|
Author of 36 Stories |
Note : Vous pouvez pas savoir à quel point ça a été difficile d'avoir ce résultat o.o... Surtout pour le lemon ! C'est tellement pas ma façon habituelle d'écrire... Vous feriez mieux d'apprécier si vous ne voulez pas recevoir un coup de pelle !!! è.é LOL XD bien sûr... je rigole, ne ! Bonne lecture !
Ah oui, j'oubliais ! Song fic sur Will you remember des Cranberries !
Will you remember ?
Je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que c'est avec toi que j'irai au bal de fin d'année. Je ne peux pas croire que tu as accepté de venir avec moi. Je ne peux seulement pas y croire ! Jamais je n'aurais pensé que tu puisses être un tant soit peu attiré par moi, je suis tellement le contraire de ce que garçon comme toi aime, normalement...
Ça faisait déjà un moment que je souhaitais silencieusement entendre cette réponse, un simple mot, juste un petit "oui". Tu ne sauras jamais à quel point j'ai pu me sentir heureux quand j'ai entendu ce son franchir tes lèvres... Lèvres que j'aurais tellement voulu embrasser à ce moment-là. Je ne l'ai pas fait, tu aurais pu revenir sur ta réponse en voyant que j'étais peut-être un peu trop enthousiasmé par ce "oui".
Le bal n'est encore que dans plusieurs mois, mais j'ai déjà acheté ma robe. J'ai pris un temps fou pour la choisir, je voulais la plus belle, seulement que pour être la plusjolie à tes yeux, pour que cette image de moi te reste en mémoire aussi longtemps que durera ta vie. Ce n'est qu'un simple bal de fin d'année, mais je veux faire de ce moment, une moment innoubliable.
Les jours passent si lentement, ce moment que j'attends me semble si loin encore. Mais ce qui me permet de tenir tout ce temps, c'est toi. C'est toi quand tu viens me voir, même si la plupart du temps, ce ne sont que quelques vulgaires petites minutes. Certains pourraient qualifier ces minutes de futiles, d'inutiles, pour moi, elles sont les plus enviables qu'on peut avoir. Le fait que tu viennes discuter un peu avec moi me fait sentir un peu plus important pour toi, à chaque fois ce sentimen se fait plus grand et à chaque fois, je me sens un peu mieux. Hora pense que j'accorde trop d'importance à ça, mais ce n'est pas ce que je pense. Je t'aime et je veux que ce soit réciproque. Ne l'est-ce pas déjà ?
La période d'examens commence. Le bal est pour bientôt ! Je fais de mon mieux pour réussir ces examens, mais je n'y peux rien, mes pensées finissent toujours par se diriger vers toi. Et toi, tes examens, ça se passe comment ? Pas trop mal, c'est bien... Tu viens me voir de plus en plus souvent ces temps-ci, ça me fait tellement plaisir. Tu m'as même invité chez toi... Mais j'ai refusé. Pourquoi ? Je ne sais même pas et je regrette plus qu'un peu, maintenant, à vrai dire... J'aurais voulu te dire oui, mais j'étais trop nerveux... J'aurais voulu te retenir quand tu es parti, mais je n'ai pas pu. Je déteste quand je bloque, comme ça. Tu ne le sauras jamais, mais ma réponse irréfléchie m'a fait pleurer. Elles sont les premières larmes que j'ai versées pour toi. Je t'aime tellement...
Le bal est ce soir ! Je ne peux plus attendre ! J'ai trop hâte ! Je me suis levé tôt ce matin, pour être certain d'être prêt quand tu viendras me chercher, vers dix-neuf heures. C'est la première fois que je m'applique autant pour me maquiller. C'est la première fois que j'aime autant le résultat, aussi. J'enfile ma robe et Nomico vient m'aider à me coiffer. Je suis tellement content, j'espère que tu aimeras aussi ! Ma soeur me prête ses chaussures et nous restons à discuter dans ma chambre en attendant que tu arrives.
