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Author of 11 Stories |
Titre : Chien, chat et souris…
Auteur : Myushi
Série : Love Mode
Personnages : Tonegawa Masashi x Kikusui Eita, Aoe Reiji, Aoe Kiichi.
Genre : PG17.
Disclamer : Une première pour ma part sur ce manga et ce genre. Le couple principal (et unique XD) est inventé. Mais nous retrouvons tout de même, en arrière plan, Reiji Aoe et son cher petit frère plein de manipulation, Kiichi.
Chapitre 02 – Le chien meurt, le chat naît…
Lundi 16 février
Cher journal,
Ma journée est enfin terminée.
J’ai faim, mais moins qu’auparavant.
Le froid me transperce la chair pour mieux se blottir dans mes os, mais je ne me sens pas mal.
Aujourd’hui fut une journée bien étrange.
Lorsque je suis arrivé au Blue Boy, j’ai ressenti une boule au creux de l’estomac.
Un sentiment d’appréhension qui me faisait trembler sans vraiment que cela se voit…
Mais je le sentais…
Comme je sens la plume guidée par main pour t’écrire cher journal.
J’ai failli faire demi-tour devant le bâtiment.
Mais finalement, je n’en fis rien…
Je ne savais pas pourquoi, ni comment, mais mû d’une inexplicable volonté, je me mis en marche et poussais la grande porte qui me séparait de ma nouvelle vie.
Cependant…
Cette fois-ci…
Le club n’était pas vide.
Des personnes…
Des inconnus pouvaient croiser mon regard…
Je ne me sentais pas à ma place...
Vêtu de vêtements de troisième main. Rapiécés pour tenir encore un peu…
Avec des cheveux qui partaient dans tous les sens, me donnant un air de mauvais garçon, malgré le fait de les avoir attachés…
Que des détails qui me mettaient en avant de la scène, alors que je voulais le contraire…
Je semblais vagabond au milieu des princes…
Devant ces hommes habillés à quatre épingles, avec leur costume pour la plupart sombre…
Ô bien sûr, il y avait aussi des hommes habillés normalement…
Mais même devant eux, je ne payais vraiment pas de mine…
Un soupir se fit entendre, la main se fit hésitante, pourtant elle ne cessa pas ses mouvements d’écriture. On put voir l’autre main passer dans ses cheveux encore attachés, d’un geste lent, se les frottant, comme pour chasser ce sentiment ressentit dans ce hall qui semblait revouloir s’imposer à lui. Secouant à nouveau la tête, l’homme se reconcentra sur sa tâche, ignorant intentionnellement la musique de son estomac, la trouvant moins douloureuse aujourd’hui.
Comme le temps est cruel cher journal…
Comme la culpabilité est marquante…
Je ne le voyais pas vraiment jusque là…
Je les avais toujours ignorés et me morfondais dans cette vie que je m’étais choisie…
Cette vie de misère…
Cette punition auto infligée…
Mais à présent, je les vois…
Et cette réalité…
Cette réalité…
Elle était humiliante…
Alors, j’ai baissé les yeux et avancé…
Avancé droit devant…
Vers l’ascenseur…
Je voulais m’y réfugier…
Mais, cher journal, j’aurais peut-être du prendre les escaliers. Car devant moi, alors que l’engin s’ouvrait, apparut la seule personne que j’aurais bien évitée dans ces lieux…
A mon désespoir, je me suis retrouvé entraîné dans la machine qui montait inlassablement vers le dernier étage du bâtiment…
J’ai pu sentir durant toute cette ascension le regard de cet homme sur moi…
Voir ce sourire qui semblait en dire long…
Cette personne me mettait réellement mal-à-l’aise.
Elle me donnait l’impression d’être le diable caché…
Le démon venu me chercher afin que je paie toutes mes erreurs passées…
Au fond…
Qui sait…
Cela était peut-être vrai…
Masashi releva sa plume et fixa un moment la fenêtre. La neige tombait à nouveau. Etrangement, ce fait lui donnait le sourire. L’homme aimait cet élément. Froid, mystérieux. L’impression de pureté qu’il dégageait. Oui, il aimait la neige. Elle lui rappelait tellement de précieux de souvenirs. Se levant, il abandonna le temps d’un instant son précieux journal et son récit pour se diriger droit vers le balcon. Il n’était pas encore réchauffé, et il doutait de l’être aujourd’hui. Mais il voulait la voir de plus près. Lever le bras, attraper un de ces milliers de flocons et l’observer. Ce qu’il fit. Mais à peine avait-il touché sa paume que le flocon fondit. Il recommença alors, encore et encore, tel un enfant qui voulait capturer ce précieux trésor et le garder à l’abri de tous les regards. Il savait pourtant que ce geste était inutile. Mais quelque chose en lui voulait essayer… Encore et encore… toujours plus. Et ce, jusqu’à que les bouts de ses doigts rougissent complètement. Là, ce fut le signal pour lui de rentrer. Il ferma dès lors la fenêtre, observa les flocons à travers cette immense verre glacial, tout en se frottant les mains, se réchauffant un peu, avant de retourner à son bureau. Simplement… Silencieusement… Il reprit alors sa plume ainsi que son récit, détachant cependant ses cheveux pour que ces derniers lui offrent un peu de chaleur…
En réalité, je ne veux pas savoir…
Cher journal,
L’ascenseur arriva à destination…
Et là, une scène irréelle se joua devant mes yeux, sans que je n’ai eu le temps de réagir…
Toujours entraîné par ce frère démonique, je me retrouvai dans le bureau du patron…
Il était là…
Toujours aussi froid… imposant… déroutant…
Et avec un regard glacial qui fort heureusement ne semblait pas m’être destiné.
