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Author of 5 Stories |
Disclaimer: Je ne possède en aucune façon Yu-Gi-Oh!/Yuugi-Ou.
Pairings: Aucun pour le moment. A part une brève mention de Honda/Miho
Warnings: Insultes, sous-entendus sexuels (Ne hurlez pas quand vous tomberez sur la scène, ça n’est pas ce que vous pensez…), ‘violence’, etc.
Note de l’auteur : Je me suis boostée pour terminer ce chapitre aujourd’hui car on est le 15 juillet… Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, j’ai 18 ans, yay! : D (Ce qui veut également dire que je peux aller sur des sites yaoi sans culpabiliser parce que j’ai menti sur mon âge. :P).
Sinon… ben, j’avoue avoir menti. Pas d’examen dans ce chapitre, mais un simple aperçu des relations entre personnages et une rencontre IRL (In real life : dans la vraie vie) entre Yami et Yuugi. Je suppose que ce sera pour le prochain chapitre. Enfin, j’espère que ce chapitre non ‘bêta-readé’ vous conviendra quand même.
Bonne lecture !
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Chapitre 4
Of Bullies and Heroes
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La ville de Domino était petite et quasi-déserte. A dire vrai, la plupart de ses habitants se demandaient encore en quoi elle avait mérité l’appellation de «ville». Cependant, tout autant qu’elle était coupée du reste du pays, étant l’une des rares communautés de la frontière sud, et entourée de grands marécages grouillant de créatures visqueuses et dangereuses à souhait, elle avait le mérite de rester à la pointe de la technologie, certainement grâce à l’influence de son Académie des Arts Magiques et Incantatoires, une des rares écoles de Ura-uchuu.
Laissez moi vous dire que pour une personne de notre monde telle que vous et moi, la vue qu’offrait Domino City était plus qu’incongrue. La plupart des maisons, en effet, était encore faites de simples pierres, de chaume et d’argile imprégnée de flux magiques, rappelant étrangement la poignée de vieilles maisons qui restent encore dans les quelques bourgades de campagne épargnées par la vague de modernité dont étaient victimes tant de villages. Elles étaient plutôt mignonnes, dans un sens, et nul doute ne faisait que la génération de jeunes filles bercées par les contes de fées du soir, tels que Blanche Neige, La Belle au Bois Dormant ou encore La Belle et la Bête, se trouveraient ravie de vivre dans des maisonnettes si traditionnelles.
Bref, pour en revenir à notre sujet, ce n’était pas cette ambiance moyenâgeuse digne d’une reconstitution du Puy du Fou qui rendait le paysage si particulier. Oh que non. Ce qui aurait pu vous laisser bouche bée et yeux écarquillés était certainement la grande chaîne de grattes ciels tout de verre et de fer qui se dressait au centre de la cité, copie conforme d’un certain quartier industriel de notre Tokyo. Les rayons du soleil faisaient briller de tous leurs feux les grandes tours respirant la modernité, donnant aux coquettes maisons à leurs pieds l’air de pauvres gourbis dignes des célèbres bidonvilles américains. Sans compter que la couleur de l’asphalte ne se mariait pas du tout avec les tons rosés des petites villas. Quiconque avait proposé une telle innovation n’avait décidément pas le moindre goût, se disaient avec une moue dédaigneuse les habitants de Domino.
Ces quartiers ‘modernes’ étaient les plus occupés, attirant les personnes adeptes du pratique qui souhaitaient avoir les boutiques à portée de main ainsi que les fonctionnaires et salariés travaillant au centre-ville. Entre deux énormes buildings, sièges sociaux de la Congrégation des Alchimistes, et mairie improvisée de Domino, se trouvait un bâtiment qui, s’il était certainement plus modeste que les géants de fer avoisinants, rappelait tout de même les bâtiments scolaires japonais les plus traditionnels. Son nom ? Lycée Domino. Compliqué, n’est-il pas ?
Revenons en donc à la trame principale. Quelle trame principale, dites-vous ? Vous savez bien ; celle qui concerne un certain petit mage aux cheveux faisant deux fois la taille de sa tête ? Hm, ça vous revient ? Eh bien, permettez moi donc de zoomer quelque peu sur cette ruelle sombre perdue entre la mairie et le siège des alchimistes…
« Alors, Yuugi, belle journée, pas vrai ? »
Le jeune garçon aux cheveux défiant les lois de la nature –et de la physique- rendit un sourire hésitant et forcé à son interlocuteur.
« O-oui… » bégaya-t-il.
L’autre étudiant, aux petits yeux noirs réduits à deux fentes menaçantes, lui adressa un sourire si grand que le jeune Mutou eut l’impression que sa mâchoire allait se déboîter. Bien entendu, cette dernière n’en fit rien, et Yuugi eut simplement droit à une vue magnifique sur une dent cassée et une vieille carie aux bactéries pullulantes.
« Et tu sais ce qui la rendrait encore plus belle, mon petit Yuugi ?
- Euh… Je ne sais pas… Une crème glacée à la vanille et un jeu de cartes, peut-être…? »
Son ton était plein d’espoir. D’une innocence rafraîchissante. Tout à fait adorable, à dire vrai. Cependant, il est bien connu que les tyrans du type ‘cour de récréation’ ne se laissent pas affecter par une ambiance édulcorée qui aurait fait fondre une lycéenne en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Ohmygodkawaidesuneyuugichan ». Après tout, les tyrans de cours de récré n’étaient pas des lycéennes. Ni des fangirls (Et quel soulagement, mes amis !). Comment auraient-ils pu, sinon, donner de grands coups de pieds à de pauvres chiots sans défense, tenter de noyer de petits chatons aux grands yeux mouillés ou encore –et c’était bien notre cas de figure- racketter de mignons/pauvres/petits écoliers aux grands yeux mouillés (Rayer mention inutile)?
Vous devez, bien entendu, avoir une idée de la réponse à cette question. Un petit indice ne peut cependant pas faire de mal : ils étaient tous simplement des durs, des vrais.
« Non, Yuu-chan. Essaye encore. »
Le jeune garçon aux yeux violets était sûr que si le sourire de son interlocuteur s’agrandissait encore, il pourrait compter le nombre d’aphtes qui tapissait l’intérieur de ses joues. Un sueur froide remonta le long de sa colonne vertébrale.
Le grand gaillard se pencha un peu plus vers sa victime. Il le surplombait de tout ses « cent-quatre-vingt-quinze-et-quelques-poussières » centimètres, et jamais Yuugi n’avait autant maudit son maigre mètre cinquante-trois. Une énorme main recouverte de poils noirs et bouclés, plus digne d’un bodybuilder que d’un étudiant en magie, était plantée sur le mur derrière lui, à une dizaine de centimètres au dessus de sa tête. En se concentrant fort, Yuugi pouvait ignorer les énormes muscles qui se dessinaient sous l’uniforme ample de l’A.A.M.I., juste à côté de son visage.
« Ah, Mushiga-san, que vous sentez bon ! Quel genre de sels de bain utilisez-vous ? » pépia nerveusement le garçon, un faux sourire étiré sur ses lèvres alors que ses mains étaient rassemblées devant sa poitrine en un semblant de prière.
