Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Misc » Misc. Plays/Musicals » IIDK

Trucydae
Author of 35 Stories

Rated: T - French - Horror - Reviews: 1 - Published: 05-22-07 - Complete - id:3551664

Diagnostic

Cela faisait un bon moment qu'elle attendait avec son fils sagement assis à côté d'elle lorsqu'elle fut appelée dans le bureau du docteur de leur famille.

- Allez, viens ! dit-elle en prenant sa menotte. Le docteur veut nous parler.

Le gamin leva les yeux vers sa mère avant de descendre de la chaise où il s'était perché et aller trotter à ses côtés.

- Fujikawa sensei... fit-elle en entrant dans la pièce sobre.

- Asseyez-vous, je vous prie, répondit le médecin en désignant les fauteuils devant son bureau. Nous avons analysé les tests que nous avons fait passer à votre fils. Déjà, à première vue, on avait une petite idée de ce qu'il avait, les examens n'ont fait que confirmer ce qu'on pensait.

- ... Alors ?

- Nous pensons que votre fils souffre d'un léger trouble psychopathique accompagné d'un dédoublement de personnalité faible, mais qui expliquerait les trous dans sa mémoires.

- Quoi ! Mais enfin ! Mon fils n'a même pas six ans ! Il ne peut pas être psychopathe à son âge !
- Madame, la psychopathie n'est pas seulement la maladie dont sont atteint certain tueurs. La psychopathie est une maladie mentale surtout caractérisée par l'impulsivité, l'instabilité et l'incapacité de s'adapter à un groupe, ce qui mène, généralement, à un comportement antisocial, ce dont votre fils est atteint.

- Mais c'est impossible, mon fils n'est pas fou !

- Ce n'est pas du tout ce que je vous ai dit, madame. Seulement, les maladies mentales frappent des gens de tout âge. Cependant, lorsqu'elles sont décellées assez tôt, on peut, dans certains cas, calmer les symptômes en prescrivant des médicaments, comme c'est possible avec la psychopathie de votre enfant.

- Et vous voulez mettre mon fils sous médication !

- C'est à vous que revient ce choix, mais je vous le conseille fortement si vous voulez une intégration plus facile, à l'école, pour lui.

- Et si je refuse ?

- Son cas pourrait passer de léger à sérieux, jusqu'à chronique.

- ... Ça m'a tout l'air que tu vas devoir prendre des pillules comme maman, mon lapin...

- Comme celles pour faire dodo, maman ?

- Non, elle ne seront pas tout à fait pareilles...

- Comme celles de bonne humeur ?

- Un peu, oui... Au fait, Fujikawa sensei... Ils coûtent bien cher, ces médicaments ?

- Oh... Puisqu'il s'agit d'un cas psychiâtrique, c'est le gouvernement qui paie.

- Bon... C'est au moins ça...


Médication ? I

J'en ai marre de ces putains de médicaments ! J'oublie toujours de les prendre !

Ben arrête carrément de les prendre !

Tu crois pas que ça pourrais être dangereux ?

Si t'essaies jamais, tu sauras jamais !

Hum... C'est pas faut... Mais si Ruka se rend compte que je les prend plus ?

T'auras qu'à dire que t'as encore oublié.

Mais il va insister...

Alors arranges-toi pour qu'il ne nuise pas !

Il jeta un dernier coup d'oeil au flacon blanc dans ses mains, puis finit par le remettre sur la tablette de la pharmacie en haussant les épaules.

Premier

- Itai ! Jui ! Tu me fais mal !

Le châtain ricana.

- Et pis tu trouve ça drôle, en plus !

Ayant terminé de faire les noeuds un peu trop serrés au goût de Ruka autour de ses poignets, il attacha les cordes bien solidement après les montants du lit, de sorte à ce que le batteur de Luinspear se retrouve les bras en croix, alors qu'il se demandait s'il n'allait pas être écartelé.

- Écoute, Jui... je sais que t'avais envie d'essayer quelque chose de nouveau, mais pour une première fois, je trouve que tu y vas un peu fort...

- Tu trouves ?

- ... Ouais...

- Attends de voir la suite, ça va te plaire ! dit-il avec un regard malicieux

- Jui... me regarde pas comme ça... Ça me donne l'impression d'être la proie d'une lionne...

- D'une lionne, hein ?
- Dis... t'as pris tes médicaments, dernièrement ?

Tue-le.

- Pourquoi cette question, Ruka-kun chéri ?
- Parce que t'es pas comme d'habitude...

- Et je suis comment, d'habitude ?

- Jui... Tu me fais peur, là...

- Ah bon ?

- T'as pas pris tes médicaments, hein ?
- Non ! ça fait déjà 2 mois ! répondit-il avec un sourire carnassier, montant à quatre patte sur le plus grand.
- D-deux m-mo-mois...

- Ouais... lui souffla-t-il à l'oreille avant d'aller l'embrasser à pleine bouche.

Il se mit ensuite à lui mordiller ses lèvres tremblantes, appuyant de plus en plus fort jusqu'à ce qu'il sente les premières goutte de sang lui couler dans la bouche alors que l'autre tentait de se débattre tout en se plaignant de la douleur. Le châtain eut un petit rire en avalant le sang qu'il avait récolté, s'en léchant les lèvres. Il profita du moment où l'autre se souciait de sa morsure pour le dévêtir au grand complet, découpant dans ses vêtements pour les lui enlever puisqu'il ne pouvait pas ce faire à cause des cordes liant ses mains et ses pieds au lit.

- Putain, Jui ! Tu sais comment il m'avait couté, ce jean !

- Cher ?

- Un bras, oui !

Éclatant de rire, Le chanteur descendit de sa monture pour sortir de la chambre un court instant et revenir avec des épingles, une aiguille et du fil. Il planta l'aiguille dans la bobine et laissa cette dernière sur la table de chevet. Il alla s'asseoir entre les jambes écartées et liées au pied du lit de Ruka avec la boîte d'épingles qu'il ouvrit.

- Tu t'es jamais demandé ce que ça faisait de se faire percer le prépuce ?

- Euh... Non, non, non c'est pas ce que tu vas faire !

Un grand sourire au visage, Jui prit une épingle et s'improvisa perceur avec un cri réprimé de la part de son amant comme musique de fond.

- Et l'urète ?
- Oh non, j't'en prie !

