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Author of 8 Stories |
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Genre : Humour, romance 8D
Rating : K+ (Enfin je crois, je suis pas douée avec les ratings --)
Disclaimer : Les persos des Clamp ne sont pas à moiii... -on connait la chanson- ni les paroles de la chanson qui est du groupe français Debout sur le Zinc.
Blabla inutile : Hum ben c'est la première fois que je poste une fic sur XD mains moites et ça faisait surtout un moment que je n'avais pas écrit.
Vos nyavis me seront sûrement utiles ... Bonne lecture :D
Chanson : Les mots d'amour – Debout sur le Zinc
La nuit était fraiche, bien que l'été ait montré le bout de son nez quelques jours auparavant. Assis côte à côté dans l'herbe, tendrement enlacés, Kurogané et Fye observaient les étoiles qui brillaient étonnement fort ce soir-là. La lune était magnifique, les teintes rousses et bleues claires se mêlant dans un tableau complexe qui illuminait le ciel. Une douce brise aux notes de citronnelle, se mélangeant à la forte odeur du champ de fleurs non loin, était soufflée sournoisement par le vent, inquisiteur, qui assistait à la scène.
Fye, accroché au cou de son grognon de ninja, le taquinait et l'embêtait à tel point que Kurogané était passé du stade 'normal et attentionné même si le blondinet est chiant' au stade 'énervé au plus haut point à cause du blondinet qui est super lourd'. Autant dire que Fye allait avoir droit à une vraie raclée.
-Kuro-myu est tout rouuuuuge ! miaula le magicien, en tirant les joues dudit Kuro-myu.
Le ninja regarda Fye avec un regard noir, comme s'il allait le tuer, et lui saisit les deux mains.
-Non mais t'as pas bientôt fini, abruti ?!
-Oooh mais Kuro-chan se révolte ! Attrape moi si tu peux et tu auras une récompense ... murmura Fye à l'oreille du brun en déposant un baiser sur sa joue.
Kurogané soupira en regardant le magicien gambader partout en attendant qu'il vienne l'attraper. Qu'est-ce qu'il pouvait être gamin, des fois. Mais remarque, c'était comme ça qu'il l'aimait ... « Et si on allait chasser du blondinet, ce soir ? » se dit-il malicieusement en détaillant sa proie dans toute sa longueur.
C'est ainsi qu'un gros toutou ramena sur un dos un gros matou gesticulant dans tous les sens pour le repas du soir.
-Mais c'est qu'il est en forme le gros toutou ce soir ! Continua Fye sur sa lancée, bien conscient qu'un moment ou l'autre, Kurogané allait lui hurler dessus d'arrêter son cirque et d'aller bien gentillement dans leur chambre. Aussi, en voyant le blond allait chercher plusieurs bouteilles au contenu qui lui était bien connu, il s'approcha de lui en disant d'un ton sérieux :
-Pas d'alcool ce soir. T'es déjà trop excité et j'ai pas envie que tu me files des coups de pieds toute la nuit parce que tu veux jouer à l'aventurier dans ton sommeil.
Le mage le fixa avec des yeux de chien battu, yeux larmoyants qui donnaient à Kurogané l'envie de faire un énorme câlin à la personne en face de lui.
-Bien joué, mais à force de te côtoyer, je me suis désensibilisé à ton regard de chien battu, répliqua le ninja avec son habituel air blasé collé au visage. Alors maintenant, tu vas gentillement reposer les bouteilles que tu as prises et tu n'y touches pas ce soir, sinon je t'achève net !
Sans broncher, le blond s'exécuta à la plus grande curiosité du brun qui n'avait jamais vu Fye prendre ses indications au pied de la lettre. Mais bon, tant qu'il ne buvait pas ce soir, il s'en fichait.
Quelques minutes plus tard, le magicien revint et alla directement se fourrer dans les bras du ninja qui fut encore plus étonné par l'attitude du mage.