La remarque en elle-même n’était pas fausse. Le tyran sentait plutôt bon (Et le jeune Mutou en remerciait les cieux, au vu de sa proximité). Une odeur fraîche et masculine, mais qui tenait quand même une certaine touche un peu trop artificielle au goût du petit mage. Et qui rappelait également un peu trop l’amère sensation laissée par un porte-monnaie allégé de plusieurs centaines de grammes.
« Ah, tu trouves? Vraiment ? » s’enquit le géant en rougissant légèrement, son sourire se faisant un peu plus sincère. « C’est un nouveau parfum développé par la ligne Kujaku pour hommes, tu sais. C’est ma sœur qui me l’a conseillé ! »
« Votre sœur a vraiment eu raison ! Ce parfum vous correspond tout à fait ! » répondit le garçon, légèrement soulagé, ses grands yeux violets plus brillants que jamais dans une volonté de se faire le plus inoffensif et plaisant possible. Il prit une nouvelle bouffée d’air, pour souligner son affirmation. « Hm… C’est vraiment une odeur très agréable ! »
Le tyran eut la bonté de rougir un peu plus, riant nerveusement, une main frottant l’arrière de son crâne en un geste embarrassé tandis que son pied traçait des cercles sur le goudron.
« Ahah ! Eh bien, je dois dire que toi aussi tu ne sens pas si mauvais que ça. D’ailleurs je me demandais si-
- Mushiga-san… » l’interrompit un de ses comparses, un air ahuri scotché sur la face, s’attirant un regard sombre de la part de son chef. « L’argent… ? »
« Ah… J’ai failli oublié... »
Le regard de Mushiga Akihito se fit vague un instant, comme perdu dans des pensées profondes tandis qu’il fixait le jeune garçon qu’il était sensé maltraiter.
« Donc, je disais : tu te rappelles quel jour nous sommes aujourd’hui ?
- Ah. Jeudi ?
- Oui. Jeudi. Ce qui veut dire ?
- Euh… Que Chono-sensei met sa mini-jupe rose aujourd’hui?
- C’est ça ! …Euh. Non. A part ça.
- Qu’on va tous se retrouver pour jouer aux Duel Monsters ce soir au terrain de jeux ?
- Non ! » Le tyran lâcha un grognement exaspéré, son poing retrouvant sa place au dessus de la tête de Yuugi tandis que son autre main venait empoigner le devant de l’uniforme du garçon. « C’est le jour de la collecte ! »
Yuugi n’essayait pas d’énerver encore plus son bourreau. Il n’était pas si stupide. Il s’avérait juste que le grand Mushiga avait la capacité de concentration d’une vache adulte atteinte d’encéphalopathie, ce qui s’avérait d’habitude être favorable au garçon eux yeux violets. Il avait même réussit à échapper à la collecte une fois, en lui arrangeant un (faux) rendez-vous avec Anzu, que la brute semblait particulièrement apprécier à en juger par le rougissement qu’arboraient ses joues à chaque fois qu’elle lui adressait la parole.
Malheureusement pour lui, ce jeudi-ci, Mushiga était venu avec deux de ses comparses. Ce qui rendait toute tentative de distraction inutile.
« Donne moi le fric. Maintenant. Ca fait presque trois mois de salaire non payé, tu sais, pour protéger ta bande de guignols ! Alors allonge la monnaie si tu veux qu’ils continuent à s’en sortir en un seul morceau. »
Yuugi, les mains sur le poignet du géant qui le soulevait d’une bonne trentaine de centimètres du sol, tentait de redresser la tête afin de diminuer la pression que le col de son uniforme exerçait sur sa nuque.
« M-mais je n’ai pas d’argent ! » répondit Yuugi, sentant la crise de panique pointer le bout de son nez. « J-je pensais que le contrat était fini après l’intervention de Mahado-sensei. »
Ne pas pleurer. Ne surtout pas pleurer. Argh ! Il sentait déjà une boule se former dans sa gorge, et les larmes s’accumuler au coin de ses yeux. Il les ferma prestement, ne souhaitant pas exposer une faiblesse de plus à son agresseur lorsque celui-ci le secoua comme un barman secoue un cocktail. Ce qu’il pouvait détester cette sensation d’impuissance…
« Me ment pas, sale gosse ! Je t’ai vu sortir une babiole en or en cours devant tes potes ! »
Oh, non. Non. Cette grande brute avait réussit. Il lui avait déclenché une crise.
Les symptômes étaient déjà là, suivant le schéma habituel de ses crises d’hyperventilation. Sa respiration s’était faite saccadée, accélérée au point où il ne sentait même plus l’air emplir ses poumons. Des points brillants flottaient derrière ses paupières closes et il eut l’impression pendant un moment de flotter alors que son corps tremblant et couvert de sueur cédait à la panique. Les vertiges dont il était pris devaient quand même avoir une part de responsabilité pour son état semi-comateux. Il entendit son interlocuteur crier une menace et le secouer une fois de plus, mais ne distingua pas les mots avec clarté. Ses mains, jusqu’à présent agrippées aux poignets du géant, vinrent enserrer sa gorge. Il étouffait !
« Lâche-le. » intima soudainement une voix grave et froide, à l’autre bout de la ruelle étroite.
Le garçon en pleine crise de panique rouvrit les yeux avec prudence, tournant lentement son regard dans la direction de la voix en une mimique de la réaction de ses agresseurs.
Un jeune homme, certainement à quelques mois de sa majorité, se tenait droit face aux trois loubards, pas plus impressionné que ça.
Malgré sa courte taille (Il ne devait pas dépasser le mètre soixante-cinq) et sa musculature plutôt maigre, Yuugi devait bien avouer que l’inconnu était intimidant. Il avait un port altier, gardait la tête haute, et la lumière qui illuminait son dos assombrissait son visage, donnant à ses yeux d’un rouge flamboyant un air presque démoniaque.
Il n’était pas vêtu de façon extravagante, mais il se démarquait tout de même du reste de la population. Après tout, la ville de Domino était composée essentiellement de mages et de fermiers. Et à en juger par l’armure de l’homme, il n’était clairement ni mage, ni fermier. Elle luisait à la faible lueur du soleil couchant, sa belle couleur bleu roi virant au violet poison sous les rayons carmins. Composée d’un plastron qui enveloppait lehaut de son tronc, lui élargissant légèrement les épaules ; de jambières lui recouvrant tibias et genoux ; et de gantelets recouvrant le dos de ses mains et ses avants bras, laissant les doigts libres de leurs mouvements, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’une des nouvelles armures renforcées commercialisées par le grand-père de Yuugi, inventées tout spécialement pour les joueurs de Duel Monsters.
Cependant, aussi impressionnante et solide que semblait être cette armure –Et Yuugi était bien placé pour connaître la qualité des armures de son grand-père-, ce qui attirait le plus l’œil chez l’étranger était sa coiffure. De longues mèches noires aux reflets rouges tournées vers les cieux, et une couronne de mèches blondes qui encadrait son visage, certaines, plus rebelles, suivant le chemin des mèches noires, et rappelaient des éclairs errants. En bref, une coiffure étrangement semblable à celle de Yuugi. Ce que ne manquèrent pas de remarquer les brutes épaisses qu’était les agresseurs du garçon.
