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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark TV Shows » Stargate: SG-1 » Episode Tags Season 9

Aybarra
Author of 73 Stories

Rated: M - French - Romance/Angst - Carter, S. & O'Neill, J. - Reviews: 23 - Updated: 03-10-08 - Published: 11-11-07 - Complete - id:3885097

Tag pour « Off the Grid »

Avertissements : situations sexuelles

Résumé : Jack fait des promesses.

« Je promets, encore, et pour la dernière fois, que je ne laisserai pas mes sentiments interférer avec ta carrière. Et je t’ordonne de me botter les fesses si jamais j’essaie de le faire à nouveau, » lui avait-il dit il y a une semaine, quelques heures seulement après qu’il ait pris, à contrecœur, sa décision définitive.

Elle avait souri tristement, et caressé ses cheveux, compatissante. « Jack, s’il te plait, sache que je sais combien c’est dur pour toi. Je sais comment je me sentirais si j’étais dans ta position, » elle s’était tournée vers lui dans le lit. « Je ne veux pas être la raison de ta tristesse. Au contraire, je veux te rendre heureux chaque jour, chaque heure, et chaque seconde si je peux. »

« Tu le fais, Sam. Tu fais de moi le type le plus heureux, le plus fou, le plus ‘désolemment’ excité du monde, » avait-il plaisanté, voulant alléger le moment.

« Ce n’est même pas un mot ! » avait-elle dit en pouffant et le frappant légèrement sur l’épaule. « Mais j’ai compris, » avait-elle ajouté, se tournant vers lui et posant ses lèvres sur les siennes pour un doux baiser.

Et cela avait été la fin de leur conversation sur le sujet. Elle l’avait laissé s’en sortir ainsi, car elle l’aimait.

Aujourd’hui, Jack la regardait dormir, assis dans le fauteuil confortable au coin de la chambre. Il avait pu dormir quelques heures, mais comme d’habitude, des cauchemars malvenus avaient interrompu son sommeil. Il était devenu optimiste à leur propos au cours des années. Il acceptait les cauchemars comme faisant partie de ce qu’il était, et ne les laissait habituellement pas envahir sa réalité. Une fois réveillé, il pouvait les garder enfermés en sécurité dans cette pièce sombre de son cerveau, là où il avait stocké ses souvenirs les plus pénibles, ceux qui appartenaient à la mort sanglante de son fils, sa torture en Irak, et ses nombreuses morts aux mains de Ba’al.

Mais le cauchemar de la nuit dernière était nouveau. Ce cauchemar-là était le résultat direct de son état d’esprit actuel, de sa peur pour la vie de Sam, et de son impuissance à empêcher le danger de l’atteindre. Parce qu’il devait se rendre à l’évidence, il ne pouvait pas la garder en sécurité. Il ne pouvait pas attacher ses ailes et espérer toujours avoir ce qu’il avait maintenant avec elle. Il ne pouvait l’empêcher d’être qui elle était, et la vérité était qu’il ne le voulait pas non plus.

Elle était morte dans son rêve, et il s’était vu seul dans son chalet, regardant par-dessus le petit lac, debout sur la petite jetée, et tenant un pistolet dans la main. Cela faisait un bon moment qu’il n’avait pas eu le désir de se tirer une balle dans la tête, même en rêve. Mais la sensation de désespoir que son absence avait apporté dans son cœur avait été trop difficile à supporter.

Il l’avait vue mourir dans ses bras sur une planète alien lointaine. Il avait été là à la regarder être touchée, et il avait été là pour la rattraper alors qu’elle tombait sur le sol, essayant désespérément d’endiguer le flot de sang se déversant de sa poitrine. Il l’avait implorée de rester avec lui, avait hurlé à Teal’c et à Daniel d’aller chercher de l’aide alors qu’ils se tenaient simplement là et les regardaient fixement, les tirs de zats et de lances goa’uld continuant de pleuvoir sur eux.

« C’est son heure, Jack. Vous ne pouvez empêcher ceci d’arriver. Essayez simplement de l’accepter, » avait dit Daniel dans ce ton satisfait de soi et naïf si exaspérant dont il était capable.

« Vous devez la laisser aller, O’Neill. Et vous devez continuer votre chemin, » avait ajouté Teal’c, les sons de la bataille engloutissant presque sa voix grave, sa douleur clairement visible dans ses yeux sombres.

« NOOON ! Elle ne peut pas mourir ! Nous devons l’aider ! » leur avait-il crié, ses doigts incapables d’empêcher la vie de quitter le corps de Sam à travers la blessure ouverte dans sa poitrine. « Sam, tiens bon ! Je t’interdis de me lâcher ! » lui avait-il ordonné, ses larmes tombant sur son beau visage.