Mais trop tard, c'était déjà fait.

- Tant qu'à y être, Ruka chéri, on pourrait faire le scrotum aussi !

- Non ! S'il te plaît... c'est plus drôle, là... ça fait franchement mal...

Il planta une troisième épingle dans l'endroit cité, puis leva les yeux vers l'autre.

- Qu'est-ce que tu pensais que c'était que le sadomasochisme !
- Je pensais pas que c'était sérieux !

- Alors tu crois que tout ce que je dis, ce ne sont que des blagues ?

- Jui...

Tue-le, je te dis !

Reprenant son sérieux, Jui finit par planter toute les épingles à tous les endroits les plus sensible du corps du ligoté. Il termina son travail en lui cousant la bouche pour que ses plaintes, gémissements et cris soient étouffés lorsque ça devidrait plus sérieux, plus corsé, comme à cet instant même. Il était allé chercher les ciseaux à couture qui allaient avec les épingles, l'aiguille et le fil et avait entreprit d'ouvrir le ventre de son compagnon et d'ensuite couper tout les tuyeaux qu'il voyait jusqu'à ce que mort s'en suive. Il recousu son ventre puis le défit de ses liens. Il attendit patiemment que la nuit tombe, puis, il l'embarqua dans le coffre de sa voiture avec une pelle. Il roula jusqu'au cimetière le plus proche et repréra rapidement la tombe la plus récente à cause de sa terre fraîchement retournée. Il y creusa un moment, juste assez pour dissimuler le corps pour qu'on ne le retrouve pas et rentra chez lui.

Beau travail !

Commencement

- Ben voyons ! Il se passe quoi, là... ! Je t'ai jamais vu prendre ta douche, t'habiller, te coiffer et te maquiller aussi rapidement avec un résultat aussi plaisant ! fit Hide

En effet, aussitôt qu'il était rentré avec son coloc', Jui s'était précipité dans la salle de bain et y était passé un temps record pour ensuite presque courrir s'habiller puis retourner se coiffer et se maquiller en flèche dans la salle d'eau.

- Il se passe, Hide, dit-il avec un grand sourire aux lèvres, que j'ai un rendez-vous galant !

- Ouais, ça, j'le savais déjà, on se pomponne pas comme ça pour rencontrer le président... Avec qui, ce rendez-vous ?

- Tu me croiras jamais !

- Mais encore...

- Devine !

- ... Ano... Je le connais ?

- Le ? Qu'est-ce qui te fait dire que c'est pas une femme ?

- ... La façon que t'es arrangé, peut-être ?

- Bon d'accord, oui tu le connais.

- Plus jeune ou plus vieux que toi ?

- Ano, plus vieux...

- Il fait partie de notre entourage immédiat ?

- ... Oui... si on veut, oui...

- D'accord... Et ses cheveux ?

- Ah, mais ça serait super facile, si je te le disais !

- Ah bon ? Tant que ça ?

- Quand même...

- Alors ?

- ... Rouge...

- Rouge ? Non, attends... (Il leva un sourcil.) Tero... ?

- Non ! Pas Tero, voyons ! En plus il est plus jeune que moi ! En fait, c'est rouge plutôt foncé... plus du genre du bourgogne...

- Bourgogne... (Il marqua une pause, le temps de réfléchir) ... Tu rigoles, j'espère ?

- Comment ça, t'espères !

- T'as une sortie avec Kisaki !

Pour toute réponse, le sourire déjà grand de Jui s'élargit de plus belle.

- T'es pas sérieux !

- Bien sûr que si, j'le suis !

- Tu vas sortir avec Kisaki !

- Oui ! Je t'avais dit que tu me croirais pas !

- Mais comment t'as réussi ton coup !

- Je... ano... J'en ai aucune idée... Je pensais être seulement qu'un autre chanteur parmis les autres du label...

- Visiblement, non, s'il t'as invité à sortir !

- Me tarde trop de le voir !

- Tu m'étonnes ! Allez, file ! Qu'est-ce que t'attends ?

- Oh, non ! Pas tout de suite, je veux pas arriver trop d'avance... Il pourrait croire que ça fait des heures que j'attends là et ça lui donnerait pas une très bonne première impression... Je préfère avoir dix minutes de retard...

- T'es pire qu'une fille !

- Pire ? Nan ! Ma soeur fait pareil !

- Ouais... bon...

Presque

Le bassiste insista pour le ramener chez lui, pour lui éviter de prendre seul le métro. Et ces arguments furent suffisant pour qu'il accepte, de toute façon, ça n'aurait pas été compliqué de le convaincre, surtout avec ses quelques verres de bus, pas assez pour être complètement ivre, cependant. Et c'était pareil pour Kisaki, d'ailleurs. Ils parlèrent et rirent encore beaucoup durant le trajet, ils le faisaient encore lorsque la voiture s'arrêta dans le parking du bâtiment à logement.

- Personnellement, j'ai passé une très bonne soirée, dit le plus vieux.

- Moi aussi, répondit Jui en se tournant vers lui.

Sans qu'il ne cherche à le repousser, le premier alla l'embrasser doucement. En se séparant, le châtain se mit à se mordre la lèvre inférieure. L'autre lui sourit et recidiva avec plus d'ardeur cette fois. Et ce, jusqu'à ce qu'il l'entraîne sur la banquette de sa voiture. Mais lorsque le plus jeune fut torse nu et qu'il était sur le point de lui enlever son pantalon ajusté, il se ravisa en regardant à l'extérieur.

- Quoi ? interrogea le châtain.

- On est dans une voiture, dans un parking public... On pourrait nous voir...

- ...

- On reporte ça à une autre fois, fit-il avec une moue.

Un peu perplexe, Jui se rhabilla, alla pour sortir, mais tourna la tête vers l'autre.

- Tu pourrais monter... proposa-t-il.

- ...

- Hein ?

- ...

- Kisaki ?

- ... Non...

- Non ? insista-t-il

- Non, répondit le plus vieux, catégorique.

- ... Ah bon, d'accord... J'aurais cru que...

- ... (Il le regarda froidement)

- Bon, euh... J'vais... ano... rentrer... baffouilla-t-il.

- Bonne nuit, lui souhaita-t-il en s'avançant vers lui pour l'embrasser.

- Eto... Bonne nuit à toi aussi...