« Eh, merdeux ! Je t’avais pourtant prévenu de pas faire rappliquer tes potes ! » s’égosilla Mushiga, malgré les tentatives de dénégation du garçon qui cherchait toujours à reprendre son souffle, secouant frénétiquement la tête de droite à gauche.
« Tu sais ce qui t’attend, tapette… » grogna le géant, un éclair bestial traversant son regard alors qu’il levait un poing menaçant, ses compères ricanant derrière lui en un parfait exemple d’inutilité.
Yuugi poussa un couinement terrifié et rentra la tête dans les épaules, les yeux fermés, oubliant totalement l’étrange garçon en armure et sa tentative de sauvetage. Ce qui ne voulait pas dire pour autant que ce dernier l’avait oublié…
Un craquement terrible empli la ruelle, suivit d’un rugissement de douleur.
« Je t’avais pourtant prévenu. » fit calmement l’étranger en armure, légèrement moqueur, répétant les mots que l’agresseur avait eu pour Yuugi quelques secondes plus tôt.
Akihito Mushiga se retrouvait en bien mauvaise posture, son bras, quelques instants auparavant prêt à frapper, maintenant tordu derrière son dos, son poignet plié dans une pose ne laissant aucun doute sur la fracture dont il avait été victime. L’étranger maintenait d’une prise ferme le bras du tyran, apparemment sans effort, et Yuugi ne put s’empêcher de se trouver médusé. D’une seule main ?!
Les compagnons du persécuteur reprirent bien vite leurs esprits, et ils se mirent à grogner des insultes à la manière de leur chef, dans une parodie tout bonnement ridicule d’une bande de hyènes offensées.
« Questafait à Mush’ga-san ? » s’exclama l’un d’eux avec un accent d’Osaka tout bonnement horripilant, poings brandis en une posture sensée être menaçante.
« Tu t’prend pûr’qui, p’tite frapp’ ? Uh ? » renchérit son compagnon avec une grimace dévoilant ses dents noires.
Un seul regard glacial de la part de l’étranger, accompagné d’un simple geste en direction de l’épée accrochée à sa ceinture suffit à faire perdre leur assurance aux deux voyous qui reculèrent de deux ou trois pas, lançant quelques faibles « T’n’érve pas, mec ! » avant de mettre les voiles, queue entre les jambes et oreilles basses.
L’inconnu au regard cramoisi reporta bien vite son attention sur Mushiga, qui poussait de longs gémissements de douleur, le dos arqué vers l’arrière tandis qu’il évitait de se faire déboîter l’épaule par la différence de taille avec son adversaire.
« Calme toi. Respire profondément. Je m’occupe du reste. » lança l’homme à Yuugi, son ton bien plus doux que précédemment.
Ce fut à ce moment-ci que Yuugi remarqua combien sa respiration était saccadée. Bien que l’apparition de l’étranger ait calmé sa crise d’hyperventilation, son corps tout entier était parcouru de tremblements, ses yeux baignés de larmes et son cœur battait à une vitesse telle qu’il s’attendait à le voir jaillir hors de sa poitrine à tout moment.
Il n’eut cependant pas le temps de suivre le conseil du garçon que ce dernier passait déjà à l’action.
« S’il y a bien une chose que je ne supporte pas… » grogna-t-il, la voix basse et menaçante tandis que sa main libre saisissait le poignet de Mushiga toujours agrippé à l’uniforme de Yuugi. «… c’est bien les tyrans minables de cour de récré dans ton genre. »
Le garçon au regard violet pu juger de la force ahurissante de son sauveur, les muscles du bras énorme de Mushiga se tendant sous sa peau et protestant sous le dur traitement. Lentement, la poigne du géant sur ses vêtements s’affaiblit, et il se laissa glisser sur l’asphalte, les membres tremblants, ne quittant pas un instant la scène des yeux.
Là où tous les muscles du corps d’Akihito se tendaient, tremblants, l’étranger semblait ne pas avoir à fournir le moindre effort pour maîtriser le loubard. Calmement, sans desserrer sa prise, le garçon aux mèches blondes força Mushiga à reculer jusqu’à ce que le sauveur se trouve entre l’agresseur et sa victime.
Yuugi ne pouvait plus voir à présent que le dos de l’étranger, à moitié couvert par le métal teinté de bleu qui recouvrait un simple col roulé noir, clairement imprégné d’une magie réfrigérante (On était tout de même à la mi-printemps), le collier-ceinture autour de son cou ne faisant que renforcer l’aura sombre qu’il dégageait. L’homme n’était peut-être pas grand, mais vu depuis le sol, dressé face à cette brute épaisse de Mushiga qui tremblait de peur devant lui, il paraissait tellement grand. Un air de puissance tranquille flottait autour de lui, vibrant au même rythme que sa magie et ce fut à ce moment-là que Yuugi le vit pour la première fois…
Le Grand Flux Magique. Celui qui alimentait en puissance magique tous les pratiquants au monde. Celui qui donnait toutes les qualités, toutes les propriétés extraordinaires à chaque objet et créature fantastique ayant jamais existé sur Terre. Celui sans qui le monde ne serait régit que par science et nature.
Il n’avait encore jamais réussit à le voir clairement, contrairement à Bakura Ryou, pour qui le percevoir semblait être aussi facile que de respirer. Mahado-sensei avait pourtant essayé de l’aider, lui répétant encore et encore combien il était important de savoir percevoir les flux magiques, que ce soit pour identifier un type de magie ou pour pouvoir lancer de puissants sortilèges qui requéraient une ponction dans la source de magie naturelle plutôt que dans sa réserve personnelle.
Et ce fut bien parce que Yuugi se découvrait soudain la capacité de voir ce flux magique, sous le choc et la peur, qu’il comprit ce que l’étranger était en train de faire : il utilisait de la magie.
Par dessus l’épaule de l’homme, Yuugi put voir les yeux de Mushiga s’élargir sous la surprise. Il leva le regard vers le ciel, comme si percevant une chose invisible aux deux autres, et un sourire avide se forma sur ses lèvres.
« D-de l’argent ! » balbutia-t-il, l’air émerveillé.
A présent totalement subjugué par son hallucination, et jugé inoffensif, il fut relâché sans plus de tergiversations par l’homme à l’épée, qui se détourna de lui tandis qu’il levait ses bras à présent libres vers le ciel, sautant comme si essayant d’attraper un papier dans l’air.
Le jeune Mutou fixa avec de grands yeux choqués la brute qui l’avait tant persécuté se rouler sur le sol en riant, presque fou.
« Tu peux te lever ? » lui demanda l’homme aux yeux rouges, posant un genou à terre et observant attentivement le garçon pétrifié.
Celui-ci, arraché à sa transe, bredouilla une réponse incompréhensible, rougissant légèrement sous l’examen minutieux dont il faisait l’objet. Avec une inspiration tremblante, il tenta se relever sur deux jambes flageolantes, encore sous le choc.
L’épéiste, étrangement prévenant, lui prêta une main à moitié gantée et le ramena sur ses deux pieds, allant même jusqu’à lui agripper les épaules pour l’empêcher de retomber. Derrière eux, la félicité dont avait été pris Mushiga Akihito se muait en désespoir alors qu’il tentait en vain de saisir les billets et les pièces à ses pieds, ses doigts traversant cependant l’illusion sans rien toucher.