« Je t’attendrai, Jack. Rappelles-toi que je t’aime, et que j’attendrai, » lui avait-elle dit d’une voix ferme, son visage ne montrant rien de la douleur qu’elle aurait dû ressentir, et ses yeux bleus brillants et clairs. Elle lui avait souri, et sa main ensanglantée avait effacé ses larmes, sa douce caresse laissant des traînées rouges sur sa joue. « Je t’attendrai. » Et elle avait fermé ses yeux pour toujours.

Jack s’était réveillé en sursaut, son cœur battant à tout rompre et un cri sur le point de sortir de sa gorge. Mais il avait pu le retenir avant qu’il ne réveille Sam. Il avait instantanément réalisé où il était et qu’il avait fait un cauchemar, et il avait pris une profonde respiration et s’était pris la tête dans ses mains jusqu’à ce que sa respiration se stabilise.

Maintenant il la regardait avec de l’amour dans les yeux comme Sam s’étirait dans son sommeil et que ses longs bras blancs se tendaient vers lui, le recherchant inconsciemment sous les couvertures. Il remarqua ses sourcils se froncer, encore endormie, et sa main chercher inutilement. Ses yeux bleus s’ouvrirent brusquement et sa tête se redressa de l’oreiller, fixant l’endroit vide près d’elle. Cela lui prit quelques secondes pour le trouver dans l’obscurité, le dos voûté, nu, dans le fauteuil trop grand. « Jack ! Qu’y a-t-il, chéri ? Pourquoi n’es-tu pas au lit ? » demanda-t-elle en se redressant, une main sur sa tête pour dégager son front des boucles blondes, et l’autre tenant le drap blanc sur sa poitrine.

« Je me suis réveillé et je n’arrivais pas à me rendormir. Je ne voulais pas te réveiller, » répondit-il doucement, essayant de boire à la vision d’elle et de l’imprimer dans son esprit, sachant que de tels souvenirs seraient peut-être tout ce qu’il aurait d’elle dans le futur.

« Un autre cauchemar ? » demanda-t-elle encore, abandonnant le drap et balançant ses longues jambes nues hors du lit pour venir s’agenouiller devant lui, insouciante de son corps nu, ses mains venant caresser ses joues avec douceur.

« Oui, toujours les mêmes, » répondit-il calmement, essayant de lui sourire, sa main chaude recouvrant la sienne contre sa joue.

« Veux-tu en parler ? » demanda-t-elle, sachant quelle serait la réponse, mais essayant néanmoins.

« Non. Je pense que je vais simplement aller faire du café et lire le journal. Il devrait être déjà arrivé. Toi, retournes au lit. » Il tapota sa main et l’enleva gentiment de sa joue. Il embrassa son front et l’aida à se relever, la poussant tendrement vers le lit. Il la fit s’étendre à nouveau et borda les couvertures autour de son corps. « Tu as besoin de te reposer, et il n’y a aucune raison pour que tu te lèves si tôt. » Embrassant délicatement sa bouche, il se força un autre sourire, puis mit tranquillement son pantalon de jogging, et se retira vers la cuisine.

Jack soupira et regarda l’extérieur par la fenêtre, voyant les premières bandes de ciel roses apparaître au-dessus des bâtiments entourant son appartement. Il laissa sa tête tomber, se demandant combien de fois il ferait ce rêve-là dans le futur. Il entendit un bruissement derrière lui et se retourna pour voir la forme fantomatique de Sam enroulée dans le drap blanc et qui se tenait près de la porte de la cuisine. « Que puis-je faire pour t’aider, Jack ? Je dois pouvoir faire quelque chose, » demanda-t-elle doucement, ses traits à peine visibles dans la pièce sombre.

« Démissionne et pars avec moi au chalet ! Laisse tout derrière, et sois avec moi jusqu’à mon dernier souffle ! » cria la voix dans sa tête, mais il se contenta de lui secouer la tête, et sourit à nouveau pour elle. « Je t’ai dit ce que ce serait d’être avec moi, Sam. Je t’avais prévenue, tu te rappelles ? Et tu as dit que tu le supporterais. Ne laisse pas mes problèmes de sommeil t’affecter. La seule chose que tu puisses faire pour eux est de les ignorer, » répondit-il au lieu de céder à sa voix intérieure.

Sam continua de l’observer de la même position, et inclina la tête, le regardant avec curiosité, réalisant d’une manière ou d’une autre qu’il avait rêvé d’elle. Elle s’avança lentement vers lui, mais s’arrêta avant de le toucher, levant ses grands yeux bleus pleins de compassion vers lui. « Je ne pourrais jamais ignorer quelque chose qui te fait souffrir, Jack. Et tu dois te rappeler de ça, aussi longtemps que nous avons l’un l’autre, nous pouvons créer de bons souvenirs pour nous soutenir dans l’éventualité où l’un de nous mourrait. » Suivant ses mots, elle laissa lentement tomber le drap couvrant sa nudité, et se tint là, attendant que ses mains la touchent, son corps pâle luisant de façon séduisante avec les premiers rayons de soleil s’infiltrant à travers la fenêtre de la cuisine.

