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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Guimauve

Umbre77
Author of 25 Stories

Rated: M - French - Romance/Suspense - Harry P. & Draco M. - Reviews: 500 - Updated: 03-09-08 - Published: 03-15-07 - Complete - id:3441653

Auteur Umbre77

Titre Guimauve.

Résumé Alors qu’il se croyait enfin en paix, Harry Potter va vite comprendre que les erreurs du passé sont les pires. Suite de Mœurs et Coutumes.

Note de l’auteur : Parce que Yami m’a demandé de la guimauve, parce que j’aime faire enrager Ryry et lui faire n’importe quoi (oooh, oui, n’impoooorte quoi… (Mode pervers qui parle)), Je vous présente Guimauve. Amusez-vous bien ! (Auteur qui se marre tout en courrant se cacher).

Particularité Le mot Guimauve est ici dit ‘En français dans le texte’. Vous comprendrez quand on en parlera ! (Se marre toute seule)

oOooOooOo

Epilogue

Ce n’était plus le soleil qui le réveillait, le matin. Ce n’était plus Guimauve, en se levant. Rien de tout ça. Le matin, une main passait sur son corps. Parfois ses cheveux, parfois son torse ou son visage. Ce qu’il préférait, c’était de sentir la paume douce montée le long de son dos pour se plonger dans ses cheveux. Il adorait ça ! Et si, pendant ce mouvement, une bouche douce venant cueillir la sienne pour ensuite baiser ses paupières et son front, il gémissait de plaisir. Il adorait ses réveils matin depuis six ans. Et ce matin-là fut parfait.

Bien sûr, il était parfait chaque fois, mais celui-là, tous ses désirs furent comblés. Caresses matinales, petit-déjeuner au lit, douche chaude ponctuée d’une chaleur qui leur était propre. Une chaleur provoquée par le désir et son assouvissement. Tout fut cent fois mieux que les autres matins. Il était chouchouté, dorloté. Guimauve se leva et ne protesta pas face à son affection, comme il le faisait depuis qu’il avait eu dix ans. Il accepta de subir ses baisers et ses étreintes sans même grogner une seule fois. Peut-être parce qu’il les voulait ou parce qu’il voulait lui faire plaisir. Et Draco, lui, ne se moqua pas de lui une seule fois. Pas de ‘Papa poule’ ou ‘Gonzesse’ sarcastique. Simplement de la douceur. Et il adorait ça. Même si cette douceur était là pour l’aider à accepter leur départ.

C’était de toute façon inutile. Car quand il les regarda monter ensemble dans le Poudlard Express, à onze heures, il eut beaucoup de mal à ne pas les supplier d’en descendre. Beaucoup de mal à ne pas leur hurler qu’il les aimait, qu’il comptait sur Draco pour venir le week-end et même le soir. Surtout le soir ! Il ne pouvait plus dormir sans lui, de toute façon. Et Guimauve… Il lui avait fait promettre de lui écrire dès qu’il serait réparti. Pour lui dire sa maison, mais aussi pour lui parler de ses professeurs et amis. Le garçon avait levé les yeux au ciel, mais avait juré sur son honneur qu’il le ferait.

Son fils était déjà si grand, pour ses onze ans. Il avait déjà des réactions si mâtures, comme lorsqu’il avait accepté de laisser une seconde chance à sa mère, à son retour de cure. Où lorsqu’il avait commencé à appeler Draco ‘Papa’… Harry se souviendrait toute sa vie de l’expression surprise de son amant. De sa joie, ensuite, face à la signification de ce mot… Lui-même avait été transporté de bonheur. Rien ne lui plaisait plus que de voir son fils s’entendre si bien avec l’homme de sa vie… Rien, si ce n’est de ne pas être dérangé par ce dernier dans certains moments intimes.

Au début, rien n’avait été facile. Draco avait passé la première journée avec eux, mais pas une seule fois, ils n’avaient été proches. Ils voulaient laisser Guimauve s’adapter à la présence du blond parmi eux. Et cela prit du temps, surtout à cause des absences répétées de Draco. Comme prévu, ce dernier était reparti en Australie, peu de temps après, pour arrêter les derniers Ronori. Cette séparation avait été dure pour Harry, surtout qu’il n’avait pas l’impression d’être réellement avec Draco et qu’il avait appris que, pendant leur année de séparation, le blond ne l’avait pas attendu et avait été en couple quelques mois avec un enquêteur qui l’appuyait dans sa recherche. Il avait eu beaucoup de mal à imaginer son amant aux côtés de ce mystérieux enquêteur, loin de lui, alors qu’ils n’étaient mêmes pas ensemble. Les crises d’angoisse que cette situation avait déclenché avaient eu raison de plusieurs de ses nerfs, mais Draco tenait à mettre un terme à la menace qu’étaient les Ronori et il refusait de revenir.