Ça sonne à la porte. Je sais que c'est toi, je deviens tout excité. Elle me dit de me calmer un peu en riant et va ouvrir. Je la suis. Comme j'arrive dans l'entrée, tu mets les pieds dans l'appartement. Je te détaille du regard, incapable de parler. Tu portes le costume à merveilles. Tu me souris, je fonds. Te me demande si je vais bien, je fais signe que oui, une main sur la poitrine en essayant de contenir toute ma joie pour avoir l'air le plus posé possible. Je te souris à mon tour, puis tu me tends ton bras que je saisis pour que nous nous rendions ensemble à l'extérieur. Nomiko nous souhaite de passer une bonne soirée, nous répondons en même temps. Je souris en baissant la tête, portant ma main devant mes lèvres. Tu me dis de ne pas être si timide et tu me prends par la taille alors que nous sortons du bâtiment où je loge pour nous rendre à la rue où nous attendait ta voiture. Je ne pourrais être plus heureux. Je suis dans le meilleur des mondes.
Will you remember the dress I wore?
Will you remember my face?
Will you remember the lipstick I wore?
This world is a wonderful place.
Ça commence à devenir un peu ennuyant à l'intérieur, mais rien n'empêche que j'ai apprécié la danse que tu m'as offerte. Je suis resté un peu perplexe quand tu m'as doucement embrassé quand la musique a pris fin. Tu m'as serré contre toi et j'ai retenu mes larmes, je ne voulais pas abîmer mon maquillage. Et maintenant nous sommes à l'extérieur et en attendant ce que tu ne veux toujours pas me dire ce que c'est, tu fumes une cigarette. Je n'aime pas ça, mais je dois dire que sur toi, c'est pas si mal, c'est un accesoire comme un autre, en fait, ça contribue à ta façon d'être désirable. Tu jettes le mégot vers la droite et tu glisses ta main gauche dans la mienne. Tu me demandes de regarder par là-bas. Une limousine ? Tu nous as réservé une limousine ? Tu m'embrasses sur le front et glisse une nouvelle fois ton bras autour de ma taille.
Tu m'ouvres la portière, me laisse entrer et prends place à côté de moi. Nous restons ce qui est à peine quelques secondes sans parler, pourtant j'ai l'impression que ça dure depuis des heures. Je regarde à l'extérieur, la longue voiture sort du stationnement de la salle réservée par l'école pour le bal. Je me retourne vers toi, tu tiens deux flutes de champagne. Où as-tu pris ça ? Tu m'en tends une que je prends volontiers. Où allons-nous ? Tu ne veux pas me le dire, mais tu souris, ça me suffit. Je prends une gorgée, ça pétille, c'est bon ! Tu te rapproches de moi en me fixant dans les yeux. Tu me dis que je suis vraiment joli ce soir. Je me sens rougir. Pour cacher ma gêne, je prend une nouvelle gorgée de champagne. Tu as un petit rire gentil, tu me dis que je suis adorable et tu m'embrasses. Je ferme les yeux et savoure le moment. Je ne sais pas trop quoi faire quand je sens ta langue se glisser dans ma bouche, après tout, c'est mon premier vrai baiser... Mais le ballet qu'excerce la tienne incite la mienne à y prendre part. Je manque de peu d'échapper ma coupe quand je sens ta main se poser sur ma cuisse et s'insinuer sous la jupe de ma robe. Qu'est-ce que tu fais ? Tu me chuchottes de ne pas avoir peur. Alors je n'ai pas peur, j'ai confiance en toi, je sais qu'il ne m'arrivera rien de mal. Ne, Juka ? Ta main remonte le long de ma cuisse puis sur ma hanche, tandis que l'autre cherche la fermeture de mon vêtement dans mon dos. Je t'aide un peu à l'atteindre et tu descends tout seul la fermeture éclair. Tu m'enlèves le haut, j'ai un frisson. Tes lèvres viennent de nouveau chercher les miennes et descendent dans mon cou, jusqu'à ma