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Author of 8 Stories |
Bijouuuuuuuuuuur !
Et voilà un chapitre 6 où, enfin, nos petites Otome se décident à entrer en action, et encore, pas toutes...elles sont lentes à la détente. Le McDo et les jeux vidéo n'ont pas l'air de réussir aux Otome modernes...
Je vous rassure, chuis déjà dehors XD
J'espère que vous prendrez plaisir à lire ce chapitre, et que vous accepterez de vous joindre à ces jeunes filles pour le bal...
Nina-sama
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Des cris s'élevèrent dans les rues de Tokyo, signe que la panique s'était emparée de la foule de gens qui tentaient de s'enfuir. Cà et là, des gens couraient et hurlaient, comme s'ils venaient de voir le diable en personne. Et ils n'en étaient pas loin...
"Iouke ! T'as vu ça ?"
Evidemment qu'elle avait vu. La lutteuse montrait du doigt un gigantesque monstre de métal qui ressemblait à une araignée géante munie d'un dard. La créature semait le désordre dans les rues voisines de l'hôtel où étaient censées dormir Henrietta et Iouke.
"Henrietta, ce truc...c'est..."
Mais la lutteuse ne laissa pas à son amie le temps de finir. Telle une possédée, elle tenait dans sa main un exemplaire de la pierre jaune qui s'était détachée de la coupe. Avec des gestes d'automate, elle glissa l'autre pierre dans la main de l'Allemande qui, hébétée, ne put rien faire d'autre qu'ouvrir et fermer la bouche rapidement, comme si elle voulait dire quelque chose, mais n'y parvenait pas. Elle ajusta ses lunettes qui glissaient sur son nez moite, et une goutte de sueur coula sur sa tempe.
"Henrietta..."
La lutteuse approcha le visage de Iouke de la pierre qu'elle serrait fermement et la força à l'embrasser. Surprise, Iouke sursauta et se dégagea, retrouvant finalement ses esprits.
"Mais qu'est-ce que tu fabriques ?"
D'une voix d'outre-tombe, la blonde répondit :
"Materialise."
Aussitôt, la pierre jaune brilla, et une robe luisante et moulante d'une couleur à mi-chemin entre le jaune et le vert recouvrit le corps musclé d'Henrietta. Celle-ci glissa la GEM dans son décolleté et traversa littéralement la vitre, faisant exploser le verre.
"Henrietta ! Qu'est-ce..."
Mais Henrietta était déjà loin, faisant tournoyer une masse criblée de pics au bout d'une chaîne en métal...qui se dirigea droit sur le Slave.
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"Cette lettre...Mats, this guy (ce mec) sait quelque chose. On devrait aller au Japon. Vraiment."
Sceptique, la Grecque fixait le bout de papier d'un air à la fois sérieux et méfiant.
"Oui...peut-être bien. Mais je ne veux pas te faire courir le moindre risque, tu comprends ? Ce qui me fait le plus peur...c'est le...kindunos (danger). Si ça se trouve, c'est un piège. Mais c'est...je ne sais pas..."
Sheena posa une main rassurante sur l'épaule de sa compagne.
"I know. Mais c'est peut-être bien un moyen de nous faire découvrir la vérité sur ces pouvoirs. Et en cas de problème, on a nos Robes et nos Eléments ! Please, Mats, accompagne-moi."
Devant le regard suppliant de Sheena, Matsaki ne put résister et céda finalement, non sans réclamer une récompense...en nature...que Sheena lui promit de lui donner une fois au Japon (ShizNat fans, contactez-moi si vous voulez un Xtra chapitre lemon yuri sur leur relation une fois là-bas ;)).
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Nina fut tirée de son sommeil par un pressentiment. Et lorsque c'était le cas, ça ne présageait, en général, rien de bon...
Elle bondit et toucha la GEM à son oreille...quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle entendit la voix de son professeur en sortir !
"Niina ! C'est moi. Je t'en prie, tu dois venir, vite ! J'ai découvert quelque chose à propos des pierres noires !"
Ca, Nina n'en doutait pas une seconde. Comment aurait-il pu, sinon, lui parler à travers comme on passe un coup de fil ?
"Demo (mais)...mes parents...Ariana...ils vont..."
Le professeur la coupa, impatient.
"Pas le temps ! C'est grandiose ! Tu DOIS venir ! Je suis sincèrement désolé de te réveiller, mais c'est très important. Hayaku (vite) !"
Nina céda et s'habilla en vitesse. Elle s'apprêtait à sortir par la fenêtre lorsqu'elle vit Ariana, en pyjama, plantée sur le seuil de sa chambre, les mains sur les hanches.
"Hé, Nina, tu comptes aller où comme ça ? Je viens avec toi !"
Le coeur de Nina battait la chamade. Elle devait vite faire taire son hôte si elle ne voulait pas ameuter tout le quartier...
"Pas question, Ariana-san. Une personne très importante pour moi a besoin que j'aille la voir. Attends-moi ici, onegai (s'il te plaît)."
Ariana fit une moue boudeuse.
"Non, je veux venir. Sinon...je réveille tes parents. Alors ? Che cosa fai (qu'est-ce que tu fais) ?"
Excédée, Nina lui fit signe de s'habiller rapidement. Ariana reparut trente secondes plus tard. Il semblait évident qu'elle avait carrément enfilé ses vêtements SUR le pyjama.
"Quelle tarée...bon, dépêche-toi."
Nina grimpa sur le rebord de la fenêtre et se tourna pour faire face à Ariana. Elle crocheta ensuite avec les doigts les deux encoches qui servaient à accrocher les volets de sa chambre à l'occidentale et se laissa tomber. L'étage n'était pas très haut, elle ne ressentit donc qu'un énorme frisson en atterrissant en bas, comme à chaque fois que l'on saute d'une hauteur un tant soit peu conséquente.
