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Not one of those times.
Par Anyssia
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06/12/2007
Gen/Slash – John Sheppard, Rodney McKay –
Base Stargate Atlantis. SPOILERS épisode 405.
Disclaimer: Les personnages et le contexte sont la propriété originale de MGM Television Entertainment. Cette variante du scénario par contre m’appartient entièrement. Je ne reçois pas d’argent sur ce travail.
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"Et le docteur McKenzie se trouvait, par hasard, en train d'étudier une tribu primitive vivant dans un paradis tropical qui n'a, comment l'a-t-il expliqué ? Que peu, voir aucune inhibition sociale."
Il ne l'aurait avoué pour rien ni personne au monde – même pas pour Kolya –, mais après des semaines de silence et de regards gênés, échanger des piques verbales avec Sheppard était étrangement rassurant.
Jusqu'à ce que le militaire se mette à jurer, bien entendu. Rodney sentit son adrénaline augmenter exponentiellement avec les murmures préoccupés du Colonel. Il n'avait quasiment aucune informations sur la situation, et pourtant son corps était déjà presque en position de combat, son esprit étudiant à vitesse maximale les possibilités de problèmes techniques, de rencontre de Wraiths, ...
"Qu'est-ce qu'il y a ?"
Rodney écouta avec appréhension les explications du Colonel.
"Je ne peux pas riposter."
Wraiths ou pas, cette histoire devenait de plus en plus dangereuse. Un ennemi inconnu qui pouvait mettre hors service les armes des Jumpers des Anciens avec seulement quelques tirs n'était pas une hypothèse qu'il souhaitait envisager.
"Est-ce que vous pouvez rejoindre la Porte ?"
... Colonel ?
"Sheppard ?! Sheppard ?!"
Oh non, non.
Elisabeth. Ils devaient absolument envoyer une équipe de secours sur place. Immédiatement.
Alors même qu'il levait la main vers son oreillette, le scientifique se fit la réflexion que, décidément, quelqu'un – ou quelque chose – devait vraiment les haïr.
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"Qu'est ce qui est arrivé ?"
Rodney se demanda quand appeler Teyla et Ronon à la rescousse était devenu automatique. Lui avait-il vraiment fallu quatre ans pour intégrer le concept "d'équipe". Ou est-ce que ça c'était graduellement imprégné dans sa personnalité, se répercutant sur ses actions. Peut-être que ça avait commencé avec sa petite aventure sous l'eau, quand Griffin s'était sacrifié pour lui, que Sam lui avait tenu compagnie, et qu'il était si certain que personne ne viendrait l'aider parce qu'ils étaient probablement en train de se féliciter de ne plus l'avoir sur le dos.
"Je ne suis pas complètement sûr."
En fait, il ne savait pour ainsi dire rien, n'avait aucune données, aucune idées ou informations, si ce n'était les quelques mots que Sheppard avait eu le temps de prononcer avant que la communication ne soit coupée.
"On dirait que le Jumper de Sheppard a été attaqué avant qu'il n'atteigne la Porte Spatiale."
Oh, bravo Rodney. Comme s'ils n'étaient pas déjà au courant de ça. Très bonne tactique pour leur annoncer qu'il ne savait rien de plus qu'eux. Il venait de leur décrire la situation, avec probablement les mêmes mots que Elisabeth avait prononcé pour leur explique l'attaque.
Avec une grimace à peine dissimulée, Rodney essaya d'enjoliver la nouvelle avec quelques explications inutiles concernant le peuple de la planète voisine et la découverte déjà plus intéressante de la fenêtre d'hyperespace.
Découverte qui ne les aidait pas plus que ça, puisque Sheppard avait éliminés les Wraiths de l'équation. Donc, retour au point de départ : Sheppard a été enlevé, on ne sait pas par qui, on ne sait pas par quels moyens/technologies, on ne sait pas où.
En clair, et même s'il tentait désespérément de ne pas le montrer à ses co-équipiers, il ne savait rien – et le regard troublé de Teyla lui montrait qu'il n'était définitivement pas un grand acteur –.
"Alors, qui c'était ?"
Manifestement, Conan le Barbare n'était pas dupe non plus.
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Faites confiance au colonel pour qu'il se colle dans des situations toujours plus dangereuse et impossible. Pour autant que Rodney en était conscient, l'homme devait avoir une sorte de fixation perverse sur le scénario le plus banal de l'histoire du programme Stargate : se faire capture par l'ennemi, et attendre patiemment que mon scientifique préféré vienne me chercher. Mais attention, plus ça va, plus il faut corser le scénario. Oh, j'en ai une bonne : pourquoi ne pas me faire capturer, et ne laisser aucun indice derrière moi ? Qu'est-ce que vous en pensez, elle est pas mal celle là, non ?
