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Author of 9 Stories |
Note de l’Auteur: La Fin! Cet épilogue conclu le tome 2! Ouah, comme ça a passer vite! Mais j’ai déjà hâte de finir d’écrire le tome 3 pour vous l’envoyer! J’ai passer un très bon volume en votre compagnie a tous, et svp, laisser moi un review pour me dire ce que vous penser de la fin, et si vous espérer un truc en particulier pour le prochain tome. Je ne peux rien promettre, mais j’essaierai de vous satisfaire! Je prend aussi les idées de nouvelle, car je vais tenter d’en envoyer une ou deux en attendant de poster Linceuls de Rêves.
D’ailleurs, quelque remerciement s’imposeaux lecteurs suivant:
loveyaoi7, charlotte, Cailin, Dramyrelovy, ayuluna, Lord pokemon, les grumelles-zazou, Lily-x-Lily, thegirloftheshade, bybytte, 666NakuThe French Dark Lord, constance, Lymnilia, Glougloutine, Isatis, les grumelles-zazou, Grimmy2, Cassiopee008, Saisei, Selann Yui, lilyforever Magyar, C EliseDeadPsycho-MP playmouse, Naelith, Sellesta, Seydrune, Lyane de Rivesen, eiko, willedmina, Sharo-Chan, Elfyre, lilo77, Elaelle, Draya Felton, Tiffany Shin, Dark Amethyste, Xami, SayuYagami, Paule, adenoide, Saga Lionheart, nepheria4, venice, petite-abeille, onarlucaNadia Amadeo WhiteCoco, ritsuko, Sailor Ocean, BloodyAbby, alinemcb54, yaone-kami DLT, vended, BlackMariko, Alpo, history, Romee-Blast, Lilie, libellalyh, valérie, oOBlanche NeigeOo, azuril
Vous m’avez tous envoyer un review (ceux écris en gras plusieurs), m’avez donner l’énergie et la volonté de continuer d’écrire. Alors MERCI a tous. J’espère de tout mon être vous retrouver au prochain volume. Harry et Draco vous y attende aussi, alors je vous promet qu’on ne s’y ennuiera pas. Loin de là!
Encore merci et a bientôt!
Bonne Lecture!
Disclaimer: Voir le prologue s.v.p, Merci!
La Toile D’Araignée
Épilogue: Les Résultats de Nos Efforts
"Ouch! Draco! Aide-moi, elle essaye de m’achever!"
"Désolé, Harry… C’est contre mes principes que de m’attaquer aux femmes."
"Aie! C’est injuste! Tu as ensorcelé l’uniforme de Pansy, l’autre jour! Tu mens!"
"Oui, mais entre nous, Pansy est davantage une harpie qu’une fille- Ouch!"
Ce fut au tour de Harry de sourire, alors que Draco massait l’arrière de sa tête. Pansy se rassit, mais resta tendue, prête à frapper le blond de nouveau s’il osait encore l’insulter. Madame Pomfresh en profita pour resserrer le dernier de ses bandages et son plaisir se transforma rapidement en une grimace d’indignation.
"Hey! Il n’y a pas besoin de serrer aussi fort! Le sang a besoin de circuler-"
"Potter, le sang qu’il vous reste – et il vous en reste seulement grâce à mes bons soins, si je puis le faire remarquer – peut encore très bien circuler. Cessez donc de vous plaindre pour une minute."
"Popppyyyyy… Si je pouvais quitter l’infirmerie tout de suite, je me ferais un plaisir de me taire, promis! Soyez gentille!"
"Supplier ne changera rien. Vous resterez ici jusqu’à lundi matin et ensuite, vous irez en cours."
"Mais-"
"Pas de mais! Faites ce que je dis. Et soyez content que je ne vous garde pas une semaine de plus!"
Sur ce, elle lui jeta un regard sévère et retourna à son bureau, les avertissant sèchement qu’il ne leur restait qu’une heure de visite s’ils restaient discret. Sinon, elle les mettrait à la porte dans la minute. Une fois sa forme disparue, le groupe de deuxième année poussa un soupir de soulagement collectif.