clavicule. En même temps, tu enlèves ton veston et commences à déboutonner ta chemise de coton, mais tu me laisses finir et t'en débarasser. Je ne suis pas certain de savoir comment est-ce que la soirée se terminera en ce moment, mais avec tes mains sur mon corps, je me sens merveilleusement bien. Mais peut-être que ça va un peu vite ? J'ôte complètement ma robe, je me sens un peu gêné par le fait de me retrouver presque nu avec toi... dans une limousine. C'est un peu cocasse en fait, non ? Tu m'embrasses encore en enlevant ton pantalon. Nous sommes à égalité, maintenant. Est-il trop tard pour s'arrêter ? Mais est-ce que je veux vraiment que ça s'arrête ? Je te laisse faire, j'ai envie de voir jusqu'où ça ira, j'ai envie... de... de toi ? Oh mon Dieu... Je viens vraiment de penser ça ? Je rougis, me mords la lèvre inférieure en te regardant fouiller dans une des poches de ton pantalon. Tu en sors un condom. Donc tu avais prévu le coup. Je commence à me demander si c'est vraiment une bonne idée, finalement. Tu as l'air de t'en rendre compte, tu me demandes si je suis conscentant. Je prends quelques secondes pour réfléchir. Je détourne la tête. Tu me dis que si je ne veux pas c'est pas grave. J'inspire profondément et je finis par répondre que je veux bien. Tu viens m'embrasser doucement, tu me sens frémir légèrement, tu me redemandes si je veux vraiment. Je réponds que oui. Tu me dis de ne pas m'inquiéter et que tu sera doux, que tu ne veux pas me faire mal pour ma première fois. J'acquiesce, je suis quand même un peu nerveux et tu le sais. Tu me dis qu'il n'est pas trop tard pour se rhabiller, mais je ne veux pas me rhabiller, tout compte fait, même si je peux sembler hésitant. Tu viens cueuillir mes lèvres des tiennes et tu me souris gentiement. Je te murmure que je t'aime. C'est la première fois que je te le dis ouvertement et je ne m'en sens que mieux. Tu me dis que tu m'aimes aussi puis tu enlèves ton boxer pour enfiler ton préservatif. J'essaie de pas trop regarder, mais c'est plus fort que moi. Je rougis encore et tu ries un peu. Ne ris pas de moi ! Et tu veux me rassurer en me disant que tu ne ries pas de moi. Tu m'embrasses, je détourne les yeux et me remets à me mordiller la lèvre inférieure alors que tu m'enlèves ma culotte qui s'avère libérer mon érection. Oh... mon... Dieu... Je déglutis difficilement. Je sursaute en sentant ta langue, tes lèvres sur... ça. Tu lèves les yeux vers moi. Ma respiration se fait moins régulière déjà. Mes mains tremblantes cherchent quelque chose à laquelle s'aggripper. Elles le trouvent dans tes cheveux, j'espère que je ne te les tire pas trop. Je gémis, je ne sais pas comment me sentir. C'est tellement étrange cette sensation, mais je dois avouer que j'aime ça. Je ferme les yeux en hoquetant et rejette la tête vers l'arrière. J'en ai des frissons ! Oh lala... Je en réponds déjà plus de moi... Ah... Continue comme ça ! J'essaie de ne pas vraiment crier, il y a quand même un chauffeur à la limousine, mais c'est difficile, tu me fais tellement de bien ! Je sens que... Han merde... je n'arrive pas à croire que je vais dire ça ! Je vais venir ! Tu donnes un dernier coup de langue et c'en est fait ! J'en ai mis partout ! Je dois avoir pris la teinte des coquelicots, maintenant. Tu viens m'embrasser encore et encore puis tu me dis que c'est pas grave, on nettoyera tout ça avant de partir. D'ailleurs, la limousine roule toujours. Je te redemande où nous allons et tu me réponds avec un sourire que je ne t'avais encore jamais vu que c'est au septième ciel que tu m'emmènes. C'est pas là que tu viens tout juste de m'envoyer ?
