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Author of 35 Stories |
Et pour finir en beauté, mon thème préféré (où ça une perverse ?) même si en fait ça rend pas aussi bien que j'aurai voulu... Bon du coup j'en ai fini avec ces 30 interdits et du coup, je suis dispo pour d'autres défis. J'hésite beaucoup, entre les 30 baisers, les 30 dates (rendez-vous) et des choses plus libres.
Donc si vous avez des préférences, dites-le moi !!
Contradiction - Thème : Soumis
Ils s'étaient retrouvés à se planquer dans une ruelle glauque pour éviter des individus soi-disant suspects.
Kaname avait pesté, le traitant de paranoïaque une fois de plus, jusqu'à l'échange de coups de feu qui l'avait immédiatement rendue silencieuse. Elle avait alors suivi docilement Sosuke dans un motel impersonnel, sans même penser à ce que pouvait penser le propriétaire des lieux.
Elle resta plantée au milieu de la pièce sans savoir quoi dire ou faire, passablement sous le choc. Son cerveau était vide, comme refusant de comprendre ce qui venait de se passer.
D'un coup, Kaname sortit de sa torpeur en entendant la voix de Sosuke.
- Déshabille-toi.
Les mots étaient simples et pourtant, elle était incapable de les comprendre. Il ne pouvait pas lui dire ça. Pas comme ça. Pas lui. Pas maintenant qu'elle était affaiblie et sans défense.
Elle cligna des yeux plusieurs fois, cherchant à comprendre ce qu'il voulait dire, mais apparemment, il n'y avait aucun sous-entendu. Il lui demandait simplement d'enlever ses vêtements.
- Mais je…
Faiblement, Kaname protesta. Elle n'allait pas faire ça devant lui, sans rien pour se cacher, pour se protéger. Et sans raison.
Sosuke restait assis dans le fauteuil, les coudes posés sous ses genoux, le menton dans ses mains et les yeux rivés sur elle. Sa respiration était calme et il dégageait cet étrange mélange d'assurance et de danger, comme à chaque fois qu'il se retrouvait confronter à une situation vraiment critique.
Il avait l'air sérieux et grave, mais en même temps, il y avait quelque chose de spécial qui émanait de lui. Et ça n'avait rien à voir avec l'ennemi après eux qu'il avait dû éliminer.
Elle se sentait déjà nue et pourtant, elle était encore pleinement couverte. Elle tourna la tête à droite et à gauche, pour se familiariser un peu avec son environnement. C'était une chambre banale. Des murs ternes, une moquette sale. Un fauteuil, une table et une chaise dans le coin. Un poste de télévision et un frigo.
Un lit. Grand. Pour deux. Sur lequel elle se retrouvait assise. En face de lui.
Elle déglutit laborieusement, mais il ne bougeait pas. Immobile et décidé, son regard semblait avoir déjà percé à travers sa robe.
Kaname sentait son cœur battre à tout rompre dans ses oreilles. Sa respiration était saccadée et elle ne savait pas pourquoi.
Ils étaient venus là pour se protéger, et maintenant, la menace était maîtrisée. Elle aurait dû retrouver son calme.
Si seulement il arrêtait de la dévisager. Et qu'il ne lui avait pas dit ces mots.
Mais l'intensité de son regard était telle qu'elle se sentait envoûtée, incapable de lui résister.
Sans vraiment réfléchir à ce qu'elle faisait, elle retira ses chaussures, puis défit lentement la fermeture de sa robe.
Tout ce qu'elle entendait était le bourdonnement du sang qui pulsait bien trop vite dans ses artères, étouffant tous les bruits autour d'elle.
Kaname gardait les yeux fixés sur Sosuke alors que, tout doucement, elle glissait une bretelle sur son épaule, puis l'autre et laissa la gravité faire son effet.
Le tissu était plutôt résistant. Au lieu de tomber tout seul, il tenait bien en place, lui collant à la peau, comme pour la provoquer. Elle réalisa soudain qu'elle n'avait pas défait la fermeture jusqu'en bas et qu'elle devait obligatoirement se lever pour débarrasser du vêtement en entier.
