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Leyla KTK
Author of 12 Stories

Rated: M - French - Romance - S. Doumeki & K. Watanuki - Reviews: 13 - Updated: 09-08-07 - Published: 08-19-07 - id:3732937

Titre: Made to be in love

Auteur : Leyla KTK

Catégorie : Romance

Rating : M ? (Car sans doute par la suite ’)

Couple : Dômé/Wata

Disclaimer : Les personnages appartiennent à leur auteur, j'ai nommé Clamp. Je ne fais que les louer gratuitement cela va s'en dire pour cette fic.

Béta lectrice: Ayaka, merci pour ta patience et surtout pour la correction.

Résumé : C’est la suite de [La lumière au bout de l'obscurité. Que dire de plus… bah, lisez vous verrez bien :p.

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Chapitre 1

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Il n'y a rien de plus complet qu'un couple qui traverse le temps et qui accepte que la tendresse envahisse la passion.

Extrait d’ Et si c'était vrai... [Marc Levy

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Un baiser impatient et savoureux prit les lèvres si tendres et tentantes de Watanuki. Une main caressa son cou avec tendresse, une autre maintenait son corps chaud et brûlant de désir contre celui de son compagnon. Sa prise était si forte, qu’il pouvait à peine bouger. Il l’embrassa encore et encore rendant le baiser plus sensuel. Dôméki profita de l’état de son amour pour approfondir son baiser en insinuant sa langue entre ses lèvres pour une exploration encore plus intime le faisant gémir de plaisir.

Plaqué contre le mur du Kyudojo, Watanuki se sentait de plus en plus étrange, la passion et le désir montaient en lui à chaque mouvement et geste. Sentant ses jambes se dérober sur son poids, il s’agrippa aux épaules de son petit ami pour ne pas tomber. Totalement déconnecté de la réalité, Watanuki se laissa faire avec un plaisir évident. Dôméki enfouit ses doigts dans les cheveux de son amour pour mieux posséder sa bouche. Il en voulait plus, beaucoup plus…

Alors, il descendit son autre main jusqu’au bas du dos de Watanuki et le plaqua avec force sur le mur.

Sentant le souffle lui manquer, Watanuki dut faire un effort sur lui-même pour s’éloigner de la bouche insatiable de son compagnon.

Un gémissement sourd et contrarié se fit entendre dans le silence de leur passion. Dôméki relâcha un peu sa prise et fixa son vis-à-vis avec un regard brûlant de désir. ( Ayaka : Contrôle-toi un peu, Dôméki hé hé…)

Watanuki pour sa part garda les yeux fermés se demandant comment leur fin de déjeuner avait pu se transformer ainsi. Certes, il avait l’habitude de s’embrasser et de se câliner, mais jamais son baiser ne lui parut si sensuel et impatient.

Les mains toujours sur les épaules de Dôméki, il laissa sa tête se déposer tout doucement aux creux de son cou. Dans un souffle, il osa enfin parler :

— Tu veux ma mort ? (Ayaka : Oh, non, il ne manquerait plus que ça…)

À ces mots, Dôméki sourit et se mit à caresser le dos de son aimé avec douceur et tendresse.

— De plaisir oui, mais autrement, je t’interdis de mourir. On est ensemble pour un bon moment. Déclara-t-il avec un sourire.

Watanuki se redressa et ajouta :

— C’était un merveilleux baiser.

— J’aime t’embrasser… je me demande comment ça serait si je te faisais l’am---… (Ayaka : Continue ! Bouh, t’es sadique Kain… (ça sera pour la prochaine fois ça je pense :p))

L’empêchant de terminer sa phrase, Watanuki déposa un léger baiser sur ses lèvres.

Dôméki se doutait bien qu’il n’aurait sans doute pas dû dire ça, mais comment résister ? Cela fait des semaines qu’il prenait des douches froides dés qu’ils se quittaient ou tout simplement à cause de ses rêves des plus indécents qui le réveillait au beau milieu de la nuit avec un désir si douloureux qu’il lui était impossible de résister à celui-ci. Il ne pouvait que répondre à l’appel et de se soulager par lui-même tout en ce maudissant d’agir ainsi.

