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La détresse de toute une vie
Cette fic est adressée à Teter, qui est une super amie. Je t’aime beaucoup ma Teter. Merci.
Cher Draco, cela fait des années que je t’aime, j’ai toujours enduré tes plaisanteries, tes insultes et tes moqueries. Même si cela a été difficile pour moi, j’ai supporté tout ça...par amour pour toi. Eh oui, je t’aime, et je sais qu’au moment où tu liras cette lettre, je me serais déjà suicidé car même si je suis dingue de toi, l’amour ne m’a pas complètement enlevé ma lucidité et je sais que cet amour ne sera jamais réciproque. Toi, tu m’as toujours haï, méprisé et tu continueras à le faire même bien après ma mort, mais je ne t’en voudrais jamais pour ça. Car même si j’ai vaincu Voldemort, même si tout le monde me prend pour un héros, dans la réalité je ne suis qu’un lâche, un moins que rien qui a même peur d’avouer de vive voix ses sentiments à l’homme qu’il aime. Quelqu’un qui n’a pas le courage de se battre pour l’homme qu’il aime, voilà ce que je suis. J’ai cessé depuis longtemps de me faire des illusions, j’ai cessé depuis longtemps à essayer d’imaginer comment serait ma vie si jamais tu m’aimais, si tu m’acceptais, si tu surmontais ta haine, si...justement “si”, avec des si on referait le monde, avec des si les méchants n’existeraient pas, avec des si je ne serais pas dans cette déprime que personne n’a jamais remarqué depuis 3 ans. Je t’aime, je t’aime de tout mon coeur, de toute mon âme, immortellement, éternellement, jusqu’à la fin des temps.
Tu es toute ma vie, tu étais ma raison d’être, tu était ma lumière, mon soleil, je ne vivais que pour toi, je ne vivais que par toi. Chaque jour, je me donnais la peine de me lever car je savais qu’à un moment ou un autre de ma journée, je te rencontrerais dans les couloirs de l’école et plus tard au bureau des Aurors. Chaque jour je m’habillais en me demandant si telle ou telle tenue te plairait. Chaque jour j’essayais de me discipliner mes cheveux car je savais que tu aimais que tout soit impeccable. Chaque jour je me donnais la peine de manger parce que je ne voulais pas devenir maigrichon. Chaque jour je prenais soin de mon corps pour que ma peau soit douce. Chaque jour, je me donnais la peine d’exister, pour toi, rien que pour toi.
Il est vrai que je suis célèbre, mais pour moi la célèbrité est égale à malédiction. Car c’est à cause de cette célèbrité que tu me haïs, c’est à cause de cette célèbrité que je n’ai plus de parents, c’est à cause de cette célèbrité que j’ai passé mon enfance à me faire battre et maltraiter par un oncle et une tante qui me détestaient, c’est à cause de cette célèbrité que je suis devenu le point de mire de tout le monde, c’est à cause de cette célèbrité que les gens veulent être mes amis...non les amis de ma cicatrice.
Tu vas peut-être croire que je suis en train de plonger dans le mélodrame, mais toute ma vie a été un mélodrame, toute ma vie de A à Z. Toute ma vie j’ai été malheureux, toute ma vie j’ai voulu qu’on m’aime pour moi-même. Toute ma vie je n’ai rien voulu, je n’ai rien demandé d’autre qu’un peu d’amour, un peu de tendresse, mais apparemment je ne suis pas né pour ça, je suis juste né pour tuer Voldemort et ensuite finir ma vie comme un étranger, terré dans un coin, sans amis, sans famille, sans personne. Tout seul, seul, face à tout le monde, ce monde cruel et hyppocrite. Est-ce qu’un jour les hommes cesseront de se battre? Est-ce qu’un jour les hommes cesseront de se planter des couteaux dans le dos? Est-ce qu’un jour les hommes comprendront que avoir du pouvoir ce n’est pas gouverner le monde mais gouverner son propre coeur? Je ne sais pas, et sans doute je ne le saurais jamais et je crois que je préfère qu’il en soit ainsi. Je ne veux pas savoir que j’ai risqué ma vie pour sauver les gens et tuer Le Lord Noir pour qu’un autre prenne sa place et que tout recommence.
