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Books » Harry Potter » Une force inattendue
Ice-Alex
Author of 6 Stories
Rated: K - French - Adventure/Romance - Harry P. - Reviews: 3 - Updated: 12-25-07 - Published: 09-24-07 - id:3800995
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Chapitre 14 : Douleurs du futur

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Voyant que le jeune homme ne répondait pas, elle continua les présentations :

Celui qui fait l'imbécile, derrière moi, c'est James Potter, sa spécialité est de se ramasser le plus d'ennuis possible ! dit-elle en riant.

James était le portrait craché de Harry, hormis les yeux : Harry avait les yeux de Lily, verts émeraude. Il semblait être très proche de Lily, contrairement à la scène qu'avait vu Harry en cinquième année dans la Pensine de Rogue.

Non, c'est pas vrai, c'est Sirius qui a eu le plus d'embrouilles avec Rusard, très exactement 249 colles ! Plus que 5 et je le rattrape ! plaisanta-t-il en désignant le jeune homme occupé avec une Bombabouse.

Sirius fit un signe de la tête à Wayne, et se replongea dans son travail. Il ne ressemblait pas du tout au Sirius que Harry avait connu : ses yeux étaient rieurs, ses cheveux propres, et il n'avait pas cet air usé qu'il arborait en permanence au Square Grimmaurd. Plus loin, des filles de sixième année le montrait du doigt en gloussant. Il faut dire aussi qu'il ne manquait pas de charme.

Wayne ne disait toujours rien, perdu dans les souvenirs de bons moments passés en compagnie de Sirius, les rares moments où il sortait de sa mélancolie pour consacrer son temps à son filleul. Pourquoi la vie était si cruelle ? Cette vision d'un Sirius heureux rouvrit la plaie dans le cœur de Wayne, qui se mit à saigner abondamment. Lui, qui n'avait jamais connu ses parents, les voyait devant ses yeux, pouvait les sentir, les toucher, parler avec eux, mais ne pouvait rien leur dire de ce qui le tourmentait jour après jour, nuit après nuit, sans trêve, cette tâche qu'il devait mener à bien parce que « Aucun d'eux ne peut vivre, tant que l'autre survit ». Ils semblaient si insouciants, si sûrs d'eux. Ils ne savaient pas ce que leur destin leur réservait, qu'ils allaient mourir, comme beaucoup d'autres, comme Sirius, comme Dumbledore, et comme d'autres sorciers qui avaient péri de la même main assoiffée de sang, de la même âme éclatée en sept morceaux, des mêmes partisans qui se soumettaient à ce reste de vie conservé dans un corps à peine humain.

Il refoulait ses larmes, sentait le sort auquel Dumbledore les avait soumis, l'empêcher des les laisser couler, ça lui faisait mal, une douleur insupportable de l'âme, qui le déchirait pour ne laisser de lui qu'une boule de douleur mentale à laquelle personne ne pouvait remédier, une douleur sourde qui perçait son corps de part en part, sous une expression qui devait rester neutre, coûte que coûte. Il se força à sourire, d'un sourire forcé, presque une grimace, qui faillit laisser s'échapper un sanglot. Il avait besoin de pleurer, de laisser cette tristesse l'envahir, ses sentiments le subjuguer, se laisser aller sur une épaule amicale, qui le soutiendrait, qui l'aiderait à avancer dans ce brouillard qui l'entourait, qui rallumerait cette rage de vaincre qui sommeillait en lui. Pour tout faire sortir, pour que cette douleur puisse s'arrêter, ne laissant de lui que tristesse et mélancolie.

Une main se posa sur son épaule : Lynne, elle était la seule qui pouvait le comprendre, qui pouvait ressentir la même chose, qui pouvait le soutenir, qui pouvait être cette épaule secourable qui le sortirait de ce gouffre sans fond. Au contact de la main de Lynne sur sa peau, il ressentit une vague de réconfort envahir son corps, il savait qu'elle serait toujours là pour lui, qu'importe ce qui arrivait, elle était sa seule famille, à présent. Lily le regardait, inquiète de son changement d'humeur :

Tout va comme tu veux ? demanda-t-elle.

O…oui, merci, balbutia-t-il.

D'accord, et voici les derniers membres de notre groupe : Peter Pettigrow et Remus Lupin.

