|
Author of 15 Stories |
Votre attention s’il vous plait ! Techniquement, cette fic se déroule en 1127. J’ignore à quelle époque vivaient les fondateurs mais si j’ai choisi cette date c’est pour la simple et bonne raison qu’avant, il ne se passe rien de terrible et que je compte suivre la trame de films ou de livres connus ( si quelqu’un a des propositions, allez y !)
Chapitre 10
Le lendemain matin, une servante vint la réveiller vers 6 heures. Sharea s’occupa de sa toilette, ses bagages n’ayant pas encore été défaits. Elle passa quelque chose de pratique et chaud pour le voyage. une longue robe de voyage noir velours et une cape de la même couleur doublée de fourrure d’hermine. Sharea noua ses cheveux en longue tresse qui était coincée dans son dos et sous la capuche de sa cape. Elles descendirent ensuite dans la salle a manger pour un dernier petit déjeuner a Londres avant de partir.
« Ou nous arrêterons nous Etienne ? » Demanda Syléna entre deux bouchées.
« Eh bien avec un peu de chance, nous atteindrons Douvres ce soir d’ou nous prendrons le bateau pour la France. Tu représenteras notre pays avec moi. Cependant, je dois te dire que les relations entre Louis et mon père ne sont pas des plus florissantes. Pour dire vrai, ils sont en guerre. Surtout depuis que mon père lui a infligé une grosse défaite à Brémule ! Oh j’allais oublier. Ce cher Conrad est également là bas. »
« Oh seigneur ! Je vais avoir du mal a ne pas le tuer ! Par ou passerons nous ? »
« Eh bien, Nous allons jusqu'à Calais puis nous redescendrons sur Rouen. J’espère être arrivé a Paris dans une semaine. Nous résiderons ensuite au palais royal. Le programme te va ? »
« Il est parfait. »
« » « » « »
Une heure plus tard, tout le monde était réunis dans la cours. Sharea avait fait une surprise a sa maîtresse en lui ramenant un cadeau des Dryades. Un croisement entre une licorne et un strombal. L’animal était magnifique. C’était un étalon tout blanc avec des yeux noirs qui décourageraient quiconque de le voler. Il s’inclina respectueusement pour lui permettre de monter sans mal. Etienne avait un cheval entièrement noir qui contrastait avec celui de Syléna. Une calèche les suivait et contenait tous leurs effets personnels. Le cercle était fermé par des gardes armés des pieds a la tête. Sharea montait une jument baie et se trouvait juste a côté de son amie. Ils se mirent tous en route, acclamés par les villageois bien heureux de voir du beau monde pour une fois. Ils chevauchèrent toute la journée, ne s’arrêtant que pour manger vers midi et parvinrent a joindre Douvres au soir. Un bateau les attendaient et les marins ne semblaient pas particulièrement heureux de voir deux femmes a bord. La traversée fut épouvantable. Le temps n’était pas des meilleurs et les nausées matinales étaient devenues journalières. Il leur fallut près d’une semaine pour rejoindre la France. Les routes étaient escarpées et boueuses. Les roues des carrosses français avaient creusé de profondes crevasses dans le sol. Le soir commençait à tomber et aucune auberge n’était encore en vue. Les gardes étaient sur le qui vive. Il était de notoriété publique que les routes françaises n’étaient pas sures à la tombée de la nuit.
Il y eut un craquement dans un bosquet avant qu’un mur de feu ne se dresse devant eux. Les chevaux s’emballèrent et ruèrent projetant certains gardes par terre.
« C’est un guet-apens messire ! » Cria l’un des gardes en voyant les buissons bouger.
Des hommes en sortirent armes aux poings.
« Que voulez vous ? » Demanda Etienne.