Pour ne pas étouffer de jalousie, Harry avait vaguement tenté de se persuader que ce n’était pas grave. Lui-même ne fréquentait-il pas la majorité de ses ex ? Mais la majorité de ses ex étaient casés avec de bons amis. Tous, sauf Severus Snape, mais Harry n’avait pas vraiment eu envie d’aller ‘passer le temps’ en sa compagnie. Alors il avait préféré s’occuper de Guimauve qui ne comprenait pas pourquoi l’amoureux de son papa n’était jamais là. Le brun avait eu du mal à expliquer à l’enfant que Draco et lui voulaient construire une relation normale et qu’en plus de cela, le blond devait finir quelque chose qu’il avait commencé dans un autre pays.

« Qu’est-ce qu’une relation normale ? » avait bien entendu demandé Guimauve.

Harry était resté cinq bonnes minutes, la bouche ouverte, incapable de répondre. Qu’était-ce qu’une relation normale, après tout ? Il l’ignorait, il n’en avait jamais eu.

Mais il l’apprit dès le retour de Draco. Ce dernier arriva près de huit mois après le mariage de Blaise. Huit mois de correspondance et de souffrance, d’angoisse et de désespoir pour Harry qui ne voulait plus que le voir revenir et commençait à ne plus y croire. Mais il était revenu. Un samedi matin, il avait sonné à leur porte d’entrée, une peluche dans les bras et un bouquet de fleurs dans une main. Harry se demandait encore comment il avait pu appuyer sur la sonnette. Il fut pourtant si heureux de le revoir qu’il oublia bien vite ce détail.

Une relation Normale… Elle ne le fut pas tant que ça, car Draco faisait preuve d’un romantisme et d’une patience qui horrifiait Harry. Repas au restaurant – avec ou sans Guimauve – visite au cinéma, au zoo, ou dans toute autre évènement, soirée télévision ou simple dîner à la maison rythmèrent leur vie pendant près de cinq mois. Cinq mois pendant lesquels Harry n’avait qu’une envie : embrasser Draco. Mais même cela lui était refusé.

« Pas maintenant. Sois patient, Harry ! »

Le brun avait failli l’envoyer balader ! Il avait failli tout briser en le repoussant et en finissant par aller chercher quelqu’un d’autre, mais l’aide de James, Hermione et Blaise l’en empêcha. Ceux-ci, séparément, lui expliquèrent que cette attente était un test. Un test de Draco qui voulait s’assurer que Harry tenait vraiment à lui. Ce à quoi le brun avait répliqué avec rage :

« Mais bordel, c’est lui qui m’a plaqué, il y a plus de sept ans ! C’est à moi de le tester ! »

Mais tous savaient que Draco montrait lui aussi ce qu’il ressentait envers Harry. Ne subissait-il pas, lui aussi, cette douleur de ne pas pouvoir le toucher ? Et si Harry croyait avoir subi la plus grande épreuve, il s’aperçut que ce n’était pas le cas. Car si cela lui pris cinq mois pour obtenir enfin des baisers, ce fut encore plus long pour une relation plus poussée.

À la fin, il avait fini par désespérer. Par croire que, peut-être, Draco ne voulait pas plus de sa part. Et il s’était enfermé dans une sorte de morgue qui avait un peu surpris la majorité de ses proches. Si bien que Draco avait dû lui faire expressément comprendre que Si, il voulait plus de lui. Et la manière dont il lui avait prouvé resta gravée pour toujours dans la tête de Harry. Même s’il se promit en lui-même de le lui faire payer un jour cette attente. Cette relation distante l’avait épuisé et, à peine quelques jours après qu’ils aient fait l’amour, il avait fini par obliger Draco à s’installer avec eux.

« Ce n’est même pas discutable ! », avait-il déclaré, furieux, face à l’expression négative de Draco.

