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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » You can stand under my umbrella, ella ella, eh

Adorabelle
Author of 9 Stories

Rated: T - French - Romance - Lily Evans P. & James P. - Reviews: 67 - Updated: 09-16-08 - Published: 10-10-07 - Complete - id:3829048

You can stand under my umbrella…ella ella, eh.

Résumé La pluie affecte le moral des gens, forcément. Sinon, Peter n’aurait pas demandé Sirius en mariage. Sirius n’aurait pas tenté de se suicider par la suite. Remus n’aurait pas batifolé avec ma meilleure amie. Et moi, JAMAIS je n’aurais couché avec James Potter!

Info C’est une mini-fic en 3 ou 4 chapitres, tout dépendant de comment ça ira… Le deuxième est déjà rédigé. N’hésitez pas à me donner votre avis!


oOo


1

Après la pluie, le beau temps…

Je ne suis pas une de ces personnes à se laisser affecter par la température.

Pas du tout.

Hier, par exemple, il faisait un soleil éclatant et je suis tout de même allée manger une glace avec ma meilleure amie Lauren. Je n’ai pas dérogé à mes habitudes! Et puis aujourd’hui, encore, il pleut à verse et je suis roulée en boule sur mon lit à chanter « Love me tender » avec des trémolos dans la voix pour faire bonne mesure. La joie.

Bon, d’accord. La pluie contribue un petit peu à me faire sombrer dans le mélodrame. Heureusement (ou pas), j’ai vite compris que ça ne s’appliquait pas qu’à moi.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH!!!! LILYYYYYYYYY! A L’AIDE!!!! »

Je fais un arrêt cardio-respiratoire, je me sens monter vers les cieux, j’aperçois même la barbe du petit Jésus…puis je reviens à la vie.

-POTTER!?!?!?!?! m’exclamé-je en bondissant aussitôt sur mes pieds. Qu’est-ce que tu fiches ici??????

-C’EST AFFREEEEEEEEUUUUUX!!!!

-Euh…tout va bien? demande ma mère en passant sa tête par l’embrasure de la porte.

Je ne trouve pas la question très appropriée à l’image qui s’affiche devant ses yeux. Je suis debout sur mon lit, avec mon t-shirt trop grand, ma culotte trop serrée et mes vieux bas gris qui boudinent sur mes chevilles, et je fais face à James Potter, le petit copain de ma meilleure amie (et probablement le mec qui m’énerve le plus sur cette planète, par-dessus le marché) l’air complètement paniqué, en larmes et à genoux devant mon lit.

-Nickel, réponds-je à l’unité parentale.

Apparemment la réponse satisfait ma mère car elle s’en va en fermant la porte derrière elle, je lui trouve néanmoins l’air un peu traumatisé.

-OK Potter, dis-je après le départ de ma mère, récapitulons parce que je crois que j’ai manqué un chapitre…

-Lauren vient de me plaquer.

C’est comme si un seau d’eau glacée venait de se déverser sur ma tête. Je reste là, debout sur mon lit, les bras ballants et la bouche grande ouverte. Pour la deuxième fois en deux minutes, mon cœur arrête de battre. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé entre l’annonce inattendue de Potter et le moment où je me suis finalement défigée.

-Oh, dis-je.

C’est le seul son que je suis capable de produire pour le moment. Doucement, je m’accroupis et je viens m’asseoir sur le bord de mon lit, devant un Potter calmé mais hagard. Il fixe mon tapis sans rien dire.

-Oh…

Je devrais peut-être tenter une variante. Par exemple ah ou eh.

-Je suis désolée, réussis-je finalement à articuler.

Potter lève les yeux vers moi.

-Tu étais au courant, dit-il.

C’est sans doute une question, même si cette phrase n’a pas été prononcée sur le mode interrogatif.

-Non, réponds-je sincèrement.

-C’est ta meilleure amie, dit Potter en fronçant les sourcils.

-Je sais, dis-je. Mais elle ne m’a rien dit. Je te jure. Crois-moi.

Pourquoi est-ce soudainement si important qu’il me croie???

-C’est bon, dit Potter. Je…

Il se met à glisser ses doigts dans les poils de la moquette. J’attends qu’il finisse sa phrase, mais il ne le fait pas.

-Euh…, dis-je, incertaine. Est-ce qu’elle…elle t’a donné une raison?

Potter secoue misérablement la tête.