Parfois ses rêves lui exposaient son petit ami dans une tenue des plus légères. D’un regard empreint d’un désir si intense qu’il lui suffisait de l’effleurer des bouts des doigts pour qu’il lui tombe dans les bras brûlant et haletant. Il ne souhaitait qu’une chose, le faire sien le plus vite possible avec passion, force, tendresse, amour… Cependant, c’était un souhait bien égoïste et un peu trop pervers… Alors, il préférait garder ce rêve au fond de lui pour ne surtout pas le brusquer et perdre la confiance de Watanuki. Il se connaissait, il savait qu’il était du genre impatient pour ce genre de chose… En fait, il l’était devenu après avoir goûté aux lèvres de son compagnon la première fois.

Il était bien trop désirable pour son propre bien et pour son bien à lui aussi…

Alors, quand il sentit Watanuki déposer ce léger baiser sur ses lèvres, il comprit qu’il lui faudra faire preuve de patience.

— Excuse-moi.

— De quoi ?

—… Rien… finit par dire Dôméki.

Fermant les yeux un moment, il se dit qu’avec un être aussi naïf, il lui faudra beaucoup de patience.

— Est-ce que je t’ai déjà dit que je t’aimais ? ajouta l’archer.

— Je pense que oui, tu viens de le prouver d’une manière très convaincante.

Un rire franc se fit entendre dans le dojo. Dôméki se dit qu’avoir ce lieu pendant une petite demi-heure rien que pour eux, était une chose de plus appréciable. Après avoir fini leur déjeuner à l’extérieur de la salle, l’archer avait entraîné son compagnon à l’intérieur pour goûter à autre chose qu’à ses plats (Ayaka : Petit pervers … xD). La raison de leur présence dans cet endroit dépourvu d’élève pendant un temps donné était simple… ils voulaient juste être seul et de profiter de ces brefs moments pour se retrouver.

Toujours dans les bras de l’un de l’autre dans leur petit monde, ils ne virent pas la porte de la salle s’ouvrir laissant filtrer un rayon de lumière. La personne se tenait au même point, n’osant pas bouger.

Après un petit moment, elle se décida à parler d’une voix calme, mais tout aussi autoritaire.

— Dôméki-kun, je peux savoir ce que tu fais ?

— Kazuya-sempai…

Le regard du capitaine du club démeura impassible. Lire en cette personne fut toujours difficile pour Dôméki, car son aîné était d’une nature secrète et solitaire. Bien que qu’au sein du club, il était du genre à être le premier à vous venir en aide et d’être là pour enseigner et orienter d’une manière digne d’un grand maître. Cependant, en dehors du club, son masque de froideur se remettait en place ne laissant personne oser lui adresser la parole. Néanmoins, Dôméki parvenait à le cerner et le comprendre. Mais aujourd’hui, il était quelque peu méfiant.

Watanuki se détacha de son ami avec regret, sentant l’atmosphère du lieu changer.

— Kimihiro, va en cours, c’est bientôt l’heure.

— Quoi ?!

— S’il te plaît.

— Mais-…

— Ne t’inquiète pas, assura Dôméki tout en caressant sa main de bouts des doigts.

Résigné, Watanuki se dirigea vers la sortie, soudain il entendit Kazuya déclarer avec calme.

— Il te rejoindra dans quelques minutes, prononça-t-il sans quitter son Dôméki des yeux.

Après un regard vers son ami, Watanuki sortit et prit la direction du bâtiment dans lequel ses cours de l’après-midi devaient se dérouler.

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Dôméki fixa son ami, car il considérait Kazuya comme tel, puis déclara :

— Je suppose que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin…

— Tu supposes bien, dit Kazuya tout en avance vers le brun. ( Ayaka : Pourquoi je ne peux pas m’empêcher d’aimer Kazuya alors qu’il vient de devenir une sorte d’ennemi lol ? (Huhuhu, je l’aime beaucoup aussi ))

S’arrêtant à sa hauteur, le maître des lieux observa le calme dont faisait preuve Dôméki. Il savait que celui-ci ne le craignait pas, à plus forte raison puisqu’ils avaient pratiquement le même caractère, mais chez Kazuya c’était plus prononcé.

— Ecoutez, je…

— Cela fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Car vous l’êtes, n'est-ce pas ?

— Oui, bien sûr qu’on est ensemble. Cela fera 3 mois la semaine prochaine.

— Je vois… dit-il tout en avançant vers l’extérieur de la salle de tir, puis il s’arrêta devant le Ya-michi. (1)

Dôméki observa son sempai un moment. Il avait l’impression étrange, mais tout aussi rassurante, que celui-ci ne semblait pas porter de jugement à son égard. Car, il faut être réaliste, dans une société comme celle-ci, un couple du même sexe était montré du doigt. Pour Dôméki, celui lui importait peu d’être la source de discussion, commérage, mais il ne voulait pas que Watanuki subisse ça.