Une discussion débuta…
Ma main fut guidée…
Et sans que je comprenne comment j’en étais arrivé là, je me suis retrouvé avec un stylo en main, entrain de signer un contrat en plusieurs exemplaires.
Je me sentais pantin au milieu d’un spectacle…
Comique ou tragique ? Je ne saurais le dire…
Mais à peine comprenais-je quelque chose, que d’autres évènements venaient se bousculer dans ma tête…
Ainsi, cher journal, manipulé par ce frère étrange…
Délaissé par lassitude…
Offert par simple volonté de se débarrasser d’un certain manipulateur par le patron…
Je me suis retrouvé officiellement hôte au Blue Boy, sous la tutelle de Kiichi Aoe, désigné pour faire mon éducation…
Je ne sais pas ce que cela veut dire…
Je ne suis pas certain de vouloir en connaître la signification…
Mais je sais, cher journal, que demain, une journée encore plus étrange va se dérouler pour moi…
J’ai peur…
Mais pour Elle devenu Lui…
Pour ce désir enfouit en moi…
J’irai…
Je l’affronterai…
Et surtout…
Oui surtout…
Je prierai pour ne pas flancher…
Car je l’ai choisi…
Je l’assume…
Pour cet espoir…
…
Mardi 17 février
Cher journal,
Cette journée est enfin terminée…
Je suis fatigué…
J’ai toujours aussi froid…
La neige a disparu pour laisser place à une boue démoralisante…
La faim est moins oppressante…
Je vais bien…
Aujourd’hui, j’ai passé ma journée avec Kiichi Aoe…
Ce dernier semble vraiment vouloir me servir de « tuteur ».
Cela a quelque chose d’effrayant…
Même si pour le moment, rien ne s’était passé pour causer ce sentiment…
J’eus juste le droit à une séance de shopping…
L’achat de vêtements qui siéraient plus à un hôte appartenant au Blue Boy, selon les dires de cet homme…
J’ai donc reçu deux tenues complètes, ainsi qu’un long manteau…
Mais également un repas chaud…
Depuis combien de temps n’avais-je pas mangé de la sorte ?
Je ne me souviens plus…
Mais je me souviens de la sensation que ce repas m’a apporté…
Du goût de la viande qui fondait sous mon palet…
J’avais oublié la joie qu’offrait un tel met…
La plume stoppa son cours un instant, alors que l’homme fixait son ventre. Ce dernier s’imposait avec bruit. Soupirant, il se leva, alla à la cuisine, et comme chaque soir depuis un moment à présent, il se nourrit d’eau. Une fois rassasié, il retourna à son bureau, reprit sa plume et son récit.
Cette journée a vraiment été heureuse…
Même si l’inquiétude siégeait en mon cœur…
Cependant, demain est un autre jour…
Que se passera t’il ?