Sosuke ne bougeait pas, il détaillait chacun de ses gestes en silence, ne perdant pas une miette de ce qu'elle faisait, mais ne laissant rien deviner de ce qu'il ressentait.
Il était stupéfait et fasciné de la voir se dévêtir ainsi devant lui.
Elle ne suivait jamais ses instructions, même quand elles étaient parfaitement fondées et cohérentes, comme elles l'avaient été pour ces deux individus qui les suivaient, mais là, alors qu'il était relativement irrationnel et parfaitement hors de propos, elle agissait immédiatement, sans réfléchir et elle retirait sa robe devant lui.
Il n'avait pas imaginé qu'elle ferait une chose pareille !
Ils n'étaient jamais allés jusque là, c'était une première. Alors bien sûr, il l'avait déjà vu à moitié nue, que ce soit en maillot de bain ou quand il était rentré à l'improviste dans le vestiaire des filles, mais là, le contexte était différent et Kaname n'arrivait pas à dépasser son malaise pas plus que Sosuke contenait son émerveillement. Seulement il le cachait plutôt bien.
Elle n'avait aucune raison d'être gênée, ni d'avoir honte. Elle était consciente d'être plutôt jolie et n'avait rien à cacher. Même si ses hanches n'étaient pas aussi fines qu'elle l'aurait souhaité, elle savait bien que jamais Sosuke ne trouverait à y redire. En plus, elle avait eu le bon goût d'assortir sa culotte à son soutien-gorge et par conséquent, même sans sa robe, elle resterait présentable. Pour son petit ami au moins. C'était un ensemble très classique, en coton écru, avec une petite bordure de dentelle sur la couture. Rien de bien original, mais c'était confortable et pas trop enfantin.
Evidemment, si elle avait su qu'elle se retrouverait à se déshabiller devant lui aujourd'hui, Kaname aurait peut-être choisi quelque chose de plus sophistiqué. Encore qu’elle n’avait pas la moindre chance de le séduire, alors à quoi bon ?
Elle était tellement perdue dans ses réflexions vestimentaires qu'elle ne fit pas attention à Sosuke qui se levait et s'approchait d'elle. Elle bataillait avec le zip dans le bas de son dos et sursauta, quand se retournant enfin, elle se retrouva nez à nez avec son protecteur qui ne cessait de l'observer.
La tentation était trop grande, il n'avait pas pu résister et Sosuke laissa ses doigts frôler sa colonne alors qu'il achevait de défaire sa fermeture. Il remarqua que ses joues se tintèrent immédiatement et qu'elle frissonna quand elle sentit son souffle chaud sur sa peau ce qui lui fit prendre conscience de combien il était trop près d'elle.
Un instant, elle espéra qu'il l'embrasse, mais il resta simplement figé, à quelques centimètres de ses lèvres.
Kaname se retint de justesse de bouger quand ses doigts s'attardèrent un peu trop sur elle, attendant qu'il fasse le premier pas, mais devant son visage inexpressif, elle se mit à douter.
Il y avait quelque chose de dangereux dans son regard, comme une force sauvage qui attendait d'être enfin libérée et elle fut incapable de soutenir son intensité qui l'envoûtait.
Dans un bruissement lourd, la robe glissa et se retrouva d'un coup par terre, laissant Kaname plus exposée que jamais.
- Je…
Elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire, partagée entre sa timidité, son appréhension, mais aussi un immense désir qu’elle ne contrôlait pas.
Passant sa langue sur ses lèvres, elle réalisa combien elle avait la bouche sèche. Elle n'arrivait pas à relever les yeux vers Sosuke et contemplait bêtement son menton, attendant la suite.
Mais il ne fit rien. Il resta là, presque collé à elle sans bouger et Kaname commença à paniquer.
Détestait-il ce qu'il voyait ? Etait-il déçu ?
