Share/Save/Bookmark
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Books » Harry Potter » Fan Club Officiel font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Artoung
Fiction Rated: M - French - Romance/Humor - Harry P. & Draco M. - Reviews: 188 - Published: 12-01-07 - Updated: 09-11-08 - id:3922509

Note: Hello Voici le seconde chapitre de FCO. J'espère qu'il vous plaira. On se retrouve en bas.

Remerciement: à BlackNemesis (BN m'enfin!) et BadAngel666 (Baddy quoi!) pour leur correction. A warriormeuh (Stéphanie XD) parce que je l'embêtais avec ça huhu. A Colin Crivey parce qu'il ne méritait pas de mourir et qu'il porte à lui seul mon envie de faire cette fic! Et à Tia qui a bien voulut de cette histoire pour son TO et aux gens qui l'ont illustrée.

Je crois que j'ai tout dis...Ha non, j'ai oublié le plus important. Merci à vous tout pour vos gentils commentaires, y a pas à dire mais ça motive grave!


Partie 2 :Ouske ça mange

« HARRY ! HARRY HARRY !

C’EST LE PLUS COOL ET LE PLUS GENTIL !

ON VOUDRAIT RESTER AVEC LUI TOUTE NOTRE VIE

LE PLUS FORT ET LE PLUS BEAU,

C’EST HARRY ! HARRY ! HARRY ! »

-Parfait ! s’exclame Crivey, satisfait. Seul bémol : Malfoy, dis-moi si c’est une impression mais tu n’as pas chanté ?

- Ce n’est pas une impression, je réponds en finissant de me limer les ongles.

Les dix neuf autres candidats me jettent un regard noir mais je n’en ai cure. Je suis prêt à faire beaucoup de choses pour entrer dans ce club mais pas à chanter en cœur des chansons à la gloire de Potty…Crivey nous a dit que l’apprentissage des chansons ne comptait pas dans le concours (il considère ça comme un bonus, le fou !) mais je suis obligé de faire acte de présence et de ne pas faire de commentaire sur les paroles, ce qui n’est vraiment pas drôle.

J’ai réussi à raquet… convaincre un groupe de poufsouffle de m’acheter mes derniers T-shirts, il y a de ça onze jours.

Crivey m’a communiqué la prochaine épreuve : « Trouver le dessert préféré de Potter et savoir le confectionner »

Onze jours que je l’observe manger ses desserts sans parvenir à savoir ce qu’il préfère. Ce ventre sur patte aime TOUS les desserts. Il les engloutit à la même vitesse que Weasmoche, c’est dire ! Le plus simple serait de lui poser la question directement mais je préfère l’éviter en ce moment et puis ça serait trop incongru de ma part. A coup sûr il croira que c’est un piège et que je veux l’empoisonner. Alors que si je dois désigner un empoisonneur, je le mets en tête de liste. Avec son sourire communicatif et ses yeux couleurs espoir, on lui donnerait le bon dieu sans confession…et ce serait une grave erreur.

Moi, je connais sa véritable nature ! Il est comme ces ridicules chansons italiennes, suintantes d’amour, qu’on ne peut pas blairer mais qui nous restent dans la tête toute la journée. Un empoisonneur de la pire espèce !

Et le pire ! LE PIRE !! C’est que avec cette histoire de fan club, je me mets aussi à rêver de lui. C’est un véritable lavage de cerveau. Parce que avant quand je rêvais du balafré, il finissait bien souvent étranglé par mes soins, ou décapité…. Déchiqueté… démembré… bref, des rêves sympas quoi ! Mais maintenant c’est fini tout ça…Je passe mes nuits à bavarder avec lui avec en bruit de fond une sale chanson d’amour à l’italienne.

Enfin, tant que je ne me mets pas à danser un slow avec lui, je peux survivre à ce genre de rêve.

°O°O°O°

-Désolée Monsieur Malfoy mais je refuse de vous donner une potion de sommeil sans rêve.

-Mais vous ne comprenez pas ! C’est une question de vie ou de mort !

-Ne dites pas de bêtises, ce n’est pas un petit cauchemar qui va tuer un grand garçon comme vous ! Vous auriez quand même pu vous habiller…vous promener en pyjama dans les couloirs à cette heure ci, tsss, tsss…

-Ce « petit » cauchemar comme vous dites a de quoi flinguer l’esprit de n’importe qui ! J’exige des potions de sommeil sans rêve ! Je vous en prie Pompom…

Oui, le coup du prénom marche toujours…

-C’est non ! Mais si vous me racontez votre rêve je…

…enfin presque toujours.

-Mon cauchemar !

-Pardon, votre « cauchemar », je pourrai peut être voir l’étendue du problème.

-Je ne veux pas en parler, je réponds en frémissant, c’est trop horrible…

-Quelqu’un y mourrait ?

-Non. Enfin si…moi…en quelque sorte…

-Monsieur Malfoy, est-ce que vous rougissez ?

-C’était horrible Pompom ! je m’exclame en m’agrippant à sa robe. C’était un millier de fois pire qu’un slow ! Et je ne rougis pas.

L’infirmière sans cœur me regarde d’un air sceptique. Elle n’a pas l’air de se rendre compte de la gravité de la situation.

-Ecoutez, si ce cauchemar devient répétitif et qu’il y a des conséquences sur votre santé, je changerai peut-être d’avis mais d’ici là il va falloir faire sans.

-Répétitif ? Vous croyez que je vais attendre que cela se reproduise !?

Elle est folle cette femme ! Ulcéré par tant d’incompétence, je sors de l’infirmerie en claquant la porte. Faudrait voir à ce que quelqu’un s’occupe des employés de cet établissement. Entre le vieux sénile qui nous sert de directeur, le loup garou de professeur contre les forces du mal (question logique, on repassera), le concierge zoophile, le garde chasse ET professeur monstréophile et maintenant l’infirmière incompétente, je crois qu’on est servis !

Je traverse les couloirs en rajoutant mentalement l’attitude de l’infirmière à la longue liste des injustices commises à mon encontre, lorsque je l’entends :

Un fredonnement…quelqu’un d’apparemment de très bonne humeur fredonne LA chanson. Celle là même sur laquelle cette nuit Potter m’a…Bref celle là ! Tuer ou ne pas tuer ? That is the question.

-Ti amo ! In sogno. Ti amo ! In aria. Ti amo !

En temps normal, j’aurais continué mon chemin. Mais là, ce n’est pas physiquement possible. Pas quand c’est Potter himself qui chante (faux mais ça c’est une évidence) NOTR…LA chanson.

TUER !

Je fonce dans sa direction, l’attrape par sa chemise et le plaque contre le mur.