-Elle est débarquée chez moi, elle s’est mise à pleurer, elle a dit : « Ça a été super avec toi James, mais ça ne peut plus continuer. Toi et moi c’est fini et c’est définitif ». Et elle est partie.

Ma mâchoire se décroche. Je ne peux pas le croire.

Je suis incapable d’imaginer Lauren faire une chose pareille. Et je n’en reviens pas qu’elle ne m’en ait pas parlé! Quand je l’ai vue hier, elle était tout à fait normale. Est-ce moi qui suis aveugle? Suis-je une si mauvaise amie?

-Je…, fais-je bêtement. Elle a vraiment…wow…

-Alors tu n’étais vraiment pas au courant?

Potter semble presque soulagé. Moi pas.
Il se lève lentement et me regarde, l’air un peu mal à l’aise.

-Je suis désolé de t’avoir embêtée, dit-il. Je ne sais pas trop pourquoi je suis venu…Sirius était à la maison, sinon j’aurais pu m’enfuir chez Remus ou Peter…

-Ça va James, t’en fais pas avec ça.

Il esquisse un sourire aux antipodes de l’enthousiasme.

-Tu as juste traumatisé ma mère, mais c’est pas grave, dis-je.

Son sourire se fait un peu plus chaleureux cette fois.

-Désolé, dit-il. Je vais y aller…

J’acquiesce. Il crispe un autre sourire en ma direction avant de se diriger vers la porte.

-James, appelé-je.

-Oui?

-Est-ce que je peux…enfin, si je peux faire quoi que ce soit…

-Ça ira, dit Potter en souriant. C’est gentil.

-Hum.

-Lily?

-Oui?

-Je…merci.

-OK. Enfin je veux dire, ya pas de quoi Potter.

-Hum. Bon. A plus.

-A plus.

Il sort. Ferme la porte. J’entends ses pas s’éloigner dans l’escalier.

Wow.

Et il a quand même réussi à me sourire quatre fois, à quatre différents degrés de chaleur.

Lily, tais-toi. Arrête de penser.

OK.

oOo

Ce soir j’ai traîné ma carcasse jusqu’au rez-de-chaussée seulement pour manger et le pire c’est que je n’ai rien pu avaler. Pendant que ma mère avait le dos tourné et que mon père analysait le bulletin scolaire que ma sœur lui avait fièrement ramené, j’ai sorti ma baguette sous la table et j’ai fait disparaître le contenu de mon assiette.

Je ne sais pas si ma sœur m’a vue. Elle regardait dans ma direction, en tout cas. Et elle m’a jeté un regard méprisant quand je me suis levée de table.

Quoique, de toute façon, Pétunia me jette toujours des regards méprisants.

Dehors, la pluie continue de se déverser.

Je suis étendue sur mon lit, les bras en croix, et je fixe le plafond.
Je ne sais pas pourquoi cette histoire me bouleverse autant. J’ai l’impression que c’est moi qui viens de se faire jeter!

Je devrais appeler Lauren pour lui demander des explications.
Mais je n’en ai pas envie.
Ou plutôt, je ne m’en sens pas capable pour le moment.

On cogne à la porte. Qui est-ce? Lauren? Potter? Je ne veux voir personne!

La porte s’ouvre. Dave Davin entre dans ma chambre, ruisselant mais tout sourires.

-Salut princesse! dit mon petit ami en retirant son manteau suintant de pluie.

Mon petit ami. J’ai un petit ami!
J’avais complètement oublié…

-Hey! m’exclamé-je en me forçant à sourire. Ça va?

-Ouais, répond-il. Il tombe des cordes dehors, j’te jure! Et j’ai trop eu une soirée de merde au boulot! Mais chaque fois que j’étais sur le point de craquer, je me disais que bientôt j’allais retrouver ma petite chérie et tout de suite, ça allait mieux!

Mon sourire se fige sur mon visage. Dave dégouline de pluie et de bons sentiments ce soir et ça ne me fait absolument pas plaisir. Il souille ma moquette et mon humeur.

Dave s’approche et m’embrasse. Je regarde les gouttes de pluie perler sur son nez.

Enthousiaste, Dave glisse ses mains froides sous mon t-shirt et m’attire contre lui. Je remarque derrière lui le coin d’un de mes posters qui commence à se décoller du mur. Je songe qu’il faudrait que je le recolle, ce n’est pas très esthétique comme ça. Dave soulève mes cheveux et commence à m’embrasser dans le cou. Je songe que l’esthétique après tout on s’en fout, ya pas une adolescente de dix-sept ans au monde qui loge volontairement dans une chambre esthétique!