Rassemblant son courage, Kaname s'efforça de lui faire face mais avant qu'elle n'ait le temps de comprendre quoi que ce soit, Sosuke se retourna et repartit vers la fenêtre sans un mot.
Il ne pouvait pascontinuer dans cette voie et se sermonna mentalement pour s’être laissé aller de la sorte. La colère qu’il ressentait était palpable, mais elle n’était plus dirigée vers leurs assaillants ou contre sa protégée inconsciente mais bien uniquement contre lui-même.
Les choses dérapaient et il n’avait pas le droit de faiblir devant ses émotions. Pas maintenant qu’elle était dans cet état de stress.
Il resta à observer la rue longuement, attentif au moindre détail révélant la position de l’ennemi sans s’occuper du silence tendu qui s’installait dans la pièce.
Kaname resta figée derrière lui, hébétée et perplexe de ce revirement de situation. Elle se sentit idiote d’avoir imaginé qu’il tenterait quelque chose.
Pourtant, quand il lui murmura d'aller prendre une douche, elle ne put s'empêcher d'être vexée et elle se retint de justesse de le frapper.
L'humiliation était trop grande pour qu'elle puisse l'affronter tout de suite, mais ce n'était pas seulement pour cela qu'elle se retira sans rien dire.
Il y avait autre chose, de plus dérangeant, de plus grave.
Pour la première fois, il lui mentait.
Pas ouvertement, mais elle était convaincue que malgré ses arguments sur sa tenue et ses jambes couvertes de boue, ce n'était pas ce qui l'avait poussé à lui demander de se déshabiller. Il y avait eu plus. Une envie, une pulsion de la voir, de la posséder. Elle en était persuadée.
Mais ce n’était pas vraiment un problème. Ce qui la dérangeait réellement, c'était qu'elle avait aimé se sentir ainsi en son pouvoir, à sa merci, et ce n'était pas seulement à cause des circonstances la rendant incapable de protester.
Malheureusement, il n'avait rien fait et finalement, elle n'avait peut-être qu'imaginé ses sentiments parce qu'ils lui plaisaient et qu'elle espérait depuis longtemps qu'il ressente la même attirance qu'elle.
Perdue entre son orgueil blessé, le choc d'avoir assisté à des échanges de coups de feu et la déception de ce qui ne s'était pas passé, Kaname finit par rejoindre la salle de bain sans avoir réussi à articuler un seul mot pour exprimer son mécontentement.
Sosuke soupira en entendant la porte se refermer derrière elle et il s'efforça de ne pas penser à ce qu'il avait eu sous les yeux quelques secondes plus tôt.
Et encore moins à son regard si particulier qui s'attardait sur lui, avec ce mélange de confiance et de peur, ce désir et cette appréhension.
Passant la main sur son front dans l’espoir vain de réorganiser ses idées, il se retourna vers l’intérieur de la chambre et constata qu’elle avait laissé sa robe à côté du lit.
Elle n’aurait donc rien pour se rhabiller en sortant de la douche.
Etouffant un grognement frustré, et refusant de laisser son esprit vagabonder sur ce qui était à quelques mètres seulement de lui, il ramassa le vêtement abandonné et se dirigea lentement vers la salle de bain.
Il n’avait pas l’intention d’être indiscret et il pensait simplement déposer la robe à côté de la porte pour lui permettre de se couvrir.
Sauf qu’à peine avait-il passé la tête dans l’embrasure, il vit le reflet de Kaname dans le miroir et malgré la buée, elle avait les yeux rivés sur lui.
Kaname se tenait là, sous le jet brûlant supposé la débarrasser des dernières traces de l'incident qui lui collaient encore à la peau mais aussi de son trop plein d’émotions contradictoires quand elle sentit le courant d’air annonçant une intrusion. Elle se retourna immédiatement, coupa l’eau et dévisagea Sosuke qui semblait toujours aussi impassible malgré les circonstances.
Mais certains détails le trahirent.