Tôt ou tard, Rodney allait finir dans un hôpital psychiatrique – ou tout au moins, dans une chambre adjacente au bureau de Heightmeyer – avec les compliments du Lieutenant Colonel Sheppard.
Le souvenir de la récemment décédée psy ramena brutalement Rodney sur terre, et il se concentra sur les relevés de la planète que le Jumper scannait depuis quelques heures maintenant. Même si les nouvelles n'étaient pas bien meilleure de se côté-là non plus.
"On n'a rien. Pas de débris, pas de signal de transpondeur. S'il était là, on aurait trouvé quelque chose."
Au moins, le colonel ne s'était pas crashé.
"La seule hypothèse logique est que celui qui l'a attaqué l'a pris à son bord avant de sauter en hyperespace."
A nouveau : retour au point de départ. Avec en prime, un minuscule espoir que l'homme soit toujours en vie, puisqu'ils semblaient vouloir le récupérer en un seul morceau. A moins qu'ils ne soient intéressés que par le Jumper.
Et il n'en aurait jamais la certitude : possibilité de traquer un vaisseau qui a fait un bond en hyperespace 0. Nulle. Nada. Quedal. Il pourrait faire toutes les mesures qu'il voudrait, il pourrait toujours déterminer le point de départ, mais le point d'arrivée ? Même pas en rêve. Il serait chanceux s'il parvenait juste à déterminer la direction qu'ils avaient prit.
"C'est quoi la prochaine étape ?"
Bien sûr Conan, parce que tu crois que s'il y en avait une, je ne vous l'aurais pas déjà exposée ?
Et sa voix si confiante. Ils s'attendaient tous à ce McKay, leur sauveur de toujours, le grand et brillant McKay leur sorte une de ses théories bancale et impossible, qui s'avérait au final tout aussi brillante que lui. Comme d'habitude.
"Il n'y a pas d'étape suivante ! Ecoutez, on n'a aucun moyen de les pister. Ils peuvent être n'importe où dans la galaxie à ce moment." Et il s'énervait. Rodney essaya de ralentir le débit, de conserver son calme, mais les mots s'échappaient de sa bouche sans qu'il puisse les retenir. "Je suis désolé, mais parfois, on ne peut simplement rien faire."
Et même s'il venait lui-même de faire cette déclaration, son cerveau continuait à passer et repasser en boucle toutes les possibilités. Très peu nombreuses, et toutes moins faisables les unes que les autres.
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Adrénaline junkie, le retour. S'il tapait plus rapidement sur les touches de son clavier, il les ferait fondre.
"Qu'est ce que t'a trouvé ?"
Ah, Conan et Xéna arrivait finalement. Pas trop tôt. Et l'autre semblait bien guilleret – pour autant qu'il puisse l'être –. Hum. Rodney n'allait définitivement pas se plaindre qu'ils le croient capable d'un miracle. Ils allaient vite en avoir la preuve, pour la énième fois.
Même si techniquement, sans le signal de Sheppard, il ne serait jamais parvenu à le repérer. Tout de même, n'importe qui n'aurait pas pensé à surveiller les fréquences sub-spatiales. Et la plupart des imbéciles qui se proclamaient scientifiques auraient probablement prit le message pour des interférences de toute façon.
"Vous vous souvenez quand je vous ai dis qu'il y a des fois où on ne peut rien faire ? Eh bien, j'avais raison à ce propos. Seulement il s'avère que ce n'est pas une de ces fois."
Il parlait dans le vide, parce qu'il n'y avait aucune chance pour que les deux aliens puissent comprendre les références scientifiques et le concept du programme SETI – d'ailleurs, s'il le leur expliquait, ils seraient probablement plus enclins à se moquer qu'à apprécier –. Pas que ça l'empêche de parler. Cela faisait plusieurs heures maintenant qu'ils avaient perdus contact avec Sheppard, et le soulagement le rendait bavard.
"Comment tu sais que c'est lui ?"
Sérieusement ! Rouler des yeux ferait probablement mauvaise impression.
"C'est du code morse. SOS !"
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S'il en avait le temps, il en profiterait bien pour admirer les Jumpers en position de combat. Une vraie photo de science-fiction. Elle aurait bien rendu, accrochée comme poster sur un mur de sa chambre.
