délirante, amusante et de Saint Valentin (cf. le titre lol)

À la Saint Valentin, grâce a des bonbons empoisonnés

Poudlard, 13 février de 1970, 19 :30. Salle Commune des Préfets en Chef.

Février est généralement un mois très froid à Poudlard. Ce jour-là le ciel était encore d’un gris plombé, et même si il n’y avait pas neigé depuis des semaines, le parc restait blanc.

James et Sirius se réchauffaient devant le feu de la Salle Commun des Préfets en Chef, un petit salon que conduisait à deux chambres et des toilettes. James le partageait avec la Préfète en Chef, Lily Evans. Son amour impossible depuis déjà deux années. Chacun avait sa propre chambre, une erreur structurelle d’après lui.

Malgré l’entêtement du capitaine de Quidditch de Gryffondor, c'est à dire James lui-même, les autres joueurs ne trouvaient pas que 5ºC soit une bonne température pour entraîner. Peut-être pour encourager les migrations de pingouins à Poudlard, mais pas pour faire l’idiot dehors avec des petites balles qui se collaient à leur mains à cause de la sueur congelée et de glaçons se formés sous leur nez. De sorte qu'ils avaient supprimé l’entraînement.

Lorsqu’il n’eut plus froid, Sirius s’étendit sur un des sofas avec la tête appuyée sur les mains. Il exhala un soupir de satisfaction.

-C’est ça la vrai vie, Prongs…

- À cause de votre sabotage on va perdre le match contre Serdaigle- se limita à murmurer James. D’ailleurs, c’était la seule chose qu’il avait dit depuis qu’ils avaient quitté le stade de Quidditch. Environ deux cents fois.

Sirius ferma les yeux et ignora son meilleur ami.

- Tu stresses trop, Prongs- soupira-t-il- et je sais pourquoi…

James se laissa tomber sur un fauteuil avec les bras croisés sur la poitrine.

-C’est ça. J'en suis sûr. Vas-y, illustre-moi.

Sirius ouvrit les yeux.

- Bien sûr que je le sais. Voyons… T’as pris combien de douches froides pendant ces deux derniers mois ? Hm ?

James changea immédiatement d’expression, baissa la tête et se passa la main par les cheveux.

-Arrête tes conneries, Lily peut rentrer n’importe quand…

Le brun éclata de rire.

- Je détecte des problèmes de sécrétions hormonales dans cette chambre… Alors quoi, la rousse des rousses ne te laisse pas l’approcher ? Elle t’a cassé le nez en découvrant que tu la regardais sous la douche ?

James lui jeta un coussin à la figure.

- À cause des mecs comme toi les femmes comme Lily ne veulent rien des mecs comme moi, rien que parce que je suis ton ami. Tu sais que je ne fais pas ces choses-là !

- Oui -admit Sirius-Pas moyen de regarder par le trou de la serrure. Trop étroit.

James le regarda de travers mais ne répliqua pas. Sirius se redressa pour s’approcher de lui.

- Courage Prongs. Je te comprends.

- Non, tu ne comprends pas !- s’écria-t-il- C’est très dur, Pad, tu ne sais pas à quel point- il l’attrapa par le col de la chemise et le secoua furieusement- Elle descend tous les matins avec des chemises de nuit semi transparentes, elle ne prend plus la peine d’utiliser une robe de chambre… Elle croit que je suis en pierre ou quoi ! Ou quand elle sort de la salle de bain avec seulement une serviette autour du corps… Tu comprends, SEULEMENT une serviette minuscule, parce qu’elle a oublié le shampooing… Ou quand elle s’ajuste les collants avant d’aller en classe… Je vais plus à point que le pic d’un fer à repasser toute la journée ! Ne me dis pas que tu comprends parce que tu ne comprends pas !- gémit James en secouant encore plus fort.

- Lâche-moi, j’ai besoin de mes poumons pour survivre !- piailla Sirius. Il réussit finalemet à se débarrasser de James- Pffff, tu as l’air grave…

Son ami se limita à le regarder.

- Mais enfin, tu lui dis quelque chose ?- questionna-t-il en se rasseyant sur le sofa.

- Non, je me tais et je la regarde avec des yeux de maniaque pour qu’elle réfléchisse encore plus avant de s’approcher de moi. Evidemment que je lui parle, pauvre clown !

- Eh, ne fais pas payer les autres par le fait que tu sois avec l’andropause…

- Connard.

- Attends, si tu vas le prendre comme ça c’est McGonnagall qui va t’aider- se vexa Sirius.

