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Note : On m’a fait une remarque sur le chapitre précédent à propos de Parvati et du petit passage sur sa religion. Je voulais préciser ici que j’ai écrit ce passage sans vouloir offenser personne. En fait, j’ai hésité à la faire chrétienne mais on m’a dit que la religion musulmane était la seconde religion en Inde (la première étant l’hindouisme) ça me semblait donc plus logique qu’elle soit musulmane. Bref, je ne suis pas une experte en religion aussi pensais-je avoir assez précisé dans le chapitre 8 que c’était sa famille (et surtout son père) qui lui avait inculqué ses valeurs homophobes sous le couvert de la religion.
Voilà, j’espère que personne ne s’est senti offusqué dans ses croyances. Etant athéiste, la religion est pour moi un sujet aussi abordable que la politique ou n’importe quelles sciences sociales et peut être que je prends ça avec un manque de tact qui peut choquer certains mais c’est comme ça. Je n’accorde pas à la religion le caractère sacré que d’autres peuvent lui accorder.
Cette longue note pour dire que je n’attaquais pas la religion musulmane et même si personne ne l’a insinué, je préfère que ça soit clair au cas où .
Note2 : Puisqu’on me l’a demandé plusieurs fois, autant vous le dire ici : Mon bébé chat va bien ! Merci de vous en inquiéter (et c’est tellement spontané de votre part que j’en suis toute émue :p)
Allez place au chapitre neuf et neuf aussi (oui j’ai mangé un clown tout à l’heure) (BN : Et tu l’as mal digéré apparemment)
Merci à BN pour sa correction et toutes ses suggestions. Gros bisous à Quiproquo.
Chapitre 9 : Harry sur la touche (titre gentiment proposé par BlackNemesis, admirez donc ce jeu de mot sur le basketball !)
Marcus Flint serra les poings, le regard baissé sur Parvati Patil.
-Ai-je été assez claire ? demanda l’indienne froidement.
-Je les ai vus s’embrasser ! s’énerva Flint. Si ça t’amuse de sortir avec une pédale, ce n’est pas mon problème !
-Apparemment non.
L’indienne répondait elle-même à sa propre question. Marcus la détestait. Il n’avait jamais vraiment fait attention à elle avant aujourd’hui. Pour lui, elle n’était qu’une de ces nombreuses étrangères qui venaient dans son pays piller le savoir des siens. Poudlard pullulait de gens comme elle, venus des quatre coins du monde pour s’instruire. A croire qu’ils n’avaient pas d’écoles dans leurs pays d’arriérés ! Mais ce qui était le plus rageant c’était cet air suffisant qu’ils avaient tous.
Cette Patil était venue le trouver, juste après l’entraînement, pour lui dire de ne pas parler de Potter et de ce qu’il s’amusait à faire avec les garçons. Il ne voyait pas pourquoi elle le protégeait.
-Ecoute, reprit-elle sèchement. Je me fiche de ce qu’il est. Il peut même se faire passer dessus par des chiens si ça l’amuse mais il sort avec moi pour l’instant. Et je ne sors pas avec des gays. Je sors avec des types bien. Si j’entends ne serait-ce qu’une rumeur sur lui et sa sexualité, je saurai de qui ça vient Flint.
-Tu ne me fais pas peur, gamine ! cracha Marcus qui se retenait de la bousculer pour pouvoir partir.
-Et bien tu devrais avoir peur pourtant. (La voix de l’indienne était aussi coupante qu’une lame de rasoir). Je sors avec Harry Potter et peu importe le temps que ça durera. Je ne supporterai aucune éclaboussure. Je suis Parvati Patil, sais-tu qui est mon père ?
Flint acquiesça silencieusement.
-Tu sais aussi ce qui arrive à ses ennemis.
