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Books » Harry Potter » Les enfants vont bien font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Pluie d'etoiles
Fiction Rated: M - French - Romance/Humor - Draco M. & Harry P. - Reviews: 233 - Published: 11-13-07 - Updated: 06-02-08 - Complete - id:3889474

Bonjour… Voici une nouvelle histoire (qui a mis son temps à arriver mais tout vient à point…).

Je précise encore ici que les SPOILERS sont de mise. Ceux qui n’ont pas lu le tome 7 et ne veulent pas être déçus n’auront qu’à revenir ici une fois leur lecture terminée ! Et avant que je n'oublie, il s'agira d'un slash... à bon entendeur...!

J’ai pris énormément de libertés avec les personnes de J.K.Rowling : j’utilise son histoire et sa fin (en y changeant de petites choses) sans aucun but lucratif. Voilà…


Pairing : M, cela va se justifier…

Couple : Pour être honnête, je vais dire Potter/Malefoy… vous comprendrez en lisant lol !

Mise à jour : Je vais essayer de conserver mon rythme de publication qui est d’une semaine… mais vous savez comme moi que la vie ne nous laisse pas toujours beaucoup le temps de souffler !

Je tiens à préciser ici que l’idée de cette histoire ainsi que son titre m’ont été inspirés par le magnifique dessin de lillithium. (Tout le reste est de moi !)

Vous trouverez l’adresse de son blog et le lien vers le dessin sur mon profil. Elle fait de magnifiques illustrations.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me donner vos avis, ils sont toujours les bienvenus !


Prologue – Joy of Life

Il y avait foule ce matin du premier août sur le Chemin de Traverse.
L’arrivée tant désirée du soleil, après trois semaines d’un continuel crachin londonien semblait avoir donné des envies de shopping à une grande majorité de la communauté sorcière.

Ginny, les bras alourdis par plusieurs sacs et un enfant vissé à chaque main tentait tant bien que mal de voir par-dessus la foule qui se pressait autour du Marché exotique.

Cette nouveauté remportait un franc succès, en particulier grâce à ses stands de liqueurs rares des Caraïbes et de talismans bon marché.

Mary manifesta sa joie devant les étals multicolores d’écharpes diffuseuses de parfums et de musique.

« Ah non, tu restes ici ! » S’exclama sa mère qui se voyait mal partie. « Notre mission est de ramener Papa à la maison ! Si toutefois on nous le laisse en un seul morceau ! »

A dix pas de là, le grand, unique et célèbre Harry Potter se trouvait encerclé par une tribu de fans impitoyables. Tout en répondant le plus succinctement possible à leurs questions, il jetait des coups d’œil désespérés à sa femme qui restait prudemment en retrait.

Finalement, il s’extirpa de la masse enthousiaste, les cheveux en pétard et les lunettes de travers. Ginny réfléchit un instant et confirma sa pensée première, à savoir qu’il n’avait jamais été question dans le contrat de mariage d’une éventuelle transformation du promis en épouvantail. Enfin. Ce n’était pas comme si elle n’avait pas l’habitude.

Un cri plus perçant lui fit lever les yeux. Une tête rousse familière accrocha son regard et son frère Ron parvint à son niveau en traînant une Hermione enceinte jusqu’aux yeux et manifestement agacée par la chaleur et la foule. Et le fait qu’il n’y ait plus de rognons aux olives au restaurant Chez Jabile.

« Elle a toujours des envies subites, n’est ce pas ? » Demanda discrètement Ginny à son frère pendant que la future maman se mettait à pleurer de joie devant les cadets des Potter.

- Ne m’en parle pas… Soupira le courageux futur papa. Dimanche dernier, elle m’a forcé à aller lui chercher des racines de gingembre. Et quand je suis revenu, elle m’a dit qu’elle s’était trompée de nom, qu’elle voulait finalement du thé vert et elle a éclaté en sanglots en prétextant que je faisais tout mon possible pour lui faire mettre au monde un enfant traumatisé !

Ginny se mordit la lèvre. Mieux valait éviter de froisser Ron en ce moment critique.

« Vois le bon côté des choses… tu as échappé à ça pour Iris ! »

- Quoi ? Qu’est ce que j’ai encore fait ? Clama une voix haut-perchée.

Iris Weasley, première du nom venait de surgir de la foule, un cornet de pralines dans une main et une pile de magasines dans l’autre. A ses côtés, un jeune garçon aux cheveux noir corbeau frisant la négligence capillaire fixait d’un air stupéfait sa marraine Hermione qui pleurait en serrant contre elle sa petite sœur. Mary avait d’ailleurs l’air crispé. Celui d’une petite personne qui, à six ans et demi, ne parvenait décidemment pas à trouver une logique dans les agissements bizarres des adultes.