- Peut-être qu’elle m’aiderait mieux que toi. Ton idée de me mettre dans son lit la nuit ne finit pas de me convaincre.

- Pour ?- demanda Sirius dubitatif.

-Tu ne crois pas qu’à son réveil elle se demandera ce que je fous là !

- Eh bien tu lui dis.

- Ouais, super, et après elle me casse la figure et on n’en parle plus.

Sirius claqua la langue.

- Tu trouves des os dans toutes mes idées brillantes. C’est parce que tu es jaloux, je le sais. Comme ce n’est pas toi qui les as eues…

James se cacha la tête dans les mains et s’appuya sur le dossier du fauteuil.

- Tu peux toujours te consoler avec des travaux manuels- ajouta le brun.

Sirius échappa à l’un des pires maléfices que connaissait son meilleur ami parce que quelque chose heurta la vitre juste à ce moment. Une chouette de l’école.

James s’en approcha et reçut le paquet.

- Mais enfin, tu l’as invité prendre une bière ou quelque chose ?- insista Sirius.

- Je crois que les 34 refus de cinquième et sixième année son suffisants pour que même moi je m’aperçoive qu’elle n’est pas intéressée- répondit James avec fatalisme en retournant le paquet qui venait d’arriver, une caisse en forme de cœur avec une carte « À l’intention de Miss Lily Evans »- On est de si bons amis maintenant parce qu’elle croit que je n’ai pas d’intérêt amoureux et/ou sexuel pour elle.

Sirius hocha la tête.

- C’est quoi ce paquet ?

James lui montra la boite.

- On dirait des bonbons pour Lily- répondit-il jaloux- C’est demain la saint-valentin.

- C’est toi qui les a envoyé ?- demanda Sirius.

James soupira.

- Si j’envoyais des bonbons à Lily ce serait comme lui dire « je veux te faire l’amour jusqu’à l’oxygène ne m’arrive plus au cerveau »- Sirius haussa un sourcil- Non, ils ne sont pas à moi. Sûrement d’un crétin de l’école- murmura-t-il de mauvaise humeur.

- Parfait. Alors nous pouvons les manger- conclut le brun en attrapant la boite des mains de James pour arracher le papier.

- Mais qu’est-ce que tu fais- exclama James en essayant de récupérer la boite- Lily va me tuer ! Rends-moi ça, débile !

Sirius la mit hors d’atteinte, secoua la tête et avala un bonbon.

- Elle ne le fera pas parce qu’elle ne le saura jamais- répliqua-t-il- et en plus tu te débarrasses d’un rival possible… Ils sont bons, celui qui les a achetés a pris les meilleurs de Honeydukes.

James ne paraissait pas très sûr.

- Lily le saura. Elle est trop intelligente- murmura-t-il.

- Arrête tes bobards et goûte-moi ça- ordonna son ami en lui tendant la boîte.

James la regarda dubitatif.

- Bon, mais rien qu’un seul.

Au bout d’un quart d’heure, ils avaient achevé les 25 bonbons.

- C’était un bon apéritif avant le dîner- déclara Sirius. Il se leva et étira les bras, en tenant à la main la boîte vide- On descend ?

James hocha la tête et s’incorpora aussi. Justement alors, la porte de la Salle s’ouvrit et l’unique, l’inégalable, la stressée Lily Evans apparut.

- Vous faites quoi ici ?- demanda t’elle avec un sursaut ; elle respirait avec difficulté, comme si elle avait couru.

Sirius cacha l’objet du délit derrière son dos le plus vite qu’il pu, mais Lily remarqua le geste.

- Nous aussi on est ravis de te voir- murmura James en faisant l’offensé.

Lily eut un sourire un peu tendu.

- C’est que je croyais que vous étiez à l’entraînement- répondit-elle.

-Il faisait trop froid, nous l’avons reporté.

- Ah…

Lily resta debout et dévisagea les deux garçons avec suspicion.

- Vous ne descendez pas dîner ?- demanda-t-elle.

- Euhh… Oui, oui. On y allait- Sirius commença la retraite en conservant en tout moment le dos hors de la portée des yeux de Lily. James le suivit et essaya de ne pas sembler inquiet. Ils avaient presque atteint la porte lorsque Lily les rappela et failli provoquer une crise cardiaque au pauvre garçon.

- Les mecs… il est arrivé quelque chose pour moi ?

Les deux garçons déglutirent avec difficulté.

