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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Une force inattendue

Ice-Alex
Author of 6 Stories

Rated: K - French - Adventure/Romance - Harry P. - Reviews: 3 - Updated: 12-25-07 - Published: 09-24-07 - id:3800995

Chapitre 10 : Le bal d’Halloween

Harry leva les yeux vers Ellana, la regardant avec une haine malefoyenne sur le visage. La jeune fille ne cherchait pas à se débattre et observait son frère d’un œil las et triste.

POURQUOI AS-TU FAIT CA ? J’AVAIS CONFIANCE EN TOI ET TOI… TOI… TU N’ES QU’UNE… MANGEMORT ! TU N’ES QU’UNE SALE TRAITRE… ET LUI AUSSI ! hurla-t-il en désignant Malefoy d’un signe de tête, TU ME DEGOUTES ! C’EST LUI QUI T’A ENVOYE ? C’EST ÇA ? POUR POUVOIR M’APPROCHER ALORS QUE JE NE ME MEFIAIS PAS ? ET TU N’ES PAS NON PLUS MA SŒUR, JE SUPPOSE !

Il serrait son bras à lui en faire mal, mais elle ne cillait toujours pas, se contentant de l’observer tristement. Draco, lui, ne savait plus à quoi se tenir : Ellana était-elle une Mangemort ? Dans ce cas, il était en très, très mauvaise posture. Il lui avait tout avoué : son désir de vengeance, sa haine envers tous ces Mangemorts… Elle s’empresserait d’aller le rapporter à Voldemort. Et si Potter voulait la tuer ? Que ferait-il ? Il la protégerait, il ne pouvait pas croire qu’elle était une traîtresse. Ce que venait de dire Potter l’avait profondément vexé : lui un traître ? Oui… de son camp d’origine, mais pas l’inverse !

Quant à Ron, Hermione et Ginny, ils ne savaient pas quoi penser : leur raison leur soufflait de soutenir Harry, mais leur cœur semblait penser tout autre chose : la or et argent dégageait une sensation de bien-être… de paix… d’harmonie, tout le contraire de ce que l’on pouvait trouver chez les Mangemorts. Mais d’où venait cette marque ?

Tu supposes mal, Harry, répondit Ellana.

AH, OUI ? UNE MANGEMORT NE SERA JAMAIS MA SŒUR !

Mais qui te dit que j’en suis une ? s’exclama-t-elle.

Ca ! rugit Harry en désignant la marque.

Harry, crois-tu qu’une Mangemort aurait attendu deux mois pour te tuer ? Qu’elle t’aurait donné le médaillon de Serpentard ? Crois-tu qu’elle serait allée chercher Nagini afin de le détruire ? Je ne pense pas, Harry.

Soit elle était sincère, soit c’était une très bonne actrice ! En tout cas, les jeunes gens ne savaient plus quoi penser.

Et comment m’expliques-tu la Marque ?

Il m’a forcé ! Mais j’ai pris la fuite et personne ne m’a jamais retrouvée, mentit la jeune fille.

Heureusement pour elle, elle mentait très naturellement, contrairement à Ron et Hermione. Harry la fixait toujours avec hargne, lorsqu’elle posa sa main sur son bras.

Harry… il faut que tu me croies…

Il retira violemment son bras.

S’il te plait… implora-t-elle.

La colère d’Harry s’évapora lorsqu’il aperçut une larme rouler lentement sur la joue de la jeune fille :

Je ne sais pas… je ne sais plus… dit-il en regardant par la fenêtre.

Dehors, on ne voyait plus les étoiles, les nuages formant comme une coquille opaque et une fine bruine s’était mise à tomber. Le temps reflétait à la perfection l’humeur d’Harry et Ellana à ce moment-là.

Draco ne savait pas quoi dire pour soutenir Ellana, et il fixait la cicatrice blanche là où son anneau l’avait brûlé à vif lorsque la jeune fille s’était fait attaquer par Victor.

Ron, Hermione et Ginny s’interrogeaient du regard, conscients qu’un petit coup de pouce de leur part serait le bienvenu. Ce fut Ginny, la plus entreprenante des trois, qui parla :

Vous… devriez faire la paix… tant que nous n’avons pas de preuves… et puis, tu sais, Harry… je pense vraiment qu’elle est sincère…

Harry se tourna vers la jeune Gryffondor, qui le regardait, ses yeux flamboyants dans l’obscurité du couloir.