Tout en reprenant mon souffle, je t'observe t'humidifier les doigts dans ta bouche avant de les porter à mon intimité en me soufflant de me détendre. De ton autre main, tu m'écartes une cuisse, je fais de même avec l'autre. J'ai un nouveau frisson en sentant un premier doigt en moi. Je referme les yeux. Ça ne fait pas... mal... c'est seulement qu'un peu inconfortable, en fait. Tu me dis que c'est seulement que pour me préparer et que, comme ça, la suite sera un peu moins douloureuse, comme je suis... j'étais ? toujours vierge. Au deuxième doigt, je pousse une drôle de gémissement, là, ça fait un peu mal. Mes paupières son serrées l'une contre l'autre. Tu bouges un peu tes phalanges, j'en tremble, je fronce les sourcil... Mais après un moment, ça ne me fait plus souffrir et ça en deviens presque agréable. Je finis par soupirer d'aise. Là, tu me fais du bien. Mais j'ai l'impression que tu en as assez et que tu veux aller plus loin. Tu retires tes doigts, tu me donnes un baiser et me dit tout bas à l'oreille que ça va faire un peu mal, mais de ne pas m'en faire, par la suite, ça sera la meilleure chose à laquelle j'aurai jamais goûté. Et je te crois presque aveuglément. Tu me pénètre donc, lentement, très doucement. Je referme les yeux du plus fort que je le peux, mais je ne peux pas empêcher cette larme de couler. Ça fait mal. Tu arrêtes ton mouvement et tu viens sécher cette larme de tes lèvres. Tu me demandes pardon de me faire mal, une autre larme roule sur ma joue. Tu l'essuies elle aussi. Je passe mes bras autour de ton cou et une fois que je me suis habitué à ta présence en moi, je te dis que tu peux y aller. Pas trop fort, s'il te plaît. Encore là, tu as beau y mettre le plus de tendresse que tu le peux, c'est toujours un peu inconfortable. Mais j'endure, tu m'a promis que ça serait bon. Ce n'étais effectivement pas sans raison. J'ai l'impression que je vais devenir fou. J'entends ta respiration s'accélérer en même temps que la mienne, au fil de tes allées et venues. Je plante mes ongles dans ton dos, ma tête oscille de gauche à droite, je gémis encore. Toi aussi. Oh mon Dieu, qu'est-ce que c'est bon ! Tu me fais du bien, tellement de bien, tu me fais crier ton nom. Juka ! J'en ai des spasmes ! Ah, seigneur, j'aurais jamais cru ça ! Tu viens m'embrasser, un de mes cris se perd dans ta bouche. J'en viens qu'à te griffer le dos, je crois même que tu saignes un peu... Ah là, ah lala... Là, j'en peux plus ! Je n'en peux plus ! Je hurle presque... C'est tellement trop bon, Juka ! Et j'ignorais que nous pouvions pousser des notes si aigües, toi et moi. Toi non plus, tu n'en peux plus, tu viens dans ton préservatif et tu te laisses tomber sur moi avec un long soupir. Une de mes mains se glisse jusque dans tes cheveux, joue avec une mèche. Il fait chaud, les vitres sont embuées. Je me sens bien, mieux que jamais.
Je réalise alors que la limo est arrêtée. Nous sommes arrivés ? Tu passes ta main dans la fenêtre pour la désembuer et tu regardes à l'extérieur. Tu me réponds affirmativement en commençant à te rhabiller après, bien sûr, avoir retiré ton préservatif.. Je fais pareil. Mais je serais tellement resté étendu sur la banquette avec toi couché sur moi. J'étais tellement bien... Je replace un peu mes cheveux, tu me dis que je suis très bien comme ça. Je te répond d'un sourire. Tu ouvres la portière en prenant la bouteille de champagne que nous n'avons pas terminé et une légère brise nocturne, un peu frisquette, s'infiltre dans la voiture de luxe. J'ai froid... Tu l'as remarqué car une fois que nous sommes sortis, tu me mets ton veston sur les épaules et me prend par la main. Nous sommes dans un vaste champ de fleurs parsemés d'arbres ici et là. Nous marchons vers le plus gros d'entre eux. Pourquoi tu m'as emmené ici ? Tu me dis que tu viens souvent ici pour réfléchir ou seulement pour être seul et que tu voulais me faire part de cet endroit. Ça me touche... C'est vraiment beau ici, d'après ce que je peux voir avec les phares allumés de la limousine. Nous arrivons à l'arbre et nous nous asseyons à son pied.
Will you remember the black limousine?