Il sortit de la voiture en même temps que Kisaki faisait de même pour reprendre sa place de conducteur. Il fit à peine un pas avant de se retourner.

- T'es sûr que tu veux pas monter ?

- Non...

- Non quoi ?

- Non, je ne monte pas.

- Mais... T'es saoul...

- Toi aussi.

- Ben...

- Bonne nuit, fit-il en refermant la portière et démarrant.

Et le chanteur retourna à son appartement où il trouva Hide endormi sur le canapé, ayant attendu trop longtemps après lui pour qu'il lui raconte sa soirée.

Doute

Assis collés l'un contre l'autre sur le canapé du salon, ils écoutaient tranquillement le journal télévisé rapportant, ce soir-là, des nouvelles plutôt sanglantes. Des meurtres sordides s'étaient produits dans la capitale.

- Kisaki ?

- Hum ?

- Admettons que la personne qui avait commis ces meurtres faisait partie de ton entourage immédiat et que tu savais que cette personne-là était meurtrière, comment réagirais-tu face à elle ?

- Quoi !

- Si tu connaissais un meurtrier dans ton ent...

- Ça va, j'ai compris ça ! Mais c'est quoi c'te question !

- J'faisais que demander, c'est tout !

- ... T'es quand même pas en train de me dire que c'est toi qui as fait c'qu'ils viennent de rapporter à la télé !

- Mais non ! Je te dis que je faisais que demander ça comme ça... !

- ...

- Me regarde pas comme ça !

- Je sais pas comment je réagirais...

- Sûrement quelque chose de pas loin de ce que tu viens de faire là...

- J'ai l'impression que tu me caches quelque chose...

- Ah...

- Non ?

- J'sais pas...

- Jui !

- Me sermonne pas ! J'fais que te narguer ! fit-il avec le sourire qui allait avec.

- ... Ça me rassure...

- T'as l'air sceptique.

- J'étais sarcastique !

- Ça explique bien des choses...

- Vraiment ?

- Non.

- Vendredi prochain, j'aimerais qu'on enregistre les voix pour quelques-unes de vos dernières chansons...

- ... Ok.

- T'as faim ?

- Un peu, oui.

- J'vais faire à manger.

- Ok !

Le bassiste se leva pour aller faire comme dit et laissa le châtain seul dans le salon. Il changea de canal et tomba sur un poste de musique.

Secret

- Kisaki ?

- Oui ?

- T'es capable de garder un secret ?

- ... Oui... répondit-il en levant un sourcil.

- Parce que y a un truc qui faut que je raconte... C'est à propos d'hier...

- Hier ?

- Ano... Tu sais, c'est que j'ai l'impression de faire quelque chose inutilement puisque personne le sais... Il faut que j'en parle à quelqu'un... À toi...

- ... Vas-y...

- Tu avais raison, je te cache quelque chose.

- ...

- Mais ça a aucun rapport avec notre couple, t'inquiète pas.

- ... Hum, mais encore ?

- Je sais pas si je ferais mieux de te laisser découvrir tout seul...

- Pourquoi ?

- Je viens de dire que je le savais pas...

- Hum...

- Mais quand je vais te le dire, tu seras le seul à savoir...

- ... Ça sonne vraiment louche tout ça...

- C'est peut-être parce que je ne suis pas celui que tout le monde croit que je suis...

- Arrête de tourner autour du pot ! Alors tu me le dis où pas !

- Non, j'ai pas l'impression que c'est le bon jour, aujourd'hui.

Révélation

Tous deux étaient assis l'un collé sur l'autre... ou plutôt l'un embrassant l'autre sur le sofa du salon devant une télé qu'ils avaient à peine écoutée. Leurs préléminaires allaient de bon train quand, tout à coup, Jui s'écarta un peu.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? l'interrogea Kisaki.

- Hum... tu te souviens de ce dont je t'avais parlé, la semaine dernière ?

- ... Ce que t'as pas voulu me dire ?

- Oui.

- ... Oui, pourquoi ?

- Je sais qu'après te l'avoir dit, tu voudras probablement plus me voir... Mais je pense que tu es quelqu'un de confiance et que je peux te... confier mon secret.

- Pourquoi est-ce que je voudrais plus te voir, Jui, voyons ?

- J'ai tué des gens, Kisa-kun... des tas de gens... dit-il bien calmement, un sourire presque nostalgique aux lèvres.

Le bassiste se figea un instant, le temps de réfléchir quelque seconde. Puis, un sourire se dessina aussi sur ses lèvres.

- Voyons, Jui ! Si ce n'est que cela !

- D'accord, alors, si c'est comme ça, je peux entrer dans les détails !

- Comme tu veux...

Décadence

Jui était aller se coucher de bonne heure, ce soir-là. Le plus vieux avait trouvé ça assez ordinaire merci et était aller le rejoindre assez rapidement. Il avait passer un bras autour de sa taille pour l'obligé à se retourner face à lui pour qu'il puisse l'embrasser.

- S'il te plaît, Kisaki... Pas ce soir, j'suis crevé...

- Tu sais, Jui, en me racontant ton histoire, t'as fait que me facilité la tâche !

- Quoi ?

- Tu m'as dit que j'étais la seule personne à savoir parce que les autres qui l'avait sû sont mort parce qu'il avait menacer de tout balancer aux flics... Moi, je t'ai répondu que je ne ferai jamais ça. Mais il y a une condition à ça... Et de toute façon, ça fait déjà au moins deux ans que tu n'as tué personne...

- Et j'imagine que la condition, c'est de devenir ton esclave sexuel... fit-il en soupirant.

- Hum ! Bonne déduction, je dois dire ! confirma-t-il en allant l'embrasser de force.

- Et si je refuse, je pourrai toujours me débarasser de toi...

- Je crois pas que j'aie à craindre ça...

- Vraiment ?

- À moins que t'aies vraiment envie de foutre la merde dans UNDER CODE, donc dans ton groupe.

- Je te rappelle que je suis aussi votre producteur, donc c'est moi qui vous trouve tous ces contrats... lui chuchota-t-il à l'oreille en faisant glisser sa main sur son abdomen jusqu'à son bas ventre.

- Hnn...

- Alors tu me laisses faire et je ne dis rien...

- Tu n'me laisses pas vraiment le choix comme ça...

- Alors ?
- Mais si tu me balances, du même coup tu me perds...