« Ah, vous voilà vous deux ! » Soupira Ginny. « Albus… où étiez-vous passés ? Tu sais pourtant que je n’aime pas qu’on se sépare quand il y a foule et… »

- Mais maman… protesta l’incriminé.

- Je ne veux rien savoir ! Vociféra Ginny qui tentait d’arracher sa fille aux griffes de Hermione qui riait toute seule à présent.

- Ginny chérie… il n’était pas loin… est ce que pour une fois…

- Ah non, tu ne vas pas t’y mettre aussi ! Rétorqua l’épouse survoltée en pointant un doigt vengeur sur son mari. Albus ?!... Où est-il encore passé, ce petit serpent ?!

Alors que la famille Potter gesticulait en pleine rue à la recherche du fils aîné qui s’était de nouveau volatilisé, deux personnes apparurent discrètement devant la vitrine du chocolatier.

C’était un couple atypique que ce petit garçon et cet homme, tout les deux d’une blondeur naturelle à faire pâlir d’envie les frimeurs. Le tout jeune garçon jetait des coups d’œil affolés autour de lui et semblait ne trouver de réconfort que dans la pression discrète de la main de son père sur son épaule.

L’homme s’apprêtait à descendre la rue lorsqu’il percuta l’épaule d’un décérébré qui marchait à reculons avec la démarche gracieuse d’une écrevisse unijambiste.

« Faites attention ! » Jeta-t-il agressivement. « Vous n’êtes pas… »

- Malefoy ?!

L’interpellé ouvrit de grands yeux. Il dévisagea le malotru quelques secondes sans parvenir à le croire.
Non. Ce n’était possible. Il y avait des milliers de sorciers à Londres. Et des millions de moldus. Et il fallait qu’il tombe sur…

« Potter ».

Harry redressa ses lunettes et demeura stupéfait.


Drago Malefoy avait réellement changé. De fait, il était presque impossible de deviner l’enfant au visage pointu et hautain dans les traits adultes et neutres de l’homme qui se tenait à quelques centimètres de lui. Harry se racla la gorge, subitement mal à l’aise. Très mal à l’aise. Merlin, mais était ses amis hein ? Jamais là quand il fallait ceux là !

« Euh… je… co… comment ça va ? » Bredouilla-t-il en se demandant où son courage de Gryffondor s’était fait la malle, lui aussi.

- Bien, merci, répliqua le Serpentard d’un ton froid qui se voulait poli. Je vois que tu n’as pas changé de technique Potter, tu persistes à traîner dans ton sillage une famille de belettes et une cohorte de fans en délire !

Harry serra les poings, retrouvant en quelques secondes son attitude de jeune homme outragé. Quelque part, cela le soulageait. Malefoy restait toujours lui-même, il savait donc comment réagir.
Ce crétin peroxydé allait voir ce qu’il en coutait de venir troubler son dimanche en famille…

Ce fut à cet instant que son œil intercepta un léger mouvement derrière son ennemi d’enfance, et presque aussitôt, une tête blonde timide et visiblement effrayée apparut derrière Drago Malefoy. Harry en demeura bouche bée.

Le petit garçon semblait avoir huit ou neuf ans et ressemblait à un tel point à son père qu’il était impossible de ne pas noter immédiatement sa filiation. Face au regard craintif de l’enfant, Harry se calma instantanément.

« Je… c’est ton fils ? »

Drago fronça les sourcils et attrapa la main de son garçon en un geste défensif totalement dérisoire.

« Evidemment Potter… ta vue ne s’est pas améliorée depuis la dernière fois dis-moi ! »

Le « binoclard » inspira à fond pour conserver son calme cependant que sa petite tribu faisait cercle autour d’eux.

Plus loin dans la rue, des cris joyeux d’enfants retentirent et un attroupement commença à prendre forme devant l’étalage d’un magasin à la devanture crème et acajou.

La tension montait dangereusement au sein du groupe formé par Harry et Drago. Ginny eut brusquement un sursaut.

« Harry !... Nous avons encore perdu… »

A cet instant, Albus Potter se jeta au beau milieu de la mêlée, les joues rouges, le tee shirt froissé et arborant l’air enthousiasmé d’un enfant qui vient de découvrir l’existence des sucreries.

« Papa ! Papa ! Devine quoi ??... »

Le dit papa demeurant muet sous le regard étonné puis sarcastique de Malefoy qui voyait évidemment là une copie parfaite de Saint Potter, Albus continua sans faire attention :

« Ils ont sorti le nouveau White Fire ! Il est en vitrine ! Je peux aller le voir, hein dis ?? »

- Tu restes ici ! Siffla Ginny d’une voix tranchante. Si je te vois encore partir je ne sais où…

- C’est ça, écoute ta mère, va te promener, fit Harry en se prenant un regard furieux de la part de sa femme.

- Dis moi, Potter… Et Drago insista sur le nom de famille avec un petit sourire narquois… Ca ne s’arrange pas non plus de ce côté-là, ajouta-t-il en se tapant le front du plat de la main.