- Quelque… Quelque chose pour toi ?- répéta Sirius qui commençait à suer.

- Oui… des bonbons…- expliqua la jeune femme avec un sourire intelligent qui fit trembler les genoux de James.

- Bonbons ?- dit-il d’un ton surpris- Non... pas du tout... pas vrai Sirius ?

- On n’a pas vu l’ombre d’un bonbon de tout l’après-midi- renchérit celui-ci.

- Voilà- corrobora James à nouveau- pas un seul de tout l’après-midi.

Lily poursuivit, pensive :

- C’est bizarre... L’apothicaire m’avait promis qu’ils seraient là aujourd’hui à sept heures et demie...- les garçons déglutirent à nouveau- Enfin, si ils arrivent, ne les touchez surtout pas... ils ont du poison contre les chimères, c’est un projet d’alchimie.

- Du poison pour chimères ?- fit Sirius. Il peinait à maîtriser sa voix de sorte qu’elle ne soit ni aigue ni perçante.

- Oui, mais ça ne fait rien, ils ne sont pas arrivés de toutes façons... Mais bon, s’ils arrivent et vous êtes là ne les touchez pas. La moitié d'un de ces bonbons tuerait raide un éléphant en moins de huit heures...

James et Sirius étaient tellement blancs qu’on voyait pratiquement à travers.

- Mais comment tu peux mettre du poison dans des bonbons!- brailla James en tremblant.

- Eh, relax. La boîte était à mon nom. Je ne crois pas qu’on les touche- assura-t-elle avec un sourire- D’ailleurs, il y a aussi l’antidote.

- L’antidote ?- murmura Sirius, presque incapable d’articuler.

- Oui... se baigner tout nu dans des eaux boueuses glacées. Cela contrecarre les effets, mais il faut le faire immédiatement si on ne veut pas mourir douloureusement... je vais souper !- conclut-elle gaiement- Vous venez ?

Les deux garçons secouèrent la tête avec ardeur.

- On descend tout de suite- promit James, et il essaya de sourire. En vain.

Lily leur adressa un dernier sourire et sortit du petit salon. Le panique envahit la chambre dès que le portrait se ferma.

- NOUS ALLONS MOURIR !!!!- hurla Sirius en courant en cercles autour du sofa.

- Ferme-la ! Il faut réfléchir clairement !

- Clairement ?? CLAIREMENT !!? NOUS ALLONS MOURIR ET TU VEUX QUE JE RÉFLECHISSE CLAIREMENT- hurla le brun en secouant son ami comme un prunier- Je ne peux pas mourir !! Je suis jeune !! Je suis trop beau pour mourir !!

- Nous conaissons l’antidote !

- Putain mais où tu crois qu’on va trouver des eaux boueuses et glacées- Sirius s’interrompit, se tranquillisa quelques secondes, puis éclata de rire.

- Et qu’est-ce qui te fait rire maintenant- demanda James d’un ton cinglant.

- Tu vas mourir vierge- il éclata de rire à nouveau- Mon pauvre pote !

James le fulmina du regard.

- Sirius, JE TE SIGNALE QUE NOUS ALLONS MOURIR TOUS LES DEUX!!

- Ouais, mais toi vierge. Pas moi !- et le brun se roula de rire sur le tapis.

- Eh bien maintenant tu n’auras plus d’antidote- s’exclama James, furieux- T’avais qu’à pas faire le malin.

Sirius s’agenouilla.

- Non, non, non !! Excuse-moi, James !!! Je ne veux pas mourir !

- Au lac, alors !

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Le plus silencieusement possible, James et Sirius s'approchèrent du rivage du lac de Poudlard. La température extérieure, qui frôlait les 0ºC, les faisait grelotter violemment.

- James !- susurra Sirius- Moi j'entrerai pas dans ce truc même ivre mort !

- Tu n’as pas entendu que c’est le seul antidote ?

- On peut pas aller dans les toilettes des préfets et ouvrir le robinet d’eau froide ?

James secoua son copain avec les mains engourdies par le froid.

- La moitié d’un bonbon tuerait un éléphant en huit heures ! On a mangé une douzaine chacun ! Je sais que les maths ne sont pas ton fort mais fait les comptes !

- Toi mourir te met les nerfs à fleur de peau, hein ?- protesta le garçon.

James le lâcha et se mit à se déshabiller.

- Arrête ton numéro !

Les deux garçons se déshabillèrent rapidement et sautèrent dans l’eau, pour ne pas avoir à trop souffrir. Alors qu’ils émergeaient, ils entendirent plusieurs voix dire en choeur :

- Lumos !