« Aucun anglais n’entrera en France vivant. »
« Nous ne sommes pas ici pour guerroyer ! Le roi nous a invité ! »
« Ce que fait sa majesté ne nous concerne pas ! Il peut fermer les yeux sur la guerre qui ravage nos contrée, et qu’il ne voit pas cloîtré dans son château avec ses nobles, mais pas nous ! »
« Il y a des dames avec nous ! » Prévint Etienne. « Et l’une d’entre elle est enceinte »
« Et que voulez vous que ça nous fasse messire ? Vous êtes anglais, payez en le prix. » Ricana grassement l’un des hommes.
« C’est à vous qu’il convient de payer le prix de votre insolence ! » Grogna une voix masculine derrière les paysans.
4 immenses gars se tenaient derrière. Ils étaient massifs, sombres et puissants. Des chevaux tout aussi noirs se tenaient à leurs côtés et ils étaient déjà armes aux poings.
« Nous voulons juste nous rendre à Paris ! » Expliqua doucement Syléna. « Nous ne cherchons pas les ennuis. »
Les paysans considérèrent un instant les nouveaux venus armés. Eux en plus des gardes, ils n’avaient pas beaucoup de chance de les empêcher de se rendre à Paris. Comment pouvaient ils néanmoins s’en sortir dignement ? Et depuis quand la dignité comptait elle pour les gens du bas peuple.
« Partez Français ou c’est votre dépouille que votre famille pleurera. » Déclara calmement Etienne.
Les paysans se regardèrent et tournèrent les talons.
« Qui êtes vous ? » Demanda Etienne en regardant les 4 hommes.
« Nous sommes venus servir notre dame si elle veut de nous. »
« Vous êtes les bienvenus ! » Sourit doucement Syléna en faisant un clin d’œil de gratitude à Sharea.
Les nouveaux cavaliers se postèrent autour de la magie et ils reprirent leurs routes. Ils arrivèrent dans un village près de Paris au milieu de la nuit face à un château cossu et un peu simple par rapport à Poudlard.
« Ou sommes nous ? » Demanda Syléna.
« Béthysi Saint-Pierre. C’est la résidence des capétiens depuis quelques siècles. »
« Halte ! » Intervint un des gardes encore réveillé aux grilles du château. « Qui va là ? »
« Etienne de Blois ! Le roi m’a fait mander. » Expliqua calmement Etienne.
« Vous pouvez y aller messire. »
Ils s’avancèrent dans l’allée jusqu’à la lourde porte en bois ou des domestiques les attendaient déjà. Un des vampires aida Syléna à descendre de cheval. Elle était éreintée.
« Tout va bien ma Dame ? »
« Je rêve d’un bon lit ! » Soupira t elle.
« Le roi s’attendait à vous voir arriver ces jours ci et vos chambres sont prêtes ! » Avertit le chef des domestiques.
Ils se divisèrent et conduisirent chacun des invités à sa chambre. Syléna s’allongea sur son lit après s’être rapidement déshabillée et s’endormit presque tout de suite. Ces semaines de cheval avaient été épuisantes. Même pour les jumeaux.
« » « » « »
« Louis ! » Salua Etienne en entrant dans la salle à manger.
« Etienne ! Vous avez fait bon voyage ? »
« Nous avons fait une mauvaise rencontre avec des paysans français qui semblaient trouver que des anglais sur le territoire Français était une injure. Mais ils ont fini par partir. »
« Oh ! Je suis désolé d’entendre cela. »
La reine de France entra à son tour, resplendissante dans une longue robe rouge sang. Adèle de Savoie avait 27 ans et était la fille de Humbert II de Savoir et de Gisèle de Bourgogne, elle même fille de Guillaume de Bourgogne dit le Hardi. (n.a : Pour ceux qui ont vu les visiteur, on parle de Louis 6 le gros et de Guillaume le Hardi ! D’ailleurs, la réplique Monjoie Saint Denis, que trépasse si je faiblis est historiquement véridique !!)
« Majesté ! » La salua Etienne.