« Sam, » murmura-t-il, son corps répondant instantanément à son invitation, et sa main se tendit vers son visage avec hésitation. Elle s’approcha plus près pour qu’il la touche, et ferma les yeux quand sa main prit en coupe sa joue et la caressa avec douceur. Elle soupira, et sa bouche trouva sa paume, l’embrassant délicatement.

Jack ressentit le baiser jusqu’à son âme, et prit une brusque aspiration en sentant les sensations électriques s’élancer à travers son corps. Elle le regarda avec un sourire malicieux, et finit par éliminer la distance les séparant encore. Son corps pressé contre le sien, et ses bras s’enroulèrent autour de ses épaules, les mains de Jack caressant immédiatement la peau douce de ses bras et de son dos, son cœur accélérant son rythme alors qu’il savourait la sensation de son corps épousant le sien.

Sam sentit ses mains agripper sa taille et la soulever, la prenant contre lui. Il la tourna ensuite et la déposa sur le plan de travail de la cuisine, son visage s’enfouissant dans sa poitrine, et sa bouche explorant impatiemment la douceur de sa peau. Ses mains, bien loin d’être inactives, s’égarèrent sur sa peau, les doigts s’enfonçant parfois douloureusement dans ses muscles. Elle ferma les yeux pour mieux apprécier les sensations que son traitement créait, et sa tête retomba en arrière avec un gémissement de plaisir, lorsque sa bouche devint plus affamée d’elle. « Dieu, Jack… tu es siii… Oh ! » haleta-t-elle alors que sa bouche trouvait un autre endroit à taquiner.

« Si quoi ? » gronda-t-il contre son sein.

« Si doué… à ceci… » répondit-elle d’une voix hachée entre deux respirations tremblantes. Jack sourit contre son cou, mordillant délicatement et la tirant plus près de son corps, recherchant la bonne position. « J’aspire à plaire… » répondit-il, juste avant de s’enfoncer profondément dans sa chair.

« Ceci… ceci est… ce dont tu devrais rêver… chaque nuit, » réussit-elle à dire entre deux halètements et gémissements de plaisir, et elle se tint à son cou comme à une bouée, sentant son corps l’accueillir pleinement et complètement en elle. Elle cria brusquement, le subit et intense orgasme la prenant par surprise. L’explosion, qu’elle ressentait habituellement, atteignit sa plénitude et bouleversa ses sens, soumettant son corps au sien..

« DIEEEU, Sam ! » gronda-t-il contre ses cheveux, son corps répondant au sien dans une violente explosion, laissant Jack à bout de souffle et les jambes rendues faibles par son orgasme. Il se retint à son corps tremblant et s’appuya contre le plan de travail pour se soutenir.

« Mon Dieu, Jack, » murmura-t-elle finalement contre son oreille, sa respiration toujours tremblante et le souffle court. Sa réponse fut de sourire d’un air suffisant contre son cou et de la serrer encore plus étroitement, emplissant ses narines de la senteur propre et musquée qui n’appartenait qu’à elle.

« Tu as raison. C’est ce que les rêves devraient être, » dit-il finalement d’une voix douce, son visage toujours enfoui dans son cou, et ne voulant pas se séparer d’elle avant longtemps. Sam gloussa en silence, le tenant fermement contre sa poitrine, et caressant son dos amoureusement.

« S’il te plait, reviens au lit avec moi, Jack. Blottissons-nous ensemble si tu n’arrives pas à dormir. Je dois partir ce soir et je veux passer chaque seconde que je peux avec toi enveloppé autour de moi, » gémit-elle doucement, ses mains caressant toujours sa tête et son dos tendrement.

« Quand tu demandes de cette façon… » Il admit sa défaite, et la souleva de la surface dure, tenant ses jambes autour de sa taille. « Changeons de lieu, » ajouta-t-il, la portant vers la chambre comme une petite enfant, son pantalon oublié sur le sol de la cuisine.

Ils s’effondrèrent sur la douce surface ensemble, et recherchèrent immédiatement une position familière, Jack blotti contre elle, une de ses jambes couvrant celles de Sam tandis qu’elle était étendue sur son dos et tenait son bras droit sur sa taille. Le visage de Jack toujours enfoui contre son cou, elle pouvait sentir son souffle chaud contre sa peau. Elle continua de caresser son bras délicatement, songeant à son rêve, mais ne désirant pas le ramener.