« Allons nous-en… »
Alors que le garçon aux mèches blondes l’entraînait vers la rue principale, laissant la petite ruelle derrière eux, Yuugi ne put s’empêcher de se retourner pour lancer un dernier coup d’œil à Mushiga, qui semblait perdre petit à petit l’esprit, s’arrachant des poignées de cheveux sous le coup de la frustration.
« Est… Est-ce qu’il va rester comme ça pour toujours ? » demanda le petit mage, les sourcils froncés en une expression soucieuse alors que la culpabilité lui enserrait le cœur.
Il ne vit pas les yeux de son sauveur s’écarquiller sous la surprise.
« Non. Rassure-toi, l’illusion se dissipe au bout de quelques semaines. »
L’étudiant en magie reprit aussitôt ses esprits, rougissant en réalisant qu’il s’appuyait plutôt lourdement sur son sauveur.
« Ah ! Désolé ! » s’exclama-t-il, en se redressant. « Je suis là, à vous poser des questions bizarres, au lieu de vous remercier ! Ah ! Quelle impolitesse ! »
L’homme esquissa un sourire amusé et Yuugi s’en sentit d’autant plus mortifié. Il se comportait comme un idiot !
« Je- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous…? Je veux dire, …en remerciement… » bégaya-t-il, nerveux, évitant de regarder l’homme dans les yeux.
La fontaine du centre ville qu’il voyait à une dizaine de mètres de leur position semblait soudainement pleine d’intérêt, avec ses statues jumelles de dragons occidentaux.
« Eh bien, » commença son sauveur, de sa voix grave et profonde « J’aimerai bien connaître ton nom. »
Le ton était taquin. Ce qui n’empêcha pas Yuugi de se répandre en excuses, plus rouge que jamais.
« J-je suis Mutou Yuugi… » finit-il par répondre, penaud.
« Yuugi ? » Le jeune homme haussa un sourcil. « Comme dans ‘amitié’, ou comme dans ‘jeu’ ?
- Avec les kanjis de ‘jeu’. » répondit Yuugi, un peu plus sûr de lui. « Et vous êtes, Monsieur …?
- Yami.
- Avec-
- Oui, avec le kanji de ‘ténèbres’. » le coupa le jeune homme avec un sourire espiègle.
Ils avaient marché quelques mètres côte à côté, s’éloignant des lieux du ‘sauvetage’, et Yuugi avançait à présent sans aide, ayant repris du poil de la bête. Un ange passa.
Ils finirent par s’installer au bord de la fontaine lorsque Yami remarqua les genoux encore tremblants du plus jeune garçon. Ce dernier, mal à l’aise, se tortillait sur place, intimidé par le regard insistant de son interlocuteur (Bien qu’il n’y avait pas vraiment discussion au moment présent).
« C’est plutôt drôle, vous savez, maintenant que j’y pense. Il existe un type de magie nommée Yami no Yuugi -le Jeu des Ombres- qui était pratiqué il y a des milliers d’années au Royaume des Ombres. »
Yami haussa de nouveau un sourcil, apparemment impressionné par la culture du plus jeune garçon.
« J’ignorai qu’il existait encore des gens à Domino qui s’intéressaient à la culture du Royaume des Ombres. » fit-il, sincèrement surpris.
« Oh, ça n’est pas comme si j’avais vraiment eut le choix. Mon grand-père est un archéologue et un aventurier célèbre, alors j’ai grandi entouré par les légendes du Royaume des Ombres. » Il s’interrompit, toute trace de malaise ou d’angoisse disparue alors qu’un sourire apparaissait sur ses lèvres. « Mais, pour être tout à fait sincère, j’adore le Royaume des Ombres même sans l’influence de mon grand-père. »
Un silence confortable s’installa, et Yami posa un coude sur son genoux, le menton dans la main alors qu’il observait soigneusement le visage de l’étudiant.
« Est-ce que c’est une chose courante à Domino ? » demanda-t-il, sans détourner son regard.
« Les rackets, vous voulez dire ? » Yuugi eut une petite grimace. « Pas tant que ça… J’ai juste une tête à claques… » Ses yeux se posèrent sur ses genoux, et il se mordit l’intérieur de la joue, nerveux.
« En as-tu parlé à quelqu’un ? »
Yami arborait à présent un regard mortellement sérieux.
« Je ne peux pas… » murmura le jeune Mutou, détournant un regard rempli de culpabilité vers deux enfants qui jouaient au ballon plus loin. « Si… Si je le dis à quelqu’un… mes amis… Ils ont dit qu’ils allaient s’en prendre à mes amis… »
L’épéiste se redressa, une expression indéchiffrable sur le visage.
« Ils ont tous tellement de problèmes… Je ne peux pas leur faire ça… La sœur de Ryou est morte il y a peu de temps… Et Hiroto… Sa mère est malade. Même Jou a ses problèmes, avec son père… » Yuugi sentit ses yeux se remplir de larmes. Le fait de les retenir brûlait un peu, et il les essuya discrètement d’un doigt, les cachant derrière ses mèches blondes.
Il fit un bond lorsqu’il sentit une main se poser sur sa tête, et tourna son regard vers l’épéiste aux cheveux rouges. Ce dernier avait l’expression la plus douce et la plus compatissante que Yuugi avait jamais vu, et il sentit ses yeux se remplir à nouveau de larmes alors que la main sur sa tête lui ébouriffait légèrement les cheveux.
« Tu ne devrais pas t’en faire pour tes amis. » le conseilla Yami de sa voix grave et basse. « Tu penses peut-être les aider en gardant tout pour toi, et en les protégeant à tes dépends, mais ils sont tout de même tes amis. Je suis sûr qu’ils seraient tristes s’ils savaient ce que tu leur avais caché... Tout le monde a des problèmes, Yuugi. Les amis sont fait pour te soulager un peu du poids des tiens. Tu n’as pas as souffrir dans ton coin pour leur bonheur. »
Yuugi sentit avec une légère pointe de regret la main chaude quitter le dessus de sa tête.
« A mon avis, tu devrais leur en parler. Tu te sentiras mieux après, tu verras. »
L’homme aux yeux cramoisi se redressa, une main venant automatiquement reposer sur la poignée de son épée. Yuugi, pris par surprise, se releva également, maladroit.
« Eh bien, Yuugi. » fit Yami, avec un petit sourire amusé. « C’était un plaisir de te rencontrer. »
Il lui tendit une main gantée, dans un geste typiquement occidental.
« Ah ! Moi aussi… » s’exclama Yuugi, le rouge au joues, alors qu’il acceptait la main tendue. « M-merci… Pour m’avoir sauvé. Et pour m’avoir réconforté… C’était vraiment gentil de votre part… »
Sa main était moite, et il était un peu embarrassé à la pensée de ce que pouvait penser l’autre homme de sa main couverte de sueur, mais il serra cependant délicatement la main de celui-ci. Main qu’il sentait d’ailleurs musclée sous ses doigts, et légèrement calleuse, sans aucun doute dû à son épée et ses heures de pratique. Bien vite, chacun récupéra sa main, et Yuugi fixa ses orteils, l’air gêné.
