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Author of 4 Stories |
Titre : Promesse brisée
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : L’univers de Saint seiya et les persos du manga sont à Masami Kurumada et tous ceux qu’il a autorisé à les utiliser. Gaia, Zoe, Syna, Sacha et les autres persos qui ne viennent pas du manga sont à moi. Je ne me fais pas d’argent avec la fic, évidemment.
Genre : Général/romance, Deathfic (voir note 1 en bas)
Couple : Kanon x Gaia.
Je me réveillai en sursaut, ne reconnaissant rien autour de moi durant quelques secondes. Un écho assourdissant retentissait dans le sanctuaire sous-marin. Sans doute avais-je été réveillé par le bruit qui l’avait précédé. A côté de moi, la place était vide. Je supposai que Kanon s’était déjà levé pour aller voir de quoi il s’agissait. Je me saisis promptement d’une robe et me levai, décidée à obtenir le fin mot de l’histoire.
L’agitation dans ce lieu était rare. Il n’y avait pas grand monde, hormis quelques Marinas, le Dragon des mers et moi-même. De fait, j’angoissai un peu. Je n’avais jamais été une grande adepte du changement, et je devais avouer qu’avec ce que je savais sur les rivalités entre les chevaliers d’Athéna et les Marinas de Poséidon, j’avais nettement tendance à me faire des idées.
J’espérais simplement que ce ne fut rien de grave. Je ne pouvais pas le savoir puisque le Sanctuaire était gigantesque, et que l’écho ne permettait pas de trouver ce qui l’avait causé. Alors avant de parvenir jusqu’au bon pilier, je mis trois bons quarts d’heure. Lorsque enfin j’y fus parvenue, je trouvais mon amant penché sur un corps qui me semblait inerte. En vérité, une fois plus près, je constatai que Kanon empêchait ledit corps de se relever.
« Cesse de bouger ! Tu vas aggraver ton état !
- Que se passe-t-il ?
- Hn ? Ah c’est toi ! Tu sais panser des blessures ?
- Euh... Rapidement. Tu veux que j’aille chercher de quoi faire des bandages ?
- Oui, s’il te plait. Cet imbécile m’oblige à rester. J’ai beau l’immobiliser, il me pose des problèmes ! »
Un mince sourire apparut sur mes lèvres. Il me semblait n’avoir jamais vu Kanon mis en difficultés par un blessé ! Blessé qui prit la parole.
« L’imbécile te demande de le laisser ! Je peux me relever ! »
Son gardien ne répondit que par un marmonnement agacé. Je parvins à saisir quelques mots, tels que « Pourquoi », « écouter », « Gaia ». Cela m’amusa un peu plus encore. Je me doutais bien qu’un jour il me maudirait de lui avoir fait promettre de s’occuper convenablement des gens qui débarquaient ici autrement qu’en ennemi. (1)
« Je reviens ! » m’écriai-je gaiement, et je courus jusqu’à ce qui tenait lieu d’infirmerie, pour en revenir très vite.
Deux jours étaient passés. Kazaa, notre invité surprise, ne tenait pas en place. En fin de compte, il n’avait presque rien, chose surprenante si l’on prenait en compte la chute spectaculaire qu’il avait faite. Du moins était-ce surprenant pour moi. Les Marinas, eux, ne s’en étaient pas étonnés, puisqu’il fallait déjà une certaine puissance pour arriver vivant et sans aide au sanctuaire. Apparemment, cela signifiait que ladite personne avait une bonne résistance aux coups.
Quoiqu’il en soit, le jeune homme se révélait être d’agréable compagnie(2), bien que très jeune. Je ne lui donnais pas plus de 13 ans. C’était un garçon extrêmement enjoué, qui aimait particulièrement agacer Kanon. Ce dernier s’en voulait chaque jour davantage d’avoir pour principe de ne pas briser ses promesses. Cela donnait des situations très amusantes, et je crois n’avoir jamais autant rit en si peu de temps. Je me dis que si l’adolescent rencontrait un jour Syna, ils s’entendraient sans doute à merveille malgré leur différence d’âge.
Et puis, nous eûmes une surprise de taille. Alors que Kanon, excédé, attrapa Kazaa par le bras pour le sortir de la pièce où nous nous trouvions, je ressentis à nouveau cette pression si connue. Tout en grimaçant, je jetai un regard à mon amant, puis au garçon. Ce dernier n’était manifestement pas très heureux d’être éjecté comme un malpropre et le faisait savoir d’une façon qui, pour moi, était très désagréable.