(Attention ! Tout est une question de technique et de rapidité, n’essayez pas de faire ça chez vous les enfants).

La chanson s’arrête et ses agaçants yeux verts étonnés se posent sur moi.

-Malfoy ? Mais qu’est ce que tu fais…en pyjama ??

C’est à ce moment précis que je me rends compte qu’en effet ça peut paraître étrange une telle tenue, de ma part, à huit heures du matin, dans un couloir, mais je n’ai pas pris le temps de m’habiller après m’être réveillé en sursaut suite à mon …cauchemar. Je me rends compte aussi qu’il y a des élèves rassemblés autour de nous qui ne semblent avoir rien de mieux à faire que de nous observer. Et Potter ! Potter ! Qui me regarde sans comprendre alors que cette nuit il a mis sa langue dans mon…bref…je vais le tuer !

-Et toi pourquoi chantes-tu cette chanson ?!

-De quoi parles-tu ?

-De LA chanson que tu fredonnes, bordel ! je m’énerve en le secouant un peu.

-T’es cinglé…lâche moi !

Je le regarde, espérant presque que la haine qu’il est censé avoir envers moi montre le bout de son nez mais il a juste l’air excédé et même pas au point de me frapper.

-Je ne plaisante pas, je siffle, pourquoi tu chantais ça !?

Il réfléchit et ça m’énerve.

-Oh, la chanson italienne ! fait-il enfin. C’est le réveil moldu à piles de Dean qui a diffusé ça ce matin, du coup, je l’ai gardée en tête. Je sais que ce n’est pas de la grande musique, ni le tube de l’été mais honnêtement Malfoy, ce n’est pas une raison pour réagir aussi violemment.

- …

-Vas-tu me lâcher maintenant ? A croire que ça te plait quand je me retrouve coincé contre toi…

Je n’aime pas son petit sourire moqueur et sa remarque me met mal à l’aise. Faut dire que son corps est plus confortable qu’il n’y paraît et pour tout avouer je suis bien calé là.

-Ce que j’aime c’est quand tu es à ma merci ! je réponds froidement.

-Oh quel grand fou ! Allez Malfoy, va t’habiller et arrête de te donner en spectacle…Et je ne suis pas à ta merci.

-Bien sûr que si !

-Peut-être juste que j’aime bien quand tu te colles à moi comme ça, susurre-t-il, aguicheur.

Je m’éloigne immédiatement d’un bon mètre alors que le public pousse un « ooooh » unanime devant une telle révélation. Il avait la même façon de parler dans mon rêve.

-Trop facile ! fait-il en s’époussetant.

Les autres ricanent et il passe devant moi avec toujours son léger sourire agaçant. Depuis quand Potter est-il devenu si sournois ? On dirait Jonshon.

Tiens en parlant du serdaigle, ça fait un moment que je ne l’ai pas vu. Faut croire que cette histoire de FCO m’a détourné de mes préoccupations premières. Si j’ai fait un rêve éro... cauchemar ce n’est pas dû à Potter, c’est surtout parce que mine de rien ça va faire près de sept mois que je n’ai pas eu de relations sexuelles. Et si mon esprit se moque de ces préoccupations bassement physiques, mon corps doit être en manque.

Tout s’explique !

De même que si je suis bien près de lui, c’est juste parce que mon corps a besoin de chaleur humaine. Je suis soulagé, j’avais craint un instant que mon cas ne soit plus grave.

O°O°O°O

Il me faut un plan, les jours passent et je ne sais toujours pas quel est le dessert préféré de Potter. Je n'ai heureusement plus fait aucun rêve sur luini sous lui d’ailleurs. Sur personne d'autre d'ailleurs, je n'arrive quasiment plus à dormir et quand je m'endors enfin je suis trop épuisé pour rêver. Il faut que je sache quel est le putain de dessert que Potter préfère avant que les cernes ne se voient sur mon visage.

J'ai pensé à corrompre Weasley, il est si pauvre que si je lui propose un tiers de mon argent de poche de ce mois-ci il risque de tomber dans les pommes. Le problème c'est que ce type est du genre incorruptible, comme tous les gryffondors généralement...Je ne sais pas comment je pourrais survivre avec une conscience telle que la leur et puis sans compter qu'ils doivent vraiment s'ennuyer à mourir...Donc corrompre Weasley pour qu'il me donne cette information sur Potter, c'est à éviter. Mais à part lui et Granger...je ne vois pas qui...

Minute !

Bien sûr que je vois qui pourrait me dire ce que j'ai besoin de savoir! Rousse – erk! –, avec plein de tâches de rousseur – mon dieu! –, ex de Potter – ce qu'il ne faut pas faire! –, pas corruptible aussi mais c'est une fille et comme toutes les filles (Granger ne comptant pas) je peux la charmer, la faire tomber dans mes filets, la séduire et faire d'elle ce que je veux !

Cette Weasel doit forcement savoir quel est le dessert préféré du balafré! Elle le suivait comme son ombre constamment les premières années qu'elle était là. Elle a même réussi à sortir avec !

Plus j’y pense et plus il me semble que c’est la solution la plus logique.

Fort de cette décision, je pars en chasse. Il est juste dix-huit heures et nous sommes mardi soir. Que peut bien faire une gryffondor de sixième année à cette heure-ci un mardi ?

A coup sûr, elle est dans sa salle commune…avec le bol que j’ai…

Granger est largement plus facile à trouver que cette fille là, suffit de savoir où est la bibliothèque…

-Un problème Draco ? me demande Blaise en s’asseyant à mes côtés.

-Je réfléchis.

-Je peux aider ?

Je dévisage mon meilleur ami un instant. Après tout il peut m’être utile.

-Je veux séduire Weasley pour l’amener à me dire quel est le dessert préféré du balafré.

Blaise me regarde avec des yeux ronds.

-Tu ne crois pas que c’est une solution un peu extrême ? Et puis sans vouloir te vexer Draco, malgré le fait que tu sois doué pour séduire à peu près tout ce qui bouge, j’ai un gros doute en ce qui concerne Weasley…Il ne te porte pas dans son cœur…

-Bien sûr qu’il ne me…Mais qu’est ce que tu racontes ? Je ne parle pas du miséreux, je pensais à sa frangine !!

-Oh !

Blaise veut ma mort ou quoi ?

-Putain, l’horrible image mentale qui vient de vriller dans mon cerveau par ta faute !

-Excuse-moi, mais comme tu es gay, il semblait plus logique que…

-Blaise, tu t’enfonces là. Séduire Weasley serait la pire des choses que je puisse imaginer faire !

-Ah, ce n’est pas séduire Potter ?

-…A la réflexion tu as raison, le pire serait encore de séduire Potter.

