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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » La potion Tueloup

DeesseMew
Author of 15 Stories

Rated: T - French - Romance/Angst - Remus L. & Severus S. - Published: 03-03-07 - id:3423034

Auteur : Fanficiton tourné sur RémusLupin, sa lycantrhopie et quelqu'un d'autre...surprise!
Vis à vis des livres : Ne tient pas compte des éléments du tome six.
Théme de la fic : Romance/angst/horreur


Chapitre un : « Pine Dawkins »

Quand Rémus Lupin descendit de ce que les moldus appelaient « bus », la pluie battait son plein dans la petite campagne retranchée d’Angleterre. Il n’était pas mécontent de sortir enfin du cauchemar du transport en commun. La plupart des passagers n’avaient pas arrêté de le dévisager. Peut-être a cause de ses habits miteux, de sa coiffure négligée ou ses traits fatigués et mélancoliques. Il tenait fermement dans sa main droite une valise dont le cuir était décoloré, parsèment enlevé de la surface, révélant des parties blanchâtres. Le sorcier regarda autour de lui tandis que le bus démarrait, lâchant derrière lui de la fumée aveuglante. Le jeune homme toussota plusieurs fois avant de faire un rapide état des lieux. Il se trouvait sur une route de campagne couverte de pavés, sur les bords de la dite route des barrières en bois blanchies par le temps. A certains endroits, les barrières étaient tombées. Elles étaient faites de deux planches qui étaient espacés verticalement de cinquante centimètres au moins. De l’autre coté de la route, des arbres aux allures piteuses et décharnées. L’herbe était noyée dans la boue. Au bout de la rue, le jeune homme pouvait apercevoir un réverbère complètement tordu. La cache où jadis une lampe se nichait était cassée, la petite porte permettant de changer la dite lampe de tout a autre pendait lamentablement au grés de la brise. Le froid, la pluie, le silence rendaient l’endroit sinistre. Lupin s’y attendait à tout cela. Il n’espérait pas trouver une campagne jumelle de Londres dans ces contrées. Et surtout pas avec les rumeurs qui s’y promenaient. Le jeune homme portait un pardessus marron, un jeans emprunté à son ami Peter Pettigrow – le pantalon était trop grand pour lui, une chemise blanche qui appartenait à Patmol, surnom de Sirius Black, et son pull rouge foncé en laine, emprunté celui-ci a son ami James Potter. Il était impeccable. Cela lui arrivait si rarement ces temps ci. Surtout durant certaines nuits. Il avait l’impression qu’en portant ses habits, il avait emporté ses amis avec lui dans son périple. Ce fut pourquoi, le jeune sorcier sortit un parapluie de sa modeste valise, l’ouvrit et se mit en route.

Il n’y avait qu’une légère brise mais la pluie glaciale redoublait d’intensité tandis que le jeune homme se rapprochait de sa destination. Bientôt, il la vit à l’horizon. Des maisons en bois aux fondations de pierres brutes, des champs, des charrettes sans chevaux prés des maisons. Quand il atteignit enfin GetHollow, il soupira en voyant l’état pitoyable du village. L’entré du village comportait une arcade soutenant le nom de la ville sur une planche en bois. La planche était détachée sur le coté gauche et menaçait de tomber d’une minute à l’autre. Sur la gauche, une maison en bois dont les briques de la cheminée étaient tombées. En face, un grand bâtiment surplombé par une horloge. L’hôtel de ville, d’après le jeune homme. Au loin, d’autres maisons, une était à coté d’un immense champ de blé envahi par les ronces, les mauvaises herbes et la boue. Le jeune homme ne fut pas surpris de ne voir aucun habitant dehors. Il se mit en route vers la première maison a gauche. le sentier de la ville était dépourvu de pavé. Plus il avançait, plus la boue recouvrait ses chaussures trempées par la pluie. Un écriteau avec une tête de sanglier bougeait au-dessus de la porte de la maison. Lupin pouvait y lire : « Au Sanglier Grognon ». C’était une auberge. Le jeune homme tapa par trois fois la porte en bois moisi et attendit. Il était décidé à retenter sa chance quand la porte s’entrouvrit. Une vieille femme dot le visage semblait aussi froissée qu’une feuille d’un mauvais texte d’auteur le fixa de ses yeux gris durant un moment. Elle portait une robe grisâtre, avait les doigts crochus et dégageait une odeur désagréable. Après deux secondes qui parurent durée une éternité pour le jeune homme, la vieille femme le laissa entrer. Lupin replia son parapluie et posa sa valise sur un plancher grinçant a chaque pas. L’auberge comportait un comptoir sur la gauche, un escalier sur le fond du même coté, de l’autre deux tables entourées par deux rangés de bancs. Les deux fenêtres du fond de l’auberge avaient été barricadées par des planches de fortunes. Des chandeliers au plafond éclairés la pièce. Certaines bougies étaient éteintes, consumées jusqu’au métal du support. Il régnait une odeur d’égout à ciel ouvert dans l’auberge. Rémus Lupin se força de s’y habituer.