- T'inquiètes pas pour ça, j'me trouverai bien aisément quelqu'un d'autre !

Le châtain soupira. Kisaki en profita pour plaquer une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes et glisser sa main dans le boxer de l'autre, puis le lui enlever sans que l'autre ne réagisse, que ce soit pour protester ou pour coopérer. En fait, il savait que l'autre avait raison sur tous les points, il ne servait donc à rien de protester, encore moins de se prêter au jeu si c'était pour être comme ça. Et le bassiste qui trouvait le moyen d'y prendre du plaisir...

Waisetsu Ningyou

Il s'attendait à rentrer dans le studio alors que les autres membres du groupe seraient en train de discuter à propos de tel ou tel accord dans une nouvelle chanson, cependant, il n'en était rien : il n'y avait, apparemment, personne.

- Euh... Les gars ? appela-t-il

Comme toute réponse, il vit Kisaki arriver dans la pièce, tout sourire.

- Ah, t'es là !

- Où sont les autres ?

- Je t'ai dit qu'on enregistrerait les voix, on a pas besoin des autres pour ça !
- Non, mais j'avais cru que... enfin, bon...

- J'aimerais bien réviser l'enregistrement de "Waisetsu Ningyou"...

- Encore ? Tu l'avais pas déjà fait, hier ?

- Ben si... mais je sais pas, il manque quelque chose... Je me suis dit que c'était peut-être le fait d'être plein autour de la console qui nuisait à la concentration... Peut-être que tous les deux, on va trouver...

- ... Euh... oui, peut-être...

- Au fait... tu m'en veux pas trop pour avant-hier... On s'est pas revu depuis... J'voulais juste que tu sâches que j'ai pas voulu t'offenser...

- Oh... non, ça va...

- T'es sûr ? Parce que ça avait pas l'air de t'enchanter...

- J't'assure, ça va !

- Bien ! fit-il avec un nouveau sourire dévoilant ses dents trops longues.

Il avança vers lui pour aller l'embrasser.

- J'suis content que tu n'en aies pas fait tout un plat !

Le chanteur lui répondit que d'un sourire

- Je t'aime, ma ningyou ! fit le bassiste.

Et cette fois, ce fut le plus jeune qui alla l'embrasser.

- Alors, on la réenregistre, cette chanson ? demanda le châtain.

- Si, si, bien sûr !

- Alors, on fait quoi ?

- On va commencer par la réenregistrer normalement, les idées vont sûrement me venir en court de route !

- D'accord, acquiesça-t-il en prenant le chemin du local d'enregistrement.

Et il commença à chanter la chanson comme il en avait l'habitude de le faire jusqu'à maintenant lorsque Kisaki lui fit signe qui pouvait y aller.

Pour ton cadeau d'anniversaire, je serai ta poupée obscène...

Il était concentré sur ce qu'il chantait, il ne vit ni n'entendit le bassiste entrer dans le local. Il saursauta quand l'autre passa ses bras autour de sa taille.

- Continue de chanter, ça enregistre en boucle...

Hésitant une seconde, Jui fit comme demandé alors que l'autre se mettait à l'embrasser dans e cou, en allant en descendant, tassant le tissu de sa chemise quand il fut arrivé à la clavicule. D'ailleurs, ses mains étaient remontées sur sa poitrine pour aller en défaire les boutons. Et l'aîné étant collé contre lui, il ne tarda pas à sentir son érection pointer dans son dos. Il arrêta de chanter et se tourna face à lui.

- Dis donc, t'es certain que tu veux enregistrer maintenant ?

- Tout à fait !
- C'est pourtant pas ce que ton petit copain ici-bas (Il lui agrippa l'entre-jambe) me dit !

- Tu crois ?

- Hum...

- Tu dis pourtant être une poupée obscène...

- ... Ah... c'est donc ça... fit-il, sceptique.

Mais, il n'eut pas le temps de réfléchir à la question car Kisaki l'avait repris d'assaut, étant bien conscient qu'il avait ouvert tous les micros avant de venir rejoindre son amant. C'est donc pourquoi il s'était arrangé pour lui en faire voir de toute les couleurs. Ce qui avait, par après, gêné le chanteur lorsqu'il réalisa que leur ébat avait été enregistré.

- T'inquiètes pas, j'enlèverai cette partie là avant de présenter les nouveaux enregistrement aux autres, lui répondit le producteur à ça en l'embrassant pour le rassurer.

Et ils continuèrent d'enregistrer (pour vrai, cette fois) jusqu'à ce que Kisaki en ait assez et invite Jui à venir dîner chez lui.

Résultat

Deux semaines étaient passées depuis l'épisode de la baise dasn le studio. Maintenant que tous les arrangements avaient été fait, Kisaki présenta le produit fini au membres de Vidoll. Dès les premières notes, Jui rougit furieusement en faisant les gros yeux à leur producteur.

- Mais c'est l'idée la plus géniale qu'on pouvait pas avoir pour Waisetsu Ningyou ! s'exclâma Rame après une première écoute. Vraiment, Jui, bravo !

- Ouais, j'suis d'accord, fit Yukine.

- On aurait pas pu faire plus obsène, c'est vrai, ajouta Hide.

- Bien sûr que si, on aurait pu ! retourna Tero. Imaginez si on aurait entendu l'autre personne aussi !

Le châtain accepta les commentaires sans grandes conviction en jetant des regard en biais à Kisaki. Ils restèrent tous un moment à discuter, puis tous partirent un à un chez eux. Sauf, bien entendu, les deux concernées par la chanson.

- Tu m'avais dit que tu couperais ce bout-là !

- Oui c'est vrai, c'est ce que j'avais dit... dit-il d'un ton suave. Mais, tu as aussi bien entendu que moi, les commentaires étaient positifs !

- Et alors ! C'est pas parce que les commentaires sont positifs que ça me plaît !

- Voyons, Jui... lui dit-il en s'approchant pour tanter de l'embrasser, mais se faisant repousser presuqe violement. Hey !

- Laisse-moi tranquille, tu veux !

Il allait partir lui aussi, mais le bassiste l'attrappa fermement par le poignet.

- J'ai pas l'impression que tu veuilles qu'on sache ce que t'as fait avec Ruka et les autres...

- Et merde ! jura-t-il en foutant un coup de pied dans le vide.

