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Chapitre 6.
Voilà cinq heures que Dean avait été transporté aux urgences, et ils n’avaient toujours pas de nouvelles. L’agent Hendericksen les avait rejoint, un peu gêné, mais désireux d’apporter son soutien et ses excuses pour le déroulement de leurs rencontres précédentes, ce à quoi Sam avait répondu qu’il ne pouvait pas savoir.
Ils étaient assis en silence depuis environ cinq minutes quand Sam se décida à poser la question. « Hum, euh… Agent Hendericksen… que, euh… est-ce que vous pouvez, vous savez, pour notre dossier, au FBI, enfin, euh…. » Bravo, Sam. Très éloquent.
Hendericksen sourit. « Je pense que le dossier en question va mystérieusement disparaître… ça va bien sur me filer un sacré coup au moral alors je prendrai quelques jours de repos… » Il se passa une main lasse sur le visage. « J’ai réellement besoin de vacances. »
Sam lui rendit un sourire sincère. « Merci. »
Un médecin choisit (à point nommé) son moment pour entrer dans la pièce. « Vous êtes la famille de Monsieur Hetfield ? » demanda-t-il.
Sam s’avança. « Je suis son frère. Comment va-t-il ? » Il ne pouvait contrôler la folle inquiétude qui le submergeait.
Le médecin lui fit un sourire rassurant. « Il est arrivé ici dans un état critique. Nous avons du faire repartir son cœur à deux reprises et il a perdu beaucoup de sang. Son état est toujours préoccupant, mais nous avons réussi à le stabiliser. Les prochaines 24 heures seront déterminantes. Nous le maintenons en coma artificiel pour laisser le temps à son corps de se reposer. Il semble avoir traversé l’enfer. » Sam et Bobby frissonnèrent à ces mots. « Et je n’arrive toujours pas à expliquer ce qui a pu causer les blessures sur son thorax. Mais il est fort et de bonne constitution. Je suis donc confiant sur son rétablissement. » Sam sentit un poids sur sa poitrine s’envoler.
« Puis-je le voir ? » il ne voulait pas laisser Dean seul plus longtemps.
« Dans une heure ou deux. Je viendrai vous chercher. En attendant, reposez-vous, allez à la cafétéria. Vous avez l’air éreinté, tous les trois. »
Bobby sourit en opinant. « On se débrouillera. Merci, docteur. »
Deux jours plus tard, Dean s’était suffisamment rétabli pour qu’on lui enlève le tube qui encombrait sa trachée. La gorge affreusement sèche, il trouva malgré tout le moyen de se moquer des deux visages inquiets qui le regardaient. « Vous avez une tête à faire peur, tous les deux… »
Sam haussa les épaules avec un sourire en coin. « L’hôpital qui se moque de la charité. » Bobby réprima un petit rire, soulagé de voir que Dean se rétablirait sans problème.
Sam s’assit sur le bord du lit et prit la main de son frère dans la sienne, prenant garde de ne pas heurter la perfusion. Dean roula les yeux. « Je sens la conversation de gonzesse arriver… »
Sam soupira. « Dean… s’il te plait. ».
Dean fit la grimace mais laissa sa main dans celle de Sam. Il n’avait pas envie de briser ce contact rassurant. « D’accord. »
Sam prit une profonde inspiration. « Quand ton cœur s’est arrêté, dans la cave… tu t’es retrouvé en… en enfer, c’est ça ? »
Dean baissa les yeux et ne répondit pas. Il repoussa les souvenirs douloureux qui lui remontaient en mémoire.
« Dean, il est hors de question que tu y retournes. »
Dean plongea ses yeux verts dans ceux de Sam, une détermination farouche sur son visage pâle. « Nous avons déjà eu cette conversation, Sam. J’ai pris ma décision et je l’assume. »
Hors de lui, Sam se leva d’un bond. « Dean, bon sang ! Tu es tellement borné ! je ne veux pas te perdre, je suis sur qu’il existe un moyen de briser ce pacte, et je le trouverai, que tu le veuilles ou non. »
Dean tenta de se relever un peu, mais la nausée qui le saisit le dissuada rapidement. « Sam… » ses yeux s’embuaient. Il se maudit pour sa faiblesse. « Sam, tu ne comprends pas. Si le pacte est rompu, c’est toi qui mourras, immédiatement… De nous deux, c’est toi qui a un avenir, tu as fait des études et tout ça… moi je ne suis destiné qu’à mourir en jour en chassant le mal… Sam… »
« Ça suffit ! »
Bobby, s’était levé et rapproché d’eux. « Aucun d’entre vous ne mourra, c’est compris ? Je trouverai une solution. » Il passa sa main dans les cheveux de Dean. « Tu vas te rétablir et t’enlever ces idées ridicules de "ma vie de vaux rien" de ta tête d’imbécile borné, et Sam et moi consacrerons nos cerveaux à résoudre ce problème. Et bien sur, nous continuerons à botter un maximum de culs démoniaques. Ok ? »
Les deux frères lui sourirent avec gratitude. Bobby était un peu devenu leur père depuis la mort de John.
« Ok. »
Fin.