Flint hocha de nouveau la tête, son estomac se contracta. Il comprenait enfin ce que l’indienne essayait de lui dire. Elle dut s’en rendre compte car elle se permit un sourire cruel. A cet instant elle ne ressemblait plus à une petite lycéenne au sourire facile, elle était devenue une princesse froide et menaçante.
-Laisse Harry tranquille et tout ira bien pour toi. Ai-je été assez claire cette fois ci ?
-Oui, répondit Marcus à contre cœur.
-Parfait.
Il la regarda partir sans oser dire un mot. Il bouillonnait intérieurement. Il avait prévu de raconter partout que Potter était un déviant, une tapette qui aimait se faire mettre mais l’indienne venait de le lui interdire. A Poudlard, il ne fallait pas prendre ce genre de mise en garde à la légère. La rumeur disait que l’école formait les futurs dirigeants du monde mais c’était faux, ce que l’école formait c’était des gamins qui avaient déjà le pouvoir. Et comme dans une cour royale, il y avait une hiérarchie à respecter à Poudlard. Et dans cette hiérarchie, il était loin derrière la famille Patil.
La répugnance que lui inspirait Parvati se disputait à l’admiration. Elle mettait son amour propre au dessus de tout. N’importe quelle fille aurait fondu en larmes à l’annonce de l’homosexualité de son petit copain. Elle n’avait pensé qu’à préserver sa dignité. Les réputations à Poudlard étaient aussi importantes -ou fatales- que l’argent qu’on avait sur son compte en banque. Potter ne savait pas la chance qu’il avait de sortir avec l’indienne et il ignorerait sûrement toute sa vie, qu’elle venait de le sortir d’une très mauvaise situation.
En pensant au basketteur, Marcus sentit sa haine remonter à la surface. Il avait promis à Patil de ne pas raconter ce qu’il avait vu. Mais il se sentait personnellement visé par ce que Potter avait osé faire. Comme si ce dernier avait cherché à le narguer en embrassant dans un lieu public l’autre cinglé alors qu’il aurait dû se cacher, avoir honte comme toute autre personne dans son cas. Alors oui, il ne dirait rien à personne, mais le si formidable Potter allait payer, d’une manière ou d’une autre.
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Harry n’était pas allé manger après l’entraînement. Il avait l’estomac bien trop noué pour avaler quoique ce soit.
L’entraînement avait été sans doute le pire de toute sa vie, il avait dû supporter les ricanements de Flint et de son ami Adrian Pucey. Le troisième type qui l’avait surpris ne jouait pas au basket et Harry ignorait son nom. Il n’avait pas assisté à l’entraînement et Harry l’imaginait déjà en train de raconter partout que Harry Potter avait roulé une pelle à un serpentard.
Mais le pire n’avait même pas été le comportement insultant de Flint et Pucey. Non ce qui avait été affreux c’étaient les rares fois où il avait osé croiser le regard de Ron. Les yeux bleus, jadis rieurs, s’étaient transformés en deux glaçons qu’il n’avait même pas pu affronter.
Il pouvait supporter la honte et les moqueries, après tout, il n’allait pas passer toute sa vie à Poudlard et puis les gens se lasseront plus vite que lui de tout ça. Mais perdre son meilleur ami… ça il ne pouvait pas s’y faire.
Aussi, alors que les autres se restauraient, lui s’était enfui dans sa chambre où il cherchait des tonnes d’excuses pour expliquer à Ron ce qu’il s’était passé.
Il avait pensé rejeter la faute sur Malfoy, dire au rouquin que le blond l’avait forcé. Ou alors dire bêtement que c’était par curiosité et qu’il n’avait pas aimé, qu’il était hétéro, un vrai, que Ron pouvait regarder avec autre chose que de la haine dans les yeux.
Mais toutes ses idées, il les rejetait aussi vites qu’elles étaient venues. Son ami n’était pas stupide. Bon sang, il avait été témoin d’un acte que Harry aurait certes préféré garder pour lui, mais qui avait été une impulsion qu’il n’avait pas pu maîtriser ! Il avait aimé embrasser Malfoy et pas que cette fois ci, l’autre soir sur le parking aussi. Il aimait embrasser ce con et il n’y pouvait rien. Ça l’effrayait autant que de perdre Ron mais dans un cas comme dans l’autre, il avait la certitude qu’il n’y avait plus rien à faire.