"Je… je pense qu’elle est un peu moins furieuse qu’avant", s’aventura Vincent, hésitant.
"Humf! Ce n’est pas très dur", remarqua Dray. "J’étais certain qu’elle allait m’étrangler juste après avoir assassiné Harry. Je suis sûr que s’il se blesse encore, elle le tuera – pour son propre bien."
Même en approuvant, Raven ne put retenir un pâle demi sourire. Il était vrai que Poppy avait été furieuse de l’état dans lequel il était revenu, mais pas furieuse d’une mauvaise façon. Il savait que l’infirmière s’était profondément inquiétée à son sujet et qu’elle considérait son devoir de le sermonner. Un peu… un peu comme une mère ou une tante très proche. C’était étrange… Elle s’occupait de tout le monde dans le château, élèves et professeurs, mais il ne pouvait s’empêcher de croire que leur relation avait plus de signification que patient et medicomage. C’était normal, il supposait. Elle l’avait soigné si souvent qu’il avait maintenant son propre lit… Et malgré toutes ses protestations, il ne détestait pas l’attention particulière qu’elle lui portait – même sous forme de cris et de menaces.
"Je trouve que Madame Pomfresh a bien raison", dit soudain Hermione, relevant la tête de son livre. "Vous auriez bien pu vous faire tuer! Vous avez été incroyablement irraisonnables et-"
"Raven, dit à Granger qu’une Gryffondor est très mal placée pour sermonner un Serpentard! Dis-lui aussi que nous, au moins, on ne s’est pas stupidement fait pétrifié!"
"Granger, Draco dit qu’une Gryffondor-"
"Merci Harry, j’ai très bien entendu! Franchement, Malefoy, tu pourrais me parler directement!"
"Draco, Hermione dit que-"
"Dit à Granger que je ne parle pas aux sang- aux enfants de moldus! Ni aux rats de bibliothèque!"
"‘mione, Dray dit que-"
"Je sais, j’ai entendu! Et qu’y a-t-il de mal à s’instruire? J’ai manqué plusieurs mois d’école! Si je veux passer mes examens, je dois étudier!"
"Elle dit que-"
"Comme si elle pouvait rattraper son retard! Nous sommes déjà au mois de mai! Dis-lui qu’elle devrait se résigner à être recalée!"
"Il dit que-"
"Recalée? MOI? Jamais! Contrairement à toi, je peux réussir quelque chose, quand je le veux! Et j’aurai de meilleurs notes que toi!"
"Ridicule! Simplement ridicule! Je serai deuxième de classe, juste après Harry!"
"Non! Tu seras troisième, après moi!"
"Idiote inculte!"
Secouant la tête, Harry se tourna vers Neville.
"Tu crois que je peux arrêter de servir d’interprète?"
"Probablement", chuchota Neville. "Ils ont l’air de se débrouiller très bien sans toi."
"Échecs et Matt, Londubat."
Neville sursauta et se retourna vers la partie d’échecs qu’il jouait contre Nott et Harry alla s’asseoir prêt d’eux, désireux de s’éloigner du conflit. Parfois, il doutait vraiment que Hermione et Draco puissent réussir à avoir une conversation civile…
"Tu as trop hésité, Nev", décida Ron. "Si tu avais pris sa tour dès le début, tu n’aurais peut-être pas perdu."
"Mais sa tour est-"
"Vicieuse, je sais."