-Fye ? Ca va ? Demanda-t-il d'un ton inquiet.
Le magicien releva la tête, un sourire crétin étirant son visage d'ange. Horrifié, Kurogané tenta de se séparer de la minie sangsue qui l'encerclait, mais sans succès...
-Kuro-sama s'inquiète pour moiiiii, Kuro-sama s'inquiète pour moi ! Piailla le blond, tout content que le ninja fasse autant attention à lui.
Sans ajouter que Mokona venait de prendre la relève et que Kurogané était sur le point d'exploser.
-Pyuuuuuuuuuuuuu ! Kuro-daddy est très inquiet pour Fye-mommy, comme c'est romantique ! Mokona en est tout émerveillé !
Mokona adressa un clin d'oeil à Fye et celui-ci lui sourit en guise de réponse.
-BON CA SUFFIT MAINTENANT ! LE CRETIN DE MANJUU BLANC, TU DEGAGES ! Quant à toi, dit-il en reportant son attention sur le blondinet qui se serrait de plus en plus fort contre lui, tu me suis au salon qu'on discute deux minutes.
-Ooooh Kuro-puu va mettre une fessée à Fye ! Hurla Mokona, posé sur le comptoir de la cuisine.
Kurogané se retourna vers le manjuu et le fit taire en un instant avec son regard rouge sang qui disait clairement « Toi, tu dis encore un truc de travers et je te coupe les deux oreilles sur le champ ». La boule de poils s'éloigna à pas comptés de la pièce, bien décidé à tout rapporter à Yûko pour qu'elle punisse efficacement Kurogané. Celui-ci ammena Fye au salon tant bien que mal, puisque le magicien ne voulait plus lâcher le ninja.
-Tu te prends pour un bébé koala ou ... ? demande ironiquement le brun.
-Kuro-chaaaaaaaaaaaaaaan ?
-Non ?
-Diiiis... Est-ce que ...
-Est-ce que quoi ?
-Tuu...
-Je ?
-M'aimes ?
Kurogané avala sa salive de travers.
-C'est quoi cette question, abruti ? Rétorqua-t-il, l'incompréhension se lisant clairement dans son regard de braise.
-Muuuh, je veux juste savoir... dit Fye en souriant de toutes ses dents. Il se rapprocha un peu plus de Kurogané, et posa sa tête sur son torse, en continuant de scruter les réactions du ninja avec ses deux yeux bleus.
-Mais enfin... Fye !
Le magicien rit doucement. C'était tellement drôle de voir Kurogané se mettre dans un état pareil pour quelques petits mots.
-Je t'aime, dit simplement le blond en l'embrassant.
-Moi aussi, je ... heu ...
-Tu ? Demande innocemment Fye.
-Je ... Roh et puis rien hein, on va se coucher.
J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que parler c'est pas mon fort.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Les faire jaillir de mes trois accords.
Le lendemain matin, alors que tout le monde était déjà levé dans la maison, Fye et Kurogané étaient encore au lit, dormant comme des bien-heureux, l'un contre l'autre.
Quelques minutes plus tard, Mokona, envoyé par Shaolan, vint ouvrir la porte et monta tranquillement sur le petit bureau près de la fenêtre. Il s'approcha avec précaution des rideaux et les tira d'un coup : le soleil fit irruption brusquement dans la pièce, réveillant Kurogané qui grommela sans attendre : « Qui est L'ABRUTI qui a ouvert ces FOUTUS RIDEAUX ?! ». Il tourna la tête vers la fenêtre et aperçut la boule de poils qui s'amusait de l'agitation qu'elle venait de causer.
-Pyuuuuu, Kuro-wan est encore plus affreyant au réveil !! Mokona a peeeeeuuuuuuur !
-TA GUEULE LA BOULE DE POILS ! VIENS PAR LA QUE JE TE DECOUPE EN MORCEAUX ESPECE DE ... !