— Dôméki-kun, à quel moment as-tu su que tu étais attiré par les hommes ?

La question surprit l’intéressé. Cependant, très vite il laissa naître sur ses lèvres un sourire soulagé.

— Je n’ai jamais dit que j’aimais les hommes, sempai… (Ayaka : Oh… je ne sais pas pourquoi mais je trouve ça mignon lol)

— Humm…, alors comment expliques-tu le fait d’en avoir un dans les bras pas plus tard qu’il y a 5 minutes.

— Vous avez raison, mais en ce qui me concerne, je suis juste amoureux de Kimihiro. Qu’il soit un homme ou une femme cela ne change rien, je l’aurais aimé de la même manière.

— Oui… tu as sûrement raison…

— Sempai, vous voulez me dire autre chose non ?

Kazuya se mit débout et se tourna vers Dôméki avec un air sérieux.

— Tu penses qu’il faut que je te dise quelque chose ?

— Sauf votre respect, ma vie ne vous regarde pas. Cependant, si vous avez quelque chose à dire, je l’écouterai sans plus.

— Hahaha, j’ai toujours aimé ta façon d’agir. Alors, ne change surtout pas.

—…

— Je t’admire en fait sur ce point…

— Que voulez-vous dire ?

— Etre avec la personne que tu aimes, c’est une chose que j’aurais aimé faire…

— Sempai…

— Tu devrais aller en cours, ne t’inquiète pas pour le reste.

— Mais…

— On parlera demain si cela te dit toujours.

— OK.

Se dirigeant vers les vestiaires, Dôméki s’arrêta un moment et dit :

— Quoique vous pensiez Kazuya-sempai, il n’est jamais trop tard.

Pour toute réponse, son capitaine lui adressa un sourire sincère. Après ça, il détourna le regard et gagna les vestiaires pour une légère douche et se changer avant de rejoindre la salle de cours.

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Dôméki se dirigea d’un pas rapide vers le bâtiment où se déroulaient ses cours, comme ceux de Watanuki d’ailleurs. Pénétrant dans le lieu, il emprunta les escaliers en les montant quatre à quatre. Il était arrivé aux dernières marches du deuxième étage quand il s’immobilisa. Watanuki se trouvait devant sa salle de cours. Quand il le vit, il avança vers l’archer d’un air inquiet.

— Ça va ?

— Oui, oui. Mais qu’est-ce que tu fais là ?

— Je t’attendais !

— Ton prof n’est pas encore là ?

— Non, il sera en retard apparemment… alors, Kazuya-sempai ?

— Ne t’inquiète pas, c’est quelqu’un de confiance.

—…

— Endou-sensei arrive, rejoins les autres.

Watanuki suivit le regard de son ami et vit son professeur de japonais arriver à grands pas. Toujours debout devant la salle, le médium sentit que Dôméki ne lui disait pas tout. Avant de rejoindre sa place, il souffla à l’oreille de son compagnon :

— La conversation n’est pas finie. Je viendrai après mon passage chez Yûko-san et on parlera.

— Mais-…

Watanuki ne laissa pas l’archer finir sa phrase et se dirigea à sa place tout en refermant la porte derrière, laissant l’archer sans voix. Soupirant avec force, il prit la direction de sa propre salle de cours se demandant comment aller se passer sa soirée...

La porte s’ouvrit sur leur professeur, qui semblait quelque peu essoufflé par son effort d’arriver le moins en retard possible. Refermant la porte dernière lui, il balaya la salle du regard pour vérifier que tout le monde était bien à sa place. Se rendant compte des yeux rivés sur lui, il s’éclaircit la voix et dit :

— Désolé pour mon léger retard, déclara-t-il avec un sourire. On débute un nouveau chapitre, ouvrez vos livres page 45.

— Endou-sensei, vous aviez un rendez-vous ? demanda une des filles avec un rire.

Gêné face à la question, il dit :

— Hein ! Pas du tout, arrête de me taquiner Rika-kun.

— Vous êtes mignon quand vous rougissez ! ajouta une autre.

— Quoi !!!

— Il faut vous y faire sensei, déclara un garçon avec un sourire.