Je ne le sais pas vraiment…
Mais Kiichi m’a dit : « Demain, tu découvriras les bases du métier. ». Et cela avec un sourire qui n’annonçait rien de bon…
J’appréhende demain…
Apprendre…
Je ne sais pas si je désire apprendre ça demain…
Mais le choix ne m’appartient pas…
Il ne m’appartient plus…
Qu’importe l’épreuve…
Je la surmonterai…
Pour Elle devenu Lui…
Je le ferai…
…
Mercredi 18 février
Cher journal,
Le froid est de plus en plus pesant…
L’appartenant semble si vide en cet instant…
Je n’ai plus faim…
Je n’aurai plus jamais faim…
Pourtant je n’ai pas mangé…
Cher journal,
Je me dégoûte…
Aujourd’hui…
Comme dit…
Ce fut le début de l’apprentissage…
Il m’attendait à l’entrée du bâtiment…
Souriant avec encore cette expression malsaine…
Peu rassurante…
Je me suis dit en cet instant : « N’a-t-il pas un travail ? Rien d’autre à faire que de me regarder avec sourire déstabilisant ? »…
Je n’eus hélas aucune réponse…
Je me suis simplement retrouvé entraîné par ce dernier…
Malgré moi…
Malgré mes demandes d’attendre…
Vers une pièce, deux étages plus haut…
Là un homme m’attendait…
Mais également des explications…
Je me sentis me déconfire et blêmir au fur et à mesure des mots prononcés…
J’ai manqué à plus d’une reprise de faire demi tour et fuir loin de tout cela…
Mais mes jambes ne bougèrent pas…
Semblant vouloir tenir cette promesse que je me suis faite…
Mais à quel prix…
Je savais pourtant ce pourquoi j’avais été embauché…
Les conséquences de certains rendez-vous…
Reiji Aoe avait été clair sur ce point…
Cependant la réalité est autre chose…
Masashi cessa d’écrire et déglutit en passant une main sur son front. Il ne se sentait réellement pas bien. Nauséeux… Ses joues légèrement rosies, il se leva précipitamment pour s’enfermer dans la salle de bain. Il vomit ce qu’il n’avait pas mangé et plus encore. Il se passa par la suite de l’eau sur le visage, évitant de se regarder… Ne le pouvant pas… Non, il ne le pouvait vraiment pas. Il se rebutait. Se donnait envie de plus en plus de vomir. Il était tombé si bas… Se sentait tellement humilié… S’essuyant le visage, il sortit de la salle de bain pour rejoindre la cuisine. Il y but un verre d’eau avant de revenir à son bureau, sa plume et sa confession intime…
Cette réalité se résuma…
Oui… Résuma…
En peu de choses…
Mais tellement en même temps…
Me mettre à nu…
Me mettre à genoux…
Me toucher…
Me stimuler…
Me…
Me donner du plaisir…
Tout cela devant les yeux d’un inconnu…
Kiichi… Je ne sais vraiment pas pourquoi, étant donné son attitude, avait quitté la pièce me laissant à cet étranger…
Un hôte assez ancien de la maison semble t’il…
Jamais je m’étais senti autant humilié…
Et cet homme qui me guidait…
Me reprenait…
Me touchait en me disant si tu ne le fais pas bien sur toi, jamais tu le feras correctement avec un client.
Cela me révoltait…
Me rebutait…
J’avais envie de vomir…
Je ne me sentais réellement pas bien…
Mais je tins le coup…
Ravalant ma fierté…
Au point où j’en étais…
Et vu où elle était de toute façon…
J’écoutais…
Suivais…
Ses conseils…
Ses mouvements montrés…
Ressentant…
Découvrant…
Jouissant…
Cher journal,
Je ne sais pas où je vais…
Je ne connais pas la suite des épreuves…
Mais je sais qu’aujourd’hui, cette nouvelle page de vie n’a jamais été aussi humiliante…
…
Samedi 20 février
Cher journal,
La neige n’est toujours pas au rendez-vous…
Comme j’aurais aimé le voir ce soir encore…
Me réfugier dans son mirage de lumière pour en oublier ces derniers jours…
Mais pas de neige…
Seulement ce froid pénétrant…
Et cette humiliation grandissante…
Je n’ai toujours pas faim…
Elle est partie en même temps que ma dignité…
Cher journal,
Ces derniers jours furent longs…
Déshonorant…
Déroutant…
Mais également plaisant…
Je me dégoûte…
Je n’ose plus me regarder devant un miroir…
Est-ce cette quête de Elle devenu Lui vaut vraiment cela ?
Est-ce que gagner enfin de l’argent vaut cela ?
Je ne suis plus certain…
Je souhaite renoncer…
Fuir cela…
Mais le pourrais-je ?
Je suis faible…
Minable…
Et plus un homme…
Plus à présent…
Ces trois jours m’ont faits perdre peu à peu ce statut…
J’ai commencé par me donner du plaisir devant des yeux inconnus…
Ensuite, donner la même chose à ce même inconnu…
Suivre ses réclamations…
Apprendre des choses que seules les femmes m’ont faites jusqu’à présent…
Les reproduire…
Les donner…
Pour enfin…
Enfin…
Enfin le sentir en moi…
Le ressentir…
Souffrir…
Crier…
Apprécier…
Jouir…
La plume stoppa son récit. La main qui la maintenant était prise de tremblement. Des larmes vinrent alors baptiser la page plus vraiment blanche à présent. D’un geste nonchalant, il les effaça. Non les chassa… Il fixa un moment l’extérieur, avant de finalement se calmer. Prenant sur lui. Se souvenant de sa promesse. Sa main ne tremblait plus. Mais son cœur restait serré. Il se sentait humilié. Mais se faisait à ce sentiment et l’assimilait simplement à son travail. Cependant, le dégoût ressentit pour lui-même ne désemplissait pas. Au contraire. A chaque nouvelle étape franchit, il grandissait. C’était cela qu’il avait du mal à supporter. C’était cela qu’il cherchait à affronter. Reprenant sa plume et son récit… Continuant cette confidence honteuse…
M’offrir corps et âme à cet inconnu…
Offrir une pureté qui aurait due rester ainsi jusqu’à ma mort…
Apprécier cette alchimie qui est née en moi…
Me surprendre à gémir devant certains gestes…
Que suis-je devenu ?
