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Dop
Author of 19 Stories

Rated: M - French - Drama - Subaru S. & Seishirou S. - Reviews: 16 - Updated: 07-13-07 - Published: 03-30-07 - id:3465952

Chapitre 4 : Entre doute et espoir

Seïshiro rentra chez lui dépité. C’était peut être la première de sa vie où il doutait réellement de la conduite qu’il devait tenir. Pris à la gorge pas son client qui le faisait chanter, il n’avait pas d’autre choix que de se plier à ses directives. Finalement, il avait eut ce dont il méritait. A force d’accepter des contrats et d’éliminer les gens il fallait bien qu’il tombe un jour sur plus fort que lui. Et ce jour était apparemment arrivé.

Il poussa la porte de chez lui et aussitôt des aboiements et des miaulements se firent entendre. D’un pas monotone, il se dirigea vers le chenil où il entreposait ses patients pour la nuit. C’était une vaste pièce rectangulaire où des cages de taille différente s’alignaient et l’empilaient les unes au dessus des autres. Le coin opposé aux cages lui servait de lieu de stockage pour ranger les cartons de matériel médical, les paquets de croquettes et médicaments en tout genre.

« Chuttttt ! Oh vous allez arrêter de japper un peu ! »

La plupart des cages étaient vides, seule trois d’entre elles étaient occupées. Seïshiro se dirigea vers la plus grande cage, celle qui se trouvait au fond à droite de la pièce. Il s’agenouilla à hauteur de la porte qu’il ouvrit délicatement, avec une certaine méfiance.

Dans celle-ci était enfermé un labrador de taille adulte et au pelage golden. Le pauvre animal s’était fait renverser par une voiture et les blessures qu’il avait subit étaient assez importantes. Seïshiro ne savait pas si il pourrait passer la nuit et il avait bien averti les propriétaires que même si c’était le cas, il aurait mien fallut l’euthanasier pour mettre un terme à ses souffrances inutiles. L’animal était condamné quoiqu’il en soit… Mais trop attaché à leur chien et à l’espoir d’une rémission miraculeuse, les propriétaires avait refusé l’euthanasie implorant Seïshiro de faire tout ce qu’il y avait en son pouvoir pour sauver l’animal.

Seïshiro se mit à quatre patte et pénétra à moitié dans la grande cage. Le chien gémit et son regard fatigué n’était que le reflet de sa trop grande douleur.

« Tu n’as pas eut de chance toi. Je ne peux rien faire de plus pour t’aider tu sais »

Seïshiro caressa l’animal et le chien ferma les yeux comme si ces caresses l’apaisaient.

« Tu as des maîtres qui t’aime. Il t’aime tellement qu’ils ont peur de te perdre, le gros toutou. Ca serait bien que tu tiennes le coups jusqu’à demain matin pour leur dire au revoir. »

Condamné… Tout n’était plus qu’une question de temps avant que l’animal ne succombe à ses blessures trop importantes.

Condamné… un peu comme Subaru qui devrait tôt ou tard retourner dans ce laboratoire pour y être traité comme un sujet d’expérimentation, à subir Dieu sait quel sort funeste

Condamné… Un peu comme lui aussi qui subissait sa vie plus qu’il ne la dirigeait.

Le chien émit une plainte et Seïshiro ferma les yeux. L’animal souffrait trop. Beaucoup trop…

Il se dégagea de la cage qu’il ne prit même pas la peine de refermer et il se dirigea vers la salle de consultation là où se trouvait son matériel. Il leva le champ stérile qui protégeait une partie de ses instruments et se saisit d’une seringue assez impressionnante. Puis, lentement, il ouvrit la porte du petit réfrigérateur et en sortit un flacon rempli d’un liquide incolore. Il soupira puis rempli la seringue du liquide avant de retourner voir le chien qui n’avait pas bougé d’un millimètre.