Il se tenait là, devant Wayne, son visage blafard exprimant une moue d'incompréhension devant un livre que Remus lisait. Lui, le traître, le serviteur fidèle de Voldemort, qui avait sacrifié sa main gauche pour son maître ; lui, qui avait vendu ses parents à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, côtoyait Lily et James à longueur de journée, plaisantait avec eux, partageait leurs secrets. Une rage envahit Wayne, faisant fuir la mélancolie qui s'était attardée dans l'esprit de celui-ci. Si seulement il n'y avait pas ce stupide sortilège, il se serait bien jeté sur lui, le frapper, lui faire mal, le détruire, comme lui avait détruit sa vie et celle de ses parents. Mais il se contenta de le fixer, impénétrable, tel Draco Malefoy.

Mais, je ne connais même pas vos noms ! lança joyeusement la préfète en chef.

Chacun se présenta, et ils commencèrent à déjeuner, au plus grand bonheur de William qui mourrait de faim, comme à son habitude. Lynne parlait avec entrain, racontant une anecdote particulièrement hilarante sur Dumbledore. Owen jetait des regards mauvais à ceux qui osaient attarder leur regard trop longtemps sur la jeune fille, ce qu'elle finit par remarquer.

Jaloux ? murmura-t-elle.

Moi ? Certainement pas ! répliqua-t-il.

Ah oui !

Parfaitement !

Le professeur McGonagall vint leur apporter leurs emplois du temps : cette après-midi, ils avaient un double cours de potions en commun avec les Serpentards, au plus grand bonheur d'Owen. Emma suivrait les cours de septième année, provisoirement. Le repas terminé, ils se dirigèrent donc vers les cachots où les attendait déjà le professeur Slughorn. Celui forma lui-même les duos, mais laissa les six nouveaux ensemble : Lynne avec Owen, Wayne avec William et Emma avec Hermione. Le sujet de ce cours était la préparation du Véritaserum, qui prendrait plusieurs semaines. C'était une potion très compliquée, que seule Lynne comprit. Elle formait avec Owen un très bon duo, tous les deux étant très doués dans cette matière.

Wayne, tu fais un Quidditch ? demanda James.

Ok, ça fait longtemps que j'en ai pas fait !

Et moi ! réclama Owen.

Bah tu peux jouer si tu veux, William, ça te dit ?

Oui, j'arrive !

Ca faisait maintenant trois jours qu'ils étaient dans le passé. C'était une belle, mais froide, soirée d'automne. Les garçons et l'équipe de Quidditch des Gryffondors se rendirent sur le terrain, pendant que les filles, Sirius, Remus et Peter rejoignaient les gradins. Lynne avait le caractère de sa mère, elle s'en aperçu en parlant avec elle, et en l'observant : elles avaient les mêmes passions, et étaient douées pour les mêmes choses, les Potions, par exemple. Elles discutaient beaucoup entre-elles, le sujet de la discussion était, à ce moment, les Serpentards.

Moi, je pense que le tort vient des deux côtés, regarde, Owen, était à une maison équivalente à Serpentard dans notre ancienne école, et moi dans une autre. Je l'ai fréquenté, malgré les avis de Wayne et William, et maintenant, nous nous entendons à merveille ! Les Serpentards sont des gens incompris, pour la plupart ! Traités trop sévèrement, éduqués sur le principe du « Sang Pur », comment veux-tu être autrement ? argumenta Lynne.

Je ne sais pas, moi, je déteste les Serpentards, j'ai donc du mal à te comprendre… Tu vois Rogue ?, poursuivit-elle, Eh bien, ce n'est pas faute d'avoir essayé d'être gentille avec lui, il toujours détestable avec moi, à me traiter de « Sang de Bourbe ». D'ailleurs, je n'aime pas non plus Owen…

Pourquoi ? s'étonna-t-elle.

Effectivement, Owen s'était plutôt bien comporté depuis leur arrivée, se retenant d'insulter ouvertement les autres. Il s'était d'ailleurs renfermé sur lui, ce qui inquiétait quelque peu Lynne. Qu'avait-il donc ? Lui ne ressentait pas tout ce qu'elle et Wayne avaient éprouvé, en revoyant leurs parents… Était-ce le fait d'être chez les Gryffondors ?