- J'ai encore raison, ne ?
- J't'assure, Kisaki, que c'est pas toi qui aura le dernier mot !


Continuation

La réunion ayant pour sujet le prochain album des Vidoll venait de prendre fin. Tous les membres du groupe étaient sortis, sauf Jui qui était resté sous la demande de Kisaki qui avait prétexé un court meeting pour le KISAKI project. Cependant, tout le monde se doutait un peu qu'il n'y aurait pas qu'un meeting, s'il y en avait réellement un, Jui le premier.

- Faudrait que tu commences à penser à te faire plus discret, les autres commencent à avoir des doutes... remarqua-t-il, le ton bas, lorsque la porte s'eut refermée sur Rame.

- C'est pas moi qui joue les sopranos quand on est en pleine action ! Et tu as toi-même dit que cet hôtel était crasseux et tombait en ruine et que, pour ça, tu voulais plus y retourner.

- Ben, j'ai fini par comprendre pourquoi t'allais là-bas...

- Bon, tu vois !

- Oui, mais y a pas que ça... Ils sont ni aveugles, ni stupides, ils voient bien que t'es de plus en plus souvent seul avec moi.

- De toute façon, qu'est-ce que ça peut bien faire qu'ils le sachent ou non ?

- Ano...

- J'ai pas l'impression que le fait qu'ils le sachent changerait quelque chose à celui que tu veuilles pas que ni eux, ni les médias, ni les flics sachent ce que tu faisais durant l'été 2002...

- ...

Il se tut. Kisaki avait raison. Mais il ne se tut pas parce qu'ils avaient des remords, en fait il vivait très bien avec ça, mais plutôt parce qu'il n'avait aucune envie de se retrouver en prison et de, entre autre, se faire passer dessus par plein d'autres hommes. L'autre bassiste était déjà bien assez, surtout que la plupart du temps, il ne lui était même pas conscentant.

- Tu sais que je me tais tant que tu me laisses faire, donc qu'eux sachent pour nous... Ça fait rien !

- Dis ça pour toi... Et évite de dire "nous", parce qu'il n'y a jamais eu de "nous" !

- Y a pourtant que moi qui sais pour...

- Parce que je croyais être en compagnie de quelqu'un de confiance, s'énerva-t-il.

- Je garde quand même ça secret depuis quatre ans... Et je ne suis pas de confiance ?

- Oui, mais à quel prix !

Le plus vieux eu un sourire à tendance malsaine.

- C'est pas plus moral que ce que t'as fait, ne me dis pas que je devrais avoir des remords !

Le châtain, piqué, voulu partir, mais Kisaki fut plus rapide et l'attrapa si fort part le bras que le premier fut convaincu que lorsqu'il le lâcherait, il aurait un bleu.

- Où tu vas comme ça ? questionna-t-il en sachant pertinemment que l'autre n'avait pas la moindre envie de rester avec lui.

- J'allais rentrer chez moi !

- Vraiment ? Je te croyais pas si bête...

- Mais j'en ai marre de tout ça, enfin !

- T'as pas trop le choix, alors soit tu assumes et tu te fais mettre en tôle - dans tous les sens du terme ! - soit tu gardes le silence et tu fais comme je te dis de faire et tu t'évites la prison !

Il plaqua violement ses lèvres sur celles du cadet, serrant toujours son bras dans sa main, l'autre se glissant fort peu subtilement en dessous de son T-shirt. Jui ne tenta pas de le repousser, il savait que ça serait inutile, mais ne lui répondit pas pour autant. Et l'autre vint lui sussurer quelques mots à l'oreille.

- Je te préfère quand tu es plus coopératif, comme ça...

- ...

- J't'aime bien, au fond...

- Ouais... c'est ça... j'ai failli y croire, au début...

- Allons... me fais pas cet air-là !

Le plus jeune soupira et laissa l'autre faire une fois de plus en essayant de penser à autre chose et se demandant quel plaisir le bassiste pouvait retirer d'une relation sexuelle avec quelqu'un qui ne se prêtait même pas au jeu...

Médication ? II

Il prit le flacon dans l'armoir et le regarda un moment. Il avait presque repris l'habitude de prendre sa médication, toujours la même que ce qu'on lui avait prescrit lorsqu'il avait six ans. En fait, il oubliait quelques fois de prendre sa pillule quotidienne...

Ça fait deux ans que j'ai recommencé à prendre ça et ça va plutôt bien...

T'avais pas l'air d'aller si mal, avant, non plus...

C'est vrai...

Et si t'arrêtais d'en prendre ?

Je sais pas... J'ai déjà oublié de la prendre hier... et avant-hier...

Tu vois, t'as encore rien fait de grave ! C'est pas un p'tit médicament qui va changer ta personnalité !

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Que cette pillule-là fait rien pour toi ! Tu vois bien ! Ça fait deux jours que tu ne la prends pas et t'as encore fait de mal à personne !

T'as pas tord...

Ne !

Mais... faut pas le dire à Kisaki...

Bah... Il sait déjà pas que t'en prends...

C'est vrai...

Réflexions faites, il alla jeter le flacon à la poubelle.

Monologue

J'en ai assez de ce gros porc... J'en ai plus qu'assez ! Depuis le début que rien n'est vrai, depuis le début qu'il se fout carrément de moi et qu'il me veut simplement pour mon corps... Jamais une seconde il n'a eu un regard affectueux pour moi, les siens étaient toujours plein d'envie et de désir... Pas une seule fois ses mots doux n'étaient significatifs, pas une seule fois il a réellement voulu me dire "Je t'aime"... Et moi, naïf, j'ai toujours bien voulu y croire... La goutte va finir par faire déborder le vase...

Pourquoi ne te débarasses-tu pas de lui?

Me débarasser de lui ?

Oui ! Comme tu l'as déjà fait plein de fois avec ces gêneurs !

Tu veux dire...

Oui, le tuer !

Ça fait longtemps que j'ai fait ça... je sais pas si c'est une bonne idée...

En est-ce déjà été une, de toute façon ?

... Non...

Ça compenserait pour la mauvaise idée que tu as eu de lui raconter ça !

Mais Kisaki est quelqu'un d'important, on va s'appercevoir tout de suite de sa disparition et on va le retrouver sur-le-champ...

Personne ne sait que vous fréquetiez cet hôtel... Et personne ne vous connaît, là-bas ! Ça serait...