A nouveau, Seïshiro se mit à quatre patte pour accéder à l’animal et après lui avoir administré quelques caresses gratifiantes, il lui injecta la totalité du sérum présent dans la seringue.

Doucement, avec ses dernières forces, l’animal riva ses yeux ambrés et larmoyants sur celui qui allait le délivrer de cette douleur. Comme pour le remercier de son acte, comme s’il comprenait ce qui était en train de se passer, le chien posa sa tête sur le bras du vétérinaire et ses yeux se fermèrent lentement. Très lentement, ils ses fermèrent pour ne plus jamais s’ouvrir…


Depuis sa derrière rencontre avec Seïshiro, une semaine s’était passé sans qu’il n’ait aucune nouvelle de ce dernier. Pourtant, il ne se passait pas une seule journée sans que Subaru ne repense à Seïshiro. Il pensait à sa gentillesse, à son sourire doux et confiant, à son regard ambré qu’il évitait consciencieusement de croiser pour ne pas se perdre en confusion ou en babillage gêné. Lorsqu’il croisait le regard tendre de Seïshiro, il avait l’impression de perdre tout ses moyens. A la fois lénifiant et malicieux il avait le don de mettre Subaru mal à l’aise et pourtant, paradoxalement, Subaru se plaisait à plonger dedans.

En fait, depuis que Seïshiro avait fait une entrée aussi fracassante qu’inattendue dans sa petite vie sombre et solitaire, Subaru ne cessait d’espérer que ce ne serait pas qu’une passade et qu’il serait amené à le revoir prochainement. A ses cotés il se sentait bien C’était un sentiment qu’il avait beaucoup de mal à accepter mais il ne se l’expliquait pas. A quelque part, Seïshiro arrivait à rendre heureux une petite parti de lui même.

Subaru regarda sa montre. D’ici quelques minutes il aurait fini son service. Vendeur dans cette boutique de glace n’était pas le travail dont il aspirait réellement. Il ne se sentait pas à l’aise avec la clientèle, trop réservé pour paraître épanouie dans ton boulot. Tout cela le blasait mais il n’avait pas vraiment le choix si il tenait à percevoir un salaire mensuel.

Trop perdu dans ses pensées, Subaru ne remarqua pas qu’un client venait de faire son entrée dans la boutique et qu’il se tenait maintenant devant le dipping des glaces, attendant de passer sa commande.

« Bonjour Subaru ! »

Aussitôt qu’il reconnu cette voix, Subaru releva la tête vers l’homme et son visage s’illumina d’un de ses rares sourires.

« Seïshiro ! Quelle hasard de vous voir ici !

- Hasard pas vraiment en fait. Je dois vous avouer que j’ai cherché pendant des heures pour trouver la boutiques dans laquelle vous travaillez. Et pour prouver que mes recherches ne sont pas restées infructueuses, je sais même que vous quittez votre service dans…, il consulta sa montre, dans deux minutes et 46 secondes ! Le temps pour vous de me servir une glace en vous attendant. Si toutefois vous n’avez rien de prévu bien sur !

- Non. Je n’ai rien de prévu. »

A nouveau, pour une raison qu’il ignorait, Subaru se sentait plus léger. Il en arrivait presque à la conclusion que c’était Seïshiro qui exerçait cette influence positive sur lui.

« Alors, Monsieur, qu’est ce que je vous sert ? demanda Subaru amusé

- Et bien, le choix est difficile ! Je prendrai quatre boules de glaces dans un pot s’il vous plaît avec euh… deux boules de Pralines and cream et deux autre de cookie cream ! Moui… ca sera parfait ! Et surtout avec deux petites cuillères ! J’attends un ami qui doit quitter son taff d’ici peu ! »

Subaru ne put s’empêcher de sourire tout en préparant la commande

« Cet ami à de la chance !

- Non, c’est plutôt moi qui est de la chance de l’avoir trouvé. »

Une délicate couleur pourpre prit naissance sur les joues de Subaru qui espérait que cela passerait inaperçu aux yeux de son vis à vis.

