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Author of 4 Stories |
Titre : Promesse brisée
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : J’ai beau soudoyé Masaki Kurumada ET les personnages de Saint Seiya, ils ne sont pas à moi… Les autres persos comme Syna, Zoe et Gaia m’appartiennent en revanche.
Genre : Romance majoritairement, mais y a un peu d'action aussi
Couple : Ça se devine dès la fin de ce chapitre si vous avez compris qui est l'homme concerné, mais vous allez devoir attendre un moment avant qu’il ne se forme…
Petite note : Honte à moi de faire de la romance hétéro sur ce site, avec un personnage inventé comme narrateur en plus. J'avais cependant du mal à caser le mâle de l'histoire avec l'un de ses camarades. J'espère que malgré tout, vous laisserez une chance à cette fic de vous séduire :D
Ça n'aurait jamais du avoir autant de conséquences. Ça n'aurait jamais du finir ainsi. Il m'avait pourtant promis ! Et je le savais! J'aurais du l'en empêcher, mais comment ? Comment dire à un homme blessé qui veut se racheter « Non, reste ici, je ne veux pas que tu partes » ? On ne peut pas, je ne l'ai pas fait... Je m'en veux. Je l'aime. Je l'ai perdu. Et il ne saura jamais... Je suis enceinte, et il ne le saura jamais...
Reviens !
Chapitre 1 : Premières rencontres
Tout commença un jour de septembre, vers la fin du mois. Mes études supérieures commençaient à peine, et mes deux amies avaient décrété qu'il nous fallait fêter cet évènement dignement. Je ne voyais guère l'intérêt de fêter les levers à 6h et autres joyeusetés de ce genre, mais elles ne me laissèrent pas le choix. Vous connaissez les amis, quand ils veulent vous sortir, ils iraient jusqu'à vous shooter pour ça. J'avais donc décidé de ne pas les amener à cet extrême-là et la belle blonde, Syna, accompagnée de notre ami brune, Zoe, m'avait emmenée, bras dessus, bras dessous dans une discothèque aux abords d'Athènes.
Moi, on me surnommait Déesse. Rien à voir avec une quelconque popularité, mes parents avaient juste trouvé drôle de m'appeler Gaia. C'était tellement drôle que je portais ce prénom comme un fardeau depuis ma plus tendre enfance, et compte tenu de nos relations actuelles, je les soupçonne fortement d'avoir payé une voyante pour me pourrir la vie jusqu'au bout. N'en reste pas moins que mon hypothèse est, d'après mes prétendues amies, trop tirée par les cheveux pour être crédible. Or de l'incroyable, depuis ce fameux jour, on en a croisé et pas qu'un peu. C'est vous dire.
Revenons-en d'ailleurs à ce que ces deux traîtres avaient manigancé pour moi. Si officiellement, le but de notre soirée était de s'amuser, officieusement, elles avaient décrété qu'à 18 ans, il était temps pour mois de me mettre en couple. La vérité, je la connaissais, elles voulaient faire des sorties en amoureux, chacun dans leur coin, en ayant la conscience tranquille. Je n'ai jamais vraiment compris en quoi mon célibat pesait sur leur conscience, en fait. Et c'est en cherchant à répondre à cette interrogation que je commençais la soirée, peu emballée par la foule qui m'entourait et me mettait dans tous mes états. Syna, à mille lieue de cela, dansait sur la table comme la piste de danse était pleine à craquer, alors qu'à mes côtés, plus discrète, se tenait Zoe qui me présentait comme un chiot dans une vitrine.
« Comment tu t'appelles ma belle ?
- T'occupe. J'suis prise, pas elle. »
Elle, bien sûr, c'était moi.
« Le prend pas mal mais la coupe à la garçonne, sans façon. »
Et si je décidais de le prendre mal, justement ? En fait je le pris très mal. J'avais toujours aimé mon look un peu décalé. A l'époque, j'avais les cheveux mi-longs, raides comme de la paille mais plus soyeux heureusement et d'un noir profond. C'était l'une des choses que j'aimais vraiment beaucoup chez moi, avec mes yeux bleus prussien et mon style vestimentaire. Je dois dire qu'il valait mieux que j'en sois fière de ce style. D'une part, je faisais moi-même mes vêtements avec ceux que les autres ne voulaient plus mettre, d'autre part, les coupes n'étaient pas vraiment dans l'air du temps. N'en déplaise à mes anciens détracteurs, j'avais de l'allure même si je n'étais pas à la mode.