Il en voulait à Malfoy d’être ce qu’il était. Ce type tellement différent qui l’avait intrigué au-delà d’une limite qu’il n’aurait jamais imaginé un jour franchir.
Mais le pire dans cette histoire, c’est que si son comportement avait sûrement tout gâché avec Ron, il en avait fait de même avec Malfoy.
Il ne savait pas si Malfoy était gay ou pas, il ne savait même pas si lui-même l’était. Il ne pensait pas l’être mais ne pas pouvoir s’empêcher d’embrasser un autre garçon, ce n’était pas vraiment le problème d’un hétérosexuel de base. Par contre ce qu’il savait avec certitude c’était que le blond le détestait et qu’il avait franchi une étape interdite avec lui. Pas qu’il veuille construire quelque chose avec le serpentard mais le blond avait le pouvoir de détruire sa vie et Harry avait sûrement signé son renvoi de l’école en l’embrassant.
Toutes ces réflexions tournaient en boucle dans son esprit : Ron, Malfoy, Flint, Parvati..., lorsque le rouquin revint enfin.
Harry s’était assis sur son lit en entendant la porte s’ouvrir et il resta figé incapable de dire quoique ce soit sous le regard plein de reproches de celui qui tout à l’heure encore le considérait comme un de ses frères.
Il le vit pincer les lèvres puis les ouvrir comme s’il allait dire quelque chose mais à la place il rentra dans la salle de bain. Harry se sentait trop lâche pour engager la conversation. Il ne tenait pas spécialement à se faire insulter par Ron. Il savait que son ami avait un pouvoir sur lui et qu’il pouvait d’un simple mot le faire se sentir comme la dernière des vermines et il se sentait déjà trop proche de ce qualificatif à son goût.
Aussi se coucha-t-il silencieusement. Ce soir là aucun d’entre eux ne parla mais Harry entendit Ron se retourner tard dans la nuit. Il n’était pas le seul à ne pas pouvoir dormir.
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-Revoilà le tarlouze, ricana Adrian Pucey à ses côtés.
Son souffle était chargé de whisky. Comme à chaque fois qu’ils sortaient, Adrian semblait mettre un point d’honneur à s’imbiber d’alcool.
-Qu’est ce qu’on fait ? On va le voir ? demanda Walden de son habituel ton calme, presque indifférent.
Walden Macnair ne buvait jamais, lui, et cela faisait froid dans le dos de Marcus quand il pensait qu’ainsi il n’avait aucune excuse.
Comme ses amis, il suivit des yeux Draco Malfoy pour le voir entrer dans un bar gay, la démarche tranquille, une cigarette pendue à ses lèvres. Flint se demanda si ce soir là, Malfoy avait encore pris de sa merde qui lui foutait le cerveau en vrac.
Ce n’était pas la première fois qu’ils venaient dans le quartier des gays et pas le premier samedi soir qu’ils y voyaient Malfoy.
Ça lui avait fait un choc de voir de blond dans le coin. C’était l’année dernière, lui et ses amis avaient pris l’habitude de venir ici de temps en temps pour « casser du pédé ». Cela consistait à observer les tarlouzes, se foutre d’eux de loin tout en ingurgitant le plus de bouteilles d’alcool possibles –du whisky en général, Adrian en était fou- et dès que l’un d’entre eux, se trouvaient seul dans une rue peu fréquentée le tabasser jusqu’à ce que son visage soit assez ravagé pour ne plus plaire à ses autres copines lopettes. Et les couilles prenaient aussi de sacrés coups, le but du jeu étant que l’erreur humaine n’ait plus l’occasion de se servir de ses bijoux de famille pendant un long moment. Et si Flint, Walden et Adrian travaillaient bien, le « long moment » se transformait en « définitivement ».