« Arrête ça. »
Le ton de mon Dragon des mers ne souffrait aucun refus, et l’instant suivant, tout allait mieux.
« Ne refais jamais ça quand Gaia est tout près. Compris ?
- Lâche-moi !
- Kazaa, s’il te plait, intervins-je.
- D’accord, d’accord. Je ne recommencerai pas si tu es là, mais dis-lui de me rendre mon bras ! »
Je n’eus rien besoin de dire. Ce fut fait immédiatement après.
« Tu sais te battre ?
- Kanon !
- Oui.
- Mais ils sont pas vrais ces hommes ! Quand ils ne pensent pas avec leurs hormones, ils pensent avec leurs muscles ! marmonnai-je, consternée.
- Va au pilier où on t’a trouvé. Je te rejoins. Pour une fois, tu vas être occupé sainement.
- Sainement ? C’est ce que tu appelles sainement ? Mon Dieu, je crois que je suis en plein délire !
- Malheureusement pour toi Gaia, j’ai bien peur que non.
- Ne te moque pas !
- Tu l’as bien fait pendant deux jours...
- Touché.
- Coulé.
- Crétin !
- Mais oui, mais oui. Je vais le rejoindre. A plus tard !
- Ouais... »
A très bientôt plutôt, pensai-je. J’allai avoir peut-être l’occasion de voir Kanon s’entraîner. Avec un peu de chance, il n’irait pas si vite que je ne pourrais le suivre du regard. Il fallait pour cela que Kazaa ne soit pas trop fort, mais il semblait jeune alors je me dis que cela irait. Je songeais tout de même à un autre adolescent croisé quelques mois plus tôt. Finalement, je ne pouvais être sûre de rien. Néanmoins, je décidai d’aller voir.
Je me rendis donc en courant vers le fameux pilier, d’où l’on entendait des injonctions. Même sans comprendre ce qui était dit, puisque l’écho ne le permettait pas, on saisissait vite que ce n’était pas très amical. Je ne savais pas du tout ce qui se passait, mais ça ne devait pas être comique. Et effectivement, lorsque j’arrivais à destination, je vis les deux hommes se battrent, le plus jeune se faisant malmener par Kanon. Ils étaient loin d’être de force égale, et le combat n’était pas particulièrement rapide. Pour une fois, je parvenais à les suivre des yeux. Le tout me donnait l’air d’être un entraînement dispensé par mon amant. Toutefois, je ne savais pas trop s’il ménageait son adversaire parce qu’il le savait moins fort ou attendait sans trop montrer ce qu’il savait faire que l’autre se dévoile. Peut-être était-ce un peu des deux.
« Tu ne sais rien faire de plus Kazaa ?
- La ferme !
- Pff... »
Les choses s’amplifièrent. Les coups se firent plus violents, et dans le cas du moins vieux, moins précis. Je vis à une ou deux reprises le Dragon des mers se décaler un peu et attraper le bras de l’adolescent, mettant celui-ci à terre. Néanmoins, il le lâchait rapidement, et l’autre était vite sur pieds. Puis je me rendis compte qu’à la longue, le combat se faisait plus intense. Kazaa faisait montre d’une grande facilité d’adaptation. Il ne mit pas longtemps à comprendre la façon dont celui qui lui faisait face l’attaquait, et parvenait de mieux en mieux à esquiver ses coups et les lui rendre. De son côté, le Marinas augmentait la force de ses coups en conséquences, voire leur vitesse quand il savait que le garçon les intercepterait.
Le combat était vraiment passionnant, et je finis par m’asseoir pour les admirer. Ils étaient tous deux extrêmement sérieux et concentrés. Je doutais même qu’ils m’aient vu, car à aucun moment ils n’avaient tourné la tête vers moi. Au contraire, ils ne faisaient que se fixer l’un l’autre, s’observant parfois comme deux fauves le feraient avant de s’attaquer. Ils avaient même la souplesse de ces animaux puissants. On voyait bien qu’ils cherchaient à mettre l’autre en difficulté, tout en économisant leurs forces. Même Kazaa frappait moins, pour se focaliser sur ses coups eux-même.
« Bon, on arrête.
- T’as peur de perdre ?
- Fufu... Non, de ce côté-là, si tu ne vaux pas mieux, je ne risque pas grand chose crois-moi.