Le colonel aurait sûrement apprécié, lui aussi, avec sa passion quasiment enfantine pour les vaisseaux spatiaux et autres avions de chasse.
"Sheppard émettait de quelque part à proximité de ce système."
"Les capteurs ne détectent pourtant rien."
Le major Lorne était un gentil garçon, mais il n'avait décidément pas la créativité du colonel.
Et là, il était mesquin juste pour le plaisir de relâcher la pression. Satané Sheppard, faites qu'il n'ait pas déjà quitté le système solaire.
"Voyons si je peux étendre la portée."
Allez...
"Là !"
Cinq heures pour rejoindre le vaisseau ? Il ne voulait même pas savoir combien de fois l'autre pourrait passer en hyperespace avant qu'ils ne parviennent à le rejoindre.
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"Donc on a aucune idée de qui ça pourrait être ?"
Et ainsi de suite. Cinq heures à tuer le temps et à essayer de devenir qui, où, pourquoi, comment. Et il avait beau faire de son mieux pour booster les senseurs longue portée, il ne parvenait pas à avoir de données suffisante pour une quelconque conclusion.
Ajouter à cela le fait qu'ils n'étaient toujours pas sûr de parvenir au vaisseau avant que celui-ci ne s'échappe à nouveau, sans parler de sa propre, oh si plaisante, personnalité, en temps normal, et il pourrait presque avouer qu'il devenait insupportable. Voir carrément agressif.
"Est-ce que ça change quelque chose ?"
Ok, au point de devoir se faire remettre dans le droit chemin par Conan ? Il devait définitivement se calmer.
"Même si c'était une flotte de ruches, ça nous empêcherait de tenter de le ramener ?"
Pardon ? Non mais pour qui il se prenait ? Bien sûr que non, ça ne les empêcherait pas de foncer droit dans le danger et de tirer sur tout ce qui bouge en croisant les doigts pour que ce ne soit pas le colonel. Ils l'avaient bien fait avant, une fois de plus, ou une fois de moins...
Oh, Lorne.
Du coin de l'œil, Rodney surveilla le major. Il ne devrait pas considérer ça comme un test, mais Lorne était encore relativement nouveau à Atlantis, et s'était une bonne occasion pour savoir si l'homme avait l'inconscience suffisante pour le boulot.
"No."
Rodney exhala un soupir léger, sentant ses muscles se décrisper lentement. Bravo major, bienvenu à Atlantis !
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"Apparemment il y a quatre vaisseaux, dont un de design Lantien."
Pas bon. Cela ne s'avérait pas bon du tout. Quatre vaisseaux, dont un de guerre, les autres inconnus au bataillon, contre cinq malheureux Jumpers ! Ils ne parviendraient même pas à égratigner le vaisseau Lantien.
"Et pour Sheppard ?"
"La conclusion logique est qu'il est à bord du vaisseau qui transmettait le signal."
"Et lequel est-ce ?"
Et la question piège...
"Je n'en ai pas la moindre idée."
Non, Rodney McKay n'en avait pas la moindre idée, et il n'avait pas la moindre idée de si Sheppard était encore en vie, et il n'avait pas la moindre idée de où était le Jumper étant donné que les vaisseaux avaient tous des brouilleurs de radars, et il n'avait pas la moindre idée de la marche à suivre désormais.
Bon sang, ils avaient trouvés les vaisseaux, et ils ne pouvaient rien faire, parce que le brillant Rodney ne pouvait pas leur dire quel vaisseau attaquer ! Et de toute façon, même avec l'effet de surprise, l'attaque ne servirait probablement à rien. En fait, ça aurait été carrément plus simple si ça avait été des ruches : au moins, avec elles, ils savaient comment y pénétrer discrètement, ou où frapper pour faire le maximum de dégâts en un minimum de temps.
Mais regardons la réalité en face : un vaisseau Lantien ? Même pas en rêve. Même en oubliant les boucliers, il n'y avait aucun moyen d'y pénétrer sans être détecter. Et à l'intérieur, ça serait tellement facile de les bloquer dans un couloir quelconque avec des champs de force.
Les trois autres vaisseaux ? Clairement de conception similaire. A part ça, niveaux données ? Nada, Quedal. En clair, à nouveau, retour à la case départ.
"On devrait peut-être essayer de communiquer avant d'attaquer ?"
Mais bien sûr, signalons notre présence à tout le monde tout de suite, comme ça, y'aura même pas de dilemme : on sera vaporiser par des tirs ennemis en moins de cinq minutes.