Fye ouvrit lentement ses petits yeux ensommeillés et se releva dans le lit. La scène qui se déroulait sous ses yeux était à mourir de rire : un petit Mokona pourchassé dans la pièce par un grand Kurogané plus qu'énervé. Il repensa à hier soir et à la tête qu'avait tiré le brun en entendant la question qu'il avait posée. Foi de Fye, il réussirait à faire dire au ninja de son coeur qu'il l'aimait LUI et personne d'autre !
Pourtant, voir que Kurogané avait tant de mal à lui dire un simple « Je t'aime » l'attristait un peu. Mais bon, il attendrait ...
J'ai un peu froid, comme a dit l'autre,
Et ce long frisson qui n'en finit pas.
J'ai un peu froid, mauvais apôtre,
Mon cafard me lâche moins souvent qu'autrefois.
Après que le brun ait pû assouvir son désir de vengeance sur Mokona et qu'ils aient pris tous ensemble un déjeuner solide -et un peu trop sucré au goût du ninja-, Shaolan, Sakura et Mokona décidèrent d'aller faire un tour dans la ville non loin, tandis que Kurogané et Fye préfèrent rester tranquillement à la maison pour vaquer à leurs petites « occupations » quotidiennes...
Cela fait -et non, vous n'aurez pas les détails, bande de perverses-, Kurogané était sorti s'entrainer un petit peu au sabre, histoire de ne pas perdre la main. Fye, lui, s'ennuyait à mourir, ne trouvant rien d'intéressant à faire à part... aller embêter son ninja. Chose qu'il s'empressa de faire, sortant discrètement de la maison, et arrivant par derrière. Il s'approcha lentement du brun et s'accrocha brusquement à son cou, coupant celui dans son élan -et de son air.
-Fye ! Bordel qu'est-ce que tu fous ?! Tu vois pas que je m'entraine ? Grogna Kurogané, irrité d'avoir été interrompu de telle sorte en plein dans son entrainement.
-Je suis désolé Kuro-myu... je ne voulais pas t'embêter ... répondit tristement le magicien, conscient que son petit jeu faisait craquer le ninja.
Celui-ci s'approcha du blond et le prit tendrement dans ses bras, s'excusant silencieusement de l'avoir repoussé si violemment. C'était juste qu'il était comme ça... Il n'ajouta rien, ne voulant pas briser l'étreinte silencieuse qu'il avait créé, et surtout parce qu'il ne trouvait aucun mot réconfortant à dire.
J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que le reste, c'est pas grand-chose.
Je l'ai appris et à mon tour
Je te le livre un peu ; je te propose
De laisser le long du discours
Nos contentieux et les comptes à rebours,
D'oublier le temps d'un refrain
Ce bon vieux réflexe ; moi j'en garde pour demain.
Kurogané savait très bien que le fait qu'il n'arrive pas à lui dire clairement ce qu'il ressentait le faisait souffrir, parfois. Mais c'était plus fort que lui, il n'arrivait pas à simplement dire « Je t'aime », deux petits mots, deux petites choses de plus ou de moins dans l'univers, ça ne comptait pas vraiment ... Il se serait dit cela quelques mois auparavent, mais maintenant c'était différent, hein ? Il observa le blondinet blottit dans ses bras, sentant son souffle chaud traverser le tissu d'un t-shirt.
Des mots pour toi mais que je n'dis pas.
Ceux-là.
Oui c'était différent, parce que maintenant il aimait Fye.
Il se dégagea doucement de l'étreinte qu'il avait offerte au magicien et le regarda droit dans les yeux, cherchant à le rassurer par la force du regard, mais c'était peine perdue : Fye cherchait à ce qu'il le réconforte avec des mots, et exclusivement avec des mots. Il se perdit dans les yeux bleus saphir et tenta tant bien que mal d'engager la conversation, mais le mage posa un doigt sur les lèvres du brun en signe qu'il ne voulait rien entendre pour le moment -peut-être plus tard- et juste profiter du fait qu'ils soient seuls, ici, maintenant, juste bercés par la danse gracieuse du vent.