Et chaque matin, il avait eu le plaisir de se réveiller auprès de lui. Et il adorait ça. Il adorait passé du temps avec lui, mais plus encore lorsque Guimauve était là. Il ne pouvait pas se passé des petits-déjeuners, des balades, des jeux qu’ils faisaient tous les trois. Draco avait rapidement pris une place majeure dans leur vie à tous les deux. C’était de lui que Guimauve tenait son obstination et sa fierté, c’était grâce à lui que le garçon avait accepté sa mère quelques années plus tard…

Mais c’était terminé. Guimauve avait onze ans et rentrait à Poudlard. Quant à Draco, il y était professeur d’histoire de la magie depuis son retour d’Australie, mais Harry pouvait supporter son absence tant que son fils était là. Mais c’était terminé. Il était seul dans sa grande maison – pas si grande que ça, d’après Draco, mais elle était toujours trop grande à son avis. Et rien que la pensée de devoir y rentrer après le travail, alors qu’elle était vide, le rendait malade. Il avait traîné autant qu’il le pouvait au bureau et après s’être fait jeter dehors pas son directeur, il avait fait un détour dans les grandes surfaces encore ouvertes pour se trouver quelque chose à se faire réchauffer au four. Il n’avait pas envie de cuisiner non plus. Pour quoi faire ? Il n’y aurait plus Guimauve qui l’accueillerait avec un large sourire ravi, ni Draco qui le complimentait sur ses talents cuisiniers. Il n’y aurait plus que des murs vides…

Quand il rentra chez lui, il eut le plaisir de sentir la maison l’accueillir. Sept ans passés entre ses murs en compagnie de Guimauve avaient suffi pour enfin imbiber la maison de l’essence magique de la famille Potter et une pointe de la magie Malfoy commençait à s’y mêler même s’il manquait la présence d’une seconde génération pour qu’elle soit complète. Mais ça, ça ne risquait pas d’arriver. Draco ne semblait même pas décidé à parler mariage alors enfant…

Déjà bien déprimé par l’absence des deux hommes de sa vie, Harry se rembrunit d’avantage à cette pensée, tout en allumant le four. Chaque fois qu’il avait le malheur de parler union ou enfant, Harry était vertement réprimandé. Draco ne voulait pas en entendre parler et même si le brun essayait de vivre avec, il ne pourrait pas ignorer indéfiniment le pincement au cœur qu’il ressentait à l’idée de ne pas avoir d’autres petits bouts.

L’appétit coupé par ses pensées, Harry se résolut à aller ranger ses achats au congélateur. Les pâtes au gratin attendraient bien le lendemain. D’un pas traînant, il descendit à la cave pour pratiquement jeté ses repas de célibataire dans son congélateur avant de remonter. Il détestait être seul dans cette foutue baraque, mais il savait que Draco ne rentrerait pas ce soir-là. Le jour de la rentrée était le seul jour où il passait la nuit à Poudlard, sauf évènement exceptionnel. Déprimé, il remonta à l’étage, bien décidé à aller dépérir devant la télévision avec une bonne bouteille de whisky lorsqu’il se figea brusquement sur le seuil du salon.

Normalement, le salon aurait dû être plongé dans les ténèbres, si on excluait la maigre lueur provoquée par la cheminée, mais quand il y entra, la pièce était légèrement éclairée par quelques bougies posées ici et là. Certaines flottaient librement au plafond, leur lueur tamisée par leur hauteur. Devant la cheminée, l’habituelle table basse avait été recouverte d’une petite nappe blanche au bord pailleté d’argent. Et sur cette même table, deux couverts avaient été dressés. Les assiettes scintillaient à la lueur du feu et Harry n’eut aucune difficulté à identifier la vaisselle en porcelaine de la famille Malfoy. Un peu plus loin, sur une tablette disposée à côté de la cheminée, des plats recouverts attendaient d’être mangé. Harry pouvait percevoir un sortilège de maintien sur eux, signe que, même si on ne les mangeait que dans trois jours, ils garderaient leur saveur et leur chaleur.

Et enfin, élément le plus important de tout ce décor idyllique, Draco était là, habillé d’une robe élégante de couleur noire, appuyé contre le montant de la cheminée. Il n’avait pas dû l’entendre revenir, car il lui tournait le dos, semblant pensif. Harry eut un sourire en le voyant ainsi et s’approcha à pas discret avant d’aller passer ses bras autour de sa taille. Devant lui, Draco sursauta et, brusquement, le repoussa. Harry eut un léger rire et voulut recommencer, mais Draco le fusilla du regard, à sa grande surprise.