« Jack, tu réalises que nous sommes très chanceux, n’est-ce pas ? » demanda Sam avec douceur.

« Je réalise que je le suis, » acquiesça-t-il volontiers. Sam sourit au compliment implicite dans sa réponse.

« Nous le sommes tous les deux, » insista-t-elle. « Nous serions tous les deux morts si nous ne l’étions pas. Avec tant de situations où nous nous en sommes sortis de justesse durant toutes ces années, nous devrions être morts. Mais nous ne le sommes pas. Nous restions vivants pour l’autre, et à cause de l’autre. »

« Comment l’expliques-tu ? » demanda-t-il, sa voix étouffée.

« Nous avions toujours une bonne raison de survivre, Jack. Beaucoup dépendaient de nous, de nos efforts. Et c’est toujours le cas. Chéri, j’ai la meilleure des raisons pour survivre maintenant. Je t’ai toi vers qui revenir. Tu dois croire que, s’il est humainement possible, je reviendrai à chaque fois. Nous ne pouvons pas devenir pessimistes à notre âge. Ce n’est pas ce que nous sommes, » réprimanda-t-elle gentiment.

Jack resta silencieux, respirant doucement dans son cou. Elle pouvait dire qu’elle ne l’avait pas convaincu. « Jack ? » incita-t-elle.

« J’essaierai de rester optimiste. C’est tout ce que je peux promettre, » répondit-il, ne paraissant pas très crédible.

« D’accord, » acquiesça-t-elle. « Je peux vivre avec ça. Mais tu dois me promettre quelque chose d’autre. » Jack attendit, se demandant ce qu’elle avait à l’esprit. « Quoiqu’il arrive, tu prendras soin de Cassie. Et tu dois me promettre que tu continueras ton travail, pour que les vies perdues ne le soient pas pour rien. La Terre a besoin de toi. »

Jack retint son souffle, réalisant que Sam avait peur aussi. Elle avait peur pour sa vie à lui, peut-être autant que pour la sienne. Et elle essayait de lui rappeler qu’il avait plus d’une raison pour continuer à vivre.

« Et tu dois me promettre que tu ne te blâmeras jamais de me laisser vivre ma vie, peu importe comment elle se termine, » ajouta-t-elle après son silence continu.

« Autre chose ? » essaya-t-il de plaisanter, et elle sourit effectivement à son ton désinvolte. Mais cela ne l’empêcha pas de continuer.

« Et je veux que tu te rappelles que tu m’as rendue complètement, parfaitement heureuse, » ajouta-t-elle, plaçant un baiser déterminé dans ses cheveux.

« C’est vrai ? » demanda-t-il, levant finalement son visage pour la regarder.

« Oui, » répondit-elle simplement. « Plus heureuse que je n’aie jamais été de ma vie, » elle embrassa son front. « Plus heureuse que je n’aie jamais pensé pouvoir l’être, » elle embrassa son nez. « Plus heureuse que personne ne mérite de l’être, » elle posa enfin ses lèvres sur les siennes, sa langue les parcourant avec une fausse timidité.

« Hum, » murmura-t-il, sa langue jouant avec la sienne, et ses bras s’enroulant étroitement autour d’elle. « Je te promets, si tu me promets quelque chose en retour, » demanda-t-il avec sérieux.

« Quoi ? » demanda-t-elle, lui retournant son regard sérieux, légèrement inquiète.

« Promets-moi que tu porteras pour moi ce joli petit ensemble en cuir que tu portais pendant ta dernière mission, » dit-il, une expression soudain pleine de malice sur son visage.

« JAAAACK ! » Elle flanqua une tape sur sa tête, essayant de ne pas rire. « Qui t’a parlé de ça ! »

« Daniel m’a appelé pour me parler de tout ça. Il disait que tu étais sexy ! » Il lui sourit, essayant de se mettre sur elle pour l’empêcher de s’échapper.

« Il n’a pas fait ça ! » argua-t-elle d’incrédulité, incapable de garder un visage sévère.

« Si ! Et je lui ai ordonné de me l’envoyer par courrier. C’est arrivé la nuit dernière, et c’est dans la boîte qui est posée sur le sol, là-bas, » dit-il, remuant ses sourcils de façon suggestive.

« Je ne… » commença-t-elle à arguer, mais Jack couvrit sa bouche avec sa main et l’avertit.

« Je promets, si tu promets. » Son sourire tentant la prévenait qu’il pensait obtenir ce qu’il voulait. Aussi elle acquiesça finalement, ses yeux lui souriant au-dessus de sa grande main. Il sourit largement de triomphe. « Alors, où en étions-nous ? » gronda-t-il d’une voix sexy. Et il remplaça sa main par sa bouche brûlante.


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