Il dégageait une aura particulière, à la fois attirante et dangereuse à laquelle elle était incapable de résister.
Jamais elle ne l'avait vu comme ça, aussi intense et désirable.
Il ressemblait à prédateur près à passer à l'attaque et il était plus qu'évident qu'elle était sa proie.
Elle aurait sans doute dû être embarrassée, peut-être même un peu effrayée ou simplement encore vexée qu'il l'ait ignorée un peu plus tôt, mais en réalité, elle était surtout intéressée et impatiente.
Elle sentait qu'il la détaillait méticuleusement, son regard fiévreux glissant sur sa peau nue alors qu'il suivait le mouvement des dernières gouttes qui ruisselaient encore dans son cou, vers sa poitrine ou sur ses bras.
Elle nota également sa respiration, plus rapide et plus courte qu'à l'ordinaire. Or maintenant, elle ne pouvait plus accuser l'adrénaline. L'émotion du combat était largement retombée, pour elle comme pour lui.
Il y avait donc bien autre chose.
Seulement avant qu’elle n’ait le temps de lui demander quoi que ce soit, il déposa sa robe à côté du lavabo et ressortit sans un mot.
C’en était trop.
Ils étaient dans ce petit jeu du chat et de la souris depuis trop longtemps maintenant, il fallait que ça cesse.
S’en réfléchir, Kaname attrapa une serviette, l’enroula sommairement autour d’elle et elle se précipita dans la chambre, aveuglée par la colère qui du coup lui faisait oublier sa timidité ou sa pudeur.
- C’est quoi ton problème au juste ?!
Sosuke sursauta face à la violence de sa voix mais aussi à son attitude, clairement agressive. Il se doutait bien qu’il aurait droit à une remarque pour s’être invité dans la salle de bain sans prévenir, mais il fut tout de même surpris par son comportement et ses propos.
Elle ne lui reprochait pas d’être venu mais plus de ne pas avoir réagi, comme s’il était parfaitement indifférent devant son corps et tout ce qu’elle représentait.
Alors qu’il restait invariablement silencieux, Kaname perdait en véhémence. La colère retombait, l’indignation s’essoufflait et elle se retrouvait là, trempée et ridicule au milieu d’une chambre d’hôtel minable à hurler sa rage de ne pas intéresser un garçon qu’elle refusait d’admettre trouver à son goût.
Les mots se perdirent dans sa gorge et petit à petit, elle finit par réaliser combien elle était idiote d’essayer seulement de lui expliquer.
Détournant la tête, elle marmonna quelques phrases sur l’humiliation qu’elle ressentait en permanence de n’être rien de plus qu’une mission et elle repartit vers la salle de bain pour se sécher les cheveux.
Elle ne prit même pas la peine de fermer la porte derrière elle.
Sosuke prit quelques instants pour peser le contenu de son déballage et la voyant se retourner, l’air abattu et désespéré, il céda.
Il se tint juste derrière elle et posa une main de chaque côté du lavabo, l’enfermant complètement contre lui.
Kaname se redressa, surprise de sentir une présence si près d’elle et elle repoussa la serviette qui lui tombait sur le front pour se retrouver face au reflet de Sosuke dans le miroir.
A nouveau, il la regardait avec cette lueur particulière qui lui ramollissait les jambes et chauffait le ventre et avant qu’elle ne l’interroge sur sa venue, il murmura :
- Tu crois vraiment que tu me laisses indifférent ?
Il lui parlait à peine plus fort qu’un murmure mais la puissance de ce qu’il dégageait était suffisante à faire passer le message. Surtout si elle ajouta la sensation de son torse contre son dos et son souffle sur sa nuque.
Kaname frissonna mais soutint son regard.
- Je ne sais pas, Sosuke. Tu n’es pas très facile à cerner comme garçon.
Les minutes s'étirèrent dans un silence pesant et elle finit par fermer les yeux pour tenter de retrouver son calme.
Tout dans son comportement était contradictoire, et pourtant, elle avait l’impression soudaine de le comprendre.