« Quoi ? demanda-t-il.

– Quoi ? QUOI ? s’écria le blond. Tu te fous de ma gueule ? Où étais-tu, bordel ? »

Harry eut un air surpris. Il cligna des yeux un instant puis, répondit, comme si c’était une évidence :

« Au travail ! »

Le blond sembla fou de rage.

« Il est 21 heures ! Que je sache, ton service s’arrête à 20 heures ! Alors peux-tu m’expliquer pourquoi tu étais au travail à cette heure ? C’était pour LE voir, c’est ça ? »

Harry resta un instant sceptique. Le voir ? Voir qui ? Il lui fallut quelques secondes pour comprendre de qui parlait Draco et il rit.

« Je ne l’ai pas vu depuis dix jours, monsieur le jaloux. Si je suis en retard, c’est parce que je suis allé m’acheter de quoi me réchauffer un repas avant de rentrer ! Je suis peut-être parti dix minutes en retard du bureau, mais j’ai passé l’heure qui suit à me lamenter dans la rue en traînant les pieds car je pensais trouver une maison vide en rentrant…

– Parce que tu comptes les jours où tu ne le vois pas ? » s’exclama Draco, ne semblant même pas avoir écouter le reste de ses paroles.

Harry leva les yeux au ciel. Il adorait que Draco soit jaloux, mais parfois, cela l’énervait au plus au point. Surtout qu’il n’avait aucune raison de l’être… Enfin, aucune. Presque !

Toute sa vie, il se souviendrait de la rencontre entre Draco et Anthony, cet homme qui avait été son second amant quelques années auparavant et qui l’avait fait marcher sur les mains sans aucune difficulté. Cet infect personnage qui s’était servi de lui et l’avait jeté ensuite sans aucun remord. Anthony avait été muté dans le service de Harry deux ans plus tôt. Au début, tout s’était bien passé, même si le Français faisait parfois quelques vagues tentatives pour séduire Harry. Celui-ci ne s’en inquiétait pas, car il savait qui il aimait et qu’il n’avait vraiment aucune envie de mettre son bonheur avec Draco en danger pour un connard prétentieux.

Malheureusement, quelques semaines plus tard, Draco était venu le chercher au travail et la terrible rencontre avait eu lieu. Anthony, un sourire jovial aux lèvres, avait salué Draco en le traitant de ‘la passade du moment’ et il avait poursuivi en lui disant qu’il devait se préparer à déménager car, quoi qu’il arrive ‘Harry est à moi et je le reprendrai. Personne n’a le droit de me prendre ma chose’. Si la chose en question n’avait pas été si choquée, elle lui aurait mis un bon poing dans la figure pour ensuite le rouer de coupq jusqu’à ce qu’il en crève ou jusqu’à ce que ses collègues Aurors l’arrêtent. Mais la chose fut tellement ébahie qu’elle ne réagit pas et Draco en profita pour faire ce qu’elle aurait dû faire : il donna à Anthony un royal coup de poing pour ensuite le rouer de coup. Le jeune Français ne dut sa vie sauve qu’à l’intervention de quelques Aurors qui les séparèrent vite fait.

Draco n’eut aucun ennui, heureusement. Il dut simplement payer une amende, mais c’était fort peu cher par rapport à l’état physique d’Anthony qui resta à Sainte-Mangouste au moins six jours. Après ça, il devint tyrannique quant à leur relation. Sans arrêt, il éprouvait le besoin de demander à Harry comment s’était passé sa journée, s’il avait vu Anthony et si jamais Harry répondait oui, ce qu’ils s’étaient dit, ce qu’ils avaient fait et bien d’autres questions encore !

Excédé par toutes ses questions, Harry avait fini par faire jouer ses relations et avait demandé le transfert de Anthony dans l’équipe de nuit. De cette manière, lorsque le Français commençait à travailler, Harry, lui, rentrait chez lui. Cette mutation avait grandement apaisé Draco, mais si jamais le brun revenait en retard, il avait droit à une seconde crise, comme celle de ce soir-là. Et comme à chaque fois, il savait ce qu’il avait à faire pour calmer son amant possessif et tyrannique.