Ce soir là, il était en train de repérer leur prochaine proie, sans trop de sérieux parce qu’il était encore tôt dans la soirée et en général au final tout n’était qu’improvisation. Et ils avaient vu Malfoy. C’était Macnair qui l’avait reconnu en premier en hallucinant qu’un type de Poudlard puisse traîner ici. Leur étonnement avait été unanime lorsque sous leurs yeux, dans la rue en face, Malfoy avait roulé un patin à un type -exactement comme avec Potter dans le gymnase-. Ils avaient ainsi compris que le fils de Lucius Malfoy non content de faire parti de la classe « spéciale » aimait aussi faire joujou avec la queue des autres mecs. Malfoy ne les avait jamais repérés et Flint avait tenu à ce que cela reste ainsi. Dumbledore n’apprécierait sans doute pas le genre d’activités extra scolaire que Marcus et ses amis affectionnaient. Et le serpentard était quand même le fils de Lucius Malfoy et tout le monde savait que l’homme d’affaire était puissant et sans pitié.
Et aujourd’hui, il était encore là. Flint remarqua qu’à présent, à chaque fois qu’il venait dans le quartier gay, il cherchait le blond des yeux.
Et Macnair proposait presque toujours qu’ils s’en prennent à Malfoy, à croire qu’il ne voyait pas le risque que cela représentait et comme d’habitude Flint refusa fermement.
-Pourquoi ? demanda Adrian d’une voix ébréchée. L’indienne nous a juste dit de ne pas raconter ce qu’a fait le bigleux avec Malfoy. On a nos cagoules, on est méconnaissables !
-On ne sait jamais, siffla Flint.
Il n’aima pas le regard en coin que Walden lui lança mais préféra se concentrer sur Malfoy.
-Mais c’est chiant ! reprit Adrian à sa droite. Dès que l’attardé est dans les parages, on ne fait que le mater sans jamais s’en prendre à quiconque ! Regarde ce black là bas, il n’a pas l’air à l’aise, j’aime bien quand ils sont comme ça, on dirait des bichettes aux abois !
-Moi je préfère quand ils jouent aux durs, commenta Walden, un sourire planant sur ses lèvres. Et puis j’aime voir leurs yeux après, quand ils comprennent…
-On ne touche à personne ce soir, coupa Marcus agacé, Malfoy pourrait nous voir.
-Ben qu’il matte ce con ! brailla Pucey faisant se retourner quelques personnes. Puis après ça sera son tour !
-Ta gueule !
Marcus préféra s’éloigner et puis Malfoy venait de disparaître de son champ de vision. Il prit un air dégagé et rentra à son tour dans le bar gay. Il revoyait sans cesse dans sa tête le blond et Potter entrain de s’embrasser. Ce sale orphelin, en plus de se la jouer au basket, se permettait d’embrasser Malfoy sous ses yeux. Son insolence était un affront et la haine qu’il éprouvait pour les deux jeunes hommes en devenait presque effrayante. Pourtant il savait que jamais il ne toucherait au blond. Le serpentard l’effrayait pour des raisons qu’il refusait d’analyser. Mais il ne pouvait s’empêcher de le suivre quand même. Le bar jouait une musique de jazz, Malfoy venait à chaque fois ici, ça changeait de la musique techno qui faisait vrombir les murs des autres établissements.
Flint vit les regards se tourner sur le blond sans que ce dernier semble en avoir conscience. Malfoy avait du succès et pourtant peu de gens l’approchaient. Peut être était-ce à cause du fait que les seuls sourires qu’il daignait adresser étaient débordants de sarcasmes ou de mépris. A croire qu’il ne savait comment séduire ou peut être ne voulait-il tout simplement pas le faire. Mais dans ce cas, pourquoi venir dans le quartier gay un samedi soir ?