Un coup d’œil aux morceaux des pièces de Neville confirma l’affirmation et Harry fronça les sourcils. Cela faisait une semaine depuis qu’il avait libéré Londubat de l’emprise de Jedusor, mais les choses n’allaient pas en s’améliorant. Le jeune garçon se sentait terriblement coupable et avait été jusqu’à demander son expulsion. La Vieille Peau avait évidemment refusé – jamais elle ne mettrait à la porte un de ses Gryffons. En fait, le jeune garçon n’avait reçu aucune punition et personne ne lui en voulait. On avait raconté à l’école que l’Héritier était un puissant esprit magique contrôlant un Basilic et que Neville avait été kidnappé. Personne, si ce n’est d’Harry, Draco et les professeurs, ne savait la vérité… Nott également. Le jeune serpent avait assisté à la scène dans la bibliothèque et en avait tiré des conclusions – on lui avait alors tout expliqué. Quant à comment Londubat avait acquit un Horcruxe ( pas que quiconque ne sache que s’en était, à l’exception de Harry- ils pensaient tous que c’était un souvenir de Voldemort, pas son âme), cela restait un mystère. Il disait l’avoir acheté dans une bouquinerie, dans une rue adjacente au Chemin de Traverse, mais personne ne pouvait imaginer comment un si précieux et dangereux Journal avait pu se retrouver là.
Il faudrait du temps à Neville pour retrouver sa confiance en lui, Harry le savait, mais cela ne lui plaisait pas. Il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait dû comprendre, dû remarquer la particularité du Journal plus tôt. Il l’avait vu tant de fois! À la limite, il aurait dû porter plus d’attention à son ami. S’il ne s’était pas senti si seul, peut-être n’aurait-il pas confier autant de ses secrets à Jedusor…
"Ce qui est fait est fait, Nev. La prochaine fois, tu réduiras sa tour en poussière!" dit-il, sûr de lui.
En entendant ses mots, leurs regards se croisèrent. La prochaine fois… C’était une promesse qu’il lui faisait. C’était un conseil qu’il donnait. C’était une marque que sa confiance était encore totale. Le garçon dut comprendre le message de Raven, car il lui rendit son sourire et hocha la tête, une ombre d’étincelle dans ses yeux. Pour l’instant, une étincelle serait assez…
"Harry, je n’en peux plus! Je reviendrai demain."
"Quoi? Tu m’abandonnes?"
"Ma santé mentale est en jeu. Une minute de plus avec Granger et je régresserai au point de marcher de reculons."
"Hey-"
"Je pense que c’est déjà trop tard, Dray."
Son ami lui lança un regard digne du basilic avant de serrer les poings et quitter l’infirmerie. Pansy, Vincent et Greg le suivirent bientôt, promettant à leur tour de revenir le lendemain – un dimanche. Raven laissa Ron et Nott tenter d’inculquer quelques notions de base des échecs à Neville. Ils avaient jugé son propre cas comme désespéré et lui avait suggéré de s’investir dans une autre activité… Le trop complexe jeu ne l’intéressant pas vraiment, il avait simplement haussé les épaules.
Hermione le regarda intensément alors qu’il se réinstallait dans son lit et il bailla, espérant qu’elle prenne pitié de lui et le laisse tranquille… Pas de chance dans cette direction, toutefois, car elle ouvrit la bouche. Il aurait dû s’en douter. Après presque une semaine à jouer le malade, elle se doutait bien qu’il était assez rétabli que pour répondre à toutes ses questions.
"Alors? Que vas-tu faire?"
"À quel propos?"
"Tu le sais très bien! J’ai vu le hibou que t’a envoyé la Gazette du Sorcier! Ils veulent t’interviewer! Vas-tu accepter?"
"Pourquoi ferais-je une telle chose?"
"Mais Harry! Ils vont enfin reconnaître que tu as des qualités! Tu as sauvé Neville, trouvé l’antidote contre la Pétrification et repoussé une armée d’accromentulas! Sans compter que ni ces araignées, ni le Basilic n’auraient dû être présents en Angleterre."
"Je te l’ai déjà dit. Draco m’a aidé à sauver Nev et Hagrid m’a dit où trouver l’antidote."
"Ce n’est pas une raison pour refuser quelques remerciements, après tout, tu les mérites."
"Si j’avais voulu une interview dans la Gazette, ‘mione, j’aurais simplement pu mettre feu au vieux Choixpeau – ça, ça serait une bonne action digne de mérite. Non, j’ai eu le résultat que je voulais: tu es vivante et peux faire mes devoirs à ma place. Mission accomplie."