« Bien sûr que non, je ne compte pas les jours où je ne le vois pas, répliqua Harry, tout en s’approchant de lui. Je compte les jours entre tes crises de jalousie. Bon sang, Draco, avec qui suis-je installé chez moi, dis-moi ? »

Tout en parlant, il alla nouer ses bras autour du cou d’un Draco boudeur. Il essaya bien entendu de le repousser, mais Harry résista et commença à embrasser sa gorge, comme à chaque fois.

« A… Avec moi, répondit finalement Draco, un frisson le parcourant.

– En effet, murmura Harry, sa langue parcourant sa peau. À qui n’ai-je de cesse de répété que je l’aime ?

– À moi, gémit Draco, commençant à se détendre sous les baisers et caresses de Harry.

– Bien, souffla le brun, mordillant son oreille. Et… avec qui vais-je sans doute faire l’amour ce soir… ?

– Alors ça, ça ne veut rien dire, tu aurais très bien pu le faire avec lui ! » s’exclama le blond, se tendant de nouveau.

Harry sourit contre sa peau, ses mains commençant à parcourir son torse.

« En dix minutes ? demanda-t-il. Non, Draco, personne ne peut me faire prendre mon pied en seulement dix minutes et tu le sais parfaitement bien… Enfin… Personne, sauf toi ! Et encore, ça dépend de la volonté que tu y mets… »

Le blond eut un frisson en le sentant chuchoter ainsi dans son oreille alors que ses mains détachaient sa robe avec patience. Il poussa un long soupir lorsque Harry lui enleva le tissu pour ensuite s’attaquer à sa chemise. L’air froid sur sa peau sembla le réveiller.

« Une seconde, Harry ! Je ne… ça ne fait pas partie de mon programme ! dit-il, tentant de résister au mouvement de son amant qui essayait de le pousser vers le canapé.

– Ton programme, je l’emmerde, répliqua le brun. Tu programmes tout, c’est agaçant. Quand tu vas enfin te pointer chez moi, quand nous allons nous embrasser la première fois, quand nous allons enfin faire l’amour. Cette fois, c’est moi qui prends les rênes et tu n’as plus qu’à te taire et à me suivre ! Je suis celui qui a été accusé d’adultère ! Tu es donc celui qui subit la punition ! »

Et tout en parlant, Harry l’obligea à s’asseoir sur le divan, le regardant ensuite de haut.

« Oui mais…, commença Draco.

– Silence ! répliqua Harry, se penchant sur lui. Crois-moi Draco, ce soir, Ton programme ne sera pas suivi ! »

Et tout en parlant, le brun se redressa et commença doucement à enlever ses propres vêtements. Bouche ouverte, la respiration haletante, Draco ne pouvait que le regarder. Harry savait parfaitement que Draco était incapable de lui résister une fois qu’il serait nu. Il savait d’avance que dès que son dernier vêtement tomberait, le blond le tirait sur lui pour ensuite l’embrasser et le caresser. Il savait d’avance que son amant pesterait contre ses propres vêtements qu’il enlèverait à la va-vite, sans se préoccuper de les déchirer, avant de renverser Harry dans le canapé et de le faire sien, encore une fois. Il savait aussi que le blond se montrerait plus sauvage, plus passionné, plus possessif, comme à chaque fois qu’ils se disputaient à cause d’Anthony. Draco avait besoin qu’Harry se donne à lui sans discuter, qu’il se laisse faire, sans aucune hésitation et le brun le faisait avec bonne volonté.

Tout eut lieu comme il le pensait. La seule différence fut peut-être l’excès de tendresse de Draco, lorsqu’ils eurent joui. Il était rare que le blond continue de l’embrasser, de le caresser après l’amour, mais cette fois, il le fit. Enlacé dans le canapé, ils respiraient fort alors que le blond continuait de lécher la peau devenue salée de Harry. Il était encore installé entre ses cuisses et, parfois, il faisait un vague mouvement de hanches pour caresser son bassin du sien.

Couché sous lui, bien qu’un peu écrasé mais pas du tout dérangé, Harry se laissait faire, un sourire paisible aux lèvres.

« Voilà une des raisons pour laquelle je suis content que Guimauve soit maintenant à Poudlard, murmura-t-il. Je peux faire l’amour avec toi où bon me semble... »

Draco siffla en réponse.

« Tu devrais avoir honte de m’avoir ainsi mené par le bout du nez ! dit-il.