Quel était le refrain du jour ?
Si je l'oublie, je cède encore.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Jeter l'éponge, un peu, tenter le sort.
Une pause ici pour poser là,
Entre deux conflits, entre deux coups d'éclat.
Une pause pour dire autour de moi,
Mon ami, mon frère, mon amour, écoute-moi.
Le temps passa lentement, s'égrainant grain par grain comme le sable d'un sablier qui annonce la fin de quelque chose. La fin de quelque chose ? Mais qu'était-ce donc pour Kurogané ?
Le brun saisit Fye dans ses bras, et le rammena à l'intérieur de la maison, le déposant avec une extrème douceur sur le canapé, ne voulant le briser pour rien au monde. Il passa une main tendre dans ses cheveux blonds désordonnés, caressant sa peau blanche, rougie par endroits par l'action prolongée du soleil ; il la frotta doucement à ces endroits, comme si cela allait faire partir les traces qui constrastaient avec la blancheur presque livide de la peau du magicien.
Celui-ci rouvrit les yeux, observant les alentours avec précaution, avant de s'appercevoir que le ninja était à ses côtés, lui souriant timidement en tenant sa main pâle dans la sienne qui était légèrement plus foncée.
-Ca va ? Demanda-t-il lentement.
-Je crois, lui répondit le mage, un peu étourdi.
-Tu t'es endormi un cours instant dans mes bras.
-... Tu es largement plus confortable qu'un coussin, Kuro-rin ! Sourit le blond.
Kurogané lui sourit en retour ; ce n'était pas un sourire hypocrite pour une fois. Non, un vrai sourire, écorché par endroits, avec des défauts, mais un sourire réellement plus beaux que ceux de d'habitude ; et en plus, il lui était destiné à lui, Kurogané, et à lui seul.
-Fye, est-ce que ça te blesse que je ne te dise pas Je... hum... gn... enfin bon tu vois quoi ? Dit Kurogané, rougissant.
Le magicien s'en aperçut et eut un petit rire.
-Ca me fait mal parfois, mais je sais que tu n'es pas bien doué avec ta petite bouche, mon grand. Alors je fais avec.
Il avait répondu avec une franchise déconcertante.
Des mots pour toi mais que je n'dis pas.
Ceux-là.
-Je... gnnn... je ... Fye, Je...
Le magicien sourit une fois de plus, d'un vrai sourire venant du coeur. Kurogané était tout simplement adorable quand il essayait de déclarer ses sentiments au magicien.
-Je... t'... gnnn ... Non, vraiment, j'y arrive pas, grommela le ninja, énervé de ne pas arriver à dire ces mots tous simples.
-C'est pas grave, murmura Fye en se serrant contre lui. Je sais que tu m'aimes, idiot. Mais j'attends quand même que tu me le dises pour de vrai de toi-même un jour, Kuro-wan.
Fye chercha les lèvres de Kurogané, et les goûta avec tendresse, sans prétention. Il approfondit le baiser et brusquement, un son plus qu'étrange attira son attention.
« Je t'... èèèèèèè... aaaiii... me... Fye. »
Le blond, ayant entendu les mots prononcés certes dans un souffle, fit mine de ne pas comprendre ; il voulait entendre entendre son ninja lui hurler aux oreilles qu'il l'aimait très fort, et pas un petit murmurement, voyons ! -C'est qu'il est exigeant le Fye...- Mais ce qu'avait dit le brun à cet instant lui fit énormément plaisir... tout de même.
-Kuro-chan, évite d'essayer de me parler pendant que tu m'embrasses, c'est vraiment pas pratique.
Le ninja, rouge de colère, se leva d'un coup, le magicien faisant de même, et partit à la chasse au Fye, son jeu favori depuis quelques temps... Et sûrement pour longtemps.
-End 8D-