L'endroit idéal...

Alors, t'en penses quoi ?

J'en pense que la prochaine fois qu'il me touche, on va bien s'amuser !

J'savais bien que l'idée te plairait ! Maintenant, il ne te reste plus qu'à préparer ton sac fourre-tout... Tu te doutes bien qu'il n'hésitera pas à poser une nouvelle fois les mains sur toi après cette répétition.

Oui, c'est bien ce que je compte faire...

Alors, t'emmènes quoi, cette fois-ci ?

Je sais pas, laisse-moi le temps d'aller voir si ce qu'il me reste de la dernière fois est encore utilisable !

Fais vite ! Il me tarde de savoir quel plan sadique tu es en train d'élaborer !

Tiens... Regarde, des lames de rasoirs !

On peut toujours faire quelque chose de bien douloureux, avec ça !

Et pis... Oh... mon couteau suisse...

Intéressant, ça ferait changement !

Et ça me file une idée ! Sauf que, comme j'ai pas deux couteaux suisse... J'vais devoir prendre une couteau de cuisine...

Hum...

Et je vais avoir besoin de ma sangle et de la corde...

Ça m'intrigue, tout ça !

Tu vas voir, on va vraiment s'amuser ! Ce soir, c'est la fin de la partie...

Et à son propre jeu, Kisaki va...

PERDRE !

Finale

Kisaki l'attrapa par le col de sa chemise pour le pousser sur la table et commencer à défaire le boutonnage, mais Jui le repoussa.

- Yamette !

- Comment ça, yamette ?

- Tu continueras si tu veux, mais pas ici !

- Ah bon, c'est ce que tu crois ?

- Oui, c'est ce que je crois ! Ça n'ira pas plus loin que ça si on va pas ailleurs...

- Ailleurs, tu dis ?

- Ouais... Du genre de l'hôtel où on allait, avant... fit-il sur un ton plus calme.

- Cet hôtel-là ? Mais tu as dit toi-même que tu voulais plus y retourner, parce que c'était trop dégueu comme place... Mais si c'est ce que tu veux...

- C'est pas ce que je veux, mais j'ai comme pas trop le choix !

- Donc, tu veux retourner là-bas ?

- Putain ! Oui, merde !

L'aîné eut un sourire en coin.

- Allez, viens, lui intima-t-il.

Sans mot dire, le châtain prit son sac et le suivit jusque dans le parking, puis dans sa voiture où il prit rageusement place.

- Voyons, Jui, calmes-toi... On s'en va prendre du bon temps avant une longue semaine de travail... dit-il en démarrant et s'engageant dans la rue.

- ... Du bon temps, ouais... répéta-t-il d'une drôle de voix.

Cette fois ce fut à son tour d'afficher un sourire en coin.

- Bon, tu vois !

- Oui, mais pas toi, dit-il tout bas.

- Quoi ?

- Rien.

- Ah oui ?

- C'était pas important.

- Si tu le dis...

Presque rien de plus ne fut dit du reste du tajet. Quand ils entrèrent dans l'hôtel miteux, Jui gardait la tête baissée, avec toujours ce même sourire aux lèvres, en suivant son producteur qui s'occupait de la location de la chambre qu'ils prennaient d'habitude, la 203. Et de même fut-ce lorsqu'ils montèrent à l'étage et quand ils traversèrent le couloir aussi.

- Veux-tu bien me dire ce qui te prend de sourire comme ça ! fit Kisaki, une fois qu'il furent dans la chambre et qu'il lui eut fait face.

- Tu crois pas que ça risque d'être fort plaisant, aujourd'hui ?

- Plus que d'habitude ? retourna-t-il, levant un sourcil, tout en faisant un pas vers lui.

- Que oui ! ... Enfin... tout dépend du point de vue... ! répondit-il en rendant son sourire carnassier.

- On dirait que tu redeviens comme avant ! dit encore le plus vieux, l'air ravi tout en constatant cela.

Sans plus attendre, le bassiste alla l'embrasser violement, l'attirant vers le lit, l'y faisant tomber. Mais rapidement, la châtain prit le dessus et se retrouva assis à califourchon sur l'autre. Il fit sauter tous les boutons de la chemise que portait l'aîné avec un sourire que l'autre cru pervers. Il n'avait pas tord, en fait, sauf qu'il n'y avait pas collé la bonne source. Le chanteur s'immobilisa un instant, le fixa tout droit dans les yeux avant d'aller fouiller dans une poche de son jean et d'en sortir un couteau suisse. Kisaki lui lança un regard intrigué.

- Qu'est-ce que tu vas faire avec ça ?

- Mais m'en servir, Tadashi, voyons ! fit-il, comme si c'était une évidence même.

- Ça j'en doute pas... Mais pas sur moi, hein ?

- Aurais-tu peur, par hasard, Tadashi ?

- Jui... dit-il, un peu plus nerveusement, tu m'avais dit que tu avais arrêté, ça...

- Je sais... Mais je n'ai fait que le dire...

- Tu vas pas faire ça, hein... Tu... tu vas pas recommencer sur moi, hein ?

- Tu crois ?

- Voyons... t-t'es beaucoup plus sensé que ça, Jui...

- Tu veux pas que je recommence alors que toi tu récidives toujours ?

- Allons... Jui...

Le châtain ouvrit la lame d'un coup de pouce. Ce qui fit pousser au bassiste un petit cri suraigu.

- Ah... ! Y a pas que moi qui... joue les sopranos ! fit-il, moqueur.

- J-Jui... Fais pas ç-ça... J-j'recommencerai plus...

De sa main libre, Jui le gifla.

- J'te jure... j'te jure que j'arrête si tu me fais rien... J'te jure, Jui... j'te jure... débita-t-il en essayant de le repousser, sauf que l'autre tenait bon.

Il chassa ses bras d'un geste transversale des siens, lui faisant une légère coupure au droit.

- Itai !

Il se mit à rire en voyant l'autre commencer à sérieusement paniquer. Il pointa sa main armée sur le ventre du plus vieux qui se mit à se débattre de plus belle. Énervé, le châtain saisit sa main gauche, la plaqua sur le matelas et y planta sans hésiter son couteau qui s'avéra à être drôlement bien aiguisé. Et en sentant la lame traverser sa peau, frôler un os, trancher presque sans résistance ses veines, artères, muscles et tendons pour traverser de l'autre côté et s'enfoncer dans le matelas jusqu'à ce que le manche accote dans sa paume, le roux hurla cette douleur jusqu'alors inconnue de lui.