– Qui m’a accusé de le tromper, encore ? » gronda Harry.

Draco poussa un long soupir tout en cessant ses marques de tendresses.

« Qui puis-je ? demanda-t-il. Je t’aime. Et je ne supporte pas de savoir que ce petit connard est près de toi. Qu’il essaye de t’arracher à moi !

– Pour qu’il m’arrache à toi, il faudrait beaucoup, répondit le brun. Il faudrait qu’il ait ton visage, ta voix, ton comportement, ton âme. Il faudrait qu’il ait ton nom, ton prénom et tout ce qui fait toi. Et malheureusement pour lui, il ne l’a pas. Il n’y a donc aucun risque. Cesse de t’inquiéter pour ce crétin. Déjà lorsque j’étais avec lui, je ne pensais qu’à toi. Sais-tu que je ne suis sorti avec lui à cette époque-là que parce qu’il était blond ? Je te cherchais en lui et j’ai trouvé un vrai salaud…

– Alors tu m’as trouvé, murmura Draco.

– Non, répondit Harry, amusé. Tu étais un connard, à l’époque, mais crois-moi, il était pire que toi. Tu ne m’as jamais traité comme il le faisait, lorsque nous étions ensemble à Poudlard. Ne t’inquiète pas. »

Draco lui sourit et s’appuya contre lui. Amusé, Harry noua ses bras autour de sa taille et ferma les yeux, prêt à s’endormir. Il aurait plongé dans un sommeil bienvenu si, brusquement, Draco ne s’était arraché à lui, le secouant par la même occasion.

« Réveille-toi ! lui dit-il. J’ai encore un programme à tenir ! »

Harry gronda, ouvrant les yeux.

« Ne t’ai-je pas dit que ton programme ne tenait pas, ce soir ?

– Je me fiche que tu ne veuilles pas le suivre, moi, je veux ! Lève-toi et… enfile ta robe de sorcier ! »

Tout en parlant, Draco suivit son propre conseil et attacha vivement son vêtement. Harry le regarda faire d’un air sceptique mais, après un sortilège de nettoyage lancé sur son propre corps, obéit à son amant qui s’était dirigé vers la table basse devant laquelle il s’était installé.

« Je n’ai pas faim, marmonna Harry, en allant s’asseoir devant lui.

– Moi non plus, répondit Draco. Mais… Ce sera plus simple pour moi de te parler comme je l’avais prévu… »

Harry leva un sourcil interrogatif. Finalement, il sembla réaliser que Draco était revenu de Poudlard alors que c’était la première soirée et qu’il ne le faisait jamais, sauf évènement exceptionnel. Il sentit alors une pointe d’angoisse s’infiltrer en lui. Bien sûr, Draco l’aimait et ne le quitterait pas. Mais ça ne l’empêchait pas d’avoir parfois des idées vraiment farfelues et dangereuses pour leur couple.

« Harry, commença Draco, tout d’abord, Guimauve m’a demandé de t’informer qu’il a été réparti à Serdaigle.

– Serdaigle ? s’étonna le brun, un large sourire aux lèvres malgré sa surprise. C’est merveilleux !

– Vraiment ? demanda Draco. Tu ne l’aurais pas préféré à Gryffondor ?

– Non, répondit Harry. Gryffondor ne lui convient pas, pas même Poufsouffle. J’avais une hésitation entre Serdaigle ou Serpentard… Mais je ne le trouvais pas assez rusé que pour aller dans ta maison, donc, je suis content qu’il soit à Serdaigle. Je sais que là, il s’épanouira sans problème… »

Draco lui fit un sourire.

« Tu es vraiment un bon père, » dit-il.

Harry sentit une douce chaleur se répandre en lui à ce compliment et il sourit largement.

« Merci, dit-il.

– Je le pense, répondit Draco. Et c’est parce que je le pense que je suis certain que tu es l’homme qu’il me faut. Tu me connais par cœur également. Tu sais comment apaiser ma jalousie, tu sais ce que j’aime faire ou non. Bien sûr, nous avons encore des différents… mais cela serait ennuyeux, sans cela, n’est-ce pas ? »

Harry haussa un sourcil. Qu’est-ce qu’il prenait à Draco de lui faire autant de compliments ?

« Tu as quelque chose à te faire pardonner, Draco ? demanda-t-il, amusé. Tu n’as jamais été aussi gentil… »

Le blond se renfrogna.