« J’espère avoir l’occasion de te recroiser un jour, Yuugi. » fit Yami, ses yeux cramoisis étrécis légèrement en une expression malicieuse, les derniers mots prononcés d’une voix si basse qu’elle ressemblait presque à un ronronnement. Il se détourna enfin avec un léger signe de la main, et Yuugi leva faiblement une main à hauteur de poitrine à son tour, ses yeux toujours fixés sur ses chaussures et le rouge aux joues.
Il se sentait si embarrassé ! Yami avait été si gentil avec lui, il l’avait sauvé, réconforté, et lui avait même offert une solution à ses problèmes ! Et que lui avait donné Yuugi en échange ? Rien !
Essayant de briser son train de pensées qui commençait plus à ressembler au train de la repentance qu’à un voyage de plaisance, le jeune Mutou se frotta vigoureusement les joues, déjà bien rosies par l’embrassement. Et soudain…
« Oh, non ! » s’exclama-t-il, horrifié, la friction se transformant en baffe. Ses joues étaient à présent écrasées sous les paumes de ses mains, ses ongles enfoncés dans ses pommettes. « Anzu ! Jou ! Le repas ! Oublié… » Il poussa un gémissement terrifié. « Je vais me faire tuer… ! »
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(NdA : Ne rebroussez pas chemin, je vous répète que la scène qui suit n’est pas ce que vous croyez…)
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« Urgh, Yuugi ! J’en peux plus…
- Allez, Jounouchi, encore une fois ! S’il te plait…?
- Non… ! J’en peux plus… J’ai le derrière massacré. Je vais finir par me séparer en deux, si on continue comme ça… »
Son souffle était court et de grosses gouttes de sueur perlait le long de ses tempes, collant ses cheveux à son front et s’échouant sur le col de son uniforme froissé.
Yuugi fit une petite moue et fronça les sourcils en une expression contrariée, ses grands yeux violets trahissant sa déception. Ses joues étaient légèrement rougies par l’excitation et ses mains tenaient en une poigne ferme les avants-bras de son ami.
Jou poussa un long gémissement de douleur, entre deux halètements, puis pencha la tête en arrière, les yeux fermés et les joues rosies par le manque d’air.
« Juste une dernière petite fois ! » le supplia Yuugi, sur un ton plaintif qui avait la caractéristique –bien commode- de faire craquer à tous les coups ses victimes.
« Ah-Ah- On voit bien –Ah- que tu sais pas ce que c’est –Ah- de pas pouvoir s’asseoir pendant une semaine! –Huf- »
Jou, à moitié adossé contre le mur et à moitié affalé sur le lit, se redressa finalement, ses yeux retombant sur son ami en un geste qui s’avérerait être sa perte… peut-être. Une vague de douleur remonta le long de sa colonne vertébrale et il dégagea un de ses bras de la poigne de son ami, posant une main moite sur ses reins, grimace à l’appui.
« –Huf- SEPT fois, Yuugi ! Qu’est-ce qui te prend aujourd’hui ? Ah, non ! Ne me regarde pas comme ça…! Arrête ça immédiatement ! Ca n’est pas en faisant tes yeux de chiot battu que tu vas… Arg ! Tu es impossible… » Un soupir défaitiste. « Rassure moi, Yuugi, tu ne te comportes pas comme ça avec Anzu, hein ?
- Oh, Jou ! Bien sûr que non ! Mais avec toi, ça n’est pas la même chose ; tu es mon meilleur ami, après tout . »
Le sourire du jeune mage était tout sauf innocent, et cette seule vérité suffit à faire frémir d’horreur le jeune dragon aux cheveux blonds.
« Pas de « Oh, Jou !» qui tienne… » marmonna-t-il, s’essuyant distraitement son front de sa main libre tandis qu’un tic agitait son sourcil droit.
« Je t’achèterais le nouveau numéro de Penthouse.
- … Et le numéro spécial du mois dernier ?
- Marché conclu. Mais alors je veux la totale.
- La totale… ? Bon sang, Yuug’, t’es vraiment un sadique de première sous tes airs innocents!
- Je ne vois pas de quoi tu parles…
- Mouais. Je suppose que ça peut aller, juste pour cette fois-ci… »
Jou n’aurait certainement pas été aussi complaisant s’il ne s’était pas agit de Yuugi. Cependant, il avait déjà été témoin d’une colère d’Anzu, comme la fois où cette dernière avait trouvé les magazines pornos de Katsuya sous le lit de Yuugi (Un souvenir particulièrement douloureux), et savait reconnaître et apprécier un sacrifice quand il en voyait un.
« Allez, Jou, encore une fois !
- Espèce de marchand d’esclaves ! » grogna le dragon tout en retenant un petit sourire en coin.
Il prit une profonde inspiration sous le regard excité de son ami aux cheveux sombres et s’appuya de nouveau sur le mur, prêt à satisfaire les exigences du jeune Mutou quand…
« Q-Qu’est-ce que vous faites ?! »
Un Honda horrifié les regardait depuis la porte de la chambre, le visage rouge et les yeux exorbités. Yuugi avait invité ses trois amis à dîner chez lui ce soir-là, mais seuls Honda et Jou avaient pu se libérer. Honda étant Honda, cependant, il était arrivé une heure en retard, ayant eu du mal à se séparer de sa chère et tendre moitié du moment, Nosaka Miho. Avec l’autorisation d’Anzu, il s’était dirigé directement vers la chambre du jeune Mutou à son arrivée. Cependant, les gémissements douteux et la conversation plus que suspecte de ses deux amis l’avait fait réfléchir à deux fois avant d’ouvrir la porte. Le visage brûlant et les yeux pleins de scénarios probables (ou non), il était resté la bouche grande ouverte et les bras ballants, pris de court. Ca n’était quand même pas… ? Non. Pas Yuugi et Jou…? La pensée même de Jou, se soumett-. Non. Certainement pas. Ca n’était pas possible. Mais et ces gémissements… ? Et Jou avait dit que ses fes-. Non ! Il devait savoir. Il le fallait. Ou il ne pourrait plus regarder ses amis dans les yeux sans se demander si…
Il s’était donc décidé. Alors que ses amis semblaient prêts à recommencer quoi que ce soit qu’ils semblaient être en train de faire, il avait déboulé dans la chambre, et était tombé sur une scène… bien plus troublante encore que celle qu’il s’était imaginé. Une scène qui impliquait ses deux amis, totalement vêtus, assis innocemment sur le lit de Yuugi.
« Ben… Magie. » fit Jou en réponse à son exclamation, les sourcils levés et l’air perdu.
« Je voulais que Jou me remontre sa transformation en dragon. » l’informa Yuugi en relâchant sa prise sur le bras de l’étudiant aux cheveux blonds.
« D-dragon ? » balbutia Honda, choqué.
« Ben… Ouais.
- A 7 heure du soir ?
- C’était une envie très soudaine, à vrai dire...
- Mais, et… » Hiroto fit un geste vague en direction de son derrière. « Tu sais…?
- Ma queue. Après sept transformation consécutives, j’ai le coccyx en miettes.
- Guh.
- Pourquoi, tu croyais quoi ? »
Sa seule réponse fut un silence gêné durant lequel Honda Hiroto observa ses baskets flambant neuves avec un intérêt tout renouvelé. Yuugi et Jou s’échangèrent un regard déconcerté, les yeux écarquillés et les sourcils levés, et finirent par hausser les épaules lorsque le garçon à la coupe en brosse commença à tracer des cercles au sol de la pointe du pied, si rouge qu’il semblait prêt à faire une combustion spontanée.