Si l’eau ne l’avait pas déjà fait, la surprise aurait glacé James et Sirius sur place. Toute la population féminine de septième année de Gryffondor était devant eux et les regardait souriantes et en rougissant.

- Evans avait raison !- s’exclama l’une des filles.

- Sirius et James se baignent tout nus dans le lac !- ajouta une autre, émue.

Les deux garçons dont il était question, qui se sentaient comme des animaux au zoo, sentirent que quelque chose qui ne marchait pas...

- Padfoot, Prongs !- Remus et Peter s’approchaient en courant – Lily dit que les bonbons étaient inoffensifs !- cria Remus- Ne me demandez pas ce que ça veut dire mais elle m’a dit de vous le dire, et qu’on vous trouverait là... d’ailleurs...

- Qu’est-ce que vous foutez à vous baigner tout nus ?- coupa Peter.

Sirius regarda James et James regarda Sirius. Lily les avait eut.

- Je crois que la rouquine a signé son arrêt de mort- murmura le brun- Atchoum !

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Une demi-heure plus tard, à nouveau dans la Salle des Préfets en chef et après le plus grand ridicule de leurs vies (il leur avait fallu toute la collaboration de Peter et Remus pour écarter les curieuses, s’habiller et s’enfuir dignement vers l’école) James se réchauffait auprès du feu. Sirius été monté dans la Tour de Gryffondor et s'était sûrement enfermé dans sa chambre, loin de la portée des harceleuses.

Le garçon essayait de se déglacer avant de prendre une douche et de se mettre au lit. Lily avait dépassé les bornes. Ça ne se faisait pas. Il n’allait plus lui diriger la parole pendant au moins dix heures.

Alors, la porte de la salle s’ouvrit et une jolie tête rousse apparût pour scruter la salle. Lorsqu’elle vit que James était seul, elle sourit et entra. Elle portait un plateau qu’elle laissa sur une table.

- Ça c'est bien passé, dans le lac ? On m’a dit que vous avez fait sensation- fit la jeune fille en s’approchant du feu.

- Ha, ha. Très bonne, Lily- dit-il avec rancœur et sans la regarder- Super le truc de nous faire croire qu’on allait mourir et puis nous tuer à moitié...

- Arrête de te plaindre- elle lui donna un petit coup affectueux sur la joue- L’eau froide est bonne pour la peau... et à mon avis rien ne serait arrivé si quelqu’un n’avait pas touché à ce qui ne lui appartenait pas... non ?

- On n’était pas en train de discuter ce point-là- protesta le garçon avec mauvaise humeur.

Lily sourit.

- Tu es trempé, James...

- C’est ce qui passe lorsqu’on plonge nu dans un lac et après on se rhabille par-dessus- remarqua-t-il avec un peu de rancoeur.

Lily l’ignora.

- Fais moi plaisir et deshabille-toi. Je vais chercher une serviette- Elle se dirigea vers les toilettes.

James se dit qu’il aurait aimé entendre cette phrase dans un autre contexte, mais la rouquine retourna avec deux serviettes. Elle lui tendit la grande et lui tourna le dos.

- Couvre-toi avec celle-la jusqu’à que tu n’aies plus froid, après tu devras aller te doucher.

James obéit silencieusement et s’enveloppa dans la serviette comme si c’était une cape. Lily, qui le regardait du coin de l’œil, lui approcha une chaise du feu pour qu’il s’assoie. Après, elle se mit à lui sécher les cheveux avec la plus petite.

- Tu es arrivé trop tôt- dit-elle alors.

- Qu’est-ce que tu veux dire ?- demanda James ensommeillé, il se sentait bien à la chaleur du feu et avec Lily pour lui sécher les cheveux.

- Je croyais que tu ne serais pas dans la chambre pour l’arrivée des bonbons. Et je suis sortie en retard du club de Sortilèges...

- Hmmm...- murmura James. Alors Lily savait qu’on allait lui envoyer des bonbons... Elle sortait avec quelqu’un et il n’était pas au courant ? Si c’était le cas, il se félicita d’être celui qui avait les mains de la rouquine dans les cheveux.

- Maintenant tu peux aller te doucher- la voix de Lily le tira de son demi-sommeil ; il la regarda. Elle avait rougit ou c’était à cause du feu ?- Après, si tu veux manger quelque chose... je t’ai apporté le dîner.