"Mais, ils-"
"Ils m’ont rabaissé pendant plus de sept ans. Je ne vois pas pourquoi je devrais jouer leur jeu maintenant. Awel peut bien leur raconter ce qui c’est passé, je n’en ai rien à faire."
À cela elle se tut et considéra finalement son point de vue.
"Je suppose… mais ne pense pas que je vais faire un seul de tes devoirs."
"Ne t’en fais pas, je sais que j’aurai des mauvaises notes, vu que tu as manqué tous les cours. Je me rattraperai aux examens."
"Raven!"
"En plus, je pourrai simplement expliquer comment sauver une personne de Pétrification en potion et j’aurai tous mes points bonis. «Comment l’Ennemi de mon Ennemi m’est venu en aide»."
La jeune fille lui lança une gomme à effacer à la tête et il lui fit un clin d’œil arrogant avant qu’elle ne replonge dans ses études, essayant désespérément de rattraper son énorme retard.
L’ennemi de mon ennemi… Quand il y songeait, c’était vraiment ce qui avait sauvé tous les pétrifier. Le Basilic était l’ennemi naturel des Accromentulas. Il était logique qu’elles aient développé une méthode défensive contre les aspects les plus meurtriers de la bête.
Leur Toile.
Plus précisément, le Dôme qu’elles avaient construit. Comme Aragog l’avait expliqué à Hagrid, qui l’avait en retour dit à Harry, elles l’avaient fabriquée pour plusieurs raisons. Elles voulaient délimiter leur territoire, y caser des proies pour la faim de l’hiver, ainsi que pour leurs petits, et surtout, se protéger. Pendant plus de cinquante ans, des générations d’araignées magiques avaient tissé l’énorme toile, avec leurs propres fils, salive et sueure. Avec les années, le Dôme s’était solidifié et la magie s’était enclenchée, les protégeant de leur prédateur naturel: plus précisément, le Basilic résidant juste au-delà de leur forêt. Si un être venait actuellement à ingérer – l’idée était dégoûtante – la fameuse toile, il se retrouverait aussitôt protéger pour une courte durée des yeux meurtriers ou du venin sans merci.
La Toile d’Araignée n’étant assez puissante que lors de la Pleine Lune, il fallait absolument la récolter cette nuit-là. Ce pourquoi elles avaient attendu que l’astre de la nuit soit à sa plénitude, avant d’attaquer. Aller jusque dans leur repère et amasser l’ingrédient gluant avait été très loin d’une partie de plaisir… Mais il croyait toujours que les résultats en valaient la peine… Enfin, peut-être. Cela dépendait de si- Non. Il n’y penserait pas tout de suite. Ce problème pouvait attendre, puisqu’il n’existait peut-être même pas!
Une main un peu froide se posa sur son bras et il dut se retenir pour ne pas bondir de surprise.
"Harry? Ça va? Je te parle depuis cinq minutes!"
"Oh… Désolé, ‘mione, je pensais à autre chose. Que disais-tu?"
Son sourire goguenard irrita heureusement la jeune fille, qui ne l’interrogea pas davantage et lui répéta sa théorie pour leur cours de Charme. Il s’amusa à la faire douter de ses conclusions, mais son esprit était ailleurs…
Quel serait le prix à payer pour son impatience?
…………………………….
"Il reste une tache."
"Quelle importance? Il va se resalir, quoi qu’il arrive. Ce n’est pas comme si on voulait l’exposer!"
"Potter! Quand je dis propre, je veux que ça brille! Remettez vous au travail! Vous aussi, Draco."
"Mais oncle Severus! C’est un travail d’elfe de maison! Harry et moi n’avons rien fait pour mériter cela! Nous avons sauvé Londubat-"
"Vous avez agi comme des Gryffondorks. Faut-il une raison de plus?"