« Allez Jou, c’est presque l’heure du repas ! Au moins une dernière fois avant! » s’écria Yuugi, ses yeux ayant repris leur éclat excité.
Avec un soupir épuisé et résigné, Jounouchi se redressa légèrement sur le lit, ses yeux se fixant sur un tableau représentant une paisible vallée, une expression de concentration extrême prenant progressivement place sur ses traits.
Un faible bourdonnement se fit entendre, rappelant vaguement une télévision branchée sur un auxiliaire non programmé, et Yuugi eva la tête, fasciné.
Il sentit les émanations magiques frôler sa main avec un crépitement, et son corps fut parcourut d’un frisson d’excitation. Il pouvait toujours le voir. Le grand Flux magique. Il était là, s’enroulant autour du corps du dragon noir tel un serpent géant autour de sa proie, vacillant légèrement et semblant venir de toutes les directions à la fois. Il était relié à tant de choses différentes ! Aux yeux de Yuugi et aux mains d’Hiroto, qui s’était approché jusqu’au bord du lit. Il descendait sous ses pieds vers ce qu’il savait être le salon rempli d’objet antiques de son grand père, et enveloppait même la boîte dorée que ce dernier lui avait récemment offerte. Il n’avait pas de couleur définie, miroitant à la lumière des bougies et du soleil couchant tel une mer de pierres précieuses. Rubis, saphirs, émeraudes, jades, améthystes, diamants, opales dansaient autour de lui à la manière de ruisseaux aériens. Yuugi avait beau regarder partout, il avait l’impression qu’une seule paire d’yeux ne serait jamais assez pour capter toute la beauté de la scène.
Reportant son regard sur son ami, il attendit avec une impatience toute enfantine le moment-clé dont il avait été témoin les sept fois précédentes. Le ruban de magie raffermit sa prise sur l’étudiant, se plaquant contre son corps et fondant jusqu’à l’envelopper d’une couverture de magie sous sa forme la plus pure. Ses yeux, perdus dans le vague, perdirent petit à petit leur teinte noisette, virant à une couleur ambrée rappelant du miel chaud, à mi chemin entre la couleur de l’or et du soleil couchant. Ses pupilles se dilatèrent brusquement, bien que la lumière fut encore très présente, et s’écrasèrent par à-coups jusqu’à n’être plus que deux fentes félines. Un des bras du dragon fut parcouru d’un spasme incontrôlable et s’écrasa contre le mur derrière lui, lui arrachant un petit grognement de douleur. Yuugi put voir les pores de sa main s’élargir, laissant filtrer une sorte de liquide d’un noir profond qui vint s’envelopper autour des membres du garçon en une couche luisante. La substance fut parcourue de quelques tremblements, à la manière d’un liquide dans lequel on aurait jeté une pierre, et se stabilisa finalement, durcissant jusqu’à prendre la consistance du métal, de véritables gantelets, cuissardes et plastron venant recouvrir la peau et le tissu. Ses épaules étaient considérablement élargies par les bords acérés de l’armure naturelle, ornés d’une unique griffe à chaque extrémité. Le carapace qui recouvrait son abdomen et son torse était faite de plaques de métal noires qui se superposaient les unes sur les autres et pointaient légèrement vers l’avant au niveau du plexus. Sur son crâne trônait un casque imposant qui ne laissait de visible plus que sa nuque, son cou et le bas de son visage, s’arrêtant un peu en dessous les yeux de telle manière que si l’on regardait par dessous, l’on pouvait apercevoir ses yeux de prédateur qui luisaient comme ceux d’un chat à l’ombre de son casque. Ses cheveux blonds en bataille sortaient en épis dorés sur sa nuque et ses pommettes, plaqués contre la peau par le heaume, et offrant un contraste saisissant avec sa carapace couleur de nuit.
Il étendit un bras terminé de longues griffes (à l’air particulièrement acérées) en face de lui, et Yuugi porta finalement son regard sur la longue queue qui balayait les draps derrière le dragon.
Honda, ayant repris rapidement ses esprits, tenta un sifflement appréciateur.
« Rappelle moi de ne plus jamais t’énerver. » fit-il en croisant les bras. Ca n’était pas la première fois qu’il était témoin d’une telle transformation (qui n’était pourtant pas la plus impressionnante du dragon), mais il devait bien avouer qu’elle était toujours aussi impressionnante.
« Avec joie. » répliqua Jounouchi, sa voix résonnant sous son casque comme si entourée de vide, accompagnée d’une tonalité presque métallique, qui ne le rendait que plus effrayant. « Ah, merde, ça tue vraiment, cette queue. » ajouta-t-il en se penchant en avant, sur ses genoux, une main sur les reins pour illustrer, sur un ton si typiquement ‘Jou’ que Yuugi ne put s’empêcher de lâcher un petit rire.
« Argh, c’pas marrant, Yuugi ! Tout ça, c’est de ta faute ! » geignit Katsuya en se redressant, ses mains griffues venant se planter sur ses hanches en une pose rappelant étrangement une certaine Mazaki Anzu, avant de lâcher une série de jurons colorés et de reprendre sa pose initiale, les mains sur les genoux.
Honda joignit Yuugi dans son fou rire, donnant une tape amicale sur l’épaule métallique de son ami.
Yuugi finit par se calmer, observant avec un sourire rassuré ses deux amis se chamailler gentiment. Il avait douté de Jounouchi. Il avait cédé au chantage en oubliant combien ses amis étaient forts. Ils savaient pourtant se débrouiller seuls, comme ils l’avaient fait bien avant de rencontrer Yuugi, et nul doute ne faisait que Jounouchi Katsuya était l’un des garçons les plus forts de Domino. Il n’y avait qu’à regarder son passé de rebelle, qui l’avait amené à une époque à intégrer une bande de voyous qui avaient paradés, fiers comme des pans, exhibant le dragon comme on exhibe un animal rare ou un objet de collection. Honda Hiroto, sans pour autant être aussi connu que Katsuya, avait également une certaine réputation en ville par le biais de sa famille, les Hondas étant connus comme les tireurs d’élite les plus rapides de la région. Nul ne serait assez idiot pour provoquer l’une des familles parmi les plus respectées du pays.
Il se sentait honteux à présent pour cette période de doutes. Mais d’un autre côté, il était rassuré. Après huit démonstrations de puissance de la part du dragon noir, Yuugi en était à présent certain : plus jamais il ne douterait de ses amis.
« Hé, les gars » fit-il doucement, avec un petit sourire alors que les deux autres étudiants se retournaient vers lui, synchrones.
« Vous êtes vraiment mes meilleurs amis, vous savez. »
Il eut droit à un sourire en retour et les deux garçons posèrent chacun une main sur une de ses épaules.
« T’es notre meilleur pote aussi, Yug’ ! » répondit Jou, avec une tonalité affectueuse qui était rare chez lui.
Il ne lui restait plus qu’à remercier encore une fois Yami.