James obéit en silence. Il avait trop envie d’une douche chaude pour discuter avec la jeune fille sur ses méthodes de lui donner des leçons.

L’eau glissa sur sa peau et finit d’enlever le froid (et la boue) qu’il avait sur la peau. Il réfléchissait sur le petit ami hypothétique de Lily, et le plus important, sur le degré de confiance qu'ils avaient pour que le garçon lui envoie une note aussi formelle. Si Lily était sa petite amie il ne l’appellerait pas « Miss Lily Evans ». D’ailleurs, s'il était son petit ami il ferait beaucoup de choses... Il sortit de la douche pour oublier tous ces dilemmes et surtout pour ne pas avoir à utiliser le robinet d’eau froide. Dehors il neigeait à nouveau. Ça allait ruiner la sortie à Pré-au-Lard du lendemain.

Il enfila son pyjama, des boxers et un tee-shirt énorme en coton, puis sortit des toilettes. Lily était encore dans le petit salon et lisait près du feu. Elle leva le regard pour le voir entrer et sourit. James lui retourna le sourire. Maintenant il en était sûr : elle avait rougi.

- Le dîner a refroidi- elle se leva de son fauteuil- Mais c'est toujours mieux que rien...

- Je n’ai pas faim- James s’assit à côté d’elle- Je crois que je vais aller me coucher. Demain je vais avoir un rhume d’éléphant- remarqua-t-il un peu ronchon.

Lily hocha la tête en souriant.

- Je suis peut-être allée un peu trop loin- concéda-t-elle. James haussa un sourcil- Bon d’accord. Beaucoup.

Les deux rirent légèrement.

- Ils étaient de qui les bonbons ?- demanda James alors, avec ton de je-ne-suis-absolument-pas-jaloux.

- De moi.

- Mouais... je veux dire qui les envoyait. Un admirateur secret ? Hm ?

Lily secoua la tête.

- Tu ne m'as pas compris. C’est moi qui ai acheté les bonbons. C’était un cadeau pour toi. Je voulais te les donner demain. Je ne comptais pas avec la suspension de l’entraînement- Lily avait les yeux rivés sur ses mains; elle semblait très nerveuse.

James ne décolla pas les lèvres... Un moment, un moment. Lily pensait lui donner des bonbons ? Des bonbons qui n’étaient pas empoisonnés ?

- Tu te fous de moi ?- ce fut tout ce qu'il réussit à dire.

Lily fronça les sourcils.

- Comment, je me fous de toi ? Ils étaient pour toi ! J’allais te demander si tu avais envie de venir prendre quelque chose avec moi... comme demain c’est la Saint-Valentin et tout ça et bien... –elle fit un geste éloquent avec les mains- Mais je vois que ce n’était pas une bonne idée... Bonne nuit- elle commença à se lever, mais James l’attrapa par le poignet et la força à se rasseoir.

Lily se regarda les mains à nouveau avec contrariété.

- Tu allais me demander de sortir avec toi ?- demanda enfin le garçon- Et me donner des bonbons ?

- Oui...- répondit Lily- Ça ne m’avait pas semblé une si mauvaise idée- se défendit-elle.

- Ce n’est pas juste !

Lily le regarda alors dans les yeux pour la première fois, sous l’effet de la surprise. James se leva et se mit à marcher devant elle.

- C’est-à-dire, moi je pensais que comme spécimen du sexe opposé je te répugnais et toi tu voulais me demander sortir avec toi. Mais pourquoi tu ne m’as pas donné un signe ?

- Un signe ?- s’exclama la rouquine en se levant aussi- Mais je semblais un feu piéton ! Je me congèle à mort à me balader en chemise de nuit, je te montre mes nouvelles fringues, je te ris les mauvaises blagues... S’il te plait ! J’ai même essayé avec le « j’ai oublié le shampooing » ! Et toi tu ne t'en apercevais même pas !

- Je ne m'en apercevais même pas ?- vociféra le jeune homme- Tu veux dire que j’essayais de ne pas sembler une pervers sexuel ! Je commençais même à considérer l’idée de Sirius de me mettre dans ton lit !

- Au moins ça aurait changé quelque chose ! Te demander de sortir avec moi était ma dernière option ! J’étais sur le point d’abandonner !

Ils se dévisagèrent, muets et fous de rage. Presque au même temps, ils éclatèrent de rire, et se rassirent sur le sofa.

- Alors tu viens avec moi à Pré-au-Lard ou pas- Lily s’essuyait les larmes de rire et essayait de se tranquiliser.

