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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Parce que je te hais

Ice-Alex
Author of 6 Stories

Rated: K - French - Romance/Humor - Draco M. & Hermione G. - Reviews: 125 - Updated: 08-13-09 - Published: 11-07-07 - id:3878890

Voilà, un grand merci encore à tous de me lire, et de me reviewer ) !

Merci merci merci merci merci merci merci ! XD

Je me suis dépêchée, héhé, alors c'est à consommer avec modération :D !

Bonne lecture D !

Blog de mes créations (poèmes ect.):

Chapitre 9 : Une fuite bien surprenante

Non, non, et NON ! Je ne veux pas, je ne peux pas. C’est contre nature d’épouser cette morue ! Par pitié, Merlin ! Tout, je dis bien TOUT, sauf ça !

- Tu es réveillé, mon Drakichou ?

- …

- Bon, je te laisse dormir encore un peu, mais n’oublie pas de te lever : les invités ne vont pas tarder ! minaude mon imbécile de fiancée.

Mais oui, c’est ça, compte sur moi ! Remarquez, si je pouvais rater la cérémonie, ça m’arrangerait… Et dire que je serais obligé de la supporter jusqu’à ma mort… Autant de me jeter du sommet de Gringotts tout de suite ! Mais attendez… Qui m’oblige à me marier ? C’est juste l’idée de mon père pour « préserver la noblesse de la famille ». C’est sûr qu’on pourra le redorer notre blason avec tout l’argent des Parkinson ! Mais moi, je porterai quotidiennement la honte d’être marié avec la pire cruche des Sang-Purs !

Je commence à en avoir plus qu’assez de tout ça ! Quand même, je suis DRAGO MALEFOY, le grand, le beau, l’illustre, le majestueux, le royal Drago Malefoy ! Je suis donc libre de vivre comme bon me semble et de prendre mes propres décisions concernant ma vie, il me semble ! Oh que oui, et je vais le leur montrer !

Je me lève d’un bond, plus réveillé que jamais, et commence à m’habiller rapidement.

- Minkey ! aboyé-je.

Un grand « Crac ! » se fait entendre, et une elfe portant des habits crasseux apparaît. Elle s’incline jusqu’à ce que son nez touche le sol, en profitant pour le nettoyer au passage, et couine :

- Le maître a appelé Minkey, Monsieur ?

- Oui, va me chercher ma valise, ordonné-je sèchement.

Elle s’éclipse, et j’en profite pour réfléchir : où vais-je aller ? Je n’ai pas vraiment envie de dépenser des sommes pharaoniques compte tenu que mon père va me rayer définitivement de l’arbre généalogique dès qu’il se rendra compte de ma « fuite ». Car oui, je l’admets, je fuis mon destin. Mais quel mal y a-t-il à fuir une morue ? Aucun, même un Moldu vous le dira. Heureusement, il y a toujours une place quelque part pour le célèbre Drago Malefoy…

Minkey réapparaît, apportant avec elle mon ancienne malle de Poudlard, fraîchement sortie du placard où elle attendait depuis hier. Je m’en suis servi toute la semaine pour mon voyage. Un vrai rêve, dit-en passant : la mer, le luxe, les jeunes sorcières en bikini sur la plage… De quoi me satisfaire amplement si je n’avais pas eu Pansy collée à mes basques toute la journée non-stop. Bref, il faudrait que je me dépêche si je veux sortir incognito… J’attrape alors ma valise, et l’ouvre brutalement.

- Faislamalle !

En deux en trois mouvements, mes vêtements sont pliés et rangés soigneusement, recouvrant des dossiers et autres paperasses importantes. Je donne l’ordre à Minkey de s’en aller, et je regarde une dernière fois cette chambre qui fut la mienne. Ce n’est pas le moment de flancher. Je prends mon courage inexistant à deux mains et pousse silencieusement la porte de ma chambre. J’avance lentement dans le couloir obscur et arrive en haut de l’escalier d’où j’aperçois la haute silhouette de ma mère s’enfoncer dans le couloir menant aux cuisines. La voie est libre. Alors, sans bruit, je descends les escaliers de marbres, ma valise flottant devant moi.

Je traverse le hall sur la pointe des pieds, et me retrouve enfin dehors. Immédiatement, je transplane dans une rue bondée de monde : le Chemin de Traverse. Je souffle un bon coup, et pénètre dans la première auberge venue : il est hors de question qu’un des invités m’aperçoive ici à cette heure. Je m’accoude au comptoir luxueux de cette buvette, et un petit homme chauve se précipite vers moi afin de me servir :

- Monsieur, bienvenue à « La plume sucrée » ! Que puis-je faire pour vous ? s’enquit-il.