« Au fait, Jou, t’as intérêt à faire tourner ce numéro de Penthouse que Yuugi t’as promis si tu veux que Anzu évite d’apprendre ton chantage…
- Espèce de sale traître ! »
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S’il y avait bien une chose dont Haga était fier, c’était bien de son instinct de survie. Certains auraient put l’accuser de lâcheté, ou encore le traiter de peureux, mais il savait reconnaître les avantages que lui procurait ce sixième sens. Etant un ‘génie’ d’un certain genre, et par conséquent plus jeune que les autres, il était également le plus petit et le plus léger des élèves de l’ASSP. En le voyant ainsi, maigrichon qu’il était, flanqué par des camarades de classe faisant deux fois sa taille, il était difficile de trouver une raison à sa préférence des sciences physiques, plutôt que des arts magiques. Cependant, vivant dans une famille de guerriers féroces, il lui était plutôt difficile de renoncer à la place à l’ASSP qui lui avait été réservée à sa naissance, et il se considérait heureux de ne pas avoir terminé à la Faculté de Défense Militaire Hyouri, comme son frère, où tous les gros-bras et balourds semblaient se rassembler.
Cet instinct, vous demandez ? Et bien c’était justement là où il entrait en jeu ! Il avait la faculté étrange de pouvoir pressentir toute forme de danger des heures à l’avance, sous forme d’un malaise ambiant qui lui tordait les tripes d’anxiété. Il lui était alors facile de se cacher sous son lit, dans un des nombreux dortoirs de l’académie, et d’attendre que la sensation se dissipe et que le danger s’éloigne. En un sens, c’était presque comme un don divinatoire. Qui venait certainement du côté de sa mère, sorcière de renom qui avait laissé tombé sa carrière sans un regret pour suivre sa brute de père. Quelle idiote ! Haga semblait avoir hérité de cette idiotie également, songea-t-il en s’auto-flagellant mentalement. Pourquoi –mais pourquoi ?- avait-il décidé d’ignorer son instinct infaillible au profit de conseils amicaux totalement dépourvus de pertinence ?
« Fais pas ton timide, Haga ! On va à Domino, pas en territoire Ombre, que je sache ! Que veux-tu qu’il se passe ? »
« Je te rassure, mon père adoptif est certainement l’homme le plus pacifique du pays.. »
« … Avoir peur d’un voyage de plaisance à Domino ? Même de ta part, c’est complètement ridicule, Haga. »
Un voyage de plaisance il disait?
Haga sentit une nouvelle vague de colère bouillonner au creux de son estomac et il pressa un peu trop fort le sachet de glaçons sur son œil. Avec un grognement de douleur, il retira le sac en tissu de sa peau gonflée et violacée, et poussa un nouveau soupir, une veine battant follement la cadence sur sa tempe.
Des marécages s’étendant sur des kilomètres, remplis de sangsues et de substituts de sables mouvants. Un tigre blanc affamé le prenant pour la faune locale et tentant de faire de lui son prochain snack. Un manoir qui grince à tout va et l’empêche de dormir la nuit en lui donnant l’impression désagréable que des fantômes rôdent alentour à la lueur de la lune. Une putain de joute verbale amicale entre cousins qui tourne au carnage, et finit par faire des dommages collatéraux.
« Allez Haga ! Fais pas la têt, un œil au beurre noir, ça disparaît en une semaine maxi ! C’est pas la mort. » grogna Mai, exaspérée par son regard sombre et ses sursauts de colère intermittents.
« Va dire ça à mon œil… » marmonna-t-il, les dents serrées. « Même pas une excuse. Rien ! Ils auraient au moins pu s’arrêter quand ils ont remarqués que leur bain de sang prenait un peu trop d’ampleur, mais non !
- Enfin, tu dois bien avouer que cette fois-ci, Yami l’avait vraiment cherché. C’était une vraie déclaration de guerre…
- Alors là, tu vois, j’en ai rien à faire ! »
Haga râlait beaucoup, mais il savait pertinemment bien qu’il ne pourrait pas rester très longtemps en colère contre Yami. L’épéiste aux yeux rouges était après tout le seul de leur groupe assez affable et mature –en général- pour entretenir une conversation intéressante avec le jeune entomologiste. Et Kaiba… disons que la rancune allait vite se transformer en une peur paralysante à force de regards glacials et de menaces à demi-voilées.
La cause de leur dispute, cette fois-ci ? De la sauce soja. Eh oui, tout ça à cause d’une pauvre plante en bouteille. Rien que repenser à la scène lui faisait pousser un long soupir mortifié, une goutte de sueur coulant sur la tempe.
« C’est tellement stupide… » murmura-t-il dans sa barbe, en ramenant le sac de glaçons sur son œil.
Le regard que lui adressa Mai suffit à lui faire comprendre qu’elle partageait tout à fait son point de vue…
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L’ambiance était agréable, pacifique et bon-enfant. C’en était terrifiant.
« Alors, Yami, dis-moi : combien de temps dure votre période de probation, cette année ? » demanda Mahado avec un sourire indulgent, ses yeux bruns chaleureux glissant subrepticement de Seto à son fils adoptif.
Ce dernier, assis juste en face du professeur d’Histoire à la A.A.M.I., était casé entre Mana et Kaiba, les sourcils froncés en une expression irritée.
« … Deux mois.
- Seulement deux ? C’est très court, pour des Erudits de premier flambeau…
- Notre promotion était très bonne, cette année. Avec un taux de réussite supérieur à 23 contre 5. »
Le dragon aux yeux bleus émis un grognement dédaigneux.
« Très bonne, tu dis ? Avec le nombre d’idiots qui m’ont entouré ces six dernières années, j’en doute fort.
- Cousin, si tes critères de sélection étaient considérés comme normaux, plus de trois-quart de la population mondiale serait constituée d’attardés mentaux…
- Remplace « attardés mentaux » par « incompétents », et tu ne pourrais pas être plus proche de la vérité. »
Haga, assis juste à côté de Mahado, en face de Kaiba, suivit la joute verbale des yeux, las, à la manière d’un arbitre regardant un match de tennis amateur à la fin d’une journée de tournois.
« Seto, ne sois pas si pessimiste. » soupira Mahado, une main sur le front. « A ton âge, tu devrais accueillir à bras ouverts toute forme de contact humain, et non pas rabaisser en permanence tes camarades de classe en vrai misogyne…
- Oui, Kaiba, écoute donc Mahado pour une fois, avant que l’on ne doive t’enfermer avec la mention « attardé social » sur ton dossier… » renchérit Yami, le ton dégoulinant de sarcasme et apparemment d’une humeur de chien. Haga avait-il déjà précisé à quel point l’ambiance était bonne ?
Les deux cousins s’affrontèrent du regard pendant quelques secondes, et Haga pu presque voir quelques éclairs vengeurs passer entre eux. Finalement, ce fut Mana qui brisa le match visuel en tirant sur la manche de son frère adoptif.
« Hé ! Hé, Ouji ! » pépia-t-elle avec un grand sourire enthousiaste. « Tu sais, c’est la semaine prochaine mon examen à moi ! Tu pourras m’aider à m’entraîner à l’épreuve physique, dis ? »
Yami, toujours prêt à rendre service à la jeune fille qu’il aimait comme une sœur, lui adressa un sourire apaisé tout en hochant à l’affirmative. Le repas se poursuivi sans trop de problèmes, les deux cousins s’ignorant royalement malgré la proximité tandis que Mai discutait avec Mahado en toute… amitié.