« Alors je vous retrouve là bas, hein Papa ? » Demanda Albus, impatient et ne comprenant pas ce que leur voulait ce grand homme vêtu de noir.

Mais la seconde suivante, il oublia la mise en vente du nouveau balai de compétition car ses yeux venaient de découvrir le jeune héritier des Malefoy.

« Salut ! Comment tu t’appelles ? » Lança Albus Potter avec sa légendaire assurance.

Le garçon qui ressemblait à un chérubin blond posa de grands yeux bleus lumineux sur lui. Il avait l’air pétrifié. Il murmura quelque chose, si bas qu’Albus lui demanda de répéter pour couvrir la voix de leurs pères respectifs qui semblaient avoir trouvé un moyen de passer le temps en se jetant à la figure toutes les embrouilles et les humiliations de leurs jeunes années communes.

Ce fut donc en ce jour ensoleillé et enlevé qu’Albus Potter fit connaissance avec Scorpius Malefoy, fils du meilleur ennemi de son père. Et contrairement à d’autres, ils se plurent immédiatement.


« Heureusement pour toi, je n’ai pas eu le cœur de te faire payer toutes tes petites manigances de Serpentard vicieux, autrement… »

- Autrement quoi, Potter ?? Tu m’aurais poursuivi en brandissant du papier repousse-insectes ??

- Mais c’est qu’il a gagné en intelligence, le fils Malefoy ! Comme quoi tout arrive !!

- Harry…. Grinçait Ginny cependant que Hermione s’agrippait à Ron qui menaçait de tomber dans le meurtre au premier degré.

- Mais ferme-la, Potter ! Quand je voudrai ton avis, je…

Soudain, une troupe d’enfants surexcités et essoufflés menée par Iris bouscula le petit groupe.

« On va voir le nouveau balai de course ! » Brailla la fille Weasley qui remorquait trois copines à elle. Et la marmaille de se précipiter en hurlant sa joie quelques mètres plus loin.

Albus suivit le mouvement, et dans la foulée, il attrapa la manche du jeune Malefoy en lui criant « Tu viens ? ».

Cinq secondes plus tard, Drago s’aperçut de la disparition de son fils. Au comble de l’angoisse parentale, il jeta un rapide coup d’œil autour de lui cependant que Harry se rendait compte qu’il lui manquait également un enfant.

« Potter ! Où est mon fils ?! »

- En voilà une question ! Et où est le mien d’abord ?!

-Ne vous inquiétez pas trop pour eux, ils vont revenir, fit Hermione en pointant un doigt vers la proche vitrine du marchand de balais de Quidditch.

Et Drago comme Harry demeura les bras ballants, l’air stupéfait et légèrement vexé face à leurs deux garçons qui se pressait devant les vitres d’exposition.

« Il… Il n’a pas l’habitude de la foule… » Murmura Drago en fixant la chevelure blonde de son fils avec inquiétude.

Pour le coup, Harry ravala tout commentaire ironique. Pour la première fois de sa vie.

- Viens… allons les chercher nos deux lascars.


Scorpius était presque pétrifié d’angoisse. Lui qui n’avait encore jamais adressé la parole à des enfants de son âge s’était retrouvé porté par ce tourbillon braillard et il se retrouvait là, à observer un balai rutilant derrière une vitrine. A ses côtés, Albus chuchotait d’un air d’extase, énumérant les nombreuses fonctionnalités de l’objet prodige. Les autres enfants, filles et garçons confondus semblaient en transe devant les nombreux accessoires de Quidditch.

Alors, puisqu’il était là, Scorpius regarda aussi.

Soudain, un bruit de clochettes enfla par delà la rumeur de la rue, portant son joyeux chant d’un bout à l’autre du Chemin de Traverse. Les gamins, alléchés, tendirent la tête vers la source du tintamarre.

« Super ! C’est l’heure du goûter ! » Piailla Iris, déchaînée.

Devant l’air perdu et décalé de Scorpius, Albus ne put s’empêcher de lui jeter rapidement, entre deux nuées d’enfants :

« Au glacier Fortarôme, ils mettent en vente les bacs de glaces de la veille… pour une mornille, tu as un grand cornet de crème glacée… Tu viens ? »

Harry et Drago étaient à peine arrivés à la hauteur de leurs fils que ceux-ci s’évaporèrent tel une nichée de moineaux en direction de la terrasse du glacier, cent mètres plus loin.

Scorpius, vaincu par la promesse de crème glacée courrait aussi vite que les autres enfants. Son père frôla le malaise, l’estomac vrillé par l’angoisse et la colère.

Lorsqu’enfin Drago put remettre la main sur son fils, celui-ci dégustait avec toute la classe et la retenue possible une immense coulée de glace à la fraise qui fondait rapidement dans un cornet de gaufre roulé.
Drago dut faire appel à toute son éducation pour afficher un masque neutre et dissimuler sa stupéfaction en voyant son fils, si délicat en matière de nourriture avaler joyeusement cette glace bon marché.