Je vais me coucher, déclara-t-il.

Et il s’éloigna sous le regard larmoyant d’Ellana. Ron lança un rapide « bonne nuit » d’un ton désolé et rejoignit Harry, suivi par Hermione et Ginny.

La Serdaigle se tourna vers Draco, l’interrogeant du regard.

Moi, je te crois, murmura-t-il avant de la serrer dans ses bras.

Il la porta ensuite dans sa chambre, la jeune fille s’étant endormie dans ses bras, et lui-même s’assoupit sur le confortable canapé de leur salle commune.

Le lendemain étant un samedi, ils en profitèrent pour travailler sur la décoration de la Grande Salle pour le bal d’Halloween. Après maintes disputes et croquis ratés, ils optèrent pour une décoration assez simple, copiant sur les préfets précédents.

Une semaine passa, et le jour du bal arriva rapidement. Entre temps, Ellana s’était réconciliée avec Harry, pour son plus grand bonheur. Dans les couloirs, c’était l’effervescence : des filles passaient en courant d’un dortoir à un autre, échangeant avec leurs amies d’autres maisons habits, maquillage et autres objets de mode.

Hermione allait au bal avec Ron, Ginny avec Harry et Ellana avec Draco. Pansy lui avait d’ailleurs fait une crise de jalousie, hurlant à tout bout de champ qu’Ellana n’était qu’une cruche ; ce qui lui valut une bonne gifle de la part de Draco, elle en portait d’ailleurs, encore la marque.

Hermione, Ellana et Ginny s’étaient rassemblées dans la Salle sur Demande, apportant chacune leur tenue de soirée. Ce fut d’abord à Ginny de se préparer, sous l’œil attentif de ses amies : elle portait une longue robe noire sans bretelles, moulante jusqu’aux hanches puis légèrement évasée jusqu’au sol. Ella avait opté pour le naturel, laissant ses longs cheveux roux lâchés sur ses épaules dénudées. Le noir de sa robe mettait bien en valeur ses yeux couleur émeraude, ainsi que ses cheveux- une autre couleur n’aurait pas du tout convenu.- Vint ensuite le tour d’Hermione, qui avait, contrairement au bal de quatrième année, une robe bleu clair à fines bretelles, qui s’arrêtait légèrement en dessous du genou, resserrée à la taille par un ruban de soie bleu marine. Elle avait elle aussi choisi de laisser ses cheveux lâchés, mais elle les avait lissés, les rendant aussi raides que ceux de Ginny. Puis ce fut enfin à Ellana de se préparer. Elle avait choisi une robe bleu foncé, en une matière très légère, avec un décolleté en V qui faisait ressortir le pendentif que Draco lui avait offert. Elle était, elle aussi, évasée mais elle avait des volants de la même couleur que la robe. La jeune fille s’était attaché les cheveux en une queue de cheval, et les avait bouclés. Quelques mèches retombaient élégamment sur le côté droit de son visage, faisant ressortir ses yeux d’un bleu turquoise.

Enfin prêtes, elle se dirigèrent vers le hall d’entrée, où les attendaient déjà les garçons. Lorsqu’ils les aperçurent, ils eurent chacun une réaction différente devant la beauté de leurs cavalières : Ron était devenu cramoisi à la vue d’Hermione et Harry ne refermait plus la bouche. Seul Draco semblait pouvoir se maîtriser, bien que sa cavalière soit de loin la plus belle, la fixant des yeux, tout en lui tendant galamment le bras.

Harry et Draco avaient à peu près la même tenue que trois ans plus tôt ; quant à Ron, il avait dû mettre, pour son plus grand malheur mais pour l’amusement général, une autre robe de sa tante Tessy, tout aussi ridicule que la précédente. Hermione se promit de lui en acheter une autre à l’occasion, puis ils pénétrèrent dans la Grande Salle.

McGonagall fit un rapide discours, rappelant sa volonté ainsi que celle des autres professeurs de voir les quatre maisons unies contre la guerre.