« Comte ! Bienvenue en France ! »
« Merci majesté ! »
La petite cours de France se réveilla et débarqua petit à petit. Les 7 enfants du couple royal avec leurs gouvernantes attitrées. Ils étaient assez bruyant et piquaient des crises pour rien. La France était mal barrée. Il retint un soupir de soulagement en voyant la dame de compagnie de Syléna arriver tout sourire. Un rayon de soleil anglais dans cette austère pièce française. Elle fit une petite révérence avant de froncer les sourcils devant l’absence de son amie.
« Vous avez amené de bien jolies jeunes femmes d’Angleterre Etienne ! » Gloussa Louis sous le regard meurtrier de sa femme. « Qu’en pense votre épouse ? »
« Elle est trop occupée. Et Dame Sharea est la dame de compagnie d’une amie très chère qui m’a accompagnée. »
« Qui donc ? » S’enquit la reine intéressée.
« La duchesse de Norfolk. C’est l’épouse d’un cousin éloigné, le duc de Cornouailles. Je crains que le voyage ne l’ait fatigué. »
« Ah oui ! Il me semble que Conrad a parlé d’elle. » Gloussa le roi en se souvenant de la diatribe du comte de Troyes.
Ce fut au tour des 4 gardes de Syléna d’entrer et à la lumière du jour, ils étaient encore plus impressionnant. Des montagnes de muscle aux visages de glace, carrés et patibulaires. Tous plus dangereux les uns que les autres et semblant mépriser le commun des mortels au plus haut point. Ça promettait de grands moments. Ils semblaient tous frères, les mêmes cheveux noirs coupés courts, les mêmes yeux bleus, la même démarche hautaine et arrogante.
« Je vais aller réveiller ma Dame ! » Souffla Sharea en s’excusant d’une courbette.
Elle se fit accompagner d’un domestique et frappa doucement à la porte de son amie avant de rentrer. Syléna était déjà réveillée et se débattait avec ses cheveux qu’elle tentait de démêler. Sharea éclata de rire et lui prit la brosse des mains.
« Vous avez bien dormi ? » Demanda t elle doucement.
« Très bien oui. J’aime faire du cheval mais je dois avouer que mon dos l’aime moins. Les jumeaux non plus d’ailleurs. »
« Ils vont bien ? »
« Ils se développent tranquillement et oui, ils vont très bien. Sharea… tu ne regrettes jamais d’avoir abandonné ton fils ? »
« Non ! Il deviendra comme son père et je n’ai jamais voulu porter son enfant. Il est vrai qu’il est ma chaire et mon sang mais je ne l’ai pas choisi. »
« Je crois que je peux comprendre. L’idée de porter un enfant autre que celui de Salazar m’est inconcevable. »
« C’est un sentiment que je vous envie ma Dame. J’aimerais connaître un tel amour un jour. »
« Et je suis certaine que tu le connaîtras. »
Sharea sortit une robe de la malle et l’aida à la mettre avant de nouer les lacets et de terminer de tresser ses cheveux. Elles allèrent dans la salle à manger où le reste des convives étaient arrivés. Il restait encore une place de libre près de la reine.
« Eh bien mon cher Etienne, j’aurais presque envie de devenir anglais ! » Plaisanta Louis en lorgnant sur Sharea et Syléna.
« Ne sommes nous pas tous là ? » Demanda Etienne en ignorant la remarque du roi Français.
« Le sorcier de ma femme ! » Grogna Louis avec une petite grimace.
Le visage de la reine s’illumina quand son sorcier en question entra et il s’excusa de son retard en vitesse. Syléna manqua de s’étouffer en entendant cette voix qu’elle avait cru ne plus jamais entendre. Elle écarquilla les yeux et croisa le regard choqué de Sharea avant de tourner vers le nouveau venu.