Will you remember champagne?
Will you remember the things that we've seen?
I will return here again.
Tu nous verses chacun un nouveau verre de champagne. Merci. Nous discutons tout en buvant. De tout et de rien. Et quand il ne nous reste plus que chacun une gorgée, tu me retiens de prendre la mienne et tu tends ta flute vers la mienne et tu dis : "À nous deux". Je souris et je répète.
Puis je me lève. Je vais cueuillir quelque fleurs sauvages. Elles feront jolies dans ma chambre. Tu m'aide un peu, nous finissons par avoir un bouquet d'une bonne taille. J'en suis content. Nous retournons nous asseoir sous l'arbre, toi étant adossé au tronc et moi étant installé entre tes jambes, le dos contre ton torse, contemplant mes fleurs fraîchement cueuillies. Tu encercles ma tailles de tes bras. Tu veux faire quoi, plus tard ? Tu me réponds que tu n'en sais rien. Ah... Et tu ajoutes que tu vas partir chez ton père pour l'été. Je m'inquiètes un peu. Vais-je te revoir ? Mais tu me rassures en me disant que tu reviendrais et que tu ne m'oublieras pas, tu me le promets. J'en suis ravi ! Tu ajoutes autre chose, tu dis que tu veux bien passer les prochaines années de ta vie avec moi. C'est vrai ?! "Oui, qu'est-ce que tu crois !" que tu me dis. Je ris et tu dis que je t'aime. Nous ne finissons même pas la bouteille de champagne, nous nous levons, puis retournons à la voiture. Durant le trajet du retour, je m'endors contre toi, la tête sur ton épaule. Et quand nous arrivons chez moi, tu ne me réveilles pas, tu me prends dans tes bras et me porte jusqu'à ma chambre. Je n'en ai pas conscience, mais tu m'embrasse un dernière fois. Puis tu sors pour aller rejoindre ma soeur dans le salon. Tu lui demandes un feuille et un crayon, tu lui expliques que tu veux me laisser un mot pour que je ne m'inquiètes pas quant à la fin de notre soirée. Elle acquiesce et va te chercher ce que tu as demandé.
Will you remember the flowers in my hand?
Will you remember my hair?
Will you remember the future we planned?
The world is not waiting out there.
Je me réveille en pleine nuit, en sursaut. J'ai ton mot soigneusement plié dans ma main. J'ouvre ma lampe de chevet pour lire. Tu me racontes que tu pars ce matin pour aller chez ton père. Tu me dis aussi que tu as apprécié ta soirée avec moi et que tu aurais voulu passer un peu plus de temps avec moi. Je me sens un peu désolé de m'être endormi... Tu me dis que tu ne reviendras que pour le début des cours, l'an prochain, qu'il faut donc que je ne m'en fasse pas trop pour toi. Je réalise alors que je n'ai pas de numéro de téléphone pour te rejoindre et que je ne t'ai pas donné le mien non plus. Je me sens mal... J'espère que Nomiko t'as donné notre numéro... Tu vas tellement me manquer durant l'été... Tu finis la lettre en disant que tu m'aimes et que tu as hâte que les cours reprènnent.
Je repose ma tête sur l'oreiller, les larmes me montent aux yeux. Je ne te verrai pas de l'été, ça ne sera pas supportable ! Je prie pour que le temps passe vite, même si je sais que ce sera le pire été de toute ma vie...
C'est comme je l'avais pensé. Il ne passe pas un jour sans que je pense à toi, sans que je ne me demande ce que tu peux bien faire en ce moment. Est-ce que tu penses à moi ? Est-ce que je te manques autant que tu peux me manquer ? As-tu aussi hâte de me retrouver que moi je peux avoir hâte ? Je ne saurai ça qu'au retour en classe. Et ça m'énerve. Pourquoi tu ne m'as pas laissé de numéro, d'adresse ? Tu me manques tellement ! Je voudrais que tu sois près de moi en ce moment... Mais tout ce que j'ai, c'est ma soeur qui me dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle est persuadée que tu ne m'as pas oublié et que tout redeviendra en ordre quand nous nous retrouverons, l'automne prochain. Tu ne peux pas savoir à quel point cet été est pénible ! Un vrai enfer ! Ça me donne envie de chialer ! Tu me manques tellement trop...