-Moi, je pense que le pire serait de séduire le garde chasse…, fait Blaise songeur.

J’y réfléchis à mon tour. C’est vrai que séduire le monstreophile n’a rien de très ragoûtant.

-Ce n’est pas faux.

-Ouais, fait Blaise en hochant la tête, quoi que je n’aimerais pas séduire Rusard non plus…

Je frissonne à cette pensée.

-Salazar nous en préserve ! je réponds dans un souffle horrifié. Je suis sûr qu’il fait des choses avec sa chatte…

-C’est vrai qu’un tel attachement pour un être vivant est vraiment bizarre.

-Ca me fait penser à Londubat et sa grenouille…

-Brrr…ou Snape avec Lupin…

-N’en dis pas plus, je t’en prie !

Blaise et moi frissonnons et restons silencieux quelques instants. L’amour est vraiment quelque chose d’effrayant. Je me serais bien passé de ce genre de discussion. Quand je pense qu’au départ on parlait de quelque chose de sain : moi me servant d’une innocente jeune fille pour obtenir des informations…

Faut faire gaffe avec l’amour, il se cache, tapi dans l’ombre dans chaque discussion et il peut toucher les meilleurs d’entre nous…Même Snape s’est fait avoir…Et pourtant, il était encore si jeune…c’est tellement triste…

-En fait, tu ne saurais pas où elle est la Weasley ? je demande pour sortir de mes sombres pensées.

-Entraînement de quidditch avec les Gryffondor, marmonne Blaise le regard un peu dans le vague.

Je sursaute, il n’aurait pas pu le dire avant ce crétin !

-Je pensais que tu le savais, reprend-t-il en voyant mon regard noir, tu connais pourtant les horaires de Potter !

-Oui mais j’avais oublié que l’autre était aussi dans l’équipe ! Je vais y aller, si je ne veux pas la louper. Ils finissent dans un quart d’heure.

Blaise hoche la tête et me souhaite bonne chance. Je n’ai pas besoin de chance pour séduire quelqu’un, je suis né comme ça.

Je presse le pas…c’est que le château n’est pas petit…et que le terrain de quidditch n’est pas juste devant la porte d’entrée.

J’arrive enfin devant le stade et la nuit commence à tomber. Je suis en retard de dix minutes mais l’équipe de Potty vole toujours. Il n’en a strictement plus le droit, il faut que je pense à informer Snape de ça. S’il se prend un quart d’heure à chaque fois, à la fin de la semaine, ils ont une heure d’entraînement de Quidditch de plus que les autres. Ce qui est injuste. Et je suis un être profondément juste.

Hélas, il semblerait que l’éclat naturel de ma chevelure ait attiré l’attention du balafré sur moi. Il vole à toute allure dans ma direction et freine brusquement devant moi, faisant voler ma cape et mes cheveux. Quel gamin !

Il a les joues rouges, les cheveux encore plus décoiffés que les miens doivent l’être, le souffle court et je vois mal ses yeux derrière ses lunettes de Quidditch.

-Tu espionnes Malfoy ? demande-t-il d’un air taquin.

Je t’en ficherais moi de l’air taquin !

Ses vêtements d’entraînement collent à sa peau à cause de la sueur. C’est…dégoûtant !

-Pourtant tu n’en as pas besoin…vous avez déjà perdu, reprend-t-il.

Je lève les yeux de son torse. Il doit y avoir un courant d’air chaud qui vient de passer car j’ai soudainement l’impression que ma cravate est trop serrée. Parait que c’est à cause du réchauffement de la planète que le temps se dérègle si rapidement. Fichus moldus !

-Je ne viens pas vous espionner, je grogne, même si je remarque que tu prends tes aises avec les horaires !

-On a commencé en retard, répond Potter, c’est normal qu’on finisse plus tard.

Comme si j’allais le croire.

-C’est ça ouais, je réponds en levant les yeux au ciel. Bien, quand comptes-tu libérer ton équipe Potter ? Je voudrais m’entretenir avec Weasley-fille.

Potter fronce les sourcils et se crispe sur son balai.

-Que lui veux-tu ? questionne-t-il presque froidement.

Je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part. Qu’est ce que ça peut bien lui faire ?

-Elle possède quelque chose qui m’intéresse, je réponds avec un sourire un peu crispé.

Potter semble encore se renfrogner. A croire qu’il est encore amoureux de l’autre gourde ! Heureusement que je ne lui ai pas dit que je voulais en faire ma petite amie !

-Tu veux sortir avec elle ? demande-t-il de but en blanc, le visage fermé.

Il commence à m’énerver avec sa crise de jalousie. Ils ne sont plus ensemble que je sache ! Et je me demande bien ce qu’il peut lui trouver à cette rouquine !

-C’est une possibilité Potter, je crache presque, bien que cela ne te regarde en rien !

-Mais je croyais que tu étais homosexuel ?

-Faut croire que ma cause n’était pas tout à fait perdue puisqu’elle arrive à m’exciter !

Je sais, je ne devrais pas m’énerver mais franchement, de quoi se mêle-t-il ? Il faut croire que ma dernière remarque ne lui a pas plu du tout. Sa bouche est devenue une ligne amère et ses yeux deux fentes haineuses. Il est encore amoureux d’elle…

Mais quel con ! Je le déteste !

-Tu ne peux pas sortir avec elle, souffle-t-il enfin presque tristement.

Il ne manquerait plus qu’il se mette à chialer et ça serait le bouquet ! Il n’a qu’à se battre pour elle s’il l’aime tant que ça !

-Ce n’est pas à toi de décider mais à elle, je réplique froidement.

-Elle ne t’aime pas Malfoy.

-Et alors ? Ce n’est pas son amour que je veux – dieu merci ! – je ne saurais vraiment pas quoi en faire.

-Tu ne l’aimes pas ? demande-t-il et il y a tellement d’espoir dans sa voix que je n’ose pas lui mentir.

-Bien sûr que non. Maintenant lâche moi, je ne vois même pas pourquoi nous avons cette discussion.

Je rêve ou il vient de pousser un soupire de soulagement ?

Il est vraiment bizarre. A croire qu’il est soulagé par le fait que je ne considère pas la femme de sa vie comme pouvant être la femme de ma vie. Il a donc si peur de la concurrence ? Je suis pourtant sûr qu’à choisir entre moi et le grand et valeureux héros qu’est Potter, elle choisirait le héros. Bon, il est clair que le manque flagrant de goût et de style de la miséreuse rentre dans l’équation de cette hypothétique décision. Parce que qu’à l’évidence, je suis quand même mieux que lui.

Je présente mieux déjà, je sais me coiffer, j’ai de la conversation, de l’argent, une élégance rare et au lit je suis vraiment une affaire…et lui ben c’est Potter quoi…pas besoin d’épiloguer là-dessus.