L'air sombre, toujours comme énervé, Jui se leva à la recherche d'autre chose dans son sac. Quand il revint vers celui qui avait la main en sang parce qu'il en avait retiré le couteau et qui se plaignait sur le lit, ne réalisant comme pas que le pire était encore à venir, qui ne s'était donc pas enfuit, il tenait un paquet de lame de rasoir dans main et un couteau de cuisine dans l'autre. Kisaki comprenant enfin qu'il aurait mieux fait de le lâcher, un peu plus tôt, avant qu'ils ne partent, le regarda, ses traits adoptant ceux de la peur. Le chanteur soupira d'exaspération en remarqua que l'autre avait retiré l'arme blanche de sa main et que, maintenant, il s'éloignait de lui en se dirigeant vers la porte pour tenter de lui échapper. Il lança le paquet de lames sur la table de chevet, saisit rapidement son couteau suisse et se jeta sur lui pour le ramener, sans trop de difficulté, l'autre étant trop affolé pour penser comme il le fallait pour lui échapper, sur le matelas et lui clouer les poignets à la tête du lit en bois. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois à chaque poignet avant que le tout ne tienne en place, parce qu'un poignet était plus épais et comportait plus de muscles et de tendons qu'une simple main. Et pendant cette torture, l'aîné hurlait comme il n'avait jamais hurlé auparavant, laissant ses larmes de douleur lui humidifier timidement les joues. Il se leva une nouvelle fois et sortit une corde de son sac pour lui attacher les pieds au pied du lit, l'immobilisant ainsi pour lui rende la tâche à venir plus facile. (Âmes sensibles, vous êtes priées d'arrêter de lire à partir d'ici, si vous ne l'avez pas déjà fait... je tiens pas à ce que ma fic soit couverte de vomissures uu.) Il ouvrit le paquet de lames de rasoir avant de se réinstaller à califourchon sur l'autre qui gémissait en le suppliant d'arrêter, que ça n'avait plus de sens.

- Rien n'a jamais eu de sens, Kisaki...

- Yamette, Jui... j't'en prie... le supplia-t-il, pathétiquement.

L'autre n'eut qu'un petit rire sardonique en ouvrant la boîte de lames pour en prendre une première. Il posa ensuite la boîte sur les draps, à côté d'eux, et se pencha sur lui, approchant ses mains de son visage. De celle qui était libre, il saisit sa lèvre inférieure pour la tirer vers le bas et de celle tenant la lame, il appuya celle-ci sur une des commissures pour y pratiquer une longue entaille et pratiquer ce même jeu de l'autre côté pour littéralement lui fendre le sourire jusqu'aux oreilles alors que ses cris se transformaient en gargoullis sanglants avant qu'il ne se décide à avaler, contre son gré, tout ce liquide vital pour éviter de s'y noyer. Parce qu'il osait encore penser sortir vivant de cette chambre.

Sa bouche maintenant synthétiquement agrandie, Jui pu aisément continuer son jeu. D'ailleurs avec le peu de lucidité qu'il lui restait pour rester connecter en dehors de ce monde où la douleur était reine, Kisaki pouvait l'entendre ricaner : Il aimait ce qu'il était en train de faire, il prenait plaisir à le mutiler... Il était carrément en train de jouer, comme un gamin qui s'amuse avec ses petits camions. Toujours ce même sourire sadique au lèvres, le châtain écarta celles de l'autre du bout des doigts et pratiqua, pour commencer, une incision dans le haut de sa gencive de sa machoire suppérieure. Cependant, la nouvelle blessure lui étant trop atroce, le bassiste s'était mis à tourner la tête à gauche et à droite pour empêcher le plus jeune de continuer sa chirugie amateure. En ayant assez de tous chahut de la part de l'aîné, il descendit une tierce fois pour, cette fois-ci aller chercher une longue sangle. Quand il revint vers lui pour l'installer, il dut d'abord se défaire de sa lame. Il la planta donc comme une aiguille dans une pelotte de laine dans la langue du crucifié qui ne fit que gémir, sa vie commençant lentement à s'échapper de lui. Ses mains libérées, il put installer la sangle en la faisant passer sous son menton et aller l'attacher le plus serré qu'il le pouvait à la tête du lit. Sanglé de cette façon, celui en état de soumission totale ne pouvait plus bougé du tout. Écoutant la douce musique de ses gémissement témoignat de toute la souffrance qu'il avait déjà, il continua l'opération qu'il avait entrepriseun peu plus tôt, c'était-à-dire l'extraction de ses dents. Reprenant possession de son arme, il pratiqua plusieurs autre incision, le faisant réagir, donc hurler de plus belle, malgré ses force qui venait peu à peu à lui manquer. Jusqu'à ce qu'il recueille une première dent et qu'il la jette par terre comme l'on dispose d'un vieux bout de papier. Il fit de même avec ses quinze autres dents de sa machoire suppérieure, idem avec celles de la machoire inférieure, jusqu'à ce que ses trente-deux dents, avec encore un peu de gencive collée dessus, soient éparpillées sur le sol de leur chambre d'hôtel.