Et au beau milieu d’enfants. Lui qui depuis son plus jeune âge souffrait d’agoraphobie.

« Tu vois, il est en entier, ton fils » Fit la voix de Potter dans son dos.

- Merci, je vois ! Rétorqua le Serpentard en couvant des yeux son apprenti aristocrate qui s’empiffrait de crème glacée au sein d’un groupe de va-nu-pieds.

- Il est l’heure de rentrer maintenant ! Annonça Ginny d’une voix épuisée.

Un concert de protestations naquit dans les rangs, mais Ron captura sa fille avant qu’elle ne disparaisse une fois de plus.

« On se voie le seize, de toute manière ? » Demanda-t-elle à Albus par acquis de conscience.

- C’est cela, jeunesse… Fit Harry en embrassant Hermione qui dormait debout.

- C’est vrai qu’il y aura des bulles géantes Boulenvol ?

- Ca se pourrait bien, Répondit Harry, déclenchant un concert de cris joyeux dans l’assistance et un début de migraine chez sa femme. Il serra la main de Ron.

Quelqu’un tira discrètement la manche d’Albus et il se retourna pour voir Scorpius le fixer d’un air interrogateur.

« Que sont les… les « Boulenvols » ? » Demanda-t-il timidement de sa voix douce.

- Tu ne connais pas ? Fit Albus, interloqué. Ce sont des… Eh ! Pourquoi tu ne viens pas voir plutôt ?

- Voir quoi ?

- C’est mon anniversaire dans deux semaines ! Annonça fièrement le jeune Potter. Je vais avoir onze ans juste pour partir à Poudlard ! Et on fait une fête à la maison, avec plein de jeux… Tu aimerais venir ?

Une bombe foudroyante n’aurait pas eu un tel effet. Le groupe d’adultes demeura pétrifié et silencieux.
Ron fixait d’un air épouvanté son quasi neveu, se demandant si l’insolation ne le guettait pas, alors que Ginny regardait son fils, la bouche ouverte et ses yeux allaient nerveusement de son mari à Drago Malefoy.

Ces deux derniers semblaient pétrifiés. Stupeur et angoisse. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans le système : est ce que Albus Potter venait de copiner avec Scorpius Malefoy au point de l’inviter à sa fête d’anniversaire ??

Scorpius sentait le sang lui battre furieusement les tempes. Il avait lu beaucoup de livres dans lesquels les enfants paradaient au cours de somptueuses fêtes d’anniversaire en se poursuivant dans des jardins lors de bals masqués. Ces clichés surannés lui rappelaient sans cesse la solitude qui était son quotidien dans son lointain Manoir du Surrey… Alors une vraie fête d’anniversaire, où il serait invité pour de bon … Il regarda timidement en direction de son père, ce qui lui ôta définitivement tout courage.

Drago Malefoy semblait à la limite de la crise de nerfs purulente. A ses côtés, Harry Potter émettait une série d’onomatopées destinées sans aucun doute à lui faire recouvrir le sens de la parole. Parce que malgré tout, c’était quelque chose que de voir ces copies miniatures d’eux même assis l’un à côté de l’autre sur ce banc de fer forgé, les cuillères à glace plongées dans le même cornet de gaufrette.

De son côté, Hermione, à qui la grossesse n’avait pas encore ôté tous ses neurones remarqua la lueur d’envie désespérée dans les yeux du jeune Malefoy et sa clairvoyance de mère lui laissa entrapercevoir une enfance isolée et surprotégée… Pauvre petit Scorpius. Alors elle se lança.

« C’est une idée ça… Pourquoi ne nous l’amènerais-tu pas, Mal… euh… Drago ? »

Stupeur et fracas de mâchoires autour d’elle. Scorpius cessa de respirer en implorant son père du regard, ne sachant pas lui-même ce qui pouvait l’amener à se conduire de cette manière… il sentait qu’il avait besoin de cela. D’un peu de gaité et de bousculade, et des cris et des jeux de ces enfants, même s’ils étaient puérils et sans aucun sens à ses yeux pour le moment…

Les yeux de Drago menaçaient de sauter joyeusement de leurs orbites pour aller s’écraser aux pieds de la foule en délire.

- Super ! Alors il peut venir, hein Papa ? Fit Albus, inconscient du malaise certain qui planait sur le groupe d’adultes.

- Hein ? Jeta Harry en sursautant. Euh… et bien… oui, bien sûr, ajouta-t-il en s’éloignant précautionneusement d’un pas de Drago Malefoy.

Celui-ci, toujours muet fixait son fils, avec l’air de lui demander : c’est vraiment ce que tu veux ?? Te faire inviter par le fils de ce... De l’autre, là ??