Je sors de mes pensées quand je me rends compte qu’il s’est approché de moi. Il vole doucement sur son balai mais juste à ma hauteur.

-Oublie la, murmure-t-il tout contre mon oreille, car je vais faire en sorte de détruire tout ce que tu peux songer construire avec elle.

Je frissonne, complètement choqué, incapable de m’éloigner, sentant son souffle se perdre sur ma joue. C’est juste Potter, je le sais mais juste-Potter ne me parle jamais de cette façon. Juste-Potter n’est pas sensé me faire trembler de désir.

Horrifié par ma propre pensée, je tourne la tête vers lui. Il est plus près que je ne le pensais mais si je recule il va comprendre que je suis troublé. Pourtant si je ne fais rien, je risque de l’embrasser…

Mais merde, c’est Potter ! Être gay c’est parfois vraiment la poisse ! Et pourquoi reste-t-il perché là à me fixer ?

-Vas-t-en ! je murmure pitoyablement d’une voix cassée.

Je peux le voir plisser les yeux, il est si prés que ses lunettes ne parviennent plus à me les dissimuler.

-Tu as peur Malfoy ? demande-t-il dans un souffle.

-Non…

-Tu as froid alors ?

J’ai l’impression qu’il suffirait d’un centimètre pour que je l’embrasse.

-Non…

Il ferme brièvement les yeux avant de les rouvrir brusquement. On dirait qu’un voile sombre s’est posé sur eux, il ne cesse de me dévisager et glisse une de ses mains sur ma nuque. Je me crispe m’attendant à ce qu’il m’embrasse. Je crois que je transpire…je dois être mort de trouille car mon cœur semble sur le point d’exploser…Sa main sur ma nuque est en train de se perdre dans mes cheveux, une étrange langueur m’envahit et pourtant mon cœur poursuit sa cadence infernale.

Mais il ne m’embrasse pas, il se penche sur le côté et je sens ses lèvres effleurer ma joue en même temps qu’il parle.

-Si tu n’as pas peur et pas froid…pourquoi trembles-tu Draco ?

Sa voix est si basse que j’ai l’impression de rêver. Je ne sais pas comment il vient de réussir ce tour de force mais là, j’ai juste envie de m’accrocher à lui et de le laisser continuer à me caresser les cheveux…jusqu’à cequ’il apaise la tumulte qu’il vient lui-même de créer en moi.

Mais sa main quitte ma nuque, ses lèvres ma joue, et toute sa personne s’envole brusquement loin de moi.

Je cligne des yeux stupidement, me demandant ce qu’il vient de se passer…

Mes jambes me portent à peine, c’est la première fois que quelqu’un parvient à me faire réagir aussi violemment. Il m’a jeté un sort de jambencoton, c’est la seule explication !

Je fixe le sol, interdit… C’est juste-Potter… Juste lui… ma réaction est totalement inappropriée. Et pourquoi a-t-il fait cela, ce connard ? Je n’y crois plus à sa naïveté ! Il savait très bien ce qu’il faisait ! Et il savait aussi l’effet que cela me faisait. Il a juste voulu me rappeler que j’étais gay…Je ne l’aurais jamais cru aussi manipulateur. Et tout ça pour Ginny Weasley !

La colère est la bienvenue, au moins je ne me sens plus aussi vulnérable. Potter se trouverait devant moi, je lui ferais ravaler ses gestes et ses paroles ! « Et pourquoi trembles-tu ? Et gnagnagna gnagna ! ». Mais quel imbécile ! « Et vas-y que je t’embrasses la joue et que je glisse ma main dans tes cheveux ! ». Si je pouvais retourner en arrière, je l’étranglerais volontiers !

Je décide d’attendre Weasley devant les vestiaires des filles, au moins là bas, il y a de la lumière. Et c’est un plus de voir les expressions des personnes avec qui on parle.

Je suis toujours en train de ruminer sur le comportement perfide du balafré lorsque sa rouquine et les deux autres filles de l’équipe passent devant moi.

-Weasley ! je m’écrie en allant à sa rencontre.

Elle s’arrête et ses copines aussi et pose sur moi un regard méfiant et mauvais.

Je crois que ma réputation me précède…Je parie que son frère doit passer ses journées à se plaindre de moi. Je ne peux m’empêcher de la détailler. Rousse, une tête de moins que moi, un corps bien proportionné, de la poitrine, un nez fin, un regard franc et bleu, des lèvres bien dessinées et pleines…Une vraie petite femme fatale. C’est donc ça que Potter aime ? Le genre teigneuse et sexy ?

-Je voudrais te parler, Ginny, dis-je avec un sourire.

Malgré ma voix caressante et l’utilisation de son prénom, elle reste toujours aussi méfiante. Si bien que je me demande si Potter ne lui a pas parlé.

-Je t’écoute mais fais vite, je n’ai pas trop le temps là ! répond-t-elle froidement.

Je jette un coup d’œil aux deux autres filles qui n’ont pas l’air décidé à partir.

-Seul à seul ! j’exige un peu trop sèchement.

Quitte à débiter des niaiseries autant qu’il y ait le moins de monde possible comme témoin.

-Hors de question, fait-elle, mes amies restent ici. Si ça ne te plait pas, tu peux toujours partir.

Je serre les dents. Elle se prend pour qui cette cruche ? Ses airs supérieurs m’agacent sérieusement. Elle s’imagine peut-être me faire une immense faveur ?

-Non, elles peuvent rester bien entendu, je susurre de mon ton le plus amène, s’il s’agit de tes amies, je peux qu’être ravi de leur compagnie.

Les trois filles se regardent, un peu interloquées, et je marque mon premier point.

-Je ne suis pas venu pour t’insulter ou autre chose de ce genre, je poursuis gentiment, ce comportement de gamin que j’ai eu dans le passé me laisse honteux.

-Malfoy…, commence la Weasley en fronçant les sourcils.

-Draco, je coupe avec un petit sourire engageant.

-Qu-Quoi ?

-S’il te plait, appelle-moi par mon prénom. Malfoy c’est mon père, je grimace comiquement.

Une des joueuses se met à glousser et je lui lance un sourire éblouissant. Weasley semble se détendre un peu. Je viens de marquer mon second point.

-Bien, Draco, fait-elle en soupirant, je peux savoir ce que tu me veux au juste ?

-Je croyais que c’était évident, je réponds doucement en la regardant dans les yeux.

Elle rougit légèrement et je prends un air gêné. Je suis sûr qu’en ce moment elle me trouve adorable. Trente secondes plus tôt elle me détestait. Il est si facile de tromper les gens.