Il était probablement aussi terrifié qu’elle et ne savait pas comment réagir face à ce qu’il ressentait.
Elle savait qu'il continuait de l'observer, mais comme il ne disait rien, ne faisait rien, elle n'avait aucune idée de ce qu'il avait en tête.
Encore que non. Elle se doutait bien de ce qu'il pensait, c'était d'ailleurs bien le problème.
Elle soupira et repoussa une mèche qui lui chatouillait l'épaule, bousculant un peu sa serviette au passage.
Cette fois, elle le sentit se crisper et l'entendit déglutir laborieusement.
Par sa simple présence dans cette chambre, avec cet air sombre et mystérieux, il avait éveillé un véritable brasier dans son ventre et son insistance à la regarder en permanence ne l'aidait pas à se raisonner.
Elle n'ouvrit pas les paupières, elle se tourna pas vers lui, elle ne réfléchit même pas à ce qu'elle faisait en se laissant aller simplement contre lui.
- Fais ce que tu veux, mais fais quelque chose.
Elle ne reconnut même pas le son de sa propre voix tant elle sonnait désespérée, mais elle n'en pouvait plus de ces non-dits entre eux.
Alors qu’il ne répondait toujours pas, elle s’efforça de maîtriser sa respiration et de ne pas penser.
Elle n'entendait que son sang qui tapait dans ses tempes et ne se concentrait que pour ramener son rythme cardiaque dans une zone non dangereuse.
Pourtant, quand elle sentit ses bras bouger autour d’elle, elle retint son souffle.
- Redresse-toi.
Le même ton autoritaire, calme et froid auquel elle obéit sans discuter.
La serviette glissa, la laissant nue et entièrement exposée.
Une part d'elle était terrorisée, mais une autre, plus profonde, plus secrète, était impatiente. Et enchantée qu'il se lance enfin.
Elle aurait refusé de l'admettre publiquement et même dans une certaine mesure, de le lui avouer, mais elle adorait lui laisser le contrôle.
Kaname frémit en sentant ses doigts sur sa gorge et elle devinait facilement son regard affamé sur ses seins alors qu'il lui commandait d'ouvrir les yeux.
Si elle n'avait pas été en appui sur le rebord du lavabo, elle se serait certainement effondrée sous la puissance qui se dégageait de ses iris d'acier. Il la clouait en place par la seule force de sa présence derrière elle et elle se retrouva sans voix quand il lui demanda toujours avec le
même sérieux :
- Tu es sûre ?
Elle ne put que hocher la tête pour lui donner son assentiment avant de le laisser agir comme il le souhaitait.
Brusquement, il la fit pivoter et l’embrassa.
Il était avide et exigeant, forçant sa langue sur la sienne en lui tenant fermement la joue pour l'obliger à rester en place alors qu'il s'invitait dans sa bouche.
Puis, comme elle ne lui offrait aucune résistance, il glissa ses doigts le long de sa nuque, sur son épaule avant de descendre sur sa poitrine.
Le contact de sa main sur son sein était électrifiant et Kaname ne put que se cambrer pour venir à lui réclamant toujours plus.
Il avait cette puissance magnétique qui émanait de lui et qui la rendait entièrement soumise à sa simple volonté. Elle n'était plus que désir sous ses caresses, attendant ses instructions pour surtout ne pas le contrarier et obtenir encore davantage.
Il n'était pourtant pas avare dans ses attentions, mais Kaname ne semblait jamais satisfaite.
Elle avait tellement envie de lui qu'elle se sentait fondre simplement en soutenant son regard et Sosuke en profita.
Il avait maîtrisé ses pulsions depuis trop longtemps pour se restreindree maintenant qu'elle était consentante.
Sans jamais la quitter des yeux, il lui écarta les jambes et laissa ses doigts vagabonder entre ses chairs humides et brûlantes, gagnant à chaque passage de son index sur une certaine zone à l'avant, un gémissement rauque accompagné d'un roulis de hanches.