Toute ma vie je n’ai été que doute, que tristesse, que chagrin, que...je ne sais pas, je n’ai jamais été sur de rien, sauf d’une chose qui n’est arrivée que plus tard: mon amour pour toi. Malheureusement je me suis vite rendu compte que sur ce plan-là aussi j’était fait pour souffrir. Je n’ai pas droit au bonheur, je n’ai pas le droit d’être heureux, je n’ai pas le droit de rire, je n’ai pas le droit de me sentir bien. Non, je n’en ai pas le droit. Je n’ai pour seul compagnon que les larmes et mon chagrin.
Voilà, aujourd’hui, j’ai 25 ans, j’ai vaincu Voldemort, je suis tombé amoureux de toi, j’ai perdu tout éspoir en tout, j’ai l’impression d’avoir reçu le baiser du Détraqueur, tout me laisse un goût de cendre dans la bouche, et aujourd’hui le 30 juillet j’ai décidé de me suicider. Par peur, par lâcheté? Peut-être, mais j’en ai marre de me battre, je crois que je me suis assez battu pour plusieurs vies, je crois que j’ai amplement mérité le repos de la mort. Je n’en peux plus, je suis las, je suis fatigué de tout.
Avant de terminer cette lettre, je voudrais te demander une chose: demande pardon de ma part à Ron et à Hermione, même s’ils ont été mes amis, ils ne m’ont jamais compris et comme je suis quelqu’un de renfermé, je n’ai jamais pu leur transmettre ma détresse. De toute façon d’un autre côté je ne voulais pas leur transmettre cette détresse, je les ai laissés à leur bonheur, ils sont si beaux ensemble avec leur petite fille, je ne veux pas ternir leur bonheur avec mes problèmes. Ils ont le droit d’être heureux et j’éspère qu’ils m’oublieront vite. Je ne veux pas rester dans la mémore de personne, je suis seul depuis mon enfance et je mourrais seul sans que personne ne se souvienne de moi et cela vaudra mieux ainsi.
Voilà, je t’ai tout dit, je t’ai dévoilé mon âme, je t’ai dévoilé mes tourments, mon ennemi préféré, mon grand amour. J’éspère comme je l’ai déjà dit qu’un jour tu surmonteras ta haine envers moi et que tu me comprendras, que tu comprendras à quel point je t’ai aimé et à quel point je t’aimerais au delà de la mort.
Je t’aimerai éternellement, mon ange
Harry Potter
Après avoir lu cette lettre, tout le corps secoué de sanglots, Draco se jeta qur le chevet de Harry dont le corps sans vie reposait paisiblement sur le lit.
-Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu ne m’a rien dit? Pourquoi, Harry? Si seulement tu me l’avais dit, si seulement tu savais à quel point, je t’aime moi aussi, si tu savais à quel moi aussi je ne vivais que par toi, si...
Il ne put continuer plus longtemps, il enfuit son visage dans le cou de l’ex-Survivant, en le serrant très fort contre lui.
Tout à sa detresse, il ne remarqua pas le couple, qui se trouvait dans un coin de la chambre en train de pleurer silencieusment la perte de leur ami.
C’était un coup dur pour tout le monde, car personne ne s’était jamais douté de rien, personne ne savait qu’Harry se trouvait dans un tel état de déséspoir.
Personne n’a jamais su et ne saura jamais par tout ce que le Survivant était passé. Non, personne.
La vie peut être belle, mais pour certains elle peut carrément être cruelle au delà des limites, et il est très dur de supporter tout ça.
Ainsi il fut, ainsi il vécut, ainsi il mourut.
Note de l’auteuse: si vous avez aimé, envoyez moi une review. Mais seulement si vous avez aimé, car moi j’aime trop cette fic et je ne supporterais pas les critiques, je suis désolée, mais pour une fois, je ne peux pas. J’aime trop cette fic.
Encore une chose, cette fic ce n’est qu’une one shot et il n’y aura pas de carmenina