-Excuse-moi, dit-elle plus aimablement, mais ce n’est pas évident pour moi. Pourrais-tu être plus explicite ?

Je lui lance un regard brûlant et hésitant à la fois avant de reprendre la parole.

-J’ai passé beaucoup d’années à te critiquer toi et les tiens et à présent je me trouve stupide. Ma seule excuse c’est que j’étais influencé par mes parents et ensuite c’était juste une question d’habitude.

Je hausse les épaules et je sais qu’elles ont toute mon attention.

-Je ne peux pas changer le passé mais j’espérais un avenir plus agréable entre nos deux familles…

-Tu en as parlé à Ron ? demande-t-elle, toujours un peu sur la défensive.

-A vrai dire…c’est toi que je suis venu voir car il m’est beaucoup plus facile de parler à une jolie fille et parce que ton frère ne m’aurait pas laissé l’occasion de m’expliquer, ce que je ne peux que comprendre.

-Je vois.

-Et il y a une autre raison, dis-je d’un ton plus doucereux, ça fait un moment que j’essaie de réunir assez de courage pour venir te parler, et crois moi c’est dur à faire pour un serpentard…mais je me lance, tu me plais beaucoup Ginny…

Elle rougit, une de ses amies pousse un soupir d’envie, l’autre boit littéralement mes paroles et moi je me contente de faire un sourire un peu contrit, tout en la couvant des yeux.

-Mais…je croyais que tu étais gay, dit-elle enfin, gênée.

Ils se sont tous passés le mot ou quoi ? Je me retiens de lever les yeux au ciel.

-Je suis bi, je rectifie en mentant effrontément, mais qu’importe l’orientation sexuelle, au final tout le monde cherche la même chose…

-Et c’est ? demande-t-elle dans un souffle.

Je souris doucement et m’approche d’elle.

-Le coup du siècle ? je propose, faussement innocent.

Ça a au moins le mérite de la faire rire et de détendre complètement l’atmosphère.

-Tu es vraiment irrécupérable, fait-elle en souriant. Mais beaucoup plus marrant que je ne le pensais.

-Je prends ça comme un compliment, dis-je en inclinant la tête poliment. Pourrait-on se revoir demain pour poursuivre cette conversation ?

-…heu Honnêtement Malfoy, je ne crois pas que ce soit une bonne idée…fait-elle en secouant ses boucles rousses.

Je parie que Potter les adore.

-Je ne vais pas te manger...

-Je pourrais presque te croire si tu ne le disais pas avec cette voix là.

Je ris légèrement et lève les mains en signe de reddition. Cette conversation ridicule commence à traîner en longueur et j’ai autre chose à faire de ma soirée moi. Il suffit d’un rien pour qu’elle accepte un nouveau rendez vous et sans ses copines cette fois. Sa curiosité et son impétuosité toute gryffondoresque la perdra.

-Bien mesdemoiselles, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Il fait frais et je m’en voudrais que vous tombiez malades. Ginny, c’était un plaisir de pouvoir bavarder avec toi…tu viens d’embellir ma soirée.

Elle rougit encore.

-Heu…On va y aller alors…Bonsoir…Malfoy, dit-elle doucement sans me lâcher des yeux.

-Draco, je murmure en attrapant sa main.

Avant qu’elle puisse me la reprendre, j’embrasse délicatement le creux de son poignet où bat un pouls affolé.

-Draco…répète-t-elle d’une voix cassée et je la relâche enfin.

Son trouble est tellement évident que c’est presque dur de ne pas paraître victorieux. A la place, je me contente de le fixer et la laisse repartir avec ses amies en direction du château.

Dès qu’elles sont assez loin pour ne pas me voir au cas où l’une d’elle aurait la bonne idée de se retourner, je m’autorise une grimace de dégoût. La seconde d’après j’entends un bruit dans l’arbre au dessus de moi. J’attrape ma baguette et recule prudemment, au même moment quelque chose tombe de l’arbre.

Je sursaute et lève ma baguette prêt à lancer un maléfice.

-Tu étais à ton maximum, Draco ?

Dès qu’il s’est relevé, je l’ai reconnu. Potter himself, qui commence sérieusement à m’agacer. Je ne m’agrippe que plus férocement à ma baguette.

-C’est Malfoy, je crache presque.

Il m’a espionné ! Je ne parviens pas à y croire !

-Ah je croyais que Malfoy était ton père, raille-t-il en enlevant les feuilles qui se sont accrochées à lui.

-Tu es vraiment un sale petit…

-Allons, allons, Draco, me coupe-t-il, ne sois pas insultant, pas maintenant que je sais à quel point tu peux être…délicieux.

Il y a quelque chose d’assez menaçant dans la façon de parler de Potter. Plus je le regarde et plus je me rends compte qu’il n’a vraiment pas l’air content. Que Weasley tombe sous mon charme n’a pas dû lui plaire…Peut-être que comme ça il se rendra compte qu’elle est loin d’être parfaite, ça ne pourra pas lui faire de mal.

-Moi, je ne te savais pas capable de nous espionner, c’est une telle bassesse de ta part, Potter !

-Il y a beaucoup de chose que tu ignores sur moi, répond-t-il d’un air fatigué.

-Il faut croire que oui.

Il garde le silence et me dévisage étrangement. Puis après un temps que je n’arrive même pas à définir – à la fois trop court et trop long – il pousse un petit soupir et commence à s’en aller.

-Ne reste pas trop longtemps planté là, jette-t-il par-dessus son épaule trois pas plus loin, tu risques d’attraper froid.

Je le regarde s’éloigner et s’enfoncer dans la pénombre. Il commence à m’énerver à se prendre pour ma mère. « Et ne bois pas trop ! Fais attention où tu marches ! Ne prends pas froid ! ». Ça me donne envie de faire tout le contraire. S’il savait où il peut se les mettre ses conseils !

O°O°O°O

-Je suis désolée Draco, me dit Weasley d’un air pourtant pas spécialement navré, mais entre nous c’est impossible.

J’ai un sourire crispé au milieu du couloir. La nuit n’a semble-t-il pas porté conseil à cette petite pu…sal…co…gueuse ! Je n’ai même pas eu le temps de dire un mot, à peine celui de faire mon plus beau sourire que déjà elle foule du pied mon fictif et vibrant amour pour sa personne. Pour tout avouer mon orgueil en prend un sacré coup. Mais rien n’est perdu, elle peut toujours changer d’avis. Les femmes, c’est connu, changent constamment d’avis. Il suffit juste d’être un peu plus insistant qu’hier.

-Tu es bien catégorique, je murmure tristement, ce n’est pas bien de briser le cœur des honnêtes gens de si bon matin…

Elle a un petit rire tout à fait charmant que Potter doit adorer et qui me met sur les nerfs.