- Vantard !
- Du tout. Simplement réaliste. Maintenant, arrête de me tenir tête et suis-moi.
- Que va-t-on faire ? »
Kanon se tourna vers moi et me sourit lorsqu’il me vit, tout en répondant au jeune homme.
« Manger. »
Ce combat fut le premier d’une longue série. Tous les jours, le Dragon entraînait le garçon. Celui-ci avait déjà de bonnes bases, si j’avais bien compris ce que m’avait expliqué le général de Poséidon. Il ne lui manquait guère que de l’expérience, et des techniques un peu plus sophistiquées. Je ne saisissais pas très bien pourquoi Kanon s’évertuait à exercer l’adolescent, mais il avait une raison m’avait-il dit.
Ce fut donc mon hôte qui lui apprit ce qui fut la cause de notre première période de froid en un mois et demi. En vérité, il lui montra seulement une attaque que Kazaa reprit à son compte, non sans l’avoir un peu déformée. Il apprenait vite, c’était certain. Trop vite sans doute...
Cela se passa lors d’un énième entraînement. Je continuais d’y assister, parce que cela m’occupait, mais aussi parce que la vitesse n’avait pas été revue à la hausse depuis la première fois. Aussi pouvais-je voir ce qui se passait, chose que j’appréciais.
Le jeune garçon nous montra pour la première fois sa méthode pour vaincre son adversaire. Je dois bien avouer avec le recul que ce n’est pas très... loyal, mais lui-même était d’avis que la fin justifiait les moyens, et puis il affirmait que les techniques utilisées par les possesseurs de cosmos n’étaient pas forcément meilleures que la sienne. Après tout, il n’était pas le seul à utiliser des moyens psychologiques pour gagner...
D’ailleurs, cette fois-là, il gagna pour la première fois contre Kanon. Ils se combattaient comme à l’accoutumée, quand l’adolescent revêtit l’apparence d’un jeune garçon châtain d’une quinzaine d’années environ. Cela surprit momentanément son adversaire. Je ne le vis pas, mais le futur général de Poséidon me le dit par la suite, ce fut un éclair de tristesse qui traversa les yeux de mon amant avant qu’il n’attaque Kazaa.
Ce dernier se releva tant bien que mal. Le coup porté avait été plus dur que d’habitude. Cependant, il n’abandonna pas, et après un instant de concentration, il devint un bel homme brun, aux cheveux extrêmement longs, qui semblait très froid. Mais à nouveau, l’attaque de Kanon l’obligea à reprendre son véritable aspect.
« A quoi est-ce que tu joues ?!
- Tss... J’aurais quand même pensé que Gaia apparaîtrait dans les deux premières...
- Qu’est-ce que c’est que cette attaque ?
- Tu n’as pas compris ? »
En tout cas, moi, je n’y comprenais rien. Je me demandais même ce que je pouvais bien avoir à faire dans toute cette histoire.
« Réfléchis-y alors ! » s’exclama le garçon en attaquant son rival.
Ce dernier encaissa sans broncher et lui renvoya l’attaque. Le combat reprit de plus belle, comme s’il n’avait pas été interrompu. Pendant un bon moment, tout se passa comme d’habitude, puis Kazaa prit mon apparence. Cela me fit vraiment étrange de me voir... et plus étrange encore de m’entendre demander à Kanon de ne pas me frapper, qu’il n’avait pas de raison de faire cela puisque je ne lui faisais pas de mal. Il s’agissait non seulement de mon corps, mais aussi de ma voix, avec toutes les intonations qu’elle pouvait prendre. C’était comme si je me voyais dans un miroir, sauf que j’étais assise sur les dalles de pierres là où l’autre moi était debout face au Dragon des mers, agacée de l’agressivité qu’il montrait face à « moi », de la même façon dont je l’aurais été si ça avait été véritablement le cas.
Mais le temps de réaliser tout cela, et j’étais envoyée contre le pilier. Du moins Kazaa l’avait été, avec mon visage. Tout cela était véritablement troublant.
« Tu... Tu l’as attaquée sans hésiter... Tu es bien cruel Kanon.
- La ferme ! A quoi est-ce que tu joues ? En plus, tu perds ton temps ! J’aurais pu te tuer si je l’avais voulu, alors fais-moi plaisir et arrête tes singeries !
- Je perds mon temps ? Face à toi peut-être. Et encore ! Je finirai bien par trouver la personne à laquelle tu tiens tant que tu n’oseras pas lever le petit doigt !