« Mal… Malfoy… » Tenta héroïquement Harry.

L’intéressé lui jeta un regard noir et dissuasif. Non, Potter, semblait-il dire. Ne-fais-pas-ça !

« Voilà notre adresse… Ton fils sera accueilli avec joie à onze heures, le mercredi seize ».

Et Harry lui glissa d’autorité un petit papier plié dans la poche de sa coûteuse robe, un léger sourire moqueur aux lèvres. Cela pourrait devenir amusant après tout.

Scorpius n’eut même pas la force de remercier qui que ce soit. Son père l’attrapa par la main, encore sonné et ils disparurent, après un signe de main du jeune Albus et un « au revoir » poli de la famille Potter.

Ce seize août s’annonçait comme le jour le plus chaud de l’été. Pas un nuage pur mettre une touche blanche dans le ciel, et en cette fin de matinée, Harry Potter avait déjà envie d’une douche.

A sa décharge, il venait d’aider les deux extras engagés pour l’occasion à monter deux tentes en tissu indien magique – l’un changeait de couleur en permanence, l’autre reflétait à loisir des formes d’animaux glissant sur les plis du tissu.

Et il avait fallu installer le buffet, qui devait initialement être sur la terrasse et qui avait échoué sous la tonnelle, préparer les cotillons farceurs…

Et déjà, la jeune Iris, arrivée en avant première parcourait le jardin en sautillant, émoustillée, cependant que Ginny, visible à travers la grande porte fenêtre du premier étage finissait d’habiller ses deux cadets.

Une heure plus tard, les lieux étaient envahis par une horde d’enfants de tout âge, hurlant, courant dans toute la maison et le jardin. La gentille Luna, marraine d’Iris se promenait gravement au sein de cette foule, ignorant le chapeau en papier de soie violet qui la faisait ressembler à un dessert aux myrtilles.

Hermione s’était retranchée avec son ventre énorme dans le petit salon tendu de papier vert clair, et quelques parents avaient suivi le mouvement, laissant le champ libre à leur progéniture.

Harry sourit en voyant son fils se faire poursuivre par deux garçons de son âge. John et Louie étaient copains depuis leur naissance et portaient avec fierté leur surnom de Furies Démoniaques.
Leurs pères avaient de quoi être fiers, songeait-il en jetant un coup d’œil à Seamus et Dean qui bousculaient gentiment une Hermione chatouilleuse.


Ce ne fut que lorsque l’animation de pêche miraculeuse débuta que Harry réalisa que quelque chose n’allait pas. Il était presque quatorze heures, et il leur manquait toujours un jeune invité.

Harry secoua la tête, désabusé. Il aurait du d’en douter. Le pire de tout était d’affronter les coups d’œil nerveux de son fils qui faisait l’aller retour entre la maison et le jardin.
En lui-même, Harry ne comprenait pas la soudaine toquade de son fils pour un jeune garçon à qui il avait à peine parlé deux semaines auparavant.

Soudain, alors qu’il ne s’y attendait plus, deux personnes apparurent dans son entrée.
Drago Malefoy arborait son air des très mauvais jours. Il jeta un regard méprisant sur le hall d'entrée.

Son fils semblait à deux doigts d’éclater en sanglots ou de s’évanouir sur place. Harry eut pitié de ce petit garçon.

« Bonjour Scorpius » Fit-il en employant avec plaisir le prénom qui n’avait pas quitté la bouche de son fils durant les dernières vingt quatre heures. « Les enfants sont tous dans le jardin, derrière… Tiens, Hermione va t’y emmener » Ajouta-t-il en apercevant son amie qui s’était extirpée des griffes de ses camarades en les menaçant d’accoucher sur place s’ils persistaient dans leur torture.

- Une seconde, Potter ! Claqua la voix de Malefoy.

Harry lui jeta un regard mauvais.

- Malefoy… tu es chez moi ici, et c’est l’anniversaire de mon fils alors je t’interdis d’être désagréable !

- Mon fils…

- Ton fils te sera rendu en un seul morceau, le coupa le Gryffondor, agacé par tant de cérémonie. En attendant, il va s’amuser avec les autres, n’est ce pas Scorpius ?

A cet instant, Albus déboula dans l’entrée, essoufflé et un serpentin tacheté autour du cou.

« Scorpius ! Te voilà ! Mais t’étais où ?... Viens, la pêche n’est pas terminée, tu vas pouvoir essayer de gagner des plumes en chocolat ! »

Le jeune Malefoy vit arriver son hôte avec un bonheur indicible, il ne comprenait rien à ces histoires de pêche et de plumes mais il voyait là un moyen de fuir l’humeur noire de son père.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Albus disparut dans le jardin en remorquant son jeune camarade.

Drago eut un mouvement de protestation et ses mains se refermèrent sur le vide : son fils avait disparut.

« S’il lui arrive quelque chose… » Gronda le Serpentard d’une voix à moitié convaincante.

