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Note: Cette scène se passe entre la scène 2 et la scène 3 de la fic que vous avez lu précédemment.
Albus entra dans la cellule, comme tant de fois auparavant. Gellert Grindelwald était encore assit sur sa couchette. La même scène depuis des années. A chaque année, à la date où Albus avait capturé son ami, il venait le voir. Leur anniversaire. Quelque chose avait changé, depuis la première fois. Ils avaient vieillis, bien sûr, mais Gellert n’avait plus cet air arrogant. Il acceuillit son ami avec un triste sourire.
«Bonsoir, Albus.
-Gellert…»
Albus s’avança, et prit place à côté de son ami, comme à chaque fois. Leurs habitudes. Gellert fronça les sourcils, et prit la main d’Albus.
«Que t’es-il arrivé ?
-La pierre…
-La pierre ?
-La relique… C’était l’un de ses Horcruxes.
-Tu l’as détruit?
-Oui… Mais avant… J’ai voulu les voir…
-Albus…
-Savoir qu’ils m’avaient pardonné…
-Tu n’a rien fait qui demande le pardon.»
Albus lui fit un maigre sourire. Puis, son regard tomba sur sa main déséchée, morte, que Gellert tenait dans la sienne.
«Il viendra te voir, tu sais.
-Que veux-tu dire?
-Il recherche la trace de la baguette. J’en suis sûr. Il remontera jusqu’à toi.
-Je ne dirai rien, tu le sais bien.
-Non, justement, tu dois le dire.
-Quoi? Mais Albus…
-Dans un an, je serai mort.»
Gellert resta silencieux un moment, son pouce caressant la peau noircie. Il ne savait que dire. Était-il possible qu’à la même date, l’année suivante, son vieil ami ne soit plus là? Il leva les yeux vers Albus, et ne fut qu’à moitié surpris en voyant l’absence de larmes dans les yeux bleus. Albus n’avait pas peur de la mort. Plus maintenant.
«Dans un an, je serai mort. Quand il viendra, dis-lui la vérité. Sinon, c’est toi qu’il tuera.
-Cette blessure…
-Elle me condamne. Mais elle ne me tuera pas.
-Qu’est-ce qui…
-Il a ordonné à un élève de le faire. Severus doit le secondé, et prendre sa place s’il rate sa chance.
-Tu veux dire que Severus…
-Ne lui en veux pas, il n’a pas le choix. C’est moi-même qui lui a demandé.»
Albus se leva.
«Adieu, Gellert…»
…mais fut retenu par l’autre homme.
«Tu ne peux pas partir comme ça!
-Et pourquoi pas?
-Tu ne peux pas venir ici, m’annoncer ta mort, et te sauver ainsi!
-Que vaux ma vieille vie, pour le bien de tous?» demanda Albus avec douceur.
Secouant la tête, Gellert finit par le relâcher.
«Alors, tout est terminé…
-Non… Je crois plutôt qu’il s’agit d’un renouveau… Harry vaincra.
-Tu comptes donc tout lui dire.
-Oui… Ou presque.
-Quand je pense que plus jamais je ne te verrai traverser cette porte à la même date…
-C’est ici que notre conversation se terminera, oui.
-Et tu y a gagné…
-Je n’en suis pas sûr…»
Les yeux bleus brillaient derrière les demi-lune des lunettes. Gellert y voyait l’adolescent décidé d’autre fois. Il regarda Albus sortir de la cellule, le saluer d’un sourire, et s’éloigner.
A la fin de l’année, il apprenait par les gardiens de la prison la mort d’Albus. Cette nuit-là, le vieil homme pleura longtemps.