Je ne sais pas, il me fait froid dans le dos… Sait-il rire ? demanda-t-elle le plus sérieusement du monde.

Bien sûr ! répondit-elle en riant, Je pense qu'il est juste un peu perturbé du changement…

C'est sûr, ce n'est pas évident de changer d'école durant ses études ! Je n'aimerais pas, moi-même, avoir à poursuivre ma scolarité à Dumstrang, par exemple ! Ca doit être un sacré bouleversement !

Tu n'en as pas idée… murmura-t-elle.

A ce moment-là, sur le terrain de Quidditch :

Alors, on va changer les postes, vous avez déjà étés dans une équipe ?

Bien sûr ! se récria Owen.

D'accord ! dit James, d'un ton rieur, Donc à quels postes étiez-vous ?

Moi, j'étais gardien, Wayne et Owen, attrapeurs…

Ok, bon, Wayne tu seras attrapeur, William, gardien et Owen, batteur. Ca vous va ?

Moi ! Batteur ! Et pourquoi ce serait Pot… Clark et pas moi ?

Parce que Wayne et plus doué que toi ! répondit William.

Vexé, l'ancien Serpentard ne répondit pas, et prit la batte que James lui tendait.

Bon, Harry, tu seras le deuxième batteur, comme d'habitude…

Hein ? Mais… balbutia Wayne, avant que le sortilège ne l'empêche d'aller plus loin.

Qu'y a-t-il Wayne ?

Non… rien, désolé…

Ok, bon on y va, je suis aussi attrapeur avec toi, Clark !

Tous les joueurs s'élevèrent au coup de sifflet, les Poursuiveurs se passant le Souaffle si rapidement qu'on ne distinguait plus de lui qu'une traînée rouge se détachant du ciel gris ; les Batteurs tapant dans les Cognards avec une telle force que ceux-ci traversaient le terrain plus vite que les balais ; et les Attrapeurs filaient le tour du terrain, cherchant des yeux le minuscule Vif d'Or. Seul le Gardien restait immobile dans les airs, planant au-dessus de l'herbe verte, concentré sur le Souaffle. Wayne guettait toujours le moindre éclair doré, lorsqu'il vit James descendre en piqué, il n'apercevait pas le Vif d'Or, mais décida quand même de le suivre. Ils étaient à présent côte à côte, le sol se rapprochant d'eux à une vitesse fulgurante, et toujours pas de Vif d'Or, ils remontèrent alors en chandelle en même temps : James avait décidément raté sa feinte de Wronsky. S'enchaîna alors une suite de figures plus périlleuses les unes que les autres. Les autres joueurs avaient atterri, restant bouche bée devant ce spectacle. Leurs balais semblaient s'accorder entre eux, suivre le même mouvement fluide ; et les deux garçons avaient la même agilité et la même facilité à manier leur balai.

Ils atterrirent enfin, à bout de souffle, s'observant mutuellement, cherchant une explication à ce phénomène. Wayne le savait depuis toujours : il avait hérité du talent de son père. Ils rentrèrent au château, sous les éloges de Sirius qui ne cessait de répéter la même chose. Lynne prit la parole, coupant court à son monologue :

Dis-moi, Sirius, pour changer de sujet, qu'est-ce que tu as l'intention de faire avec cette Bombabouse que tu trafiquais, ce matin ?

Hein ? Oh… euh… Je crois que je préférais le sujet précédent… marmonna-t-il.

C'est vrai, Sirius, Lynne a raison, j'espère que tu ne vas pas encore faire perdre des points à Gryffondor, tu nous en as déjà fait assez perdre ! le gronda-t-elle.

Oh, Lily, allez, soit cool ! C'est juste une petite blague… pour me venger !

Ne me dis pas que c'est pour faire payer à Rogue de t'avoir humilié la semaine dernière ?

D'accord, je ne te le dis pas…

On t'accompagne ! s'enthousiasma William.

Ca c'est sûr, je ne raterai en aucun cas une telle occasion, hein Wayne ? s'exclama Lynne.

Ouais…

Ok, minuit devant la Statue de la Sorcière Borgne, vous savez où c'est ?

Oui.