-Tu n’as rien à craindre, dit-elle enfin, tu ne fais pas partie de cette catégorie de personne.

-Sympa.

-Plus sérieusement Malfoy, je ne sais pas ce que tu veux mais je ne peux pas faire ça à Harry…

Cette fois je lève vivement la tête. Alors elle sait ce que Potter ressent pour elle…Que fait-elle encore ici à papoter dans ce couloir avec moi au lieu d’être dans ses bras ?

-Harry est mon ami, poursuit-elle, et je n’ai pas envie de le blesser.

Elle ne l’aime pas ! Comment peut-elle ne pas l’aimer ? Et c’est quoi son plan, rester célibataire toute sa vie pour ne pas faire souffrir le Survivant ? Décidément je ne comprends plus rien.

-Tu ne vas pas t’arrêter de vivre pour le protéger ! Et puis je le connais un peu, il est assez grand pour comprendre !

Elle écarquille un peu les yeux avant de se remettre à rire.

-Tu crois que Harry est amoureux de moi ! rit-elle. Je suis désolée de te le dire mais c’est complètement idiot. Tu dois bien être le seul de cette école à ne pas avoir compris…C’est vraiment trop drôle !

-Eh bien quand tu auras fini de rire, tu pourras peut-être m’expliquer, dis-je d’une voix glaciale.

-Surtout pas! s’exclame-t-elle. C’est beaucoup mieux de te voir complètement à côté de la plaque !

-Génial… maintenant je suis sûr que la débilité c’est de famille chez vous.

Ma phrase a au moins le mérite de faire cesser son rire.

-Je le savais que tu jouais la comédie ! T’es vraiment un connard Malfoy !

-Je m’y efforce en tout cas, je réponds narquoisement. Tu ne croyais tout de même pas que j’aurais pu m’intéresser à toi !

-Et moi, tu ne croyais tout de même pas que j’allais tomber sous ton charme !

-Tu semblais bien partie pourtant. Je suis même sûr que tu as dû faire des drôles de rêves sur moi cette nuit. Pas trop dur de se réveiller en sueur, la culotte toute mouillée ?

-Le jour où je rêverai de toi Malfoy n’est pas encore arrivé et tant mieux car comme la plus part des gens j’ai horreur des cauchemars !

C’est qu’elle montre les griffes la rouquine ! J’esquisse un sourire mauvais et elle me le renvoie avec une habilité déconcertante. Cette fille commence à m’inquiéter.

-Bien, si tu jouais franc-jeu pour une fois, continue-t-elle sur un ton plus doux. Pourquoi voulais-tu sortir avec moi ?

Je la regarde de haut en bas me demandant si je peux le lui dire et surtout si elle va me répondre, et me répondre juste. De toute façon, il faut que je tente le coup.

-Je voulais savoir quel était le dessert préféré de Potter, j’avoue, légèrement mal à l’aise.

-Et tu n’as rien de trouvé de mieux que de me séduire pour le savoir ?! Et pourquoi veux-tu connaître son dessert préféré ? Tu comptes l’empoisonner ?

-Je n’ai pas envie de répondre à ça ! Mais si ça peut te rassurer je ne veux pas l’empoisonner ! Maintenant soit tu me dis ce que je veux savoir…soit je me tire d’ici !

-Pourquoi t’aiderais-je ?

-Laisse tomber Weasley, dis-je amer, c’était une mauvaise idée.

Je m’éloigne, les mains dans les poches, cherchant déjà un nouveau plan pour avoir cette information quand la voix de Ginny s’élève dans les couloirs.

-Il s’agit de la génoise aux groseilles !

Je me retourne avec un sourire éblouissant et la remercie brièvement d’un signe de tête avant de poursuivre mon chemin. Je l’aime cette fille !

- …Mais tu sais, il te suffisait de demander à n’importe quel elfe de maison en cuisine ! raille-t-elle encore.

Je m’arrête une seconde, avant de baisser la tête, renfrogné. Je déteste cette fille !

O°O°O°O

Il se trouve que la génoise aux groseilles est le gâteau le plus compliqué de la terre ou presque, et je me rends compte quand je regarde la recette dans les cuisines. Bien sûr, il faut que ce soit celui que Potter préfère ! Il peut pas faire simple pour une fois et se damner pour un basique gâteau au chocolat comme la plus part des gens ?! Nooon ! Monsieur aime les choses compliquées ! Il aime prendre la tête aux gens avec sa génoise !

Les elfes de maison avaient juste l’air blasé en me voyant, d’après eux je n’étais pas le premier à être venu pour préparer ce gâteau. Je leur ai demandé combien d’élèves étaient venus et je suis le vingtième. Autrement dit, je suis le dernier, les autres sont déjà passés aux épreuves suivantes, si ça se trouve, ils ont déjà tous finis ! Non, Crivey m’aurait déjà annoncé ma défaite si c’était le cas. Mais il n’empêche que je suis très en retard. Il faut que je finisse dans les dix premiers si je veux pouvoir passer la dernière épreuve écrite.

Je me retrousse les manches et ordonne aux elfes de me passer les ingrédients exigés sur la recette.

Pour la première fois de ma vie je vais cuisiner. J’espère que c’est facile car j’ai autre chose à faire de la journée !

°O°O°O°

-Monsieur Malfoy devrait aller se coucher monsieur. Slum va s’en occuper, couine un elfe de maison alors que je balance un autre plat à l’autre bout de la pièce.

Je rejette sa demande d’un geste de la main. J’en ai marre, j’ai de la farine dans les yeux, il y a de l’œuf partout sur moi et je pue la groseille ! Je SUIS une groseille ! Mes pauvres doigts sont tintés de rouge !

Ça va faire quatorze heures que je suis là, vingt-cinq essais infructueux, trois plats explosés, cinq à terre, deux cuillères fondues et dix de disparues… J’ai passé ma journée ici, séchant les cours, sautant les repas – même si j’ai mangé des groseilles – et tout ça pour rien ! Pourquoi est-ce si dur ? Je m’affale sur le plan de travail et tousse en avalant de la farine. Je me moque complètement d’être devenu un gros tas de farine qui sent la groseille…je veux juste que quelqu’un me donne une corde… ou rien qu’un petit avada entre les deux yeux… ça fera bien l’affaire.

Je ferme les miens d’épuisement et pousse un soupir en entendant un œuf craquer sous mon bras. M’en fou, je ne bouge plus de là jusqu’à ce qu’une âme charitable veuille bien m’achever.

-Malfoy ? s’exclame quelqu’un derrière moi.