-Je t’aime, tu m’as trop manqué! murmure Dave contre ma peau.

Il tente de retirer mon t-shirt. Machinalement, je lève les bras. Je lui ai manqué? Mais on s’est vus hier!

Nos vêtements sont épars dans la chambre. Dave est sur moi et m’embrasse toujours sur les joues, dans le cou, partout. Ses mains se baladent hors des sentiers battus.

Je fixe le plafond, les yeux grands ouverts. L’amour. Qu’est-ce que c’est? Est-ce que c’est ça? Dave est mignon. Dave est gentil. Dave est allé là où personne n’est allé avant lui…c’est bien une preuve d’amour de ma part!
Sa respiration se fait plus saccadée. Je remarque une toile d’araignée dans un coin du plafond. Je veux bien être contre l’esthétisme, mais il y a des limites!

-Je…t’aime…, halète Dave dans mon oreille.

L’amour, c’est sans doute ça.

Puis je pense à James et Lauren. Étrangement, ma gorge se serre et les larmes me montent aux yeux.

Qu’est-ce qui m’arrive?

oOo

Je suis misérable. Je suis une loque humaine.

Ça fait deux jours que je dépéris dans ma chambre, ne sortant que pour aller pisser et pour faire disparaître la bouffe dans mes assiettes.

Hier, j’ai rompu avec Dave. Comme ça, sans préméditation. Il est venu chez moi et je me suis sentie incapable de laisser la soirée s’égrener en sa sentimentale compagnie. J’ai dit : « Ça a été super avec toi Dave, mais ça ne peut plus continuer. Toi et moi c’est fini et c’est définitif. » Il a pleuré. J’ai pleuré. Il a essayé de me convaincre de le garder, de lui laisser une chance, mais je n’ai pas cédé. C’est quand il est parti que je me suis rendu compte que je lui avais dit exactement la même phrase que Lauren a balancé à James…

Je n’ai pas eu de nouvelles de Lauren. C’est étrange, mais ça ne me dérange pas. Je n’ai pas spécialement envie de la voir. Quant à Alice, elle n’est toujours pas revenue de son voyage en Égypte avec son petit copain Frank.

Il pleut toujours énormément. C’est déprimant, ces vacances!

Je me demande ce que fait James en ce moment. Comment il va, s’il se sent mieux ou s’il broie du noir…s’il a eu, lui, des nouvelles de Lauren…
Puis, d’un coup comme ça, je suis prise d’une soudaine envie de le voir.

Sans réfléchir, telle une automate, je m’habille et je sors de la maison. On n’a pas de cheminée chez moi et j’ai échoué deux fois mon permis de transplanage, alors pour me déplacer sur de longues distances je suis contrainte d’aller à la bibliothèque nationale, de jeter un sort de repousse-moldu et d’utiliser leur cheminée. Ce n’est pas très gagnant de penser que la bibliothèque a une cheminée et pas moi, mais je n’y peux rien.

La pluie tombe si fort que le martèlement sur ma tête me dérange. J’aurais peut-être dû me munir d’un parapluie…

Arrivée seule et complètement trempée devant la cheminée de la bibliothèque, je jette la poudre de cheminette dans l’antre et je prononce distinctement l’adresse de Potter. J’atterris avec un énorme « Boum! » dans son salon.

-EVANS?!?!?!? s’étrangle Sirius Black quand il me voit.

À le voir affalé sur le canapé, en caleçon et bas bruns, un cigare au bec, j’en déduis que Mr et Mrs Potter sont sortis.

-Salut, dis-je, nullement gênée par ma présence impromptue et sa tenue. Je suis venue voir James. Il est ici?

-Ouais, dit Sirius après s’être remis de sa crise cardiaque. Dans la cuisine. Tu connais le chemin?

-Oui. Merci.

Avant que je le présente à Lauren, quand les Veracrasses avaient des dents et que les dinosaures peuplaient la planète, James Potter était un de mes meilleurs copains. Son manoir n’a plus de secrets pour moi. Arf…

Je retrouve James à la cuisine, assis à la table, en train de regarder la pluie tomber par la baie vitrée. Il ne sursaute pas quand je m’assis face à lui.

-Salut, dis-je.

-Salut, dit-il.

-Comment tu vas?

-…

-D’accord… Tu l’as revue?