Daisuke Endou-sensei, un professeur pas comme les autres. Par son jeune âge et sa personnalité très attachante, il se différenciait des autres enseignants. Il se comportait plus comme un camarade de classe qu’un professeur face à ses élèves. Cela le rendait très populaire aux près des filles comme auprès des garçons. ( Ayaka : Tiens, j’adore aussi Endou-sensei, you-hou xD)

Après cette petite taquinerie quotidienne, tout le monde ouvrit son livre pour commencer enfin le cours.

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La fin des cours fut annoncée par l’habituelle sonnerie. Watanuki fit un bref au revoir à Dôméki et se dépêcha d’aller à la boutique pour son travail. Arrivé à sa destination, il trouva Moro et Maru sur le palier de la porte main dans la main comme à leur habitude.

— Watanuki !

— Salut les filles, répondit l’intéressé avec un sourire.

Après leur réponse muette, elles s’élancèrent à l’intérieur de la boutique d’un pas léger. Le médium les suivit après s’être déchaussé à l’entrée. Il se dirigea vers la pièce dans laquelle devait se trouver Yûko.

— Watanukiiiii ! J’ai faim, déclara-t-elle pour tout salut.

— Oui, bonjour à vous aussi…

— Je veux du Yakisoba !

— Est-ce que je peux au moins aller faire un peu de ménage avant de commencer…

— Mais j’ai faim et surtout soif, plaida-t-elle.

— Oui, oui, j’ai compris je vous apporte votre bière…

— Yahoooo ! Mokona on a droit à de la bière aujourd’hui !

Ladite Mokona était endormie à côté d’elle. Au mot magique, c'est-à-dire bière, elle se redressa d’un bond et s’ajouta à la joie de Yûko.

— Yeah ! De la bière ! De la bière !

— Ce n’est pas possible… vous êtes pire que les buveurs de bars ma parole, soupira Watanuki.

Désespéré à l’idée de ne pas réussir à les faire changer, Wtanuki prit la direction de la cuisine pour répondre à leur demande. Quelques minutes s’écoulèrent et le voilà de retour avec les boissons.

— Voilà… dit-il tout en déposant le plateau devant Yûko, sans oublier de lui lancer un regard désapprobateur.

— Thank you !!!

— …

Laissant le duo prendre son pied, Watanuki sortit de la pièce pour voguer à ses occupations.

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Une fois le ménage terminé, il prépara le dîner. Comme le souhaitait Yûko, du Yakisoba était au menu. Une fois servi, il s’apprêta à prendre congé quand Yûko lui demanda pourquoi était-il pressé de la quitter. La question ne suscitait pas de réponse, car elle la connaissait déjà. Cependant, elle aimait le taquiner et rire de sa gêne.

— Je dois parler à Shizuka…

— Oh ! Tu rejoins Dôméki-kun en plein début de soirée et seul ! Tu es sûr que c’est prudent ?

La question faisait mouche, puisque la réponse ne tarda pas.

— Qu-… que voulez-vous dire ?!

— Et bien, vous être ensemble depuis un bon bout de temps et je suppose qu’il doit avoir les hormones en folie… soutint-elle avec une fausse inquiétude.

— Mais…

Totalement gêné, Watanuki ne parvint pas à voir le chemin que prenait Yûko. Encore une fois, elle avait réussi à l’avoir, cela se lisait sur son visage.

— Mais ne t’inquiète pas, je suis certaine que jamais il ne t’obligera à faire quoi que ce soit. Déclara-t-elle avec un sourire au coin. (Ayaka : Ouaip, y’a intérêt. (Ne t’inquiète pas ;))

Voyant enfin qu’il se faisait mener en bateau, il répondit d’une voix mal assurée :

— Je… je vous laisse, à demain.

— Passe une bonne nuit, ajouta Yûko avec amusement.

— Je compte rentrer chez moi après… assura-t-il.

— Oui… je n’en doute… murmura-t-elle.

Se précipitant vers l’extérieur, Watanuki se dit qu’il devrait apprendre à connaître l’humour douteux de sa chère patronne. Après un léger soupir, il prit la direction du temple pour avoir cette discussion qu’il avait promis à son cher ami. Celui-ci semblait accorder que très d’importance à ce qui s’était passé un peu plus tôt dans la journée. Alors, une petite mise aux points s’imposait, du moins Watanuki le pensait.

Marchant d’un pas pressé, redoutant l’apparition de l’une des étranges choses qui s’amusaient à le coller à longueur de journée, Watanuki avait hâte d’arriver à destination. Bien que depuis quelques semaines, le phénomène ne se produisait quasiment plus. La raison n’était autre que la présence continuelle de Dôméki. Et dire qu’avant il ne supportait pas que modérément le fait de le voir rien qu’un moment… Les choses avaient évolué d’une façon assez étonnante, mais cela lui convenait parfaitement, à plus forte raison puisque c’est lui qui cherchait sa compagnie sans se l’avouer.