Ok, cynique n'allait pas les aider, mais désespéré encore moins. Inspiration, expiration. Réfléchis Rodney, il doit bien y avoir un moyen de localiser Sheppard. Tu ne viens pas de passer cinq heures à gigoter sur son siège de co-pilote, et à souhaiter que Sheppard soit à la place du major, parce que lui aurait su démarrer une conversation intéressante pour faire passer le temps, et tout ça pour rien.
"On n'est pas venu pour rien, n'est-ce pas ?"
Rodney ferma les yeux fermement, se massant les tempes du bout des doigts. Il devait se calmer, maintenant, et réfléchir. Réfléchir.
Vaisseau Lantien : il le connaissait aussi bien que possible, et il savait pertinemment qu'une attaque dessus, avec des Jumpers ne servirait à rien.
Donc, étudier les autres. Après tout, il venait de patienter pendant cinq heures, ils lui laisseraient bien quelques minutes pour décrypter les données de ses scanners sans s'enfuir, non ?
"D'accord, je vais voir si je peux trouver un moyen de les neutraliser."
Après tout, il était connu comme étant celui qui faisait des miracles toujours à la dernière minute, il parviendrait bien à trouver quelque chose.
Et ce n'était certes pas l'idée de perdre définitivement le colonel qui le rendait nerveux.
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"Ok doc, on est à portée de tir."
Génial. Magnifique. Ça aurait pu être la nouvelle du siècle s'il avait été – oh, dirons-nous, juste un peu – plus avancé que la demi-heure précédente !
"On peut viser les moteurs du vaisseau Lantien."
Et, aussi pitoyable que cela puisse paraître, après une demi-heure de réflexion, c'était tout ce qui lui paraissait un minimum faisable. Il y avait décidément trop d'inconnues, il ne savait pour ainsi dire rien sur les autres vaisseaux, si ce n'était qu'apparemment ils avaient tous l'hyperpropulsion, un bon système d'armement, et des boucliers.
En gros, c'étaient des vaisseaux de combat, comme la plupart des vaisseaux qui sillonnait l'espace. Et il n'avait pas la moindre idée de quel partie pourrait être vulnérable à des drones, sans tout à la fois faire sauter la moitié du vaisseau, et Sheppard avec, s'il était toujours en vie.
Et ça, c'était seulement en comptant sur le fait que Sheppard soit, effectivement, à bord du vaisseau qu'ils avaient choisit. Ce qui leur laissait, oh allez, un chance sur quatre de se tromper ?
Oui, une chance sur quatre pour que les autres vaisseaux prennent la mouche et s'enfuient avec Sheppard à leur bord, ou alors qu'ils décident de s'allier contre les vermisseaux qui ont osé les affrontés.
Oh, ils étaient tellement dans le pétrin, ça n'en était même plus amusant...
"On ne peut pas risquer qu'ils s'enfuient."
Non, vraiment major ? Vous n'avez pas entendu ce que je viens juste de penser peut-être ? Ou je ne l'ai pas pensé assez fort. Allez, quelle partie de "quelque soit la décision que nous prendrons, il y a quatre-vingt quinze pour cent de chance pour que ce soit la mauvaise" n'avez-vous pas compris ?
Et aussi...
"Ils sont... partis."
Amusant à quel point on peut paniquer mentalement, sans en montrer aucun signe extérieurement.
Oh. Ils venaient de perdre toute chance de retrouver John, et bien sûr, c'était de sa faute, il aurait dû trouver un moyen, prendre une décision plus vite, n'importe quoi.
Il venait de perdre trois quarts d'heure à regarder les vaisseaux dans le blanc des yeux sans rien faire, pour finalement les laisser s'échapper sans bouger le petit doigt.
Il avait perdu John, le colonel, alors qu'ils venaient tout juste de retrouver un semblant de stabilité dans leur amitié, et il l'avait perdu.
Il l'avait tué, aussi sûrement que s'il avait tiré dans les moteurs d'un des vaisseaux, mais avec le bonus de ne rien avoir à faire pour cela. Il l'avait tué et...
"J'ai un contact."
Rester calme, ça pourrait être n'importe quoi, un satellite de surveillance, un...
"C'est un Jumper ! Un signe de vie."
Trop tôt. Il était trop tôt pour se réjouir. Trop tôt...
"Colonel Sheppard, c'est le major Lorne. C'est vous ?"
Allez, Sheppard, c'est maintenant ou jamais. Dites-moi que je ne vous ai pas tué...