Reconnaissant la voix de Potter, je tape mon front sur la table de dépit. Ma journée ne devait pas être assez pourrie aux yeux des dieux sadiques qui gèrent mon existence. Non, fallait encore que Potter s’amène alors que je ne ressemble à… rien. C’est injuste ! Je veux mourir, là, maintenant, tout de suite !

-Draco, est-ce que tout va bien ? Que s’est-il passé ici ? Il y a eu un affrontement ? Es-tu blessé ? demande Potter d’une traite en s’approchant vivement.

Pourquoi le sol ne s’ouvre-t-il pas sous mes pieds ? Je tape un peu plus fort ma tête contre la table. Ai-je déjà mentionné le fait que je veuille mourir ?

-Draco… Draco, arrête ça, me dit-il d’une voix douce en attrapant ma tête entre ses mains. Regarde-moi…S’il te plaît, dis moi ce qu’il s’est passé.

J’ouvre mes yeux sur lui, lentement et difficilement, à cause de la farine. Il a l’air vraiment inquiet et contemple ma chemise tachée de rouge avec stupeur. Stupeur qui se change vite en peur panique. Si vite que je n’ai pas le temps de faire un geste.

-Mon dieu…ne bouge pas ! s’écrit-il commençant à déboutonner ma chemise en tremblant.

-Hé !

J’attrape ses mains et il me regarde, l’air toujours aussi affolé. En regardant ma chemise, je commence à comprendre ce qu’il lui est passé par la tête.

-Ce n’est que de la groseille, j’explique doucement. Je vais bien, Potter.

Ses yeux agrandis de peur redeviennent normaux et il rougit un peu.

-Désolé, souffle-t-il, j’ai eu peur en voyant l’état de la cuisine. J’ai un peu paniqué.

-Oui, c’est compréhensible. C’est vraiment le bazar ici et c’est le résultat de ma tentative en tant que cuisinier.

Il rigole un peu et cela me fait sourire.

-Draco Malfoy qui cuisine ? J’aurais tout entendu dans ma pauvre vie !

-Ravi de t’amuser Potter !

Il sourit encore plus.

-Et que cherches-tu à préparer ?

-De la génoise aux groseilles. C’est mon plat préféré, je me hâte de poursuivre, mais ces crétins d’elfes de maison n’en font jamais !

-Ne les traite pas comme ça ! Tu étais en manque à ce point là ? Remarque, je te comprends, c’est mon dessert préféré et parfois je me dis que je me damnerais pour en avoir une bouchée…

Il ferme les yeux et se passe la langue sur les lèvres. Et là je prends conscience de plusieurs choses : Potter est très proche de moi ; je tiens toujours ses mains ; et il est en train de fantasmer tout haut sur sa génoise…

Il doit vraiment l’aimer ce gâteau pour avoir à ce point l’air extatique seulement en y repensant !

Troublé, je dégage mes mains des siennes et m’éloigne un peu. Je m’aperçois que je ne l’ai pas encore insulté de la soirée. Je dois être vraiment fatigué. En même temps vu l’allure que j’ai, il vaut mieux que je me fasse discret. La répartie est vraiment trop facile même pour Potter.

-Ecoute, reprend-t-il, tu devrais arrêter la casse et aller te reposer. Tu n’as pas été en cours aujourd’hui et je ne t’ai pas vu aux repas non plus. Et vu l’état de la cuisine je parie que tu es resté ici toute la journée, tu dois être mort.

-Dix points pour gryffondors, je ricane méchamment avant de me rendre compte qu’étant donné que je suis préfet en chef, je viens réellement de donner dix points à sa maison.

Je veux mourir !

-Merci, fait-il amusé, tu es vraiment généreux Malfoy !

-Ta gueule !

Il essaie de ne pas sourire mais n’y parvient pas.

-Quand je vais dire à Ron que tu nous as filé dix points, il va me faire une syncope !

-Alors je t’en prie, va lui dire le plus vite possible. Cette erreur doit au moins servir à quelque chose !

-Très drôle Malfoy !

-Oh, quinze points en moins pour gryffondor pour avoir utilisé de l’ironie déplacée et encore dix points en moins pour non respect du couvre feu et pour traîner dans les cuisines. Dommage, la mort de Weasley devra attendre encore un peu…

-Quoi ? s’exclame Potter. Tu ne peux pas faire ça ! C’est injuste !

-Je suis préfet.

-Je vais te le faire bouffer moi, ton badge !

-Alors pour menace envers un préfet, j’enlève à gryffondor…

-Ca va, je suis désolé, me coupe Potter visiblement à contre cœur, tu es vraiment une teigne !

J’ai un sourire amusé qui se fane bien vite parce que j’en suis toujours au même point. Je regarde la cuisine avec désolation…c’est vrai qu’on croirait qu’une tornade est passée par là…Je ne suis même pas capable de faire un stupide gâteau. Pourquoi doit-il aimer un truc si compliqué aussi ?

-Allez Draco, tu as une mine épouvantable, va te coucher…

-Je ne te fais aucune réflexion sur ta dégaine Potter alors épargne-moi tes commentaires ! je réponds froidement. Et par pitié arrête de m’appeler par mon prénom !

Oui, je sais que je ne ressemble à rien et si il y a une personne au monde que j’aurais voulu éviter de croiser dans cet état, c’est bien Potter.

-Fais ce que tu as à faire et lâche moi la grappe !

-Tu comptes rester ici, à faire ce gâteau ? Il est près de minuit Malfoy.

Il me regarde comme si il venait de me pousser une seconde tête et j’ai bien envie d’éclater la sienne contre la table. C’est de sa faute si je suis là !

-Je dois le faire Potter !

-Je peux peut-être t’aider…j’ai l’habitude de le faire ce gâteau, comme je l’ai déjà dit, c’est mon préféré.

-Les elfes de maison m’ont déjà demandé, mais je dois le faire tout seul !

-Mais pourquoi ? Sans vouloir t’offenser, tu n’as pas l’air de t’y prendre comme il faut.

-J’y arriverai, dis-je en serrant les dents et en attrapant un nouveau plat. Où sont ces putains d’œufs !

Peut être que si je l’ignore l’autre crétin partira.

-Bien dans ce cas, je vais en faire un aussi.

-Génial, rien ne me sera donc épargné ce soir ! Allez Potter fais un truc d’intéressant pour une fois : laisse moi tranquille !

-J’ai juste envie de génoise aux groseilles, marmonne-t-il. Tu n'as qu’à faire comme si je n’étais pas là, tu fais ça si bien d’habitude…

Je le regarde, un instant interloqué par le ton de sa voix. Lui ne me regarde déjà plus, il a attrapé un récipient et commence déjà à casser un œuf. Agacé, j’en fais autant, s’il croit qu’il va le finir avant moi son gâteau !