Harry haussa les sourcils, brusquement alarmé.

- Allons… ne me dis pas que tu ne t’es jamais séparé de lui durant quelques heures !... Malefoy ? Demanda t-il alors que son vis-à-vis ne répondait pas et semblait trouver dans la contemplation du portemanteau la réponse à toutes ses questions de métaphysique.

« Je vois… » Murmura le Gryffondor en remontant ses lunettes sur son nez pour se donner bonne contenance. « Ca va aller… » Fit-il en se giflant mentalement devant tant de précautions. « Tu peux… tu peux rester si tu veux… »

Drago eut un sursaut de dégoût mystique et recula de deux bons mètres.

« Bon, ça va ! » Grommela Harry. « Reviens chercher ton fils ce soir… Et ne te fais pas trop de mauvais sang en attendant ! »

S’il y avait eu entre eux ne serait-ce qu’une ébauche de conversation, il y aurait eu à cet instant un blanc total. Pour l’heure, Drago Malefoy se contenta de froncer les sourcils en fixant son ancien ennemi d’un air peu flatteur. Finalement, ne parvenant pas à trouver de raison sémantique à cette histoire de « mauvais sang », il tourna les talons et disparut dans un froissement de cape.


Sur la pelouse baignée de soleil, Scorpius demeurait debout, immobile. Il se sentait terriblement timide et honteux du face à face tendu qui avait eu lieu entre son père et Harry Potter. Deux ou trois enfants lui jetèrent des regards emplis de curiosité. Un bébé qui ne devait pas avoir plus de cinq ans lança un « on ne l’avait jamais vu celui là ! » qui lui donna envie de se terrer à six pieds sous terre.
Mais une grande jeune fille élancée et à la chevelure d’un roux flamboyant dispersa les curieux et se pencha en souriant vers le nouveau venu. Elle était jolie et sentait les fleurs.

« Bonjour ! Je m’appelle Victoire » Fit-elle avec une légère trace d’accent étranger. « Veux-tu tenter ta chance avec la pêche miraculeuse ?... »

Et elle lui plaça d’autorité un long bâton dans les mains au bout duquel pendant un filet d’une transparence diaphane.

« C’est ma cousine » Expliqua Albus en l’entraînant devant un paravent de papier de soie.

Et Scorpius ouvrit de grands yeux, parce qu’en face d’eux, devant le mur de soie multicolore voletait une vingtaine de petites fées scintillantes. Quatre enfants tentaient bruyamment de les attraper et la jolie Victoire gérait tout ce petit monde d’une main ferme et douce.

Le jeune Serpentard tenta maladroitement d’en faire autant, sans succès.


Appuyé à la rambarde de la terrasse, Harry vit son fils aîné guider la main hésitante de Scorpius, le filet voleta dans les airs pour finir par se refermer sur une petite fée bleue qui protesta vivement.
Une main se posa sur son avant bras et Harry tourna la tête pour voir son amie Hermione. Elle souriait étrangement en regardant les deux jeunes garçons.

« On peut savoir ce qui te fait rire ? » Bougonna Harry en essayant d’avoir l’air mécontent.

- Ta tête, répondit la jeune femme hilare.


Albus battit des mains et attrapa l’épaule de son nouveau camarade tandis que la petite fée s’envolait derrière le paravent pour en ressurgir quelques secondes plus tard avec un sachet qu’elle lâcha dans les mains du jeune Malefoy.

Celui découvrit un paquet de bonbons roses fluo et une barre de réglisse. Il leva les yeux sur Albus et lui adressa un sourire éclatant. Heureux.

Le jeune Potter eut ce jour là l’impression étrange de se retrouver face à la plus grande beauté qu’il eut jamais vue. L’instant passa mais la sensation devait lui rester pendant longtemps.

Et le miracle eut lieu : au fur et à mesure de la fête, Scorpius se détendit. Il se laissa happer par l’ambiance folle, les confettis farceurs et le gâteau à trois étages. Lui qui n’avait jamais été entouré d’enfants plus de cinq minutes se soulait de l’agitation et du bruit, il se grisait des jeux et des mots, gagnant des confiseries, des gages parfois qu’il exécuta avec la meilleure bonne volonté du monde, perdant sa lourde robe de sorcier et courant à travers les arbres.

Il se fondit dans la masse et gagna l’amitié du garçon pour qui il avait tant supplié son père, au grand dam de ce dernier - un Malefoy ne devant jamais s’abaisser à ce genre de… futilités.

A la fin de la journée, lui et Albus avaient triomphé des épreuves de cache-cache et, épuisés, ils achevèrent leurs provisions de chocolat assis à l’abri d’une gigantesque Boulenvol dorée.


Ce fut ainsi que Drago retrouva son fils à dix-neuf heures.