James sourit.

- Bien sûr, mais je crois qu’avec la tempête dehors la sortie va être annulée…

- Nous pouvons toujours rester là...- Lily haussa les sourcils en un geste éloquent.

- Mouais, on pourrait simuler que nous sommes aux Trois Balais et avoir notre conversation-de-première-sortie.

Lily haussa les sourcils.

- Sincèrement, James, ne te vexe pas- la jeune fille posa les mains sur les épaules du garçon- j’apprécie beaucoup ta conversation mais après quatre mois de converser avec toi j’ai envie d’autre chose...- elle lui entoura le cou de ses bras.

Et James, qui n’était pas bête et en plus était complètement d’accord, l’attira vers lui délicatement pour lui donner un baiser timide, bref et doux.

Lily avait encore les yeux fermés lorsqu’ils se séparèrent.

- C’était très bien- murmura la rouquine. James haussa un sourcil- Mais quatre mois au pain sec et en te voyant sortir de la douche tous les matins sont trop pour me guérir avec ça.

Et ce fut elle qui l’attira et se laissa tomber sur le sofa prête à satisfaire ses déséquilibres hormonaux et celles de son nouveau...

- Ça veut dire que nous sommes ensemble ?- demanda James en séparant ses lèvres de ceux de la jeune fille après quelques minutes, haletant par manque d’aire.

- Tu as intérêt- lui répondit-elle en souriant, avant de l’embrasser à nouveau.

Comme James avait prévu, la sortie du lendemain fut annulée, mais de toutes façons ils n’auraient pas pu y aller parce que James était au lit avec de la fièvre ; situation améliorée par le fait que Lily était son infirmière et qu’elle était plus versée dans les « remèdes naturels » que dans les potions.

Depuis lors, lorsqu’on leur demandait comment ils étaient commencé à sortir ensemble, ils racontaient toujours la même histoire : « À la Saint-Valentin, grâce à des bonbons empoisonnés »

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Ceux qui me lisent depuis longtemps se souviennent peut-être du one-shot que je vais poster là (oui, c’est le responsable des 4 pages de word qui vous restent à lire) parce que pendant quelque temps je l’avais posté après Keep in touch. Je ne sais plus pourquoi je l’ai enlevé, je crois qu’il y a huit mois de ça j’avais des problèmes avec le site, je ne pouvais pas poster mes chapitres, je n’arrivais pas à répondre aux reviews, je n’entrais plus au stats, j’ai envoyé le site en enfer aller-retour une cinquantaine de fois. Bon, stop ou je vais me faire effacer le compte et je me demanderai pourquoi . Le disclaimer d’en haut s’applique aussi à cet one-shot.

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Poudlard, l’Histoire (non écrite) p. 2785 mil millions, extrait du journal de Rowena Serdaigle

Poudlard, quelque part pendant le XV siècle…

Une femme brune au regard perçant lit un épais volume assise face à la cheminée, en détournant de temps en temps le regard vers la fenêtre de l’accueillante pièce. Dehors, les derniers rayons du soleil dirigent un dernier salut au château et à ses habitants.

Avec un soupir, elle ferme le livre et porte une main à son front.

- Trois, deux, un…- murmure-t-elle d’une voix douce et harmonieuse

- J’en ai… !- fulmine un homme qui vient d’entrer dans la chambre, aux des yeux injectés de sang, une allure froide et digne et des cheveux prématurément blancs.

- Zéro- conclut la dame par dessus le beuglement du nouvel arrivé- Bonne soirée, Salazar.

- Rowena- salua l’homme avec une inclination d’une courtoisie exquise- Je n’interromps rien, au moins ?

- Je t’ai parfaitement entendu depuis le coup de pied dans l’armure du coin du couloir- assura la sorcière en se levant- Un thé ?

- Je préférerais un coup de whisky- murmura l’homme en se laissant tomber sur un fauteuil.

La directrice plissa les yeux.

- Je te croyais abstème. Je jurerais même t’avoir entendu insulter Godric à ce sujet...

- Évite de prononcer « ce » nom, je t’en prie- coupa abruptement Salazar- Sais-tu ce qu’il a fait ?

- Il t’a encore battu aux échecs ?- aventura la sorcière.

- Il ne m’a jamais battu aux échecs !- rugit l’homme.

- Sans doute parce que tu prends les jambes à ton coup chaque fois qu’il y a échec- commente Rowena en lui servant le thé avant de s’asseoir à nouveau- Tu ne t’es pas amélioré depuis notre époque de gosses, Salazar. Je dirais même que tu es en régression.