« Je ne suis pas méchant avec toi, que je sache !

– Non, je n’ai pas dit ça, s’amusa Harry. J’ai simplement dit que ce n’était pas dans ton habitude t’être aussi gentil… De me complimenter autant… Alors quoi ? Qu’as-tu fais comme bêtise ?

– Mais je n’ai rien fait, bon sang ! s’exclama Draco, agacé. J’essaye de te demander en mariage, merde ! Tu ne peux pas juste te taire et me laisser parler ? »

Harry ne répondit rien. À la place, il le regarda, les yeux écarquillés et l’air vaguement stupide. En face de lui, Draco poussa un soupir en appuyant sa main sur son visage.

« Voilà comment foutre mon programme en l’air. Tu me fais chier, Harry ! »

Ce dernier laissa échapper un rire.

« Tu sais que je n’aime pas les programmes, dit-il. Donc, tu voulais me demander… en mariage ?

– Je voulais ? Je veux ! Pourquoi utiliser l’imparfait ?

– Parce que je croyais que, comme j’avais gâché ton programme… »

Draco leva les yeux au ciel.

« Je l’emmerde, mon stupide programme ! Enfin non ! J’ai programmé de te demander en mariage aujourd’hui, je le fais, point à la ligne ! Et tu as intérêt à dire oui, c’est clair ? J’ai bien l’intention de t’épouser et d’avoir des enfants avec toi ! Et j’ai bien l’intention de t’obliger à emménager dans le manoir Malfoy dès la fin de cette année, c’est clair également ?

– Quoi ? s’exclama Harry. Mais j’aime notre maison !

– Je l’aime aussi ! coupa Draco. Je n’ai pas l’intention de la quitter définitivement, mais comme j’ai l’intention d’avoir au moins cinq enfants avec toi, nous n’aurons jamais assez de place ici ! »

Harry éclata de rire, les yeux brillants pourtant de joie.

« Cinq ? dit-il. Tu as programmé cinq enfants ? Et si nous en avons plus ?

– Et bien, plus on est de fous, plus on rit, répliqua le blond.

– Et si nous en avons moins ?

– Ils auront plus d’amour ! »

Harry rit de plus belle, tout en se déplaçant pour aller se jeter dans les bras de Draco.

« Bon, alors si ton programme est fait, je n’ai plus qu’à accepter, n’est-ce pas ? »

Le blond hocha de la tête.

« Tu as tout compris, » répliqua-t-il.

Harry secoua la tête tout en s’appuyant contre lui.

« Tu es vraiment le seul homme au monde à pouvoir me faire une telle demande en mariage, » dit-il.

Draco, qui amorçait un mouvement pour aller attraper son pantalon non loin de là, se figea.

« Comment, qui d’autre t’a demandé en mariage ? » dit-il, un air jaloux sur le visage.

Harry leva les yeux au ciel.

« Le père Noël, répliqua-t-il. Personne, andouille ! Je dis juste que, venant de quelqu’un d’autre, la demande n’aurait pas été aussi… Aussi toi ! »

Draco leva un sourcil alors qu’il sortait de sa poche de pantalon un écrin.

« Qui m’a obligé à abandonner mon programme ? Tu étais censé revenir à 20 heures, Tu étais censé mangé en ma compagnie et écouter ensuite ma demande en mariage tout à fait romantique normalement et TU étais ensuite censé te jeter sur moi pour me faire l’amour ! »

Harry éclata de rire.

« Nous avons juste un peu inversé les choses, et alors ? dit-il. Rien ne m’empêche de respecter la fin de ton programme… »

Draco se figea et leva vers lui un regard alléché.

« Vraiment ? Demanda-t-il.

– Tout à fait ! répondit Harry. Mais d’abord, je veux entendre ta demande en mariage tout à fait romantique…

– Oh non, Potter, répliqua Draco, tout en ouvrant l’écrin pour dévoiler deux bagues d’argent tout à fait identique et en attrapant l’une d’elles qu’il passa rapidement au doigt de Harry. Je te la ferais après, si tu le veux bien. Là, tu me mets cet anneaux, tu me dis que tu veux m’épouser et ensuite, nous allons dans notre chambre, est-ce clair ?