"Affirmatif, major."
Ok. Sheppard était en vie, et ils allaient gentiment le raccompagner à la base, et ensuite, Rodney allait bien tranquillement avoir une bonne crise de panique dans ses quartiers, à l'abri des regards indiscrets.
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"Oh, ça, c'est bon."
"Vraiment ?"
Ok, pas vraiment sa meilleur répartie. A vrai dire, Rodney avait été hors-jeu depuis un moment déjà, et même sa courte crise d'hystérie dans sa chambre n'était parvenue à le calmer. Ils étaient assis dans la cafétéria depuis presque une demi-heure déjà, et il n'avait même pas réussit à manger la moitié de son plat.
Il ne parvenait pas à quitter Sheppard du regard plus d'une minute, comme si l'homme allait soudainement disparaître. Ce qui était tout à fait inconcevable, étant sur Atlantis, et tout ça.
Et il avait beau savoir qu'il avait un comportement suspect et légèrement irrationnel, il ne parvenait pas à calmer l'inquiétude qui l'avait taraudé durant la plus grande partie de la journée.
Il avait encore faillit perdre Sheppard, juste après l'avoir "retrouvé", et à vrai dire, il commençait à avoir du mal à prendre ça dans la foulée. Et il n'arrivait pas à quitter l'homme des yeux, bon sang.
Et si les regards rapides, du coin de l'œil, du colonel étaient une quelconque indication, son comportement n'était pas passé inaperçu. Il était en train de se faire remarquer, et pas vraiment de la bonne manière. Il fallait absolument qu'il trouve quelque chose à dire, quelque chose qui pourrait expliquer pourquoi il n'arrêtait pas de détailler le colonel.
"Il y a quelque chose que vous ne nous dites pas, n'est-ce pas ?"
Ok. L'expression innocente de Sheppard l'avait tout de suite dénoncée. Sa question au hasard n'en était pas vraiment une, en fait... Maintenant, qu'est-ce qu'il pourrait trouver comme... Oh vraiment, capitaine Kirk. C'était tellement évident.
"Elle était canon, n'est-ce pas ?"
"Je ne sais pas de quoi vous parlez."
Bingo, même Ronon en souriait. Tellement, tellement immanquable.
"Je le savais, c'est tellement typique !"
Indigné. Bien, la bonne attitude.
"Elle m'a fait tabasser, Rodney. Elle a menacé de me tuer plusieurs fois. C'est pas comme si on avait été visiter une station thermale ensemble."
"Peu importe !" Retour aux bonnes vieilles habitudes. Il ne devrait définitivement pas apprécier ces petites séances de chamailles à ce point, et pourtant. "Tout ce que je sais, c'est que je suis toujours attrapé par les Wraiths. Juste une fois, je voudrais être capturé par l'alien sexy !"
"Vous aurez peut-être votre chance."
Une seconde ! Il lui avait fallu une seconde de réflexion avant de répondre. Rodney, un, Sheppard, zéro.
Attendez une minute...
"Qu'est ce que vous voulez dire ?"
Bonne question, Ronon, bonne question.
"Elle est encore dehors..."
Rodney réprima un sourire, remarquant le signal discret de Sheppard vers Teyla. Il contrôla encore plus difficilement ses lèvres, et fit semblant d'y penser avec envie.
Bingo, Teyla le prit au mot, et roula des yeux avec l'expression universelle des femmes se disant : "ah, les hommes...".
Rodney reporta son attention sur le colonel, et échangea avec lui un large sourire amusé, sans vraiment prêter attention à Ronon qui s'esclaffait d'une manière peu discrète à ses côtés, ni à Teyla qui apparaissait avoir compris qu'ils l'avaient manipulés, et se vengeait d'un coup de coude sur la personne du colonel.
Rodney inspira profondément et apprécia au maximum se moment de complicité avec son équipe, et plus particulièrement, avec Sheppard. Ils étaient à nouveau sur la même longueur d'onde, et ça n'aurait certainement pas dû le réjouir à se point, mais il n'allait certes pas se poser de questions, au point où il en était.
Fin/à suivre
Okay, je suis définitivement une queue en traduction anglais-français. Pourtant, c'est dingue, parce que je comprends parfaitement ce qu'ils disent. C'est juste que je n'ai absolument aucune idée de comment on pourrais le dire dans une autre langue T.T
Désolée pour le retard, mais comme il y avait moins d'interaction entre Rodney et John dans cet épisode, j'ai eu du mal à écrire ce chap. :3