-Non. Mais Remus m’a dit qu’il avait appris qu’elle fréquentait quelqu’un d’autre.

-Oh.

Je suis en état de choc. Quelle sale petite garce!
Attends, on parle de ma meilleure amie, là.
Ma meilleure amie qui ne donne pas de nouvelles depuis deux jours, qui ne m’a jamais parlé de son intention de plaquer Potter et qui FRÉQUENTE QUELQU’UN D’AUTRE!!!

-Je ne savais pas…

-Je vois ça, dit James. Et toi? Ça n’a pas l’air d’aller.

Je hausse les épaules, évitant son regard.

-Je ne suis plus avec Dave, dis-je.

-Quoi?!? s’écrie James. Dave Davin? L’espèce de salaud!

-C’est moi qui ai rompu, dis-je, gênée.

-Oh, fait James (décidément, c’est l’onomatopée d’usage). Et pourquoi tu…?

-Ça n’allait plus, dis-je en haussant les épaules. On avait une différence d’âge importante (Vrai). L’autre jour il a dit qu’il voulait que je sois la mère de ses enfants et j’ai complètement paniqué (Faux). Et puis, il était jaloux et possessif (Faux)...

Pourquoi je mens comme ça? Pourquoi je laisse croire à James que c’était Dave le problème plutôt que moi??

-Pas cool, répond James.

-Hum…

On laisse planer le silence quelques instants.

-Moi je dis qu’on a besoin d’un petit remontant! annonce finalement James.

D’un coup de baguette, il fait apparaître des litres d’alcool sur la table. Bièraubeurre, hydromel, whisky pur feu…

Une heure plus tard, on est bourrés.

-L’amour, c’est de la meeeerde!!! clamé-je.

-Amen! balbutie James en levant sa chope. Lauren n’est qu’une salope.

-Ouaaais! dis-je, oubliant qu’on parle de ma meilleure amie. Une pauvre conne!

-Qu’est-ce que vous faites? demande Sirius en surgissant dans la cuisine.

-Mais je l’aaaaaaaaaime! braille James en essuyant la coulée de whisky sur son menton.

-Bon, je retourne me ronger les ongles dans ma chambre, dit Sirius en disparaissant.

-Oublie-la! réponds-je à James en balayant l’air de ma main. Tu ne veux pas être amoureux d’une pétasse comme elle!

-T’as raison Lily! Toi t’es une chic fille!

-Je saaaaaiiiis, rigolé-je.

On rit comme des idiots. Puis James tourne la tête vers la baie vitrée.

-Ooooh! fait-il. Il pleut beaucoup! Et il fait noir!

-Oh non! m’exclamé-je. La bibliothèque est fermée!

-La bibliothèque, s’esclaffe James. Ben, t’as qu’à transplaner.

-Je sais pas faire.

-C’est vrai. Ben, tu peux dormir ici.

J’aurais aussi pu jeter un « alohomora » sur les portes verrouillées de la bibliothèque, mais c’était définitivement trop simple pour m’être passé par l’esprit…

-D’accord! accepté-je. J’ai sommeil…

-On va se coucher, dit James en se levant.

Il trébuche et se retient sur la table. On continue de rigoler comme des demeurés en titubant dans les escaliers. Je ne me suis pas sentie aussi bien depuis longtemps!

Sa chambre est plongée dans la pénombre. Je retire mes vêtements un par un, sans gêne. James est devant moi mais il fait si noir que je ne le voie pas. Il me balance un t-shirt, que j’enfile aussitôt.

On se couche.

Hey, je suis dans le lit de James Potter! Hahaha!

Il aurait pu m’installer dans une chambre d’invités. Pourquoi on y a pas pensé?

Bah, tant pis. J’y suis, j’y reste!

Mon cœur cogne comme un fou, je ne sais pas pourquoi. La tête me tourne, ça c’est l’alcool.
James pose sa main sur ma taille. J’arrête de respirer.

-Tu permets que je me colle un peu? demande-t-il.

-OK, dis-je d’une petite voix.

Il se colle contre moi. Je sens une douce chaleur m’envahir. Puis James se met à caresser mon ventre.

-Tu sais, murmure-t-il, j’ai toujours eu un peu envie de toi…

L’instant d’après, il est par-dessus moi. J’enfouis mes mains dans ses cheveux et je l’embrasse.

Mon cerveau s’éteint. Pour la première fois de ma vie, je ne suis plus consciente de rien et j’arrête de penser.


À suivre...


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