- Je veux une chambre pour la semaine, réclamé-je.

- Je suis confus, Monsieur, mais nous sommes complets. Vous comprenez, le mariage de Monsieur Malefoy a ramené beaucoup de monde dans les environs, et puis avec les vacances d’été qui commencent… J’ai bien peur que vous ne trouviez pas de chambre libre à des kilomètres à la ronde ! s’exclame-t-il sur le ton de la discussion.

J’avais bien dit à Pansy de ne pas inviter tout le comté ! Je suis dans de beaux draps, moi maintenant ! Et puis cet homme qui ne me reconnaît pas, il est d’un stupide ! Mais comment vais-je faire alors pour trouver quelque part où dormir ? J’aurai du tuer Pansy, ça aurait été beaucoup moins compliqué !

- C’est scandaleux ! Ce Malefoy se croit vraiment tout permis ! hurlé-je.

Voilà que je me mets à parler de moi à la troisième personne, je commence vraiment à dérailler ! Il faut dire aussi que je n’ai jamais eu besoin de chercher où dormir… Mais de là à me critiquer moi-même, il y a du chemin !

- Je suis navré, Monsieur, mais je vais devoir vous demander de quitter cet établissement, réplique-t-il d’un ton dur en me poussant vers la sortie.

- Mais… Pour qui se prend-il celui-là ?!

Vous comprendrez que Monsieur Malefoy est très populaire et il pourrait nuire à cette auberge s’il apprenait qu’on a dit du mal de lui ici. Entre nous, c’est plutôt le passé de sa famille qui effraie les gens plus que sa personne. Tout le monde sait bien que ce n’est qu’un fils à son père pourri gâté. Mais bon, il a du pouvoir, n’est-ce pas ? soupire-t-il. Je ne peux donc pas prendre le risque de me frotter à lui.

Un fils à papa ?! Moi ?! Certainement pas ! Je sors de l’auberge d’un pas furieux, et bouscule tout le monde sur mon passage. Je continue un peu plus loin dans la rue, jusqu’à l’auberge suivante. Je rentre, et j’en ressors deux minutes plus tard. Même réponse que dans la précédente. Je fais de même dans toutes les auberges des environs, mais j’obtiens à chaque fois le même refrain : « Nous sommes complets, monsieur ». Je finis par me demander si je n’ai pas du me marier avec Pansy, au moins j’aurais pu dormir cette nuit !

Il est 17 heures, et je n’ai toujours pas d’endroit où dormir. Peut-être le ministre pourrait-il m’héberger ? Ca lui donnera une occasion de plus pour faire son lèche-bottes… Et puis, je pense qu’il n’en dira rien à personne, lui. Sans hésiter plus longtemps, je fonce vers le Ministère de la Magie. Quelques secondes plus tard, grâce à mon transplanage surpuissant, je me retrouve dans le couloir menant au bureau ministériel. J’y pénètre sans ménagement, et je tombe nez à nez avec… Granger ! Il ne manquait plus qu’elle !

- Granger ! Qu’est-ce que tu fous là ?!

- Ce serait plutôt à moi de te poser la question, Malefoy, réplique-t-elle d’un ton acerbe. Et ton mariage ?

- Ca ne te regarde pas, Granger.

- Le petit Malefoy aurait-il faussé compagnie à sa petite fiancée ? raille-t-elle.

- Je… m’apprêté-je à répliquer.

- Ah, Monsieur Malefoy ! Tout le monde vous cherche à votre mariage ! Que s’est-il donc passé ? Il faut tout de suite envoyer un hibou à votre père ! s’exclame le Ministre.

- Non, il ne faut prévenir personne, répondis-je durement. J’étais venu vous demander si vous auriez l’obligeance de m’héberger quelques jours.

- Vous m’en voyez vraiment désolé, mais j’ai des amis en ce moment même… Les auberges sont-elles toutes complètes ?

- Oui, malheureusement.

- Je m’en doutais, je ne vous demanderai pas les raisons de votre départ, je suppose. Mais je suis sûr que Miss Granger se ferait une joie de vous accueillir, n’est-ce pas ?

- C’est que, je… balbutie-t-elle.

- Hé bien, c’est conclu ! Vous voyez, Monsieur Malefoy, tout s’arrange !

Pourquoi le sort s’acharne-t-il donc sur ma miséricordieuse personne ?!



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