La réplique eut l’effet de rendre Draco sans voix, un fait assez rare. Le blond ouvrit la bouche, la referma, l’ouvrit encore, pour enfin serrer les dents et se remettre à frotter. Raven, pour sa part, fixa la tâche et souhaita qu’elle disparaisse. Depuis plus d’un mois, Rogue leur faisait frotter tous les chaudrons que Poudlard ait jamais possédé. Assez était assez.
"Potter, je vous ai dit-"
"Vous savez, professeur, c’est votre faute si nous avons agi ainsi."
"Pardon?"
L’homme s’était rapproché, le regardant de haut, et son ton avait pris une nuance de menace.
"Demandez à Hagrid! Je voulais vous envoyer chercher les files du Dôme, mais il était impossible de vous rejoindre! J’ai donc dû faire le travail à votre place. Conclusion, c’est votre faute."
Il avait gardé sa voix calme et raisonnable. C’était le meilleur moyen d’énerver l’expert en potion.
"Vous saurez, Potter, qu’il est très immature de jeter le blâme sur les absents et d’excuser nos actions par celles des autres."
"À ce que je sache, j’ai le droit légal d’être immature jusqu’à mes dix-sept ans."
"Frotter, avant que je nettoie ce chaudron avec votre tête."
La Chauve Souris Géante fit volte-face et alla se rasseoir à son bureau, marquant les essais des étudiants d’une encre rouge sang. Pour une étrange raison, Harry eut l’impression que la moyenne des notes allait baisser avant la fin de la soirée.
"Je doute que nous arriverons à le convaincre de nous relâcher, Raven", chuchota Dray. "Nous essayions depuis la première retenue et ça n’a toujours rien donné."
"Il aurait simplement pu nous dire de ne plus agir comme des Gryffondorks… Pas besoin de faire passer le message au travers de brosses et de savons puants."
"Si Père me voyait… Il serait encore plus furieux de me voir frotter que de me voir crier sur un Basilic."
L’aveu lui arracha un sourire, mais pas de la joie. Comment pouvait-il être joyeux? Il avait finalement reçu la facture de ses actions et elle était bien plus permanente qu’un simple mois à nettoyer les résultats médiocres des efforts des étudiants pour créer leurs potions…
"Je pense que James préfère que je frotte, plutôt que j’obtienne de bonnes notes."
Ses parents lui avaient, bien entendu, écrit une très longue lettre le félicitant de ses actions «héroïques» et lui expliquant en détails pourquoi c’était une preuve qu’il était un Gryffon et non un Serpent… En vérité, la lettre avait un ton de désespoir et Harry supposait qu’ils commençaient à comprendre qu’il ne se ferait pas transférer. Ils avaient un Serpentard dans la famille et ne savaient qu’en faire. Dans un sens, il espérait qu’ils garderaient leurs stupides préjugés. Cela lui facilitait son travail. Il était beaucoup plus aisé de s’éloigner de gens vous méprisant, que de snober quelqu’un vous acceptant malgré ses convictions personnelles. Et il ne voulait pas que James ou Lily l’aime. Il ne voulait pas tenir à eux. Il le voulait plus que tout autre chose… mais apprenait lentement à s’en passer. Il souhaitait seulement que ses parents en fassent de même. Ce serait mieux pour tout le monde.
Dans un presque silence, la soirée se termina finalement et Rogue daigna enfin les laisser repartir.
"À demain", leur dit-il, et son ton suggérait qu’il n’avait pas plus envie de les voir qu’eux n’avaient envie de venir.
Sans perdre de temps, ils filèrent dans leur dortoir. Passer une soirée en compagnie du professeur les laissait toujours drainés de leur énergie… Sans allumer la lumière, afin de ne réveiller aucun des autres garçons, qui dormaient déjà, ils enfilèrent leur pyjama en silence.
"Harry?"
"Mmm?"
"Qu’est-ce que tu fais cet été?"
Les vacances débutaient dans quelques jours à peine.
"Je ne vais pas chez toi."
"Mais-"
"Dray… Tu sais tout comme moi que Lucius utiliserait l’occasion pour nous entraîner davantage… Si je promets de passer mes vacances chez toi dans un an seulement, il attendra peut-être plus longtemps et nous y échapperons tous les deux. À moins que passer un autre deux mois en forêt ne t’intéresse."