« Zoe, quitte à essayer de me trouver un gus, trouves-en un qui ait du goût. »
Je me souviens avoir répondu ça, parce que la tête du jeune homme était hilarante. Il n'avait pas apprécié, évidemment, et mon arrogance l'avait déstabilisé. Bien sûr, il n'avait tourné les talons qu'après une remarque désobligeante, qui lui valut par ailleurs un regard assassin venant de ma brunette. Que je l'aimais, cette Zoe, quand elle n'essayait pas de jouer les agences matrimoniales pour Gaia « en détresse ». Pire qu'une mama italienne... ou tout pareil (sa mère – Italienne en plus – était ainsi aussi, ça devait venir de là). Ce fut donc la queue basse que le dragueur repartit, me laissant observer autour de moi pour chercher une sortie et tromper l'angoisse qui me gagnait.
Les verres s'entassaient devant moi, habilement évités par les chaussures de Syna qui tenait je ne savais comment dessus. J'étais désinhibée, mais pas encore assez pour me lancer sur une table branlante en talons aiguilles comme elle. Et elle le faisait avec grâce en plus, au point que nombre de mecs nous tournaient autour. Je pouvais les comprendre, il aurait fallu être aveugle pour regarder une autre minette (ou être en couple avec une jalouse). C'est ainsi que je Le vis. Il était près de nous et regardait dans notre direction, se mouvant avec virtuosité sur le rythme de la chanson.
Un beau et grand jeune homme aux cheveux ondulés et curieusement bleus. Je devinais sous son haut des muscles élégamment dessinés. J'aimais beaucoup sa façon de bouger, il semblait que les lois de la gravité ne s'appliquait pas à son corps, qu'il ne touchait pas le sol, que personne ne l'entourait. Aériens est sans doute le mot le plus juste pour définir ses mouvements. Et ses yeux ! Ses yeux ! Je me serais damnée pour qu'ils se posent à nouveau sur moi ce soir-là, pour que le contact de nos regards dure éternellement, que le bleu de mes iris se dépose à nouveau dans l'émeraude des siens. Mais comme toute chose à une fin, je dus retourner sur Terre, et après avoir bu un nouveau verre, je ne le voyais plus dans la foule...
Durant les mois suivants, je ne l’ai pas revu. Je n’ai pas remis un pied en discothèque non plus. Tout sauf ça et les gueules de bois du lendemain (notons que depuis ce mémorable jour de septembre, je ne bois plus). Je pensais l’avoir oublié, mais ma seconde rencontre – même si la première n’en avait pas vraiment été une, me prouva le contraire. C’était au début de l’été. Il faisait une chaleur étouffante, et on n’avait pas eu de pluie depuis des semaines. Heureusement pour moi, je travaillais de la fin de soirée jusqu’au milieu de la nuit. Il faisait donc meilleur à ces heures-ci.
J’étais serveuse dans un bar, le Calypso. C’était miteux comme endroit, et j’exagère à peine, mais malgré tout, le quartier était à peu près tranquille. Loin des quartiers malfamés, et assez proche de mon studio. Tout cela me convenait donc à merveille et j'exécutais ce travail de bonne grâce, vu que je n'avais pas le choix. Cela ne m'empêchait pas de pester quand, à deux minutes de la fermeture, un jour de fatigue intense, un hurluberlu entrait dans le bar en tant que client. Professionnelle jusqu'au bout, je m'armai un beau se dire qui se figea quelque peu quand je le vis. Debout, une main sur la porte, l'autre pendant contre son bras, je faisais face au danseur qui m'avait tant marquée, celui aux yeux qui m'envoûtaient déjà.