« On se demandait si vous allez arriver en entier jusqu’ici, maugréa la vieille femme en se déplaçant vers l’escalier. »

Sa voix aigrelette, sa démarche lente, une main posée sur une hanche douloureuse. Le jeune homme était préparé à cela.

« Monsieur Lupin est arrivé ! cria la vieille femme en bas des escaliers. »

Quelques instants plus tard, un homme descendit les escaliers. Il était jeune, dans l’âge de Lupin d’après ses pommettes rosies et les cheveux d’un blond doré. Il avait les yeux d’un vert profond. Il portait une robe de sorcier noir avec un écusson décoré par une baguette magique et un os – l’hôpital de Ste Mangouste. Il avait les cheveux mi long et en bataille,un petit nez retroussé et une taille identique à Lupin. Il vint prés de lui et lui serra la main :

« Ah ! Vous voila ! lança-t-il chaleureusement. Je suis Pine Dawkins. Ravi de faire cotre connaissance !

-Moi, de même, articula Rémus en lui rendant la poigne.

-Vous avez fait un bon voyage ? demanda poliment Dawkins sur le ton de la conversation en désignant de sa main frêle une table. »

Il l’invita à s’asseoir tandis que la vieille femme retournait derrière son comptoir. Elle les regarda discuter de ses yeux globuleux et perçants. Lupin détestait cette sensation au creu de son dos tandis qu’il engageait la conversation avec l’autre jeune homme.

« La majorité des paysans ont paniqué ces derniers temps, raconta Dawkins en allant chercher de la bieraubeurre dans une petite commode derrière lui. C’est assez compréhensible… »

Lupin esquissa un sourire poli tandis que son hôte lui versa un verre et se rassit.

« Vous devez le savoir que c’est incurable alors qu’attendez-vous de moi ? S’enquit le jeune homme.

-Vous en êtes un non ? Expliquez leur que c’est vivable et qu’ils ne doivent plus rien craindre…

-Vivable…je ne suis pas sûre que savoir qu’une nuit par mois, on risque de tuer les êtres qu’on aime soit quelque chose de supportable.

-Oui bien évidemment…mais ici c’est devenu comme une folie. Dés que quelqu’un semblait se conduire de façon étrange, on l’embrochait ! »

Lupin recracha quelque goutte de sa bieraubeurre :

« Embrochait ?!

-Et son corps était brûlé sur la place publique. Un peu comme notre…espèce au Moyen Age,vous voyez ? Les gens ont commencé à s’accuser les uns les autres. Je suis sûr que certains ont été exécutés sans aucune preuve. Avant que je n’arrive, on venait de brûler une petite fille. Elle avait les dents prédominantes. Je n’ai pas pu vérifié le corps par la suite. Ils les enterrent très vite dans une fosse commune, derrière l’église. J’ai bien évidemment essayé d’y creuser pour découvrir quelque chose mais on a mis quelque bouture de filet du diable pour empêcher les « intrus » d’y regarder de plus prés.

-Y a t il eu des cas concrets ou juste une folie collective ? demanda Lupin doucement. La peur rend les hommes quelques peu stupides par moment.

-Je n’ai pas eu l’occasion d’en voir un à l’œuvre, Monsieur Lupin. »

Il but une gorgée de son verre avant d’ajouter :

« Il reste qu’une dizaines habitants sur une soixantaine ici. Je suis ici depuis une semaine et je n’ai pas réussi en tirer quelque chose. Je suis pourtant un envoyé de l’hôpital des sorciers mais rien n’y fait.

-Ce sont tous des sorciers ?

-Il y a quelque cracmols et deux ou trois Moldus mariés à des sorciers, expliqua le jeune homme. Les seuls sorciers qui sont restés ici ne sont là que pour les exécutions. Le ministère de la Magie ne veut même pas en entendre parler de leur agissement. »

Rémus Lupin soupira avant de passer ses mains sur son visage. Dans quoi s’était il encore fourré… ? Il aurait mieux fait de rester à Poudlard avec ses trois amis plutôt que venir ici jouer les psychologues pour sorciers et moldus en détresse. Il ne voulait pourtant pas abandonner si vite. Il était envoyé ici par Dumbledore en personne pour régler le problème. Quoique c’était impossible de régler une contamination pareille. Il devait trouver la source, ce qui avait déclenché tout cela avant que cela ne s’aggrave ou que cela atteigne les villes voisines.