Il avait volontairement laissé passer « l’heure légale » parentale, les dix huit heures fatidiques, espérant de manière puérile que son fils s’inquiéterait de son retard… Que nenni.

Drago émit un couinement étranglé. Son ingrat de fils était en train de planer à un mètre du sol dans une bulle géante, et tout le monde trouvait ça normal ?! Maison de dégénérés !!

« Potter ! » Eructa-t-il en voyant arriver le responsable de toute cette débauche.

- Oui ?... Répondit l’interpellé en lui offrant l’air le plus innocent qu’il avait en réserve.

- Peux-tu m’expliquer ce que mon fils fabrique dans cette… chose ? Et ce qu’il y fait avec… avec…

Brusquement, Drago mit un nom sur le jeune garçon qui appuyait épaule et front contre ceux de son fils unique, joyau de sa chair et de sa famille. Il en resta coi. Ca ne lui arrivait pas souvent.

« Po… Potter… » Souffla-t-il de l’air de ne pas y croire.

L’intéressé ne put malheureusement pas lui répondre. Le spectacle le paralysait tout autant et il se racla la gorge.


La bulle dorée explosait de couleur grâce au soleil descendant, et les deux garçons semblaient flotter au dessus d’un jardin féérique, tranquillement, perdus dans leur monde.

Finalement, la boule se posa au sol et se désintégra, et Scorpius, reconnaissant une silhouette familière se précipita vers son père, suivi par son ami.

« Il… il est mignon, ton fils » Dit Harry histoire d’alimenter une conversation inexistante. « Quand… quand doit-il rentrer à Poudlard ? »

Drago le regarda comme s’il avait perdu la raison.

- Mais cette année Potter !

Harry eut un sursaut d’étonnement.

- Cette année ? Mais il… je veux dire… quel âge a-t-il ?

- Dix ans Potter… même s’il ne les fait pas ! Jeta le Serpentard presque agressivement – et Harry ne put s’empêcher de trouver dans son comportement une similitude avec une poule attentive veillant sur sa couvée. Il eut un léger sourire. Qui l’eut cru…

Ce fut un Scorpius échevelé, les joues rouges et le regard pétillant que récupéra Drago, bien trop stupéfait pour faire la moindre remarque. Ils mirent près de dix minutes à retrouver la robe du jeune garçon qui avait fini roulée en boule près du bac pour la course en sac.
Drago s’abstint une fois de plus de tout commentaire devant les paquets de plumes en chocolat, le badge de bronze de coureur en sac et même devant la tête attristée d’Albus Potter – Merlin, il devait vieillir certainement.

Mais il ne put retenir une exclamation de surprise lorsque son fils se retrouva serré dans les bras de son… son ami.

« Au revoir Scorpius » Fit Albus – et le jeune Malefoy enfoui son visage dans son cou.

Drago leva des yeux nerveux sur Potter qui avait l’air intelligent d’un pingouin sorti de son biotope.

Mais le Serpentard croisa soudain le regard de Madame Potter, qui venait d’apparaître, les bras chargés d’assiettes sales. Elle fixait son fils d’un air épouvanté… et réprobateur.

Scorpius sortit de cette étreinte les joues rouges et avec la promesse de retrouvailles sur le quai 9 ¾ le premier septembre. Drago s’empressa de les faire transplaner, sans émettre seulement la moindre petite remarque agressive contre Potter.


Le soir même, deux discussions curieusement similaires eurent lieu à deux cents kilomètres de distance dans les chambres respectives de deux jeunes garçons épuisés.

Harry eut à peine à lancer son fils sur le sujet : Albus démarra au quart de tour. Scorpius était gentil, intelligent et plein d’esprit, et il allait entrer à Poudlard lui aussi, est ce que ce n’était pas génial ?

Et son père n’osait le contredire. Il se massa les tempes, brusquement fatigué et sourit à son fils avant de se décider à aller redonner au champ de bataille saccagé l’aspect primaire d’une maison de famille.

Drago eu un peu plus de mal à digérer l’enthousiasme inapproprié de son fils. Si Scorpius se montra naturellement réservé sur sa journée et un certain gamin aux cheveux noirs, il ne pouvait néanmoins dissimuler la lueur de joie et de reconnaissance qui enflammait ses yeux. Il n’osa pas avouer à son père que la légère étreinte d’Albus l’avait touché jusqu’aux larmes.
Le fils de Drago semblait s’être métamorphosé. Le Serpentard ne parvenait pas à y croire. D’ailleurs, il sentait un début d’ulcère lui vriller l’estomac.

Il quitta le plus jeune des Malefoy qui dormait paisiblement dans son grand lit d’ébène, un sourire de joie enfantine sur les lèvres.

Albus se tenait sur le quai de la gare, un peu raide dans ses vêtements tout neufs. A ses côtés, Iris, enthousiaste devant l’éternel dissertait sur la longueur du voyage à venir et sur les différentes localités qu’ils allaient traverser.