« Alors comme ça, Sennen-san, vous êtes professeur à la AAMI ? » demanda-t-elle, le menton dans la main et le coude sur la table, adressant un sourire innocent et pur à son interlocuteur.
« Effectivement. » répondit Mahado, ignorant qu’il était des tentatives de séduction dont il était la cible. « Mes élèves sont assez peu motivés, mais très gentils, et de bonne volonté quand ils s’y mettent. »
Haga roula des yeux face à l’insouciance du jeune professeur. Certaines personnes ne connaissaient vraiment rien aux dangers du genre féminin…
« Yami… Passe moi le shichimi.
- Oh, mais de rien. Merci à toi pour la politesse. »
Avec un soupir défaitiste, Yami se pencha par dessus la table et attrapa la petite bouteille de mélange d’épices. Oh, pauvre, pauvre Yami ! Inconscient qu’il était de l’erreur monumentale qu’il venait de faire.
Son cousin reptilien attrapa le condiment tout en avalant sa bouchée d’udon, adressant un simple grognement de remerciement à son voisin de table. Il s’apprêtait à saupoudrer ses nouilles d’épices quand il eut un aperçu de l’étiquette de la bouteille. Il se figea sur place, bouteille de sauce dans une main et baguettes dans l’autre. Haga haussa un sourcil face à l’expression sombre qu’il arborait, sentant les prémices d’une bonne crise de rage bouillonner sous le masque impassible du dragon.
« … Même de ta part, c’est un coup particulièrement bas.
- … Quoi ? »
Clairement surpris, Yami redressa la tête vers son cousin, le bout de ses baguettes encore dans la bouche.
« Comme moyen de me tuer, tu aurais pu trouver mieux. »
Oh. Ce ton ne lui disait rien qui vaille, décida Haga en déglutissant.
« De quoi est-ce que tu parles encore ? Tu es vraiment parano, Seto. »
On repassait au prénom, maintenant ? Yami avait-il sentit l’énervement de son cousin et opté pour la carte prudence ?
« Shoyu, Yami. Tu sais. De la sauce soja. Comme dans ‘dragon’ plus ‘allergie’ égal ‘mort certaine’. » Chaque mot était prononcé très distinctement, comme si Kaiba parlait à un attardé, où à un enfant en bas-âge.
« Quoi ? Du shoyu ? Où ça ?
- Regarde donc ce que tu viens de me donner, abruti ! » hurla le dragon en jetant la bouteille de sauce à la tête de l’épéiste, une veine pulsant sur sa tempe.
« Mais de quoi est-ce que tu parles ? Tu es devenu aveugle où quoi, regarde l’étiquette, c’est bien une bouteille de shich- » Le diplomé aux yeux cramoisi se figea net, les yeux rivés sur l’étiquette rouge vive de la bouteille qui indiquait en grandes lettres jaunes « Sauce de Soja Supérieure ».
« Oh.
- Oui. « Oh », comme tu dis. Bravo à toi pour savoir lire, même si c’est un peu tard maintenant.
- Tu vas pas t’y mettre, Kaiba. Franchement, c’était juste un accident ! Tu n’es pas mort, que je sache.
- Ah, parce que c’est sûr que ça change tout ! A partir du moment où une tentative d’assassinat échoue, le criminel n’en est pas un, c’est ça ta logique ?
- Assassinat…? J’avais vraiment raison, tu es paranoïaque.
- C’est sérieux, crétin ! Si j’avais avalé ce truc, je serais mort en moins de cinq minutes !
- Quelle perte pour l’humanité.
- Ca suffit… ! »
Se redressant d’un bond sur sa chaise, les yeux brillant d’un feu étrange et les crocs étrangement acérées, le dragon brun agrippa le col de son cousin, un grognement bestial dans la voix.
« J’en ai assez de toi, de ta stupide épée et de ta foutue nonchalance ! »
Yami eut une exclamation dédaigneuse.
« Paranoïaque et mauvais perdant. »
C’en fut trop, et autant Haga s’y attendait, autant son corps semblait ne plus vouloir répondre, paralysé par la vague de magie pure que relâcha le dragon sous la colère. Les autres occupants de la pièce eurent le bon sens de bondir hors de leur chaise, et Mahado regarda avec une expression choquée et désespérée sa table en bois de chêne se faire détruire impitoyablement d’un coup de poing plein de griffes.
Haga, pour sa part, se contenta de faire intimement connaissance avec un gros morceau de bois errant qui vint s’écraser directement dans son orbite droit. Si seulement il avait au moins remonté ses lunettes le long de son nez... Il aurait certainement eu moins mal.
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A suivre.
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Notes de fin de chapitre :
(1)Puy du Fou : Parc d’attractions français basé sur la reconstitution d’évènements/de lieux moyenâgeux.
(2)« Ohmygodkawaidesuneyuugichan » : Ou encore « Oh my god, kawai desu ne yuugi-chan ! ». Fangirlisme qui peut se traduit par « Oh mon dieu, yuugi est si mignon ! ». Un truc juste pour rigoler, alors ne prenez pas offense, ô fans de franponais.
(3)Chono-sensei(Ou encore Tyono-sensei dans la version français) : Une des professeurs de l’école de Domino dans le manga (Fin du tome 1). Une femme sadique adorant expulser les élèves, s’habillant comme une prostituée et portant assez de maquillage pour maquiller deux clowns et une geisha.
(4)Accent d’Osaka : Un accent particulier qu’adoptent certains habitants de la grande ville d’Osaka, Japon. Très populaire (Dans le sens : ‘commun’/’vulgaire’) et caractéristique des personnages sans-gène/racailleux dans les mangas.
(5)Penthouse : Magazine pornographique soft.
(6)ASSP : Académie des Sciences Spirituelles et Physiques
(7)Ouji : Se traduit par Prince ; le surnom de Mana pour Yami.
(8)Shichimi : Condiment japonais ; mélange de sept épices différentes.
(9)Udon : Pâtes blanches et épaisses, servies soit froides sur un plat, soit en soupe
(10)Shoyu : Sauce soja
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Note de l’auteur :
Il y aura bientôt du changement sur mon compte :
- Réécriture des premiers chapitres de Ces Stupides Princesses (Parce qu’ils sont tellement vieux que je ne peux plus les lire sans m’arracher les cheveux d’horreur)
- Ecriture d’une fanfiction courte (5 chapitre max.) yaoi (Rating M) UA (Fantasy/Aventure) basée sur le conte Blanche-Neige et les Sept Nains, avec Kaiba/Jou (Parce que ce duo m’obsède).
- Ecriture d’une fanfiction longue sur Bleach, aventure/action/humour, avec du yaoi également (Bien que tard dans l’histoire) et du GrimmIchi.
Ceux qui sont intéressés peuvent aller voir du côté de mes blogs (Livejournal et Overblog. Pour les liens, voir dans mon profil), où je posterai des extraits, les premiers chapitres de mes nouvelles fanfics et très certainement beaucoup d’infos en rapport avec CSP et des extraits des chapitres suivants.
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Petite question du chapitre : Préférez vous des chapitres aussi longs que celui-ci, aussi courts que les premiers ou entre les deux ?