L’homme engloutit le thé d’un coup.

- Vu que tu n’as pas l’intention de demander, je vais te le dire. Il a mis enceinte Helga.

Rowena baissa lentement la tasse depuis ses lèvres, et regarda Salazar avec incrédulité.

- Non

- Oui

- Non

- Je te dis que oui, nom de...!

- C’est incroyabale !

Rowena se redressa comme poussé par un ressort.

- Mais... mais enfin... depuis quand ?

- Et qu’est-ce que j’en sais Rowena, je ne m’intéresse pas à leurs petites promenades entre draps !

- Salazar, je t’en prie !- s’exclama-t-elle, indignée- Et pourquoi ne l’ai-je pas su ? Pourquoi te l’ont-ils dit avant moi ? Ils m’aiment bien moi, contrairement à toi !

- Eh !- protesta le mage

- Ce n’est pas ma faute si tu es insupportable- murmura-t-elle en se laissant tomber sur le fauteuil- de toutes façons, je ne vois pas ce qui te gêne tellement dans l’affaire.

- C’est qu’il essaie toujours de me devancer, tu ne vois pas ? Pourquoi doit-il avoir un enfant avant moi ?

- Salazar, tu n’aimes pas les enfants.

- J’adore les enfants !

- Tu te caches dans l’armoire d’entretien chaque fois que tes neveux viennent te voir.

L’ homme marmonna quelques mots incompréhensibles.

- Eh bien maintenant je veux un enfant.

- Eh bien je vois mal comment tu vas t’en sortir, à moins que tu te greffes un utérus artificiel.

Salazar regarda sa compagne avec colère.

- Tout ce dont j’ai besoin est une sorcière intelligente, belle, sensée qui se prête à porter mon enfant.

- Poste une annonce, on aura sûrement une queue d’aspirantes devant le château - sourit la femme- un moment... Qu’est-ce que tu fais à me regarder comme ça ?

Le sorcier s'était incliné vers elle et souriait lascivement.

- Rowena… Est-ce que je t’ai déjà dit à quel point tu es belle sous les tonnes de poussière de craie que tu portes dessus ?

- Allez Salazar...- la sorcière secoua la main- Cherche-toi une mascotte, un autre basilic ou quelque chose dans le genre. Je crois que Crochetets se sent seul ces derniers temps.

- Crochetets... Je ne l’ai acheté que parce que Godric se croyait très important avec son lion et tout le tralala... Mais c’est que maintenant je ne sais pas ou le fourrer !

- Tue-le et nous ferons des chaussures et des bottes pour tous les élèves- propose la sorcière.

- Vraiment, tu es d’un manque de coeur !

- Et c’est quelqu’un qui a un basilic comme animal de compagnie qui me le dit.

Salazar fronce les sourcils.

- En revenant au thème de notre enfant...

- Notre enfant ?

- Enfin, notre futur enfant...

- Bon, d’accord... NON- Rowena se lève à nouveau- Je n’ai pas l’intention d’avoir un enfant avec toi simplement parce que tu te vexes avec celui de Godric.

- Et si je te dis que je t’aime beaucoup ?

La sorcière éclate de rire.

- Attends, crétin, tu crois que je suis le chef de la maison des intelligents pour des prunes ?Même mon aigle ne te croirait pas.

- Et qu’est-ce que tu sais de mes sentiments ?- se défend-il, blessé.

- À part que tu n’en as pas ?

Des petits coups sur la porte interrompent la conversation. Après l’invitation de Rowena, un homme et une femme entrent avec les doigts entrelacés. Il est grand et roux, elle est blonde et légèrement rondelette.

- Helga, Godric- salue la femme brune avec effusion- Asseyez-vous, s’il vous plaît.

- Lèche-cul- murmure Salazar dans son dos

- Merci Row- remercie la sorcière avec un soupir- Nous venons te donner une grande nouvelle.

- Vous partez au Tombouctou ?- demanda Salazar avec un sourire innocent-

- Ce Salzi, toujours le mot pour rire !- s’exclame Godric en donnant une tape amicale dans le dos du magicien à yeux rouges qui l’envoie rouler 15 mètres en avant- Non, Helga et moi allons avoir un gosse.

Rowena sourit et serre ses amis dans ses bras.

- Quelle merveilleuse nouvelle

- Quelle merveilleuse nouvelle- singe Salazar en un murmure. La sorcière lui assène un discret coup de pied avec un de ses hauts talons.