Le mystère A ne cessait d’intriguer Marcus. C’était cette curiosité qui lui faisait suivre le blond comme un chien suivrait un maître violent, de loin mais avec un entrain incapable à contrôler.
Un jour Malfoy se rendrait compte de son manège et alors que ferait-il ? Que croirait-il ?
Marcus plissa les yeux, un petit jeune ayant vraisemblablement trop bu se dirigeait vers le serpentard. A croire qu’il leur fallait être saouls pour oser l’aborder.
Le jeunot –qui était pourtant sûrement plus vieux que Malfoy- n’avait aucune chance. Il était trop gras, trop puant pour plaire au blond. Il s’approcha de sa table et l’air de rien Marcus s’approcha aussi pour ne pas perdre une miette de la discussion. Il fit en sorte de se trouver derrière le blond et s’assit dos à lui. Son cœur battit plus vite en se sentant si près de Malfoy et il joua avec un verre sale devant lui pour se donner une contenance.
-T’es tout seul ? disait le balourd vaguement blond à Malfoy.
-Apparemment, tu as une capacité de déduction frisant le génie, ironisa la voix froide de Malfoy derrière son dos, félicitations !
-Tu-tu te moques de moi ? bégaya l’autre et Marcus ne put qu’imaginer son froncement de sourcils d’abruti.
-Oh oui, tu es très fort, fit Malfoy faussement admiratif.
Flint plaignit presque l’autre garçon.
Il se retourna discrètement, ne pouvant résister à l’envie d’avoir l’image en même temps que le son à la scène qui se déroulait près de lui.
Malfoy avait enlevé sa veste et portait un t-shirt à manches courtes- chose qu’il ne mettait jamais à Poudlard- et Flint eut tout le loisir de voir le tatouage sur son avant bras gauche : Une tête de mort avec un serpent qui sortait de la bouche du squelette tronqué. Ce n’était pas un beau tatouage et il supposa que Malfoy devait en avoir honte et que c’était pour cette raison qu’il ne le montrait pas à Poudlard. Il ne croyait pas la rumeur qui disait que Malfoy faisait parti d’un gang, même si cela pouvait expliquer cette marque peu attrayante. Elle jurait sur la peau pâle, cela faisait à Marcus l’effet d’une salissure et pourtant il aimait la regarder. C’était comme voir un tag sur un mur classé monument historique et trouver ça bien car on pouvait se dire que si d’autres s’étaient appropriés ce sacro-saint de mur alors on pouvait le faire aussi.
Il finit pas détacher les yeux du bras pâle et les posa sur le gros garçon qui avait l’air de plus en plus mal à l’aise. Flint se dit que s’il avait l’occasion d’en parler à Pucey et McNair, ça serait avec ce gars là qu’ils allaient s’amuser ce soir. Rien que d’y penser Marcus avait déjà les poings qui le démangeaient.
-…t’offrir un verre ?proposa le garçon.
-J’ai de quoi me payer ce bâtiment, cingla Malfoy, je n’ai que faire de ton verre.
Marcus ne put que voir l’autre se ratatiner un peu plus sur lui-même. Autour de lui, les autres hommes lui jetaient un regard moqueur ou de pitié mais aucun n’intervint pour éloigner leur pair de la langue acérée du serpentard.
-Je…je vais te laisser alors…abandonna finalement le jeune homme qui semblait regretter d’avoir osé s’approcher de Malfoy.
Le blond ne répondit rien et se contenta de regarder ailleurs, comme si la discussion ne l’intéressait déjà plus et jeta un coup d’œil à la salle. Soudainement, Flint le vit se crisper et le fait en soi était assez étonnant pour qu’il en cherche la raison. Il regarda dans la même direction et le vit. Oh ! Il n’y avait pas que Malfoy et lui qui regardaient ce type. Mais Malfoy et lui devaient être les seuls à ne pas le dévorer des yeux. Le blond semblait en effet plus contrarié qu’autre chose, tandis que que l’homme aux cheveux noirs s’avançait vers sa table. Flint se demanda où il l’avait déjà vu avant de se détourner sous le regard gris que venait de lui lancer le nouveau venu.