- Tu délires ! »
En guise de réponse, l’adolescent sourit en prenant une nouvelle fois un aspect autre que le sien. Cette fois-ci, il s’agissait d’une jeune fille aux cheveux mi-longs, d’un rouge flamboyant. Elle portait un masque et des vêtements étranges. Je n’en avais jamais vu de semblables. Mais même si l’on ne voyait pas à quoi elle ressemblait, on ne pouvait en détacher les yeux. Elle était hypnotisante.
« Selena... »
Je ne m’en étais pas rendue compte, mais tout en l’observant, je m’étais approché. Ce fut lorsque j’entendis le murmure de Kanon que je pris conscience d’être tout proche d’eux. Je lui jetai un coup d’œil rapide. Il semblait choqué, comme s’il avait vu un mort. A ma grande surprise, il semblait aussi être sur le point de pleurer. J’en fus si surprise que je ne me vexai même pas. J’aurais pourtant pu. Moi, il n’avait pas hésité à m’attaquer, et à cet instant, je me rendais bien compte que Kazaa aurait pu tuer le Dragon des mers sans aucun problème. Je n’avais visiblement pas assez d’importance aux yeux de mon amant pour qu’il ne puisse m’attaquer... Bien au contraire, il n’avait pas mis longtemps à frapper le garçon lorsqu’il avait pris mon apparence.
« Tu ne m’aimes donc plus ?
- Je...
- Kanon ! s’exclama la dénommée Selena, dont le ton semblait à la fois outré et amusé.
- Désolé...
- Tu ne m’aimes plus alors ? »
Elle semblait réellement triste.
« C’est... C’est pas ça... »
Je ne voulus pas en entendre plus. D’un geste vif, je me retournai et filai en direction de ma chambre. J’hésitai entre pleurer ou me mettre en colère parce que le Général de Poséidon n’avait pas répondu clairement qu’il ne l’aimait pas. Alors je refis le lit avec irritation, tout en essuyant de temps en temps les larmes qui coulaient. Ce fut dans cet état que me trouva Kanon lorsqu’il arriva dans la pièce, mais il ne dit pas un mot, et se contenta de s’appuyer sur le mur en me regardant.
Un silence pesant s’installa un moment, puis je finis par prendre la parole.
« Fais-moi rentrer !
- Pardon ?
- Fais-moi retourner au studio ! Tiens ta promesse et laisse-moi rentrer !
- Mais tu m’as dit que tu te plaisais ici !
- Tiens ta promesse !!!
- Gaia... Si c’est à cause de tout à l’heure, laisse-moi au moins t’expliquer...
- On avait dit un mois ! Laisse-moi rentrer maintenant !
- Mais...
- Kanon ! »
Il ne me répondit pas. Il me fit simplement signe de le suivre et sortit. Je marchai derrière lui jusqu’à être totalement à l’extérieur de la maison, puis il m’enlaça avant de me faire remonter à la surface. J’aurais bien été incapable de dire comment car il fit appel à son cosmos, et comme toujours, je ne le supportai pas. Aussi m’étais-je évanouie, et, lorsque je me réveillai, je me retrouvai chez moi, dans mon lit.
TBC
(2) En fait, je sais qu’il ne paraît pas à son avantage dans le manga et l’anime, mais comme on voit tout en plein combat du point de vue des chevaliers de bronze, je n’ai pas considéré ça comme un acquis. (Oui, j’aime nuancer les choses xD Et puis on peut avoir des techniques de sal-pard sans en être un ! mdr)
Désolée pour ce retard de chapitre. Ca fait un sacré bout de temps qu'il est fini, et j'étais bien persuadée de l'avoir posté ! Enfin bref, le voilà. Je ne promet pas que le prochain chapitre arrive vite, la fac, mine de rien, ça occupe ! De plus mes partiels arrivent donc bon, voilà ! Néanmoins, je peux d'ors et déjà vous annoncer qu'à moins de changements majeurs dans le scénario, il reste environ 5 chapitres. L'une des préquelles sera intégrée sous forme de flash back dans l'histoire, et il y aura... Un peu d'action et une question, qui, normalement, devrait restée en suspens à la fin de l'histoire (j'y répondrai dans la préquelle "Dérapage").
Bien, je pense avoir tout dit :) Bises à tous !
PS : En priant pour qu'il ne reste pas trop de fautes :s