« Mon cher Stéphane ! » S’exclama la reine rougissante et fébrile. « Nos amis anglais sont effectivement arrivés cette nuit comme vous l’aviez prédits ! Voici Etienne de Blois qui est le neveu du roi Henri et la duchesse de Norfolk et de Cornouailles. »
« Nous nous connaissons ! » Intervint Syléna en se tournant vers lui.
« Duchesse ! » Railla Sirius un brin sarcastique.
Les 4 vampires se levèrent comme un seul homme en sentant que quelque chose ne tournait pas rond. Ce type était… noir. Définitivement ténébreux comparé à la lumière de leur Dame.
« Vous pouvez vous rasseoir. Il n’y a pas de problème ! » Sourit elle légèrement.
« Tu n’as pas changé en quelques mois. Toujours à croire que tout le monde est gentil ! » Se moqua Sirius avec amertume.
« Non ! Je sais simplement que je n’ai pas à te craindre ! Voilà toute la différence ! »
Elle savait qu’elle n’était pas particulièrement gentille en ce moment mais franchement, elle s’en foutait. Sirius l’avait faite souffrir, il ne méritait rien de mieux.
« Faites nous un petit tour de magie pour nous amuser ! » Proposa Louis histoire de détendre l’atmosphère.
« Tu es devenu… un bouffon ? » Demanda Syléna ahurie.
« Mesure tes paroles jeune demoiselle ! » Tonna Sirius d’une voix forte et froide.
« Oh ! Mais je les mesure très cher. Tu es passé de séducteur à clown puis à traître et tu termines à bouffon. Que voilà une progression dans l’échelle sociale ! » Se moqua t elle aigrement en lui tournant ostensiblement le dos.
« Je pensais bien avoir ouit votre langue acérée duchesse ! » S’écria Conrad en arrivant à son tour.
Ce château aurait grand eu besoin de clefs vu la manie qu’avaient les invités à arriver au plus mauvais moment.
« Je vous serais grée de ne pas vous préoccuper d’avantage de ma langue comte de Troyes. Majesté, je vous prie de m’excuser mais ce voyage m’a épuisée et j’ai grand besoin de me ressourcer. Me permettez vous d’user de vos jardins ? »
« Bien sur Duchesse ! Souhaitez vous qu’un garde vous accompagne ? »
« C’est très aimable à vous mais j’ai déjà ma propre garde. Mon mari a des tendances paranoïaques ! » Sourit elle légèrement amusée avant de contourner les deux cauchemars de sa vie et de se précipiter dehors.
« Approchez là d’un pas de trop et j’en avertirais Salazar ! » Siffla Sharea.
« Et que croyez vous qu’il puisse me faire ? » Se moqua Sirius.
Il n’avait toujours pas digéré le fait qu’Elle lui avait préféré un malheureux mortel. Sharea, elle, remarquait que le pouvoir semblait lui être monté à la tête et ce n’était pas rassurant.
« Elle est enceinte ! » Crut elle bon de préciser. « Croyez moi quand je vous dit qu’il n’est pas bon de l’ennuyer en ce moment. Hors, le simple fait de vous voir a suffit à l’énerver ! Et le pire, c’est que vous ne vous rendez même pas compte que vous êtes en train de détruire ce qu’il y avait de si spécial entre vous. Continuez comme ça et un jour, elle vous détestera ! » Expliqua t elle doucement avant de partir à la recherche de son amie.
Sirius s’assit calmement à table en résistant à l’envie de balancer tout ce qui lui tombait sous la main contre le mur. Il le savait en plus. Il l’avait senti qu’elle venait. Il s’était préparé mais ça n’avait pas été suffisant. Le simple fait de la revoir le rendait de nouveau fou ! Le temps qu’elle allait rester ici risquait de sembler très long et il devrait faire des efforts incommensurables pour ne pas se l’aliéner d’avantage ! Que Merlin lui vienne en aide, il aurait du mal à ne pas la tuer rien que pour qu’elle cesse de l’obséder comme elle le faisait !!!
A suivre…