Le sadique s'arrêta un court moment pour écouter les désormais pleurs de désespoir accompagnés, de temps à autre, par un gargouillis causé par tout le sang qui était coulé dans sa gorge. Jugeant sa victime assez calmée, il la défit de sa sangle et enleva un des couteaux qui la crucifiaient au lit. Il lançant l'arme blanche au sol, mais se revit de la sangle pour attancher son bras à un des montant de la tête du lit faisant en sorte que lorsqu'il tirait sur les deux bout de cette même sangle, son avant-bras restait bloqué entre deux barreaux. Ce qu'il fit d'ailleurs, en tirant de toutes ses forces, jusqu'à ce qu'il sente l'os craquer et Kisaki s'en plaindre. Il tira encore, jusqu'à ce que l'os casse carrément. Et encore pour qu'il traverse la peau tendue de son bras avec à peine plus qu'un faible cri de la part du bassiste.
N'ayant guère obtenu satisfaction de cette cassure, il arracha le second couteau retenant sa main gauche toujours cloué au montant du lit pour le jetter, lui aussi, sur la moquette. Il prit sa main dans la sienne et commença à briser chacun de ses doigts, à commencer par l'auriculaire, comme s'il ne sagissait que de vulgaire bâton de pop-cycle, donnant à sa main une forme se repliant anormalement vers l'arrière. Les gémissements du plus âgés persistaient, mais ne suffisaient pas à Jui. Il prit donc une nouvelle lame dans le paquet et la regarda, comme se demandant ce qu'il allait en faire... Il se mit alors à lui taillader le ventre, jusqu'à ce qu'on en voie les vicères. Voyant un nouveau jouet s'offrir à lui, il plongea sa main dans l'abdomen de celui qui était en train de mourir d'avoir perdu trop de sang comme un gosse plonge sa main dans un pot de biscuits. Il finit par y mettre ses deux mains et de tout remuer juste pour les joies d'entendre tous ces bruits mouillés. Et lorsqu'il n'entendit plus Kisaki gémir, il les retira et se mit à lécher le sang qui s'y trouvait. Il finit de les essuyer sur le pantalon du bassiste. D'ailleurs, il fouilla dans ses poches pour trouver les clés de sa voiture.

- Tu vois, Kisaki, moi, c'est comme ça que je te préfère... lâcha-t-il lorsqu'il fut sur le point de sortir, après avoir reprit son sac.

Entretenir

Ayant fait faire en douce un double des clés, Jui pouvais aller et venir dans l'hôtel crasseux comme bon lui semblait, en autant qu'il fasse attention à ce qu'on ne le voie pas. Ainsi, à chaque semaine, il venait rendre visite au corps se putréfiant de Kisaki en profitant pour faire recharger son téléphone portable pour qu'on finisse par le retrouver. Parce que celui-ci, il voulait qu'on le retrouve... Il le voulait parce qu'il voulait que le monde sache ce que ça faisait que de se foutre de lui et de Jui no Yami...

Éveil

Takamasa déverrouilla la porte de la chambre avec une soupir agacé. Il se serait bien passé de Ryou, cette fois-ci, puisqu'il était venu le déranger alors qu'il écoutait la télévision. Lorsqu'il poussa le panneau, une odeur putride lui monta aux narines. Il grimaça.

- Faudra demander à Nanase de venir faire un peu le ménage ici... remarqua le propriétaire de l'hôtel.

Ryou, derrière lui, ne répondit pas, il semblait plutôt curieux de voir d'où provenait le sujet de sa plainte. Takamasa jeta un regard circulaire à la pièce.

- J'vois rien qui pourrait faire un tel bruit, Ryou...

- Mais j't'assure, Taka, ça sonne toujours dans ces heures-ci, d'habitude...

- Ben apparemment, c'est pas d'habitude, aujourd'hui... Allez ! Retourne à tes occupations !

Le locataire grommela quelque chose puis tourna les talons pour sortir de la pièce, chassant une mouche qui s'était aventurer à passer trop près de lui.

- NANASE ! cria l'autre en refermant la porte, une fois sur le palier. NANASE !

- Nani ? fit le vieille boulotte en montant l'escalier qui craquait à chaque pas qu'elle faisait.

- Y a la 203 à nettoyer !

- Ben merde ! Sont pas capable de baiser proprement de nos jours, j'imagine qu'z'en ont encore foutu partout !

- Je sais pas c'qu'ils ont fait, cette fois-ci, mais ça dégage une certaine odeur...

- Génial, pourquoi j'ai l'impression qu'on est tombé sur des scatophiles !

- Nan ! C'est pas ça que ça sent... De toute façon, la chambre a pas été utilisée depuis trois semaines...

- Trois semaines ? Matsuura il vient plus avec son p'tit chanteur ?

- Apparemment, non... Ils ont eut l'air d'y avoir été assez violemment la dernière fois, fit-il avec un sourire qui en disait long sur le fond de sa pensée. Le p'tit doit pas s'en être remis encore !

La femme eut un rire gras.

- Allez, maintenant, vas me laver ça !

- Ouais... ronchonna-t-elle.

Rebus

Déjà trois semaines qu'il était là et on ne l'avait toujours pas retrouvé, preuve que le ménage des chambres n'était toujours fait qu'à peu près, une des raisons pour lesquelles l'édifice semblait si minable. C'était d'ailleurs pour se faire plus discret qu'il avait choisi cet endroit au lieu d'un grand hôtel chic où ils étaient tous deux connus. Toutefois, il aurait dû se douter que ce facteur ferait en sorte que l'autre qui l'avait accompagné ici réalise le sombre dessein qu'il avait éveillé en lui, au fil des années où il en avait abusé. Il aurait dû se douter que s'il avait choisi un hôtel moins miteux que celui-ci, son teint n'aurait pas commencé à avoir cette étrange teinte de vert noirâtre, sa peau ne serait pas en train de sécher et de, petit à petit, tomber par plaque, son sourire ne serait pas aussi artificiellement large avec ses comissures dégoulinantes d'un liquide sombre et épais, grumeleux, sa fracture ouverte au bras droit ne serait pas couverte de pus plus ou moins séché parmi les croûtes de son sang d'où le plasma s'est tout évaporé et les vers qui commençaient à naître dans cette ouverture moisissante laissée à l'air libre, son entaille au ventre, semblant aussi, sinon plus, vivante que celle à son bras à cause des mouches s'y nourrissant comme d'un fruit pourri et ses doigts tous cassés, faisant donc en sorte qu'ils étaient disposé d'une façon incroyable, de sa main gauche ne grouillerait pas de ces espèces de limaces gluantes. Il aurait dû se douter que dans cet hôtel, quand même qu'on crie, personne ne vient à l'aide, par habitude d'avoir des clients diversifiés. De toute façon, jamais personne ne se plaignait du bruit puisque tout le monde en faisait autant.

Et pendant qu'il se décomposait lentement dans le placard de la chambre qu'il avait lui-même louée, son portable sonnait. Cette fois, ce devait être son secrétaire, dans les bureaux d'UNDER CODE, qui, en ayant marre de devoir se taper autant de travail depuis l'absence toujours non-motivée de son patron, l'appelait pour une énième fois. D'ailleurs, c'était la pagaille dans les bureaux du label... Ils allaient devoir fermer les portes si leur directeur ne réapparaîssait pas bientôt.



Return to Top