"Aspetti (attends) ! Je peux pas sauter d'aussi haut !"
Nina avait envie de l'étrangler. Sa voix était si criarde que Nina était persuadée qu'elle avait réveillé la rue entière.
"Urusei (la ferme) ! Saute et surtout, bouge-toi !"
La pauvre Italienne n'avait visiblement pas le choix. Elle sauta à pieds joints près de Nina et sentit une onde désagréable parcourir son corps des pieds à la tête.
"Ahi, ça fait maAaAl..."
Nina était déjà partie en courant, et Ariana dut donc courir pour la rattraper, non sans jurer qu'elle se vengerait à leur retour par une séance de chatouilles bien méritée. Elle était loin de se douter qu'elles n'étaient pas prêtes de rentrer...
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Malika chantait dans sa nouvelle chambre japonaise, au campus de l'école. Son frère soupirait et tentait d'échapper à la torture sonore que lui infligeait son aînée.
"Hey, Malika, tu devrais éviter. Non, vraiment. J'insiste. Ta cuisine est excellente, mais ta voix laisse à dési-"
Il fut coupé par un coussin reçu en pleine figure.
"Tiens, frérot, prends ça ! Ah, au fait...cadeau."
Elle ouvrit la main de son frère afin que sa paume soit face au ciel et y déposa une pierre d'un rouge vif.
"Trouvée sur le volcan, avant de partir. Ca m'a l'air rare, donc je t'offre la jumelle de la mienne. Récompense pour avoir été reçu dans l'établissement. Alors, heureux ?"
Le jeune homme sourit à sa soeur et la remercia. Elle se remit alors à chanter à tue-tête :
"I wanna build my future, my liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiife...and I'm going to try to get my dreams come true...MATERIALIIIIIIIIIIIIISE !"
Soudain, les deux pierres luisirent, et une tenue saugrenue recouvrit le corps de Malika. Une robe moulante orangée avec des cercles étranges au niveau du cou, de la poitrine, des poignets et des chevilles remplaça l'uniforme scolaire qu'elle portait. Un cercle de feu tournoya au centre de sa Robe, au niveau du nombril, dans une sorte de losange noir. Un silence s'installa dans la pièce. Les deux Réunionais se regardèrent fixement, puis, dans un bel ensemble, posèrent le regard sur la tenue de Malika. Avant de hurler si fort que la jeune Américaine qui rôdait trois pâtés de maison plus loin s'arrêta net, stupéfaite.
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"Wow..what a voice (quelle voix)..."
Juliet Webfang avait interrompu sa promenade nocturne (donc clandestine, puisqu'elle avait un couvre-feu, mais s'était assurée de ne pas se faire pincer, ce coup-ci) en entendant un cri venant de l'immense complexe visible de très loin et qu'elle supposait être un campus.
"Ca c'est du cri. Un viol ?"
Sans prêter plus longtemps attention à cette interruption, Juliet continua sa ballade. C'est alors que des cris retentirent à nouveau.
"Décidément, c'est une habitude de crier, ici..."
Mais elle se rendit compte que cette fois, c'était une foule qui hurlait. Et à en juger le nombre de voix, Juliet se trouvait près d'un quartier très peuplé et animé la nuit...
"Why are they shouting (pourquoi crient-ils) ?"
Elle courut vers la source des cris et freina brusquement en voyant qu'un gigantesque robot en ferraille terrorisait les gens autour de lui.
"Amaaaaaaaaaaaaazing (époustouflant) !"
Elle effleura la pierre rouge sang qu'elle portait à l'oreille d'un geste machinal.
"Materialise."
Elle avait dit cela sans réfléchir. C'est pourquoi elle ne fut pas vraiment surprise de voir une robe verte arborant des dessins en forme de toile d'araignée recouvrir son corps instantanément.
"L'instinct, y'a qu'ça d'vrai."
Persuadée de se lancer dans un truc "awfully crazy" ("carrément dingue"), elle vola vers le monstre de métal, ne sachant pas vraiment si elle rêvait, attrapée par la tyrannique dirigeante de son établissement pendant sa ronde de nuit...
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"Celestine, à ta droite !"
L'Otome à la robe blanche esquiva de justesse une patte griffue qui se dirigeait vers elle. Ashurei l'aidait en lui criant des ordres par le biais de la GEM.
"Fais attention, il m'a l'air coriace !"
Celestine était présente depuis l'apparition du Slave en ville. Son Master avait eu vent du projet de l'homme qu'il traquait depuis plusieurs jours déjà sans réussir à prouver qu'il était un Lord potentiel. Lorsqu'il avait enfin réussi, c'était déjà trop tard, puisque le Slave était déjà là...
"Yes, Master !"
Evitant un nouvel assaut de son adversaire, Celestine chargea et balança son poing dans l'épaule de la créature...qui poussa un cri atroce au moment où son bras droit se détachait de son corps et se brisait en deux sous le choc des pouvoirs de l'Otome en action.
"Que...Celestine, une autre Otome se dirige vers toi ! Méfie-toi, on ne sait rien de ses intentions ! C'est...la Spinelle des Illusions Brisées ! Un pilier !"
La blonde aux cheveux courts et aux yeux d'un vert intense sentit à peine le courant d'air que venait de générer le passage de sa "congénère". Elle la vit se diriger droit vers le torse du Slave et y enfoncer une main démesurément grande et dotée d'énormes griffes jaunes.
"Impossible...that's (c'est)..."