« Ceux qui ont fuis, qu’est ce qu’ils sont devenus ? demanda Lupin en regardant droit dans les yeux de Dawkins.

-Une brigade de Ste Mangouste les attendait. On les a transféré d’urgence dans un département secret du ministère de la magie. La plupart étaient sains.

-Et les autres ? »

Dawkins but le reste de sa bieraubeurre d’une traite. Il regarda le fond de son verre d’un regard vide. Rémus Lupin appréhendait sa réponse mais ne préférait pas y penser. Il avait bien été accepté entant que…

« Ils sont envoyés à Azkaban, souffla-t-il. Le ministère ne veut pas créer un vent de panique. C’est pourquoi j’ai demandé de l’aide à Dumbledore pour résoudre cette affaire. Et vous voila ! Votre directeur m’a assuré par courrier que vous ne craignez rien ici puisque vous…vous en êtes un, vous aussi. »

Sans qu’il s’en rendît compte, Lupin agrippait les plis de son pantalon d’un geste brute.

« Et qu’espérez-vous ? Que je renifle ceux infectés pour que vous les envoyiez finir leurs malheureux jours à Azkaban ? fit Lupin, sur un ton un peu trop élevé qu’il l’aurait voulu.

-Exactement. »

Lupin se leva d’un bond et fusilla du regard son hôte. Ce dernier n’avait pas l’aire surpri de sa réaction. Après tout, on demandait à quelqu’un de trahir son « espèce » dans un certain sens. Le jeune élève de Poudlard aurait du s’en douter. Il était le premier à le savoir qu’il n’existait pas de remède a la lycanthropie. On l’avait envoyé ici non pas pour enquêter sur un cas comme un il le pensait mais pour dénicher toute une population. Il se demandait si le jeune homme en face de lui se rendait compte de la force que pouvait avoir un homme sous cette folie. L’état de la cabane hurlante après chaque nuit de pleine lune faisait froid dans le dos de Lupin a chaque fois. A chaque fois, il angoissait. A chaque fois il se demandait ce qui arriverait s’il arrivait à sortir de la cabane…A chaque fois il se forçait à dormir dans un coin de la pièce, sur le vieux lit miteux, attendant l’heure fatidique. Ses amis trouvaient ça « génial » de se transformer en bête. Ils avaient trouvé cela tellement « cool », « fabuleux » qu’ils étaient arrivés à être des animagis. Lupin aurait tout donné pour se transformer à sa guise, tout en gardant la tête mais pas une fois par mois, la peur au ventre des possibles conséquences de sa transformation. Dumbledore l’avait envoyé la bas comme sujet de fin d’année d’étude pour le jeune homme. Il pourra faire tout un exposé sur les Loups-garous et peut-être trouver un moyen de les soigner. Lupin avait juste une envie : sauter à la gorge de l’homme en face de lui. Lui faire comprendre que les infectés étaient encore des hommes et pas des animaux. Et leur crime.. leur seul crime était d’être différent. Dangereux certes mais différent. Pourquoi Lupin était il libre alors que tout les autres étaient en proie au détraqueurs ? Pourquoi lui pouvait encore profiter de l’air frais tandis que ses frères et sœurs de malédiction se terraient dans le pire endroit de la terre entière ? Pourquoi lui, pauvre sorcier de septième cycle, Gryffondor au cœur d’or, préfet en chef, était conduit dans cet endroit austère ? Parce que c’était la volonté de Dumbledore ? Oui, il aurait pu refuser. Il aurait pu tout aussi beine noyer balader son directeur. Mais quelque chose en lui, quelque chose enfoui tout au fond de lui-même l’avait convaincu d’accepter. En acceptant cette mission, il pouvait peut-être avoir la chance de trouver un remède définitif. Peut-être qu’en retournant à Poudlard, il pourra enfin regarder l’astre lunaire de ses yeux bruns fatigués. Et sa lumière douce et froide l’envahirait de la tête au pied. Et cette même lumière dessinera sur le sol l’ombre d’un homme. Un homme se tenant droit, les bras le long du corps. Des cheveux en bataille, une baguette a la main, une robe de sorcier ternie. C’était ce qu’il voulait. Il ne voulait plus que ce surnom « Lunar » lui aille aussi bien. Plus jamais le jeune Rémus Lupin ne voulait qu’on ait peur de lui un jour par mois. Il ne voulait plus que son nom apparaisse dans la liste des « Loups-garous » déclarés.

« Bien, je vous aiderai, murmura-t-il en se rasseyant »



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