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Author of 24 Stories |
Note et disclaimer :
Ce texte a été écrit sur la communauté Live Journal Frenchdrabble.
Les personnages et le contexte de cette histoire appartiennent à Hiromu Harakawa, et je n'en tire aucun bénéfice à part mon plaisir d'écrire et, j'espère, celui d'éventuels lecteurs de me lire.
Titre : Consolation
Thème: Maman
Fandom : Fullmetal alchemist
Personnages : Edward Elric et Izumi Curtis
Rating : G
Tout va bien, se dit-il pour se rassurer.
Mais il avait eu peur. Il était encore choqué, pour ne pas dire traumatisé par son mauvais rêve. Il n’aimait pas cette sensation. Il n’avait que onze ans, mais il aimait à penser que son but ultime — redonner vie à sa mère par le biais de l’alchimie — faisait de lui presque un adulte. Parce qu’il savait que c’était possible, et qu’il y parviendrait. Et il trouvait ridicule de se trouver ainsi tout tremblant au milieu de la nuit, simplement à cause d’un cauchemar.
Il avait la bouche sèche. Alors il se leva, et il se rendit à la cuisine en catimini pour boire un peu d’eau. Alors qu’il essayait d’ouvrir le robinet le plus silencieusement possible, il entendit une voix derrière lui :
— Qu’est-ce que tu fais debout, Ed ?
Il sursauta, et se retourna pour croiser le regard de son maître. Izumi Curtis était assise à la table de la cuisine, un verre d’eau devant elle. Elle avait l’air parfaitement calme, mais Edward savait qu’elle pouvait se mettre en colère assez rapidement. Or, même s’il n’aimait pas spécialement se l’avouer, il craignait les colères d’Izumi, ainsi que sa propension à vous flanquer des baffes.
— Euh… Désolé, Maître.
— Il n’y a pas de quoi être désolé, et puis il n’y a pas lieu de m’appeler Maître au milieu de la nuit. Tu as fait un cauchemar ?
Edward regarda Izumi d’un air surpris. Comment avait-elle deviné ?
— Depuis le temps, je commence à te connaître, dit-elle en souriant. Tu as l’air nerveux. Pour cette heure de la nuit, ce n’est pas normal.
Edward rougit. Puis il répondit que oui, il avait fait un cauchemar. Izumi l’obligea à le raconter. Et il parla de ce rêve oppressant, où il revoyait sa mère mourir, et où tout le monde lui disait que c’était sa faute, qu’il n’avait pas su prendre soin d’elle alors que son père était parti, et que le fait qu’il ne soit qu’un enfant ne changeait rien à sa culpabilité. Quand il eut terminé de raconter son rêve, Edward était, à sa grande honte, au bord des larmes. Alors Izumi se leva, et alla le prendre dans ses bras. Il fut étonné que son maître, qui était tout de même une grande prêtresse des baffes ultimes, soit capable d’un geste aussi tendre. De plus, il était un peu gêné, parce qu’il n’était plus un bébé. Mais il se prêta à cet élan de douceur de bonne grâce.
Parce que malgré tout, en cet instant, c’était ce dont il avait besoin. Et quelque part, même s’il était conscient que ce n’était pas la même femme, Izumi lui faisait un peu penser à la maman qu’il avait perdue.