Il alla s’installer dans la table du coin à ma droite, donc à gauche en entrant, et attendit patiemment que je vienne le servir. Le bar était vide si l’on exceptait nos deux présences. Et moi qui avait espéré pouvoir rentrer et dormir rapidement ! Je me rappelle avoir rangé rapidement mon verre, en tentant de maîtriser les tremblements de ma main. Puis j’avais levé la tête vers lui, et avait bêtement rougie. Ça l’avait fait sourire, et mon cœur rata le coche. Oh juste une fois hein, pas d’inquiétude. C’est juste que le sourire lui allait vraiment bien, pourtant ça n’en était pas un digne d’une publicité pour Colgate. Juste un sourire en coin appuyé par un pétillement amusé dans ses yeux, et il se retourna pour voir s’il y avait quelqu’un derrière qui me faisait cet effet. Evidemment, il ne trouva que le mur, mais je savais bien qu’il se moquait de moi. Rien de méchant, mais ça n’arrangeait pas mon état.
Prenant mon courage à deux mains, je m’avançai vers lui. Il passa sa commande en me faisant un vrai sourire de tombeur… et mon cœur se décrocha. Je hochai la tête et retourna derrière le comptoir. Qu’avait-il demandé déjà ? Je dus bien rester quelques minutes comme ça, immobile en fixant bêtement les bouteilles, parce qu’il finit par reprendre la parole.
« Whisky. »
Simple, clair, net et précis. Mais rien que pour entendre à nouveau sa belle voix grave, je me retournai et lui demandai de répéter. Chose qu’il ne fit d’ailleurs pas. Faussement exaspéré, il se leva et alla se servir lui-même, me frôlant au passage. J’en déduisis à son sourire en coin qu’il avait parfaitement remarqué mon trouble et qu'il en jouait, chose que j'étais bien incapable de lui reprocher. L'envie ne manquait pourtant pas, croyez-moi !
Je me souviens parfaitement avoir fixé mes mains posées sur le comptoir presque désespérément. Elles tremblaient comme des feuilles sous la brise d'automne. Mes jambes semblaient vouloir les concurrencer, et je m'étais demandé bon nombre de fois combien de temps je tiendrais avant de m'écrouler. Mon cœur lancé à toute allure n'avait pas compris la signification du terme « zen », et je dus inspirer doucement et expirer tout aussi doucement de nombreuses fois avant de me calmer. J'y arrivai enfin quand mon inconnu revint à la charge, m'interpelant pour savoir combien un verre de whisky lui coûtait. Je lui répondis sans le regarder, presque par automatisme. En allant récupérer l'argent après son départ, je pus constater qu'il en avait laissé trop...
Pourquoi ça ? Je savais que j'avais réussi à articuler, et la somme était de toute façon bien trop élevée pour un simple verre. Il s'en était forcément rendu compte ! Il n’y avait donc plus qu’à espérer qu’il revienne pour que je lui rende sa monnaie, et je marquai sur un papier combien je lui devais. De toute façon, je voulais le revoir. La raison stupide qui m'amenait à vouloir passer encore plus de temps avec un homme qui se moquait de moi m'était égale, je voulais le revoir ! Et comme le cœur a des raisons que la raison n'a pas, je préférai ne pas trop réfléchir à ce qui m'y poussait.
Je songeais naïvement en rentrant chez moi ce soir-là que jamais je ne serais aussi heureuse d'aller dormir. Le lendemain et le reste du mois de juillet me prouva qu'au contraire, cette nuit-là n'était que la première d'une longue série ! Chaque soir, à quelques minutes de la fermeture, il venait au bar l'air de rien, s'asseyait à la table qu'il avait désignée comme sienne et me commandait un verre de whisky. J'en fus agacée au début, persuadée (j'avais raison en plus) qu'il avait largement le temps de venir avant, et qu'arriver 31 jours de suite à 23h58 précisément ne pouvait pas être qu'une simple coïncidence. Et puis à la longue je m'y habituais, attendant le moment où il arriverait, un verre propre prêt à être dégainé, posé sur le comptoir.
Je m'y tout de même un certain temps avant d'être complètement rodée à ce manège, aussi, lorsqu'il revint le lendemain de sa première visite, j'attendis patiemment sa commande. Je lui apportai son whisky un tout petit peu de temps après, rapportant au passage l'argent en trop de la veille.