Qui suis-je ?
Est-ce la conclusion de ce destin malicieux ?
Ou me suis-je menti durant toutes ces années…
En me mariant…
En ayant des enfants…
Des aventures…
Des femmes sans modération…
Suis-je réellement un homme ?
Ou simplement une parodie destinée à divertir les autres ?
Cher journal,
Je suis perdu…
Quelle est mon identité ?
Je ne saurais le dire…
A une époque j’étais Tonegawa Masashi…
Né un 18 juin 1972…
Dans la ville de Kyoto…
Mon groupe était AB+…
J’étais gémeaux ou rat selon les calendriers…
Mais aujourd’hui…
Qui suis-je ?
Toujours Tonegawa Masashi ?
Je ne crois pas…
Ou peut-être que si…
Le suis-je toujours…
Un autre Tonegawa Masashi…
Un différent…
Faible…
Attiré par les hommes…
Cher journal,
Je ne hais pas les homosexuels…
Pourtant, jamais j’aurais voulu en devenir un…
J’appréciais cette normalité…
Enfin ce que je pensais ma normalité…
A présent…
Je ne suis ni normal, ni différent…
Je ne sais plus ma place…
Je cherche la vérité dans le mensonge…
Le mensonge dans la vérité…
Qui suis-je ?
Tonegawa Masashi…
Le reste…
Si je le savais…
…
Jeudi 25 février
Cher journal,
Je ne sais toujours pas qui je suis…
Mais l’apprentissage est terminé…
Demain…
Oui demain…
Le travail commence réellement…
J’ai de nouveau faim…
La neige commence doucement à tomber…
Aujourd’hui, j’ai fait un étrange rêve…
J’étais dans la rue…
Je marchais mains dans les poches…
Je n’avais pas froid, un beau manteau douillé me réchauffait…
Je me sentais étrangement léger…
Euphorique…
Car je la voyais…
C’était mon jour de visite…
Les enfants m’attendaient avec un sourire rayonnant…
Ils étaient tous les trois devant moi…
J’allais droit devant eux…
Et tout bascula…
Ils disparurent d’un coup, laissant place au vide…
J’ai hurlé…
Je les ai appelé…
Mais rien…
L’euphorie disparaissait et la peine apparaissait…
C’est alors que devant mes yeux, il était là…
Elle devenu Lui…
Il me faisait signe…
Me disait d’approcher…
De venir vers lui…
Que tout allait bien se passer…
Je fis alors un pas vers lui…
Et hélas me réveillais…
Je ne sais que ce que cela veut dire…
Je ne crois pas vraiment en les rêves avec signification…
Mais étrangement, je me sens un peu soulagé…
Apaisé…
Un sourire étira les lèvres du brun. Il avait une étincelle dans le regard qui ne trompait pas. Mais savait-il ce que signifiait cette étincelle ? Il n’en était pas certain. Masashi était en cet instant heureux. Pourtant son estomac lui disait sort, va manger. Il grognait comme jamais. C’était étrange, mais il ne l’entendait pas. Il restait à son bureau. De toute façon, pouvait-il faire autrement ? L’argent gagné épongeait ses dettes. Il l’avait décidé ainsi. Et ne s’en plaignait pas. Il avait choisi son chemin et ses contreparties…
Cher journal,
Aujourd’hui je suis en congé…
Demain, commence ma destinée…
Vais-je être à la hauteur ?
Vais-je réussir à vaincre ce dégoût qui s’empare de moi quand un homme me touche ?
Je ne sais pas…
Mais je veux essayer !
Je veux réussir !
Pour que la fin de ce rêve se réalise !
Oui…
Pour que ce rêve devienne réalité…
…
Masashi posa sa plume, fermant par la même occasion son journal, une fois l’encre sèche. Il se leva par la suite et tout simplement, se dirigea vers le balcon. Comme magnétisé, il alla droit vers le bord. Il tendit la main et attrapa les flocons qui continuaient de tomber. Toujours en vain. Mais il appréciait cela. Il posa alors son regard sur les arbres qui revêtaient avec naturel leur manteau de neige. Comme le spectacle était beau… Magique… L’homme aimait vraiment cette vision. Il resta là, à fixer ce vêtement pur, ne bougeant que lorsque ses membres complètements gelés lui demandent à leur façon… Comme toujours…
A suivre…