Après quelques secondes, Subaru servit la commande à Seïshiro qui régla le tout avant de sortir de la boutique afin d’aller s’installer sur un banc publique juste en face.

Avec empressement, Subaru se dépêcher de se changer pour aller le rejoindre. Etrangement, ce comportement impatient et légèrement ému ne lui ressemblait pas. Il avait l’impression de se transformer petit à petit en quelqu’un d’un peu plus humain qu’il ne l’était avant. C’était comme si la partie morte de lui même reprenait peu à peu de la vie.

« Ca y est j’ai fini ! »

Seïshiro se décala pour laisser à Subaru la place de s’installer sur le banc et il lui tendit une petite cuillère en plastique

« Ca faillit fondre ! J’espère que vous aimez ces parfums au moins, je ne vous ai même pas demandé

- Oui, ils sont très bon !

- Parfait alors !

- Vous avez déjà terminé votre travail ? Je pensais que les consultations vétérinaires devaient vous prendre plus de temps

- Oui et non. Lorsque je suis de garde comme c’est le cas aujourd’hui, je ne peux pas exercer d’interventions chirurgicales ni de consultations dans le cas où je serai appelé pour une urgence. J’ai donc toute mon après midi de libre

- Et vous avez beaucoup d’urgence ?

En règle général non et tant mieux, ca veux dire que les animaux se portent bien »

Subaru prit un cuillerée de glace qu’il englouti

« Quand j’étais jeune je voulais être vétérinaire…, confia t-il

- Ah oui ? Et pourquoi avez vous abandonné ce projet ?

- C’était qu’un rêve de gamin. Une sorte d’utopie… »

Subaru avait toujours aimé les animaux. En leur compagnie il se sentait en confiance, il les comprenait et parfois, il avait l’impression qu’eux aussi arrivaient à le comprendre. Soutenu par Hokuto, il s’était inscrit dans la branche scientifique du Campus Clamp en vu de réaliser sa vocation. Et puis le drame était apparu… Hokuto avait disparu et avec elle une partie de la vie de Subaru. Son bonheur, sa joie de vivre, son entrain, son rire…. Tout cela s’était évanoui depuis ses longues années. Ses résultats scolaires avaient fait une chute vertigineuse et son assiduité en classe s’était faite plus anarchique. Sans surprise aucune, il échoua ses examens de fin d’année et pris la décision d’arrêter les cours.

Finalement, pensant qu’Hokuto ne serait pas très fière de lui de le voir baisser les bras aussi facilement, il avait essayait de reprendre ses études là où il les avait laissé. Mais deux longues années d’oisiveté s’étaient écoulées et le retard accumulé avait eut raison de lui. Même avec l’aide attentionnée de Kamui il n’avait jamais réussi à combler ses lacunes et avait donc stoppé définitivement ses études pour se trouver un travail lui permettant de s’assumer seul.

« Je ne pense pas que ce soit utopique que d’espérer réaliser la profession que l’on aime. Intervint Seïshiro. La preuve c’est que j’ai réussi à devenir vétérinaire alors pourquoi pas vous ?

- C’est trop tard maintenant pour tout ca…. »

La sonnerie polyphonique d’un téléphone se fit entendre et comme s’il s’agissait d’un automatisme, Seïshiro fouilla dans la poche de sa veste. Il en sortit un téléphone portable et il s’excusa apurés de Subaru avant de décrocher.

« Allo ? Ah, quand ca ? D’accord je comprends. Calmez vous Madame, ca ne sert à rien de paniquer. J’arrive tout de suite. Oui oui. Non ne vous inquiétez pas et surtout ne tentez rien ! Voilà si vous voulez. A tout de suite ! »

Seïshiro raccrocha brusquement et se leva

« Je dois y aller Subaru. Une urgence … »

Il s’approcha d’un pas vif d’une poubelle dans laquelle il jeta le reste de sa crème glacée.