Ils dansèrent plusieurs fois en couples, avant d’aller se rafraîchir à une table proche. A leur grande surprise, Ellana monta sur scène, remplaçant les Bizarr’ Sisters partis en pause.

Je vais chanter une chanson moldue, écoutez bien les paroles, ça en fera peut-être changer d’avis quelques-uns… déclara-t-elle à la foule d’élèves.

Puis elle se mit à chanter, c’était du rap, mais curieusement, les notes semblaient parfaitement s’accorder avec sa voix :

Tous obligés de franchir,
Des obstacles au passage,
On a intérêt à faire vite,
Car on est de passage,

L’être humain perfection,
Erreur de la nature,
Une chose est sûre chez lui,
Faire des erreurs c’est dans sa nature,

Sa première erreur,
Celle de se croire supérieur,
D’oser penser qu’ici sa vie a plus de valeur,
Que celle d’une vulgaire mouche que d’un geste il peut écraser,
Elle aura toujours une sœur un frère un oncle qui un jour viendra le pousser,

L’être humain, l’homme,
Capable de tuer ses mômes,
Comme on mâche un chewing-gum,
Dont le mal serait l’arôme,

Celui-ci se montre précoce,
Sordide et cruel,
Suffit d’observer une recréation,
A l’école maternelle pour voir,

Qu’il y a ceux qui jouent y a ce qui se moquent y a ceux qui tapent,
Y a ceux qui suivent ceux qui subissent et ceux qui se battent,
Éparpillés dans la cour y a ceux qui pleurent,
Pour x raison mais y a déjà ceux qui meurent,

On peut se rejeter la faute
Faire semblant se cacher dans le déni,
Je crois qu il n’y a aucune cause,
Pouvant justifier notre folie,

Mais viendra le jour du bilan,
Qu ai-je fait de bien de mal dans ma vie,
Chaque homme se posera la question,
Avant que son âme ne s’enfuie,

Le déni fermer les yeux quand apparaît la vérité,
L’être humain sans cesse plonge dans cette obscurité,
Jusqu à nier les flots de sang,
Qui se déversent,
Toutes ces larmes qui pleuvent averse,
Et les images qui traversent le temps,

N’ont pas suffit à convaincre certains fêlés,
Prétendant que toutes ces horreurs n’ont pas existées,
Malgré ces plans où on voit se marrer les bourreaux,
Les mêmes connards qui cinquante ans après diront qu’ils faisaient leur boulot,

On peut se rejeter la faute,
Faire semblant se cacher dans le déni,
Je crois qu il n’y a aucune cause
Pouvant justifier notre folie,

Mais viendra le jour du bilan,
Qu ai-je fait de bien de mal dans ma vie,
Chaque homme se posera la question,
Avant que son âme ne s’enfuie,

On peut se rejeter la faute,
Faire semblant se cacher dans le déni,
Je crois qu il n’y a aucune cause,
Pouvant justifier notre folie,

Mais viendra le jour du bilan,
Qu ai-je fait de bien de mal dans ma vie,
Chaque homme se posera la question,
Avant que son âme ne s’enfuie,

On peut se rejeter la faute
Faire semblant se cacher dans le déni,
Je crois qu il n’y a aucune cause,
Pouvant justifier notre folie,

Mais viendra le jour du bilan,
Qu ai-je fait de bien de mal dans ma vie,
Chaque homme se posera la question,
Avant que son âme ne s’enfuie.

Voilà, j’espère que vous avez aimé !

Puis elle descendit de la scène sous les acclamations de la foule. Elle fut accueillie chaleureusement par ses amis et Draco, qui l’admiraient et la félicitaient. Tous les Serpentards l’observaient, une mimique de dégoût sur le visage. Le grand Draco Malefoy, Mangemort et fils de Mangemort, approuvait cette chanson ? Impossible, pensaient-ils.

Et pourtant…

Ils n’allèrent pas se coucher trop tard, la journée du lendemain ne serait pas de tout repos : la directrice annoncerait aux élèves qu’ils devaient se faire attaquer par une horde de Mangemorts sanguinaires le lendemain… et ils allaient devoir mettre en place un plan de défense efficace…

C’est sur ses pensées que les jeunes gens s’abandonnèrent dans les bras protecteurs de Morphée…



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