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Author of 3 Stories |
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Réécriture terminée
Cette fanfic étant mon premier essai, je me suis enfin décidée à la réécrire en vu de l'améliorer. Je posterai les chapitres achevés au fur et à mesure.
Note : Cette FanFic est bien entendu basée sur le manga Finder Series de Yamane Ayano. C’est une suite totalement fictive du chapitre 12 de Naked Truth. Elle reprend à partir de la scène dans laquelle Asami accoste sur le paquebot de Feilong. Cette histoire est en quelque sorte une porte ouverte à d’autres récits en préparation…
Prologue – La transaction.
Mer de Chine, à quelques kilomètres des côtes de Hong-Kong.
Il faisait nuit… Il devait être aux alentours de minuit et la seule clarté prédominante émanait de la pleine lune miroitant sur la mer. Une mer d’huile ce soir là, tout était calme, reposant. Du moins, aurait pu demeurer reposant s’il n’y avait eu ce bruit de moteur qui en brisa cruellement sa bonace.
Une navette accosta sur l’embarcadère d’un luxueux paquebot dont la principale attraction se résumait au casino qui étendait son fief au troisième étage. Mais Ryûichi Asami n’était pas venu ici pour s’adonner à cette distraction… Il était venu récupérer ce qui lui appartenait et que Liu Feilong lui avait vilement ravi quelques semaines plus tôt à Tokyo.
Malgré les précieux conseils de ses subalternes qui lui avaient vivement déconseillé de ne pas prendre part à l’action, du fait que ses blessures n’étaient pas totalement guéries, ce fut dans un esprit résolu de mener à bien cette affaire que l’homme posa un premier pied sur le ponton.
Feilong pensait réellement le déstabiliser en choisissant son bateau comme lieu d’échange ? C’était vraiment mal le connaître. Qu’importe ce qui pouvait arriver, il était là pour récupérer Takaba et rien ne pourrait l’en empêcher…
Entouré de ses cinq gardes du corps, Asami gravissait lentement les marches de l’escalier menant dans le hall d’entrée du navire. Son visage ne trahissant aucune émotion, il marchait d’un pas mesuré tout en fixant son regard droit devant lui, puis s’arrêta au centre dudit hall, lieu dans lequel Takaba devait être acheminé. La transaction n’allait pas tarder à se produire et le yakuza pourrait bientôt vérifier de ses propres yeux si la combativité et la force d’âme du photographe avaient été altérées… Ou pire, réduites à néant. Asami ne supportait pas l’idée que quelqu’un, autre que lui, ne change le caractère fougueux de sa propriété… Il ne le tolèrerait jamais… Il était à lui… et à lui seul.
Alors qu’Asami, mains dans les poches, attendait calmement la venue du photographe, un coup de feu retentit subitement. Sans attendre, les hommes de mains du yakuza, armes aux poings, serrèrent leurs défenses autour de leur patron tandis que les passagers apeurés par ce bruit inhabituel, mais ô combien caractéristique, couraient dans tous les sens cherchant un moyen de se protéger. Et la seule échappatoire qui s’ouvrit à leurs yeux fut les ascenseurs qui se virent aussitôt pris d’assaut par la meute humaine. La salle, auparavant si paisible, se transforma alors en une véritable fourmilière cacophonique.
Mais Asami n’était pas du genre à s’affoler pour si peu, il restait là, impassible, ses mains toujours dans les poches. De plus il savait que ce coup de feu ne lui était pas destiné – ou alors le tireur aurait eu besoin de prolonger ses cours dans un stand de tir – si lui n’avait pas été touché, au moins l’un de ses hommes l’aurait été assurément. Oui, rien ne pouvait ébranler la quiétude du mafieux, rien… jusqu’à ce qu’un cri provenant d’une voix familière le tira de son stoïcisme à toute épreuve.
Takaba venait de prononcer son nom dans un cri désespéré.