Il était à mi-chemin du temple, quand il sentit une aura bien trop familière s’approcher de lui. Comme toute les autres fois, elle jugeait bon de se coller au médium.

— Je me doutais bien que cela n’allait pas durer… souffla-t-il excédé.

Pour toute réponse, la chose uniforme se plaqua encore plus au médium.

— Pourquoiiii moi ?!

— Peut-être parce tu les attires tout simplement…

— Je ne t’ai pas demandé-… Shizuka !

Surpris, Watanuki fixa son petit ami avec une certaine gêne. Sur le coup, il avait failli répondre comme à son habitude…

— Qu'est-ce que tu fais ici ?

— Je suis venu te chercher… ça va ?

— Oui, je vais bien.

— Tu viens ?

Sentant le poids sur ses épaules disparaître, il se redressa et prit la main que Dôméki lui tendait.

Le reste du chemin se fit dans le silence. Pour une obscure raison, Watanuki se remémora les paroles de Yûko un peu plus et ne parvint pas à se concentrer sur autre chose. Il se demanda si Dôméki subissait vraiment ce genre de tracas et surtout comment pouvait-il l’aider. Car, pour ça part, il ne se sentait pas prêt à aller jusque là… Les baisers, les caresses lui suffisaient amplement pour l’instant. Bien que parfois, il avait ait l’impression que son corps réclamait autre chose, une chose encore plus intime. À certains moments, ses rêves lui dessinaient deux corps dépourvus d’identités qui se murent dans un même rythme, brûlant de désir et de passion. Il pouvait sentir la chaleur qui se dégageait de leur éteinte. Cela le rendait envieux, mais l’angoissait tout autant.

— C’est mon dîner ? dit l’archer sortant Watanuki de sa rêverie.

— Non.

— Hein ?!

— C’est notre dîner, rectifia tout aussi vite le médium.

Suite à cette réponse, Dôméki ne masqua pas sa joie. Il demanda tout en se plaçant derrière Watanuki :

— Tu comptes rester ce soir ? lui souffla-t-il à son l’oreille.

— Je ne sais pas… répondit-il tout en le distançant et pénétrant dans le temple.

— Ça ne sera pas pour ce soir en tout cas… dit Dôméki pour lui-même. (Ayaka : Ouin, pauvre de toi, mon cher Dôméki, mais avec patience, tu y arriveras. (oui un peu patience, laisse à Kain le temps d’arriver à écrire ça lol))

Après leur dîner, Dôméki alla préparer du thé pour leur conversation à venir. Une fois chose faite, il rejoignit son petit ami et s’installa à ses côtés. Un léger silence naquit entre eux, mais celui-ci ne dura qu’un bref moment, puisque Watanuki le rompit en posant une question plutôt étrange à son ami :

— Ne Shizuka, est-ce que notre relation, dans son état actuel, te convient ?

L’archer buvait son thé quand la question tomba, il ne peut s’empêcher de le rejeter le peu de boisson qu’il s’apprêtait à avaler.

— Q-... Quoi ?! Qu’est-ce qui te prend de poser une question pareille ?

Ne comprenant pas lui-même la raison de sa question, en fait si… elle se nommait Yûko…, Watanuki s’empressa d’ajouter :

— Ce n’est pas ce que je voulais dire… c’est juste, que si tu as besoin de plu-…

Saisissant le sens de ses paroles, Dôméki évita au médium de terminer sa phrase.

— Notre relation telle qu’elle me convient parfaitement. Je n’ai besoin de rien d’autre, du moins rien que tu ne te sentes pas encore capable de partager avec moi, prononça-t-il tout en allongeant son petit ami sur le dos pour mieux capturer ses lèvres et le caresser à loisir.

Watanuki se laissa faire avec grâce. Il ne pouvait pas faire autrement, puisqu’il était à la merci de son beau brun. Celui-ci cueillit ses lèvres avec légèreté au début, profitant de sa passivité passagère.