Enfin ! L'été est fini ! Les cours reprènnent aujourd'hui ! C'est avec joie que j'enfile mon uniforme et que je me maquille un peu avant de prendre mon cartable et de me le mettre sur le dos. Je n'en pouvais plus de cet attente ! C'est presque en courant que je me rends à l'école. J'arrive un peu trop tôt, il n'y a encore presque personne d'arrivé. Je vais chercher mon horaire et vais faire tout ce qu'il y a à faire lors de la rentrée, pendant ce temps, tout le monde a le temps d'arriver. J'ai mes premiers cours. Puis sur l'heure du midi, je pars à ta recherche. J'ai été voir à tous les endroits où tu avais l'habitude d'être, l'an dernier. Mais tu n'y étais pas... Es-tu revenu de chez ton père ou as-tu seulement décidé de te tenir ailleurs, cette année ? Je retourne en cours, un peu déçu... Même triste aussi... Et là, je crois que je te vois... Mais... Tu t'es décoloré les cheveux ! Je dois dire que ça te va quand même bien ! Un sourire s'accroche à mes lèvres. Je te retrouve enfin ! Je fais quelques pas vers toi et la bande qui t'entoure. J'appelle ton nom, tu te retournes vers moi... Mais l'expression que tu as... Je ne comprends pas... Tu as l'air embarassé... Tu fais signe à tes amis qu'il serait temps de retourner en classe... Je reste figé. Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi tu m'ignores comme ça ? Ne disais-tu pas que tu avais hâte de me retrouver, dans ta lettre ?
Hora arrive à côté de moi, me demande ce que j'ai... J'ai peine à me retenir de fondre en larmes. Je lui dit que je ne comprends pas... Il me demande pourquoi, ce que je ne comprenais pas. Et je réponds par ton prénom. Et il fait "Oh..."... Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens vraiment mal. Je l'attrape par le col de sa chemise et je lui demande d'expliquer son onomathopée. Il semble surpris de mon geste. C'est vrai que je ne suis pas violent, d'habitude. Je le lâche en lui demandant pardon. Il me dis que c'est rien, mais il a l'air grave. Je m'inquiète. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il commence par me dire que ce qu'il va me dire risque de ne pas me plaire, pas du tout. Je l'incite quand même à continuer. Il me dit... Oh mon Dieu, non ! Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai ! Ça ne peut seulement pas être vrai ! Rassure-moi Hora, dis-moi que c'est faux ! Ne te fous pas de moi comme ça, ce n'est pas drôle ! Il me dit qu'il est désolé et me prend dans ses bras. Il vient de me dire qu'il t'a vu avec... une fille... Non je ne veux pas le croire ! Je ne veux pas ! Je... J'éclate littéralement en sanglots dans ses bras. Tu m'avais dit que tu voulais passer tes prochaines années avec moi ! Tu m'as dit que tu m'aimais ! Tu m'as même promis que tu voulais rester avec moi ! Tu m'as menti ! Pourquoi tu m'as dit tout ça si c'était faux ? Ça t'as amusé au moins de m'avoir blessé comme ça, j'espère ! Tu as eu du plaisir à me faire mal comme ça ? Mais c'est quoi ton problème, enfin ? Pourquoi ! que je m'écrie. Hora me dit de me calmer un peu, qu'on devrait retourner en classe, mais je veux pas. Qu'il y retourne s'il le veut, mais pas moi. Il faut que je te parle, il faut que tu me dises que ce qu'il m'a dit est faux. Je le repousse et prend la direction du bureau de la proviseur. J'ai décidé de prendre les grands moyens. Je lui explique vaguement le problème, mais elle est indulgente et elle te convoque à son bureau. Quelque minutes plus tard, tu es assis dans le fauteil à côté du mien et la directrice est partie pour nous laisser discuter en toute confidencialité. Alors je te le demande en face : Pourquoi ? Pourquoi quoi ? que tu me réponds. Sauf que tu sais parfaitement de quoi je parle. Tu finis par me répondre que de toute façon, nous deux c'était impossible et tu te lèves pour partir. Quoi ?! Je me lève à mon tour et me dépêche à me placer entre la porte et toi. Alors tout ce que tu m'as dit, c'était du vent ? que je te crache en pleine face. Tout ce que tu m'as dit, ces promesses, quand tu me disais que tu m'aimais, ce n'était que des mensonges ? Tu t'es foutu de moi, c'est ça ? Tu voulais juste me baiser, avoue ! Tu te rends compte que c'est toi qui est parti avec ma virginité, c'est pas rien ! Tu veux tout balancer ça comme ça ! Comme si rien n'était ! Comme si j'étais l'une de ses filles de laquelle on peut disposé comme ça nous chante ! T'es vraiment con ! Je te hais ! Je te hais tellement !