« Je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir, c’est délicat. Venez avec moi si vous voulez, je vous reconduirai chez vous après ! »

Subaru hésita et voyant que Seïshiro trépignait d’impatience il accepta la proposition.

Ensemble et en courant à vive allure, ils regagnèrent la voiture de Seïshiro et celui-ci s’engagea sur le périphérique.

« La circulation est fluide, c’est une chance ! »

Subaru qui n’avait pas ouvert la bouche depuis qu’il était rentré dans la voiture se décida à prendre la parole.

« C’est quoi cette urgence ?

- Un cheval qui s’est empalé au poitrail avec une vieille branche morte »

Subaru étouffa un hoquet de surprise

« Le pauvre ! Mais il doit avoir terriblement mal !

- Oui, certainement, c’est pour cela qu’il faut faire vite

- Comment cela a t-il pu arriver ?

- En jouant certainement dans un parc inadéquate. Certains propriétaires omettent de respecter les règles de sécurité élémentaire

- Et … il va s’en sortir vous croyez ?

- Peut être … Je ne peux rien dire comme ca. »

Un silence lourd retomba entre les deux hommes. Subaru s’appliquait à regarder le paysage qui défilait autour de lui. Il pensait à l’animal qui devait souffrir atrocement. Seïshiro arrivait-il à le sauver ou bien serait –il trop tard ? Non …. Seïshiro y arriverait ! Subaru avait confiance en lui, il y arriverait !

Ils arrivèrent à destination après quelques minutes et Seïshiro sortit de la voiture une mallette qui contenait son matériel de consultation. Une femme d’âge mur, les yeux rouges et humides arriva à leur rencontre.

« Il est dans le parc. Je ne sais pas quoi faire il est comme devenu fou. Je ne sais pas si vous arriverez à le soigner.

- Dans tous les cas nous n’avons pas le choix. Il faut bien aider votre cheval. Quel est son nom ?

- Il s’appelle Sélès »

Subaru suivait silencieusement Seïshiro et la propriétaire de l’animal vers un enclos dans lequel se trouvait le cheval. Dire que ce dernier était devenu fou semblait être un euphémisme et Subaru parut surpris de constater qu’un animal blessé pouvait encore déployer tant d’énergie.

Le cheval galopait dans son parc, donnant des coups de sabots à tout vas et poussant des hennissements plaintifs. Sa magnifique robe noire était souillée de sang rouge qui coulait abondamment et créait une rigole écarlate sur l’herbe verte.

Seïshiro s’abaissât et passa sous les fils barbelés pour aller ausculter la pauvre bête. Etrangement, Subaru sentit son cœur se serrait dans sa poitrine. Il avait peur que l’animal blesse par inadvertances son vétérinaire venu pour l’aider.

Prudemment, Seïshiro s’approchait de l’animal, l’appelant doucement pour essayait de le calmer. Mais peine perdue, Sélès ne semblait pas disposer au calme, pire, plus Seïshiro s’approchait de lui et plus il redoublait ses cabrioles défensives.

Alors qu’il ne se trouvait plus qu’a quelques mètres du cheval, ce dernier se rua vivement sur Seïshiro avant de le frapper de ses antérieurs, l’envoyant valser un peu plus loin.

« SEISHIRO ! »

Subaru avait crié son nom et sans réfléchir, il s’était engouffré dans le près pour voir il allait bien. Arrivé à ses cotés, il s’agenouilla près de Seïshiro qui était toujours atterré.

« Seïshiro. Vous allez bien ?

- Ca… Ca peut aller, répondit il dans une grimace. Il faut absolument aider ce cheval, la blessure n’a pas l’air d’être bien profonde mais il ne faudrait pas que cela s’infecte.

- Je vais vous aider

- Non, c’est trop dangereux. Sortez du parc !