"Non, j’imagine que non… J’espère que tu viendras tout de même nous visiter quelques jours. Je pourrai en profiter pour refaire ta garde robe."
"Hey! Mes vêtements me conviennent très bien ainsi, merci beaucoup."
Draco ne fit qu’hausser un sourcil avant de passer à autre chose. Il était inutile de traduire sa pensée vocalement: il considérait ses choix vestimentaires mornes et ennuyeux et ferait tout pour l’«améliorer».
"N’oublie pas de te servir de mon cadeau de Noël, compris?"
"Tu peux t’attendre à ce que je l’utilise tous les jours si je suis coincé à Godric Hollow avec Peter et Awel pour seule compagnie…"
Jetant leur uniforme sale dans le panier pour que Dibby les nettoie, ils se couchèrent dans leur lit respectif, fermant les épais rideaux. Le matelas était moelleux, les couvertures douces et l’envie de céder au sommeil si tentante… Harry se força toutefois à se rasseoir, posant un objet enroulé dans son mouchoir sur ses couvertures, en face de lui. La noirceur était complète, mais il alluma sa baguette, projetant une très faible lumière – indiscernable de derrière ses tentures.
Doucement, il déplia le mouchoir, révélant la cuillère d’argent qu’il avait volée au souper. Avec une certaine difficulté, il avala sa salive. Oh, il savait déjà le résultat qu’aurait son petit test, mais… Ce serait une preuve de plus. Et il ne voulait pas que la vérité le frappe à nouveau en plein visage.
La respiration lourde, le cœur battant à tout rompre, il tendit légèrement la main vers la cuillère.
Flotte, flotte, flotte, flotte…
Il concentra toute sa magie, toute sa détermination vers le petit objet, l’imaginant flotter, voler… Il était doué pour la magie sans baguette. Pouvait faire une tonne de choses…
L’ustensile tressaillit, tourna sur lui-même et retomba sans cérémonie.
Un soupir brisa sa respiration saccadée et Harry passa une main dans ses cheveux. Le fait était devant lui, clair et sans possibilité d’erreur.
Il ne savait plus contrôler sa magie. Elle était redevenue aussi sauvage que lorsqu’il était enfant.
Comment vais-je me battre contre Voldemort dans cet état?
"Harry?"
BAM! Son cœur le lâcha presque et il sursauta violemment, sa respiration se coinçant dans sa gorge, lui coupant le souffle.
"Harry?"
"… Dray?"
"Bonne nuit."
"Oh… oui… bonne nuit."
Il entendit Draco se retourner dans son lit et essaya de se calmer, relâchant sa prise d’acier de sur sa baguette. Tout allait bien… Personne ne savait qu’il avait perdu l’habilité de pratiquer la magie sans baguette. Il était en sécurité, dans son lit, dans son dortoir. Et celui-ci était magiquement scellé, par son propre sang. Aspirer l’air. Expirer.
Sentant la fatigue retomber d’un bloc sur ses épaules, il secoua la tête et décida de visiter le royaume de Morphée avant d’avoir une crise cardiaque.
Stupidement, il attrapa la cuillère à main nue, avant de la remballer.
L’argent s’attaqua férocement à sa peau et il la relâcha avec hâte. Inconsciemment, il caressa les traces de griffures marquant son bras gauche… Celles qu’il avait reçues dans la Forêt Interdite. Une nuit de Pleine Lune.
Vraiment… On pourrait penser que se sortir d’une telle rencontre avec une simple petite écorchure m’épargnerait une nouvelle Malédiction! Mais non…
Excédé, il enveloppa soigneusement le couvert dans le mouchoir et le glissa sous son matelas, loin de sa peau. Une question hantait encore son esprit alors qu’il sombrait dans un sommeil agité.
Comment allait-il annoncer à ses parents – ou Draco, qu’il était un Loup-Garou?
FIN