Tu soupires d'agacement, maintenant, alors que des larmes de rage coulent sur mes joues. J'aurais jamais, jamais du tomber amoureux de toi, je regrette tellement notre bal de fin d'année... Je regrette tout ce qui a pu se passer ce soir-là... Je relève les yeux vers toi... Tes yeux se sont humidifiés... Des larmes de crocodile ? Tu semble hésiter, mais tu finis par me dire que toi, tu ne regrettes pas... Et tu crois que je vais te croire ?! J'ai juste envie de te taper, si tu veux savoir ! Kaya... que tu me dis. Quoi ! que je te réponds. Tu me demandes de t'écouter. Je pèse le pour et le contre, changeant mon poids d'une jambe à l'autre. D'accord, je t'écoute. Tu me dis que tu as réfléchi tout l'été, tu as pensé à moi tout l'été, que tu voulais me revoir, que l'été a été long pour toi aussi, mais qu'après une discussion avec ton père, tu as compris que toi et moi, c'était simplement impossible... Pourquoi ? Non, mais tu nous as vu ? que tu me réponds. Quoi ? Et tu continues avec des arguments comme ceux qui disent que nous sommes deux hommes, que je suis travesti, que c'est difficile de vivre à deux quand on est gay... Parce que c'est plus facile de vivre seul, alors ? Et tu ne sais plsu quoi répondre. Tu me dis que tu es désolé, que tu ne peux rien y faire, c'est trop dur pour toi. Et tu te fiches que moi je sois prêt à passer par dessus toutes les remarques que les gens pourraient faire sur nous, que je sois prêt à faire n'importe quoi pour toi. Tu me réponds seulement par un "Ne sois pas ridicule.". J'en ai assez. Tu ne veux plus de moi, et bien soit ! Je tâcherai de t'oublier, dans ce cas !
Je tourne donc les talons et ne vais pas à mes cours de l'après-midi. Je rentre chez moi. Je veux brûler cette stupide robe et le fichu bouquet que j'ai fait séché, en souvenir. J'entre en trombe dans la maison. Nomiko me demande ce qui se passe, pourquoi je pleure. Je ne répond pas. Je passe en coup de vent dans ma chambre pour prendre cette putain de robe et le bouquet et je descend au sous-sol où le poêle à bois marche déjà, ma soeur sur les talons. Elle me demande ce que je fais. Je lui réponds que j'efface mes souvenirs... Elle reste coite. Et je jette mes souvenir au feu. C'est fini... Je ne vais seulement plus que t'aimer en vain... Tu ne veux plus rien savoir.
I won't remember the dress I wore.
I won't remember champagne.
I won't remember the things that we swore.
I will just love you in vain.
J'essaie de me convaincre que je t'ai oublié. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de me demandé si tu te souviens de cette soirée que nous avons passé ensemble. J'étais si bien avec toi... Je ne peux pas non plus m'empêcher de penser que peut-être que tu m'appeleras... Non, il ne faut pas que je pense à ça... Il faut que je t'oublie... Mais même après des années, j'en suis incapable. Et toi... Est-ce pareil pour toi ? Je t'aime encore tellement... Si tu revenais, je te laisserais sûrement une seconde chance... Mais... Est-ce que seulement tu te souviens de moi ?
Will you remember?
Will you recall?
Will you remember?
OWARI