- Laissez moi faire…. »

Subaru aida Seïshiro à se relever puis il s’approcha doucement du cheval. Bizarrement, ce dernier ne cherchait pas à attaquer Subaru. Il se contentait de se regarder s’approchait doucement, hennissant de temps à autre. Le temps paraissait en suspends alors que quelque chose de palpable se passait entre l’homme et l’animal. Ils ne se quittait pas des yeux, ils ne cherchaient pas à se faire du mal. C’était comme une relation de confiance mutuelle et partagée. Subaru avançait très calmement et l’animal le laissait faire sans esquiver un seul mouvement.

Finalement, après quelque minutes, Subaru tendit sa main en avant et Sélès y posa ses naseaux comme pour le sentir et s’assurer qu’en effet, il cet homme ne lui voulait aucun mal. Sans difficulté, Subaru put commencer à caresser la tête de l’animal, puis son encolure. Ce dernier ne se débattait pas. Il fermait les yeux de contentement avant de laisser reposer sa lourde tête contre l’épaule de Subaru.

Satisfait et estimant que le danger était écarté, Subaru appela Seïshiro pour qu’il vienne aider le cheval souffrant

« Comment avez vous fait ca ? demanda Seïshiro une fois arrivé à sa hauteur.

- J’en sais rien. C’est innée je crois. Depuis que je suis petit les animaux ont comme une sorte d’attirance pour moi. Ma grand-mère a pour coutume de dire que j’ai le feeling avec les bêtes. Elle a peut être raison.

- Là ca dépasse le stade du feeling ! J’ai rarement vu ce genre de chose ! J’ai su tout de suite, en vous voyant la première fois, que vous étiez spécial Subaru.

- Je ne suis pas spécial …

- Si, pour moi vous êtes quelqu’un de spécial ! »

Ne sachant pas trop quoi répondre, Subaru garda le silence, se contentant de caresser le pelage de l’animal pour l’apaiser pendant que Seïshiro le soignait.

Pour moi vous êtes quelqu’un de spécial…

Cette phrase résonnait agréablement à son esprit sans qu’il sache vraiment comment l’interpréter au mieux. Etait-il spécial de part son don avec les animaux ? Ou était il spécial d’un point de vue plus sentimental ?

Subaru préférait ne pas avoir de réponse précise. Cela lui laissait au moins le bénéfice du doute d’avoir une toute petite place dans le cœur de Seïshiro.

Les soins prirent une longue demi heure après quoi Seïshiro attrapa Sélès par son licol et le reconduit vers la périphérie du pré où l’attendait sa propriétaire.

« Ce n’est pas très grave heureusement. Cependant il serait prudemment de le laisser au box pendant quelques jours. Vous pourrez appeler votre vétérinaire habituel pour enlever les fils et vérifier le bon état de cicatrisation de la plaie.

- Il ne vous a pas blessé j’espère ?

- Non ne vous inquiétez pas, ce n’est rien. J’aurai peut être un gros bleu pendant quelques semaines c’est tout. »

La propriétaire remercia chaleureusement Seïshiro puis elle accompagna son animal vers un lieu plus sûr alors que Subaru et Seïshiro regagnaient le véhicule.

« Heureusement que vous étiez là Subaru. Je ne sais pas ce que j’aurai fait sans vous. Les chevaux c’est pas vraiment ma spécialité en tant normal. Je vous raccompagne chez vous ?

- Oui, s’il vous plaît. »

Le trajet qui les séparait de l’appartement de Subaru fut assez prompt à effectuer pour la plus grande déception de Subaru. A quelque part, il n’avait pas envie que cette journée touche déjà à sa fin et il aurait souhaité la prolonger juste encore un petit peu. A la vérité, il aurait aimer rester avec Seïshiro quelques instants supplémentaires plutôt que de rentrer dans son appartement rempli de solitude.

Malgré cela, c’est avec un léger pincement au cœur qu’il remercia son chauffeur de l’avoir raccompagné et il s’engouffra dans son appartement, laissant Seïshiro regagner son domicile.