Asami leva la tête d’où s’était élevée la voix. Elle provenait de l’ascenseur extérieur du hall qui se trouvait à seulement deux étages au-dessus.
xxx
Au même moment, au quatrième étage du paquebot, Feilong fut averti qu’un des deux hommes chargés d’accompagner Akihito jusqu’à Asami avait été découvert mort dans l’ascenseur. Mais le pire fut lorsqu’il apprit la disparition du jeune photographe, il en eu le souffle coupé. Il n’arrivait pas à croire ce qu’il venait de se produire, ça ne devait pas se passer comme cela.
- « À quel endroit Takaba a-t-il disparu ? » s’enquit prestement Feilong sous l’emprise d’une vive angoisse.
- « Un passager l’aurait vu descendre au cinquième étage accompagné d’un homme, nous fouillons actuellement toutes les cabines dans l’espoir de le retrouver… »
Alors que Feilong écoutait, anxieux, le rapport que lui faisait l’un de ses subalternes, il fut pris tout d’un coup d’un horrible pressentiment lorsqu’il resongea à la raison principale de la transaction.
- « Le contrat. » murmura-t-il pour lui-même le teint blême avant de s’adresser à ses hommes. « Qu’en est-il d’Asami !? »
Les hommes de mains se regardèrent entre eux, sentant la peur au ventre les saisir du fait d’annoncer ce que le leader de Baishe n’aimerait sûrement pas entendre. Mais il fallait bien que quelqu’un se dévoue, leur patron n’attendrait pas indéfiniment… De plus, tous savaient que lorsqu’il était question d’Asami, l’humeur de leur chef devenait singulièrement épineuse.
- « C’est… et bien… » commença l’un des subalternes à la plus grande joie des autres hommes qui n’avaient pas eu à prendre cette lourde responsabilité. « Il a profité de l’effervescence pour disparaître. Nous ne savons pas… »
- « Trouvez-le ! » ordonna aussi sec Feilong, alors qu’un orage prenait naissance sur son front. « Ne le laissez pas s’échapper du bateau ! »
- « Oui, monsieur ! » s’exclamèrent tous ensembles les hommes avant de disparaître dans le couloir.
Une fois seul, Feilong n’arrivait pas à admettre ce qui était en train de se dérouler. Il avait peine à croire qu’Asami eût projeté de récupérer le photographe tout en gardant le contrat. Non, il n’aurait tout de même pas osé…
« Bien sûr qu’Asami en était capable… » se ravisa-t-il intérieurement tandis qu’il se remémorait la période où le yakuza et lui s’étaient rencontrés sept ans auparavant… Il revit la mort de son père, puis de son frère blessé qui avait accusé le japonais de lui avoir tiré dessus. Et pour couronner le tout, le même soir, Asami l’avait intimé de baisser son arme qu’il avait pointée sur Toh, prétextant qu’il était son vrai père. Ce qui lui avait valu dans la minute qui suivit de recevoir une balle par ce dernier. Asami l’avait trahi en l’amadouant de ses belles paroles… et lorsqu’il s’était réveillé, ce fut pour constater qu’il était alité à hôpital de la prison de Hong-Kong… (1)
Tous ces souvenirs attisèrent la rancœur et la haine que Feilong éprouvait à l’encontre du japonais. Asami était capable de tout à partir du moment que cela servait ses intérêts.
« Si c’est une effusion de sang que tu cherches… alors … je suis désolé pour Akihito… Mais si c’est ce que tu souhaites… » Feilong n’alla pas au bout de ses pensées vindicatives. Un frisson glacé parcourut son corps lorsqu’il sentit le métal froid d’un canon de pistolet plaqué contre l’arrière de sa tête.
- « Avance et ne te retourne pas ! » somma la voix tranchante d’Asami. « Si tu émets le moindre son, je te fais sauter la tête. »
À suivre…
(1) Voir le volume 2