- En effet- approuve Helga en regardant Godric- Un héritier de deux Fondateurs.

- Ce sera un petit prodige- concède Rowena.

- Ouais, un crétin courageux- apporte Salazar à nouveau dans l’oreille de Rowena, qui lui re-allonge un coup- Quoi ? J’ai dit quelque chose de mal ?

- Nous avions pensé de te demander d’enfermer Crochetets, Salzi- commente Godric en essayant de ne pas sonner trop sévère- Avec un marmot dans le coin, je ne crois pas qu’avoir un basilic dans le château soit très recommandable.

- Crochetets était là avant la marmaille !- proteste Salazar tout de suite- Je refuse de l’enfermer !

- Ça va sonner ironique, mais soit raisonnable Salazar...- intervient Rowena avec un demi-sourire.

- Salzi...- demande Godric.

- Ne m’appelle pas Salzi ! Ça sonne à marque de soupe instantanée, ou ça sonnera quand on inventera les soupes instantanées !- tempête l’homme sulfuré.

- Tu as dis il y a un moment que tu ne savais même plus ou le mettre...- rappelle Rowena en fronçant les sourcils

- Tout le monde est contre moi, c’est ça ? Je vois qu’on m’apprécie dans le coin ! Je me casse !- tonne-t-il rouge de colère

- Salzi, tu n’es pas logique...

Le sorcier, déchaîné, se tourne et lève le doit de façon menaçante.

- Ne-m’appelle-pas-Salzi D’ACCCOOOORD ? Et je me casse ! –rugit-il en marchant vers la porte- Et Rowena, sache que comme je suis le sorcier le plus mégapuissant de tous les temps je viens de me sortir un sort de la manche et tu est enceinte de moi !!

- Comment?- s’exclame la sorcière prise de court en sortant à pas de course derrière le magicien – Fils de piiip ! Viens ici grand piipipipiiiiii !

- Allons donc- sourit Helga- Qui aurait dit que Rowena avait un tel vocabulaire...

- Moi aussi je l’aurais si Salazar me laissait enceint- conclut Godric avec un geste de dégoût- Qu’est-ce qu’on fait maintenant avec Crochetets ? Je ne crois pas qu’il l’emporte.

- On pourrait l’enfermer dans les appartements de Salazar, tu ne crois pas ? Comme ça s’il revient le chercher...

- Dans le souterrain ? Pourquoi pas ?- concède Godric en embrassant les cheveux de sa femme.

- J’ai faim, on descend dîner ?

owowowowo

Malheureusement Salzi ne revint jamais. Il s’enfuit en Île de Pâques où il trouva une tribu d’indigènes tout à fait gentils qui le nommèrent leur roi et taillèrent son profil dans un tas de statues. Il se maria 17 fois et eut 42 enfants, environ.

Rowena eut son enfant et lui dit qu’il était sortit d’une noix. Ça traumatisa profondément le ptit gars. Encore aujourd’hui les descendants de l’enfant de Rowena souffrent dudit traumatisme, tout comme de l’envie d’éradiquer les descendants de Gryffondor et Poufsoufle.

Helga et Godric eurent 3 enfants et 7 chiens, tous appelés Tobby (les chiens et l’un des enfants.) À part fonder une école et créer ce qui s’appellerait plus tard la chambre des secrets (qui n’était autre que la chambre à coucher de Salazar) ils ne firent rien de plus d’assez remarquable pour mériter d’être écrit.

Crochetets doit encore se promener dans Poudlard (Actualisation: Harry Potter lui cassa la gueule et l’un des crochets, après que l’un des descendants de l’enfant-noix essaye de lui casser la gueule à lui)

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NdT : J’adore traduire des OS humoristiques (même si j’ai eu du mal pour traduire le surnom de Crochetets lol)

Je crois que je dois une explication aux lecteurs de LQTR (j’ai plus de 400 reviews !! YAY ! ) Je sais que j’ai pris encore plus de temps que d’habitude pour une traduction, comme si je voulais le mettre en suspens. La raison est que, en réalité, je veux le mettre en suspens. Un suspens très court d’à peine trois semaines de plus. Allez, vous ne vous en apercevrez même pas que ce sera fini

Je l’ai mis tout à la fin, mais c’est pas raison de se fâcher et de ne pas me mettre le review que vous alliez me mettre, hein ?

Xaphania

PS : Il faudrait présenter la théorie de l’enfant-noix à Rowling. Je la trouve hautement probable



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