Il l'observait alors qu'elle tremblait et palpitait sous ses assauts et quand enfin il jugea qu'elle était prête, il lui ordonna de se retourner.
Kaname parut surprise mais elle n’objecta pas. Elle reprit sa position initiale et s’appuya simplement sur l’émail du lavabo pour résister alors qu’il embrassait chacune de ses vertèbres avant de redescendre sur sa fesse et de lui lécher l'arrière de la cuisse.
Kaname frémit en sentant sa langue se promener le long de ses jambes puis revenir dans son dos et elle frissonna quand il se plaqua entièrement contre elle et l'embrassa dans le cou.
Il n'était pas tendre dans ses baisers, la mordant doucement, ou la pinçant entre ses lèvres mais elle aimait son agressivité et la façon dont il la possédait.
Elle avait le sentiment d'être la personne la plus importante au monde à chaque fois qu'il posait sa bouche sur sa peau et quand il lui murmura de se mettre sur la pointe des pieds, elle obéit sans réfléchir.
Son cœur battait trop fort, mais elle n'avait pas peur.
Même quand il remit ses doigts entre ses jambes, juste avant de s'enfoncer en elle, elle était confiante. Il ne lui ferait jamais mal.
Et effectivement, tout ce qu'elle ressentit fut une légère gêne le temps de s'habituer à sa présence puis un immense plaisir qui alla en s'intensifiant à chaque coup de reins. Son ventre s'embrasait de plus en plus, la chaleur courant dans ses veines comme une lave incandescente.
Au moment où elle crut ne plus tenir, Sosuke l'attrapa vivement par la taille pour la soutenir avant de lui dire de prendre appui contre le mur pour se redresser.
Elle ne comprit pas vraiment ce qu'il attendait d'elle mais ne put retenir son cri quand il pinça le bout de son sein en s'enfonçant un peu plus en elle. Il frôla un point particulier au plus profond de son corps et Kaname oublia de respirer.
Ses mains se posèrent spontanément devant elle, de part et d’autre du miroir, pour la maintenir en équilibre alors que Sosuke la plaquait contre lui.
Elle sentit sa chemise dans son dos et réalisa qu'il ne s'était même pas déshabiller. Il avait simplement baissé son pantalon rapidement avant de se glisser en elle. Mais avant que Kaname ne puisse vraiment étendre sa réflexion sur le sujet, Sosuke força sa main entre ses jambes pour la maintenir contre lui tout en la caressant.
Il l'embrassa dans le cou, jusqu'à la jointure de l'épaule puis remonta vers l'oreille où il lui commanda à nouveau de le regarder.
Kaname obtempéra, fixant son attention sur le reflet en face d’elle qui n’avait d’yeux que pour elle.
Sosuke nota sa vision troublée par le plaisir qu'il lui donnait et il ne perdit pas une miette de son orgasme en voyant ses pupilles se dilater encore un peu plus alors qu'elle succombait.
Sosuke se perdit en elle brusquement après et la serra dans ses bras en étouffant son cri dans son cou.
Puis, reprenant ses esprits, il releva la tête et vit son sourire éblouissant dans le miroir ainsi que ses joues rougies.
Kaname ne savait pas quoi dire et elle commençait à être un peu gênée de se tenir encore nue devant lui mais Sosuke ne semblait pas pressé de la voir se rhabiller.
Et quand finalement il lui conseilla de se couvrir, ce fut surtout avec l’idée qu’elle ne prenne pas froid plus que pour lui permettre de retrouver un peu de dignité.
Ni l’un ni l’autre ne fit de commentaire ce qu’ils avaient partagé ou sur ce que cela pouvait changer entre eux.
La seule remarque qui permit à Kaname de comprendre qu’il était sérieux dans ses intentions fut quand ils purent enfin quitter l’hôtel pour rejoindre les renforts et que Sosuke lui murmura qu’il espérait bien avoir une chance de la voir à nouveau suivre ses indications sans qu’aucun danger ne soit impliqué.