Il avait le même regard que Malfoy et Flint se rendit compte qu’il rougissait.
-Je t’ai enfin trouvé ! fit l’homme durement. On rentre maintenant.
-Non.
-Ne fais pas l’idiot Draco ! Est-ce que tu as pris de la drogue ? Qu’est ce que tu faisais ici ? Tu es mineur je te signale ! Tu n’as pas le droit de consommer de l’alcool, ni même d’entrer dans un bar !
-Crie plus fort Sirius !siffla Malfoy. Je ne suis pas sûr que le type derrière moi qui me matte depuis tout à l’heure a bien compris tous tes mots.
Sous le choc Marcus se sentit se tendre, puis ce fut à son tour de se ratatiner sur sa chaise.
-Ne détourne pas la conversation et suis moi.
-…il me semble l’avoir déjà vu quelque part, fit le serpentard songeur.
Marcus fut alors sûr que le serpentard allait se rappeler, après tout, il l’avait insulté le jour même et il le croisait souvent à Poudlard.
-C’est peut être une de tes conquêtes, persifla la voix de celui qui s’appelait Sirius. Avec les trucs que j’ai trouvé dans ta chambre, je me demande comment tu peux encore te souvenir de ton nom.
Le blond ne sembla même pas choqué par le fait que quelqu’un ait fouillé sa chambre, il semblait trop préoccupé par le problème que semblait lui poser Marcus. Ce dernier n’osait pas se retourner et écoutait la conversation comme si ce n’était pas vraiment de lui dont on était en train de parler.
-Non, répondit enfin Malfoy, c’est sur que ce n’est pas une de mes conquêtes. J’ai quand même un minimum de goût. Ça ne doit pas être quelqu’un d’important.
Puis il se leva alors que Marcus avait l’impression qu’il venait de recevoir un coup de poing dans l’estomac.
Il ne les regarda pas partir et entendit encore Malfoy demander à l’homme s’il avait bien tout rangé dans sa chambre après l’avoir fouillé. Il ne comprit pas la réponse et ferma les yeux.
Ça ne doit pas être quelqu’un d’important, avait-il dit.
Potter…
Il aurait été Potter, il l’aurait reconnu immédiatement.
Potter était important…à croire qu’il fallait être pauvre et orphelin pour attirer les regards. Ce sale petit con, paradait dans l’école la tête haute alors qu’il n’était même pas capable de s’acheter des fringues à sa taille. La seule chose qu’il maîtrisait à peu près c’était de faire rebondir le ballon orange et même ici encore, Marcus était sûr que le fait qu’il soit sans le sous rajoutait à sa célébrité. En réalité, Bibine, et Dubois avant elle, mettaient toujours Potter en valeur sur le terrain alors qu’il n’était pas forcément meilleur que les autres. C’était un usurpateur qui n’avait pas sa place à Poudlard. Peut-être que si ça avait été lui le meneur de l’équipe de basket, comme la logique le voudrait, même un snobinard détaché comme un Malfoy l’aurait reconnu ?
Oui, il aurait dû être à la place de Potter.
Rongé par une jalousie qu’il ne comprenait pas, Marcus eut alors une idée et c’est avec une logique froide qu’il commença à en préparer le déroulement.
A suivre…
Oui, je sais, ce chapitre est court mais j'ai préféré couper là pour que vous ne l'ayez pas trop tard.
Je ne sais pas quand je posterais la suite. Je voulais aussi rétablir la vérité, BlackNemesis n'y est pour rien dans cet arrêt à ce passage là, mais j'aime bien l'accuser de tous les maux:p
Qui aime bien chattie bien, paraît-il et je l'adore la miss!
Biz à tous.
Artoung