« C’était pour vous. »
Il y eut un temps de silence. Je le regardai sans comprendre, jusqu'à ce qu'il ajoute, un peu moqueur :
« Le pourboire. »
Vu mon immobilisme lorsqu'il était arrivé au bar la journée d'avant, c’était assez incompréhensible. Je l'interrogeai du regard. Il haussa les épaules, me remit la monnaie que je venais de lui rendre dans la main et referma mes doigts sur l'argent. L'affaire fut réglée et je n'eus pour ainsi dire pas d'autres choix que de faire ce qu'ils voulaient.
J’ai su plus tard qu’il voulait se faire pardonner de jouer avec mes nerfs comme ça. Pourtant, même après, il s’amusait toujours à me faire tourner en bourrique. Ainsi, le dernier jour du mois de juillet, alors que le temps orageux reflétait en tous points mon humeur, il m'acheva.
« A vrai dire, j’aurais voulu un diabolo menthe cette fois. » me dit-il, alors que je lui apportais le verre de la boisson qu'il réclamait toujours. Et si son visage était impassible, sa voix riait. Qu'étais-je censée faire du verre, moi ?
« Buvez-le. »
J’avais parlé à voix haute. Ô joie !
« Allez ! »
Et il était impatient en plus ! Je soupirai et jetai un regard sur le verre toujours dans ma main. Le client est roi, d’accord, mais j’avais l’intuition qu’il n’avait dit ça que pour me faire tourner en bourrique. Allez savoir pourquoi, ce n’était pas du tout son genre… Ou si peu.
« Non. »
Un haussement de sourcil dubitatif m’informa qu’il était surpris de ma réticence à boire ce foutu verre.
« Vous faites ce que vous voulez sur votre lieu de travail, mais moi je ne bois rien d’autre que de l’eau », précisai-je donc.
Il m’adressa un sourire goguenard, et je levai les yeux au ciel. D’accord, l’excuse n’était pas la bonne. En vérité, je ne tenais tout simplement pas l’alcool. Et ma dernière cuite en date m’avait été suffisamment douloureuse pour que je ne réitère pas l’expérience.
« Ok. »
Et il me prit le verre d’une main pour le boire. Avais-je le droit de pester ? Non, mais mon regard devenu noir du être expressif… même si ça le fit simplement sourire un peu plus. Je le haïssais ! Et pour me venger, j’allai lui faire son diabolo menthe. J’avais bien compris qu’il n’en voulait pas, et à sa mine à la fois dépitée et dégoûtée, je vis même qu’il n’aimait pas. Et bien… La vengeance est un plat qui se mange froid, et mon diabolo était bien frais.
Sans attendre de réponse, je retournai derrière le comptoir, tout en le fixant pour m’assurer qu’il le buvait. Non mais ! S’ensuivit un combat visuel intense, que je gagnai, à ma grande surprise d’ailleurs. Il pinça donc son nez, fit une grimace amusée et but d’une traite le verre. Je pensais avoir vaincu, quand il précisa qu’il ne paierait pas le diabolo. On ne forçait pas les clients à boire, me dit-il. Et quand je protestai - après tout, il l’avait demandé son verre, il me fit taire en me disant que c’était compensé par le premier pourboire.
« Radin. » murmurai-je à mi-voix. Évidemment, il m’entendit, mais ça le fit rire. Pas longtemps, mais ce fut assez étonnant pour que je relève les yeux illico. Il avait fait beaucoup de choses jusque-là. J’avais vu les sourires en coin, les sourires goguenards, les yeux qui pétillent d’amusement alors que le visage est impassible, les regards noirs quand je me montrais trop curieuse (j’avais tenté une ou deux fois de converser avec lui… Un échec évidemment), mais jamais il n’avait rit. Et il avait un beau rire, sauf qu’il ne semblait pas être décidé à le partager. Puis il paya son whisky, me salua d’un signe de main et ressortit. Je ne le revis pas avant un bon moment…
TBC
Le premier chapitre est enfin réécrit. J'ai cru que je n'en verrais jamais le bout. Ceux qui l'avaient déjà lu et s'en souvenaient un peu constateront que c'est plus long cette fois. J'étais plus inspiré qu'à la création de la fic, semble-t-il :D Et pour ceux qui n'avaient jamais lu Promesse brisée, à votre avis, qui est notre mâle charmeur ?
L'avaleur de review est affamé, pourriez-vous m'aider à le nourrir svp ? Merci bien !
A plus tard pour de nouvelles aventures !