Sa bouche s’occupait au premier lieu de ses lèvres et ses mains voguaient à une exploration plus poussée et sensuelle du corps de son petit ami. Une douce chaleur prit possession du corps de Watanuki. Il ne parvenait pas à freiner les différentes sensations qui naissaient en lui. Sans se rendre compte, il se mit à bouger et à la rechercher plus de contact avec le corps qui se tenait au dessus de lui. L’une de ses mains caressait le cou de son tortionnaire, l’autre se mouvait sur son dos large et fort. Le baiser devenait plus passionnel et exigeant au fil du temps qui passait. Percevant le changement d’attitude de son ami, Dôméki quitta à regret ses lèvres, puis déposa sa tête au creux de son cou tout en murmurant :

— Ne… ne bouge pas ainsi…

Dôméki sentit le désir monté (monter) en lui de plus en plus à mesure que Watanuki bougeait. Il redressa sa tête et fixa le médium avec des yeux emplis d’une lueur dés plus profonde. Soupirant légèrement, il se leva totalement tout en déposant un baiser sur le fond de sa source de désir.

— Qu-…

— Il vaut mieux arrêter maintenant, déclara l’archer avec un sourire.

— Mais…

Dôméki observa Watanuki remettre de l’ordre dans ses vêtements. Ses gestes étaient assez tremblants et incertains. Voyant l’état dans lequel il se trouvait, l’archer se mit à sourire.

« Doucement, mais sûrement… » se dit-il.

— Ton corps le réclame, mais pas ça… déclara enfin l’archer tout en déposant sa main sur le cœur de son vis-à-vis. Bon, tu voulais me parler de Kazuya-sempai, non ? ajouta-t-il tout aussi vite.

— Oui… dit Watanuki se rappelant la raison se sa visite.

— Comme je te l’ai dit, il ne dira rien.

— Et c’est tout ? Vous avez parlé pendant plus de 15 minutes et tu me dis que c’est tout ?

— Oui, enfin presque…

— Que veux-tu dire ?

— D’après ce que j’ai compris de notre conversation, il semble aimer quelqu’un…

— Oh ! Qui est l’heureuse élue à ton avis ?

— Justement, je doute que ce soit une fille… déclara Dôméki tout en se levant et se dirigeant vers la terrasse. D’après ses questions, je dirais que c’est un garçon, finit-il par ajouter).

— Tu sais qui cela peut être ?

— Non, ce n’est pas le genre de Kazuya-sempai de crier ce genre de chose… mais je vais essayer de savoir ça demain, dit-il tout se tournant vers Watanuki.

— Tu veux l’aider n’est-ce pas ?

— Oui… car c’est une personne qui mérite d’être heureuse

— Je vois, répondit le médium tout en rejoignant son ami. Tu es bien sentimental, ajouta-t-il tout en caressant la joue de Dôméki.

Saisissant la main qui le procurait une douche chaleur l’archer dit :

— Tu me rends sentimental, nuance… rectifia Dôméki tout en approchant son visage de son petit ami pour un léger baiser. Cependant, celui-ci rencontra le vide surprenant son auteur. Mais qu’est-…

— Je dois rentrer, passe une bonne nuit.

— …

Watanuki prit la direction de la sortie, tout en emportant les boîtes vides du panier-repas. Une fois arrivé sur le palier, il se retourna et dit :

— On déjeunera sur le toit demain, je te ferai des Inarizushi.

— Humm…

Un sourire heureux naquit sur le visage de Dôméki.

— Ah ! Demande à Kazuya-sempai de se joindre à nous. À demain.

— Oui, à demain.

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La nuit fut assez courte pour Dôméki. Après le départ de Watanuki, il se sentit bien seul et son chez lui bien trop grand… Il suivit la sortie de celui-ci et l’accompagna du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse dans la fine obscurité de la nuit. La silhouette de son compagnon s’effaça après un petit moment d’attente et c’était seulement après quelques minutes qu’il se décida de regagner le temple.

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À suivre…


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(1) Ya-michi : Chemin des flèches. Pelouse, pour les dojos traditionnels.

Hello mina-san, c’est Kain

Comme vous l’avez remarqué voici le premier chapitre de cette nouvelle fic. J’ai décidé de tenter une avec des chapitres ’, j’espère que j’arriverai à faire tout ce que je voudrai lol.

Dans cette fic, j’ai inclus un couple de plus. Il y aura un truc sur eu à la fin, je vais exposer la manière dont ils se sont rencontrés et tout le reste.

Merci beaucoup Ayaka pour ta correction, j’ai gardé tes commentaires, car je les adore .

Je vous dis à très bientôt, j’essaierai de faire vite ;)

Bisous et n’hésitez pas à me laisser une review .


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