Pour une fois, John et Louie se tenaient relativement bien, la solennité du moment les drapant de crainte et d’un peu d’orgueil.

« Promets-moi de nous écrire dès que tu connaîtras ta maison » Répétait Ginny à son fils ainé cependant que Mary rêvait du jour où elle aussi pourrait prendre place à bord du train scolaire avec une jolie baguette et des promesses de libertés plein la tête.

- Ca doit être bien d’aller à Poudlard… Soupira-t-elle en attrapant son petit frère par la main.

- Nan ! Veux pas ! Lança celui-ci en serrant son doudou Friezzle contre lui.

- Ne dis pas n’importe quoi ! Répondit sa sœur d’un air important.

- Nan, veux pas ! Bougonna l’apprenti sorcier réfractaire sous les regards amusés de ses parents.

Peu avant onze heures, les élèves montèrent à bord du train dans un joyeux brouhaha. Harry n’en revenait pas de constater la différence d’âge entre les premières et les septièmes années. Il lui semblait laisser partir son fils au sein d’un groupe d’adolescents déchaînés et il frémit en repensant à son comportement railleur de ses dix sept ans.

Visiblement, Iris avait réquisitionné un compartiment, John et Louie s’amusaient à rebondir sur les banquettes et Harry vit son fils hisser son bagage à main dans le filet suspendu. Puis les enfants abaissèrent la vitre et adressèrent des signes et des cris à leurs parents.

« Regarde Albus… » Faisait Mary à son petit frère. « Fais lui coucou, il va s’en aller ! »

- Nan, veux pas ! Rétorqua l’intéressé en secouant son pauvre Friezzle dans les sens en direction de son frère aîné.

Albus lui répondit avec enthousiasme en lui envoyant des bisous de la main.

De leur côté, Ron, blasé par le sang froid de sa fille se contentait de la suivre des yeux à travers la vitre. Hermione, clouée au lit depuis la veille pour cause d’accouchement imminent rageait de n’avoir pu assister au premier départ de sa fille pour Poudlard.

« Ne fais pas de bêtises » Faisait Ginny à son fils depuis le quai.

- Papa ! A ton avis, dans quelle maison…

- On en a déjà parlé, Albus, le coupa Harry en haussant la voix pour se faire entendre. Encore une fois, peu importe ta maison tant que tu t’y sens bien et que tu t’y fais des amis…

- Sois gentil, évite Serpentard quand même, fit Ginny, mi-figue mi-raisin.

Harry la fixa un moment, désemparé.

« Ca va aller Albus, ne t’en fais pas… »

- Scorpius !

Harry vit son fils jaillir du compartiment, bousculer des élèves qui traînaient dans le couloir étroit et ressortir sur le marchepied.

Sur le quai, à quelques mètres de lui, Drago Malefoy, toujours vêtu de noir tenait son fils par l’épaule et s’évertuait à afficher un air distant et hautain. Harry ne put s’empêcher de penser à Lucius Malefoy. Non vraiment, même ainsi Drago n’avait pas l’orgueil dédaigneux et froid de son père. Harry se surprit à penser que c’était mieux ainsi.

La seconde suivante, le jeune Scorpius enlaçait brièvement son père – à la grande surprise de celui ci – et se glissait jusqu’au train tout en offrant un sourire timide à Harry.

Celui-ci décida que, vraiment, cet enfant ne méritait pas son nom de famille.

Ginny vint lui prendre le bras et lui demanda en désignant son fils d’un signe de tête :

« Tu ne crois pas qu’on devrait… faire quelque chose ? »

Harry fronça les sourcils cependant qu’Albus entraînait joyeusement son camarade jusqu’à son compartiment.

- Comment ça, « faire quelque chose » ?

- Tu ne vas pas me dire que tu ne trouves pas cela… bizarre, répondit Ginny en jetant un coup d’œil à Drago Malefoy qui regardait fixement le train des ses yeux brillants.

- Bizarre non… inattendu peut être, mais Albus l’a choisi que veux-tu…

- Et bien moi, je préfère m’assurer que notre fils ne craint rien. Après tout ce qui s’est passé entre nous et son père autrefois, tu avoueras que trop de prudence ne fera de mal à personne.

Le train s’ébranla, Harry eut le temps de voir John balancer un sachet de bonbons à la tête de Louie et Scorpius regarder avec émerveillement quelque chose que lui tendait Albus.
Et il n’y eut plus rien que des parents inquiets sur le quai, des mères éplorées qui tordaient leurs mouchoirs… et Drago Malefoy, qui semblait tellement seul au milieu de cette foule. Harry attendit longtemps avant de pouvoir croiser son regard et comprit ce jour là une chose : peu importait le caractère et les frasques passées de Drago… aujourd’hui, seul son fils comptait à ses yeux.

Et Harry lui sourit.


Mardi 13 novembre 2007



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