Ah, ah, ils vont en baver ces Serpentards ! ricana James.

Ah, la, la… Si les filles s'y mettent maintenant, on aura tout vu ! s'exaspéra Lily, à l'attention d'Hermione.

Ca c'est sûr…

Owen, tu nous accompagnes ? le questionna Lynne.

Je sais pas… non, marmonna-t-il.

Allez, s'il te plait ! l'implora-t-elle.

Incapable de lui dire non, il acquiesça, grommelant, comme à son habitude.

Chut, ne faite pas de bruit ! Lumos ! chuchota Sirius.

Pourquoi, on prendrait pas ma cape d'invisibilité ? demanda James.

Tu nous vois à six sous ta cape ? Moi non.

Mouais, t'as raison…

Ils avançaient lentement dans les couloirs sombres, James gardant un œil sur la Carte du Maraudeur.

Vous avez le mot de passe, au moins ? demanda Owen.

Oui, j'ai amadoué une Serpentard, hé, hé… se vanta Sirius.

Après quelques minutes de marche silencieuse, ils arrivèrent devant un mur de pierre, derrière lequel était cachée une porte.

« Sang Pur » murmura-t-il.

La porte s'ouvrit, laissant voir une pièce au plafond bas. Des lampes verdâtres et rondes étaient accrochées sur les murs de pierre, éclairant la pièce d'un air sinistre. Des canapés de cuirs verts étaient disposés près de la cheminée, où un feu ronflait encore.

Suivez-moi, ordonna Sirius.

Ils prirent l'escalier de droite, qui menait au dortoir des garçons. Là, étaient alignés des lits à baldaquins, verts, comme tout le reste. Tous les rideaux étaient fermés, les Serpentards étant trop peureux, et craignant d'être attaqués… valait mieux qu'on ne les reconnaisse pas…

James lança le sortilège « Assurdiato », et commença à distribuer à tout le monde des Bombabouses, il en prit une, et s'approcha d'un lit.

Vous allez les mettre comme ça, ce qui fait qu'en se réveillant, ils tireront le rideau, et là, je vous laisse imaginer la suite… ricana-t-il.

Ils se hâtèrent de faire ce que James leur avait dit, et ils s'éloignèrent, pour admirer leur œuvre. C'était indétectable, les Bombabouses étaient placées en équilibre précaire au-dessus du rideau, au moindre mouvement de celui-ci, elle tomberait au sol et éclaterait dans la figure du malheureux propriétaire du lit.

Tiens, tiens, viens voir, James ! Le petit Servilo a journal intime ! l'appela Sirius.

Non !

Si, regarde ! répondit-il en montrant une petite reliure de cuir marron.

Emporte-le, on le lira dans la Salle Commune !

De retour dans leur Salle Commune, les six Gryffondors s'installèrent confortablement dans des fauteuils, et Sirius ouvrit le journal intime, une lueur machiavélique dans les yeux. James était allé chercher des Bierraubeurres aux cuisines, et les avaient rapportées. Lynne soupira d'aise, un bon feu de cheminée, accompagné d'une Bierraubeurre, quoi de mieux ?

Vas-y ! dit James à Sirius.

Alors, le 17 octobre 1977…

Je ne peux plus la supporter, elle et cette bande de déglingués avec qui elle traîne. Pourquoi me fait-elle autant d'effet ? Ce n'est pourtant qu'une Sang-de-Bourbe, bonne à rien, comme tous ceux de son espèce, Je-Sais-Tout par-dessus le marché ! Avec sa fausse gentillesse, lui ai-je demandé de m'aider, les fois où elle me défend ? Certainement pas, je ne m'abaisserai pas à ça… Et ce Potter qui ne la lâche pas, comme un bon toutou, qu'est-ce que c'est exaspérant ! Mais je me vengerai un jour, le Prince de Sang-Mêlé se vengera, fera payer à tous ces ennemis leurs erreurs… Le jour viendra, où, il n'y aura plus qu'une seule et unique maison, Serpentard, où seuls les sorciers de Sang Pur auront le droit d'exercer leurs pouvoirs, et où tous les autres, tous ces Sang-de-Bourbes remplaceront les Elfes de Maison… Mais en attendant, il faut que j'oublie cette fille…Lily Evans, je te hais…

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