– Oui, monsieur le programmateur, répliqua Harry, tout en lui enfilant sa bague. Je veux t’épouser, Draco… »

Celui-ci eut un sourire amusé.

« Moi aussi, Harry, je veux t’épouser… »

Les bagues luisirent un instant et ils se sourirent tout en se levant et en quittant le salon où les bougies s’éteignirent. Ils gravirent les escaliers d’un air amusé pour ensuite s’enfermer dans leur chambre à coucher.

« Je n’oublie pas que tu me dois une déclaration romantique, fit remarquer Harry, tout en commençant à lui détacher sa robe.

– Vas-tu te taire et faire ce que tu m’as promis ? grogna Draco, agacé.

– À tes ordres, Draco, lui répondit Harry. Mais je n’oublie pas !

– Causes toujours ! » répliqua l’autre.

Il le poussa sur le lit avec autorité et Harry cessa dès lors de parler pour simplement gémir. Les programmes de Draco étaient peut-être agaçants, parfois, mais quoi qu’il arrive, Harry adorait leur fin !

FIN

Et voilà ! Mon Dernier chapitre de Guimauve est publié. C’est déjà la fin ! Enfin, déjà… Façon de parler. A l’origine, Mœurs était censé être une simple fanfiction humoristique née d’un délire entre deux folles… Finalement, cela a donné naissance à une fiction qui se termine mal et à une suite qui se termine bien…

Bref !

En tout premier lieu, je tenais à remercier toutes les personnes qui m’ont transmise leurs condoléances et leur sympathie dans cette épreuve que je traverse. Je me remets de ce décès à ma manière, c'est-à-dire en refusant d’y penser et en me plongeant comme une folle dans le travail ou d’autres choses (malheureusement pas les fics, ce qui explique mon retard ! lol).

En deuxième lieu, les personnes m’ayant « agresser » pour la suite ne sont pas des reviewers, mais des personnes que je fréquente sur msn ou via mail… Donc, que personne, dans les reviewers, ne se sentent visé, ce n’était pas mon intention. Je n’ai réalisé que certains pouvaient prendre ce message pour eux qu’après avoir publié et je suis désolée si j’ai offensé l’un de vous.

Et enfin, je profite de ce dernier mail pour vous informer d’un message que j’ai posté il y a quelque temps sur mon livejournal.

Prochainement, je vais stopper totalement l’écriture et la publication des fanfictions pour me lancer dans d’autres choses qui me tiennent à cœur (dont Fictionpress que j’ai vraiment délaissé, à ma grande honte).

Cependant, je vous rassure, je ne compte pas partir tout de suite, en vous abandonnant avec mes histoires non terminées. Ainsi, je terminerais avec certitude :

-Les Messieurs Potter-Malfoy,

-Futur et Mésaventure,

-Tout ira bien,

-Petit Papa Noël (mais je ne sais pas quand ! loll),

-Parfum d’Orient,

-Thérapie Scolaire (un OS non publié mais que je compte bien finir et posté un jour ! Non mais),

-Journal d’un père, bien que pour cette fiction, je pense qu’il va falloir attendre que j’ai fini TOUTES les autres avant que vous n’ayez la fin.

Guimauve étant terminé, je m’acharne dès à présent sur MPM et j’ai commencé la relecture totale de F et mésa, afin de ne pas faire d’erreur en écrivant le dernier chapitre et son épilogue (c’est que je n’ai pas envie de la gâcher en faisant des conneries).

Sur ce, je vous remercie pour votre présence, votre soutient et votre gentillesse.

A très bientôt pour Les Messieurs (euh.. Bientôt, c’est pas avant un mois ou deux, hein, je suis pas Flash, moi…).

A, j’oubliais ! J’ai, jusqu’à présent, réussi tout mes examens avec des notes que j’estime être parfaite (14/20 en comptabilité, 15/20 en Anatomie, 16/20 en Biologie et 18/20 en Informatique). J’ai passé ces examens le lendemain du décès de ma demi-sœur (enfin, je veux dire les quatre jours qui ont suivi…). Il m’en reste deux que j’ai passé il y a une semaine (j’ai du les reporter pour l’enterrement et parce que je ne pouvais plus simplement ignorer l’évènement comme je l’ai fait les 4 premiers jours) dont je n’ai pas encore les résultats, je les aurais dans quatre semaines. Néanmoins, merci pour vos encouragements qui m’ont énormément touchée.

Bisous à tous !


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