Une fois rentré dans sa voiture, les bras posés lascivement sur son volant, Seïshiro ferma les yeux et soupira

« Et merde ! C’est complètement déplacé … »

Il frappa rageusement sur le tableau de bord du véhicule avant d’envoyer valser ses lunettes sur le fauteuil passager, là où se tenait quelques secondes avant Subaru. D’un geste vif il se passa une main dans cheveux avant de se frotter les paupières comme pour se sortir d’un cauchemar qui ne prenait pas fin.

« Allez Seïshiro, ressaisit toi bordel ! Je n’ai pas le droit de m’attacher à lui, c’est ma cible. Rien de plus que ma cible ! Pourtant…. Pourtant …. »


Subaru hésita un instant. Il fit un pas en avant puis amorcant un demi avant de stopper net. Finallement, il sera les poings et alla frapper à la porte qui lui faisait face avec l’intime conviction qu’il allait probablement le regretter.

Après quelques secondes qui lui parurent une éternité, la porte pivota sur ses gongs pour laisser entrevoir un visage qui lui était familier.

« Subaru ! Et bien ca alors c’est une surprise !

- Je te dérange peut etre Fuma ? »

Le jeune homme qui venait d’ouvrir la porte était à peu près de la même taille que Subaru quoique nettement moins fluet que ce dernier. De longues mèches de cheveux tombait sur ton front, entravant quelque peu la vue de ses magnifiques yeux ambrés ambrés. D’un geste brusque, il se réssuya les mains son le tablier blanc qu’il portait avant de sourire naisement

« Non, tu ne me dérange pas. Excuse la tenue j’étais en train de faire la cuisine. Mais entre, je t’en pris, reste pas sur le palier ! »

Subaru accepta la proposition à contre cœur. Mais si il avait pris la peine de se déplacer jusque là, ce n’était certainement pas pour faire demi tour bredouille.

« Tu n’as pas de chance, Kamui est sorti ! Mais tu peux l’entendre si tu en as envie. Il ne devrait plus etre très long à revenir.

- En fait, confessa Subaru, c’est toi que je suis venu voir. J’aurai aimé te parler.

- Ha… Ecoute, je sais que Kamui t’as fait des reproche la dernière fois que vous vous êtes vu mais ce n’est pas une raison pour te sentir obligé de .. .

- C’est pas ca, le coupa til. Enfin si mais non. Euh… je veux dire que Kamui a raison. Je n’ai pas toujours été très sympa avec toi. Je t’ai souvent ignoré, j’ai refusé tes propositions et je me suis certainement montré un peu désagréable. Je tenais à m’en excuser. »

N’étant pas le genre de garçon à se laisser impressioné, Fuma se contenta de rire doucement avant de fourer ses mains dans ses poches comme pour se donner contenance.

« Et tu as fait spécialement le déplacer pour me dire ca ? Ca part d’une bonne intention, Subaru, mais c’était tout simplement inutile. Je sais que tu es le meilleur ami de Kamui et sais aussi quelles sont les epreuves que tu as traversée. Je ne t’en ai jamais voulu d’un être un peu distant avec moi. Ca se comprends

- Je ne sais pas … peut etre…

- Ne t’en fais pas pour ca. Mais Kamui sera satisfait d’apprendre que tu as fait cette démarche.

- Moui…

- Tu es préssé ou tu as le temps de rester un peu ici pour l’entendre ?

- Ca va, j’ai mon temps"

Fuma lui sourit de plus belle et l'invita à rentrer plutot que de rester proster dans le hall de l'appartement. Il était heureux de voir que Subaru avait fait un pas vers lui, de constater qu'il était peut etre pas aussi sauvage qu'il se l'imaginait. Et puis Kamui aussi pourra être content. Il n'aura peut etre plus à choisir entre son petit ami et son meilleur ami...


Voilà le chapitre 4 ! Merci tout plein de me laisser une petite rview afin de me dire ce que vous en avez pensé

Bisouxxx

Dopamine


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