Je suis chacun de ses mouvements avec une sorte de hargne qui m’étonne moi-même. Lui reste concentré sur sa tâche. Il a retroussé ses manches et les muscles de ses avants bras se tendent et se détendent au rythme de ses gestes. Il est… intéressant quand il cuisine. Il souffle de temps en temps sur une mèche de ses cheveux qui part devant ses yeux et je contemple mes mains pleines de farine, me faisant la réflexion étrange que si elles étaient propres, je l’aurais bien remise derrière son oreille cette mèche…

Le silence entre nous est presque reposant, enfin je veux dire que je ne me sens pas trop mal là. Et puis recopier les gestes de Potter c’est facile, il va doucement… la cuisine, ce n’est pas si affreux que cela finalement.

-Où as-tu appris à cuisiner ? je demande, trouvant que ma voix sonne trop froidement ici, elle raisonne trop fortement dans cette salle si calme.

Peut-être aurais-je mieux fait de me taire. Il s’est arrêté une seconde et à présent il a un drôle de sourire sur les lèvres. Un sourire triste.

-Chez mes moldus, répond-t-il d’un air absent.

Je reste silencieux, je sais pas mal de chose sur son enfance à cause de Colin et de ses cours. Il parait qu’il était enfermé dans un placard…et qu’il ne mangeait pas toujours à sa faim. Mon estomac se serre brusquement et j’ai l’impression que ma poitrine va éclater.

Cette réaction, aussi soudaine qu’inattendue, me fait lâcher ce que je tiens dans les mains. La cuillère tombe au sol dans un bruit assourdissant et je me rends compte que mes doigts tremblent. Qu’est ce qu’il m’arrive ? Je suis en colère et je ne sais pas pourquoi. Le regard de Potter qui était aux abonnés absent revient au présent et se pose sur moi.

-Tu n’es vraiment pas doué ! se moque-t-il en faisant voler jusqu’à moi une nouvelle cuillère.

Je ne réponds rien, j’en suis incapable. Durant tous les cours sur la vie de Potter c’est comme si on me racontait la vie d’un inconnu. Comme si mon esprit avait omis de se rappeler que le sujet en question, je le côtoyais tous les jours et là tout me revient de plein fouet… sauf que cette fois, je sais qu’il s’agit du type à côté de moi. C’est lui le garçon du placard… c’est Harry.

J’attrape la cuillère et m’ordonne de me calmer. L’étrange sentiment que je ressens n’a pas lieu d’être, ce mélange de tristesse et de colère… Sa vie avait l’air d’un roman… si bien que j’en ai oublié l’essentiel…ce n’était pas qu’une histoire. Je me sens comme le dernier des salauds.

Comme le mec le plus insensible de la terre.

-Je suis désolé, je murmure même si ça ne sert plus à rien.

-Pas grave, ce n’est qu’une cuillère, dit-il un peu étonné.

Je rigole doucement mais mon rire fait mal à la gorge. Elle est trop serrée, c’est pour cela. Et je ne suis pas stupide même si parfois j’essaie de me prouver le contraire. Je vois bien qu’il est en train de m’aider. Pourquoi faut-il qu’il soit si gentil ?

Je secoue la tête et reprend mon observation, il est en train de faire griller les amandes effilées. Je prends une poêle à mon tour. Il va doucement exprès pour m’attendre. Pourquoi reste-t-il avec moi ? N’avait-il rien de mieux à faire cette nuit ?

Deux heures plus tard nos gâteaux sont finis. Il est plus deux heures du matin et je constate que mon gâteau à la même touche ridicule que moi. Il penche dangereusement sur un côté et alors que celui de Potter tient parfaitement droit. Il l’a vraiment bien réussi et moi je sens que je vais devoir en refaire encore pas mal pour qu’il soit comme le sien, mais au moins maintenant je connais la marche à suivre. Bref, la nuit ne fait que commencer pour moi…

-Il a l’air bon, fait Harry et à mon grand étonnement il se penche sur mon gâteau.

Il faut vraiment qu’il change de lunettes. Ce gâteau est affreux.

-Il est raté Potter ! Tu le vois bien !

- Non, moi je le trouve parfait, dit-il avec un petit air rêveur. Puis-je le manger ?

-Pardon ? Tu veux manger mon gâteau ?

-Oui, et je te laisse le mien si tu veux ! On échange !

Il a un grand sourire, si grand que je me demande s’il n’a pas empoisonné son dessert pour vouloir faire un tel échange. Il a très bien pu faire ça sans que je m’en rende compte…

-Alors, c’est bon ? Tu me le donnes ?

Il a l’air comme un gamin devant ses cadeaux de noël. Dans un soupir, j’accepte. Après tout, si il l’aime, je pourrai considérer que j’ai réussi cette épreuve.

-Cool, fait-il en se frottant les mains.

Je le regarde, un peu inquiet, alors qu’il engloutit le gâteau avec un enthousiasme effrayant.

Puis son allure ralentit et un sourire ravi étire ses lèvres. A présent, il mange doucement, sans un mot, en fermant les yeux et je crois que je n’ai rien vu de plus troublant de ma jeune vie que son visage en ce moment. Ça a l’air bon quand il fait ça…ça donne envie de manger aussi. Ça donne envie de goûter sa bouche. Elle doit avoir le goût de groseille et la seule faim que j’ai là tout de suite, n’est pas appropriée et ne le sera jamais.

-C’est le meilleur gâteau que j’aie jamais mangé, dit-il conquis, avant d’avaler la dernière bouchée.

Il a l’air sérieux en plus. Je me sens bêtement heureux, car il a aimé quelque chose que j’ai fait.

-Quinze points pour gryffondor pour savoir reconnaître les bonnes choses ! dis-je d’un ton supérieur.

Et comme ça les points sont revenus à ce qu’ils auraient été sans cette soirée.

Il sourit et enlève ses lunettes pour les nettoyer.

-Tu ne manges pas le tien ? demande-t-il.

-Je n’ai pas faim, je te le laisse.

-Non, non, tu l’auras demain, suffit de le laisser au frais.

-Et qu’est ce qui peut bien te faire croire que je veuille de ton gâteau Potter ?

Il grimace un peu et pousse un soupire las.

-Cette nuit n’a rien changé, n’est ce pas ?

Je ne réponds rien. Qu’attend-t-il de moi exactement ? Et surtout que suis-je prêt à lui donner ?

Il s’agit de Potter. Nous nous détestons…

-Je dois aller dormir…Je-je te laisse.

Je fuis, je le sais. Mais là je m’en fous…cette ambiance me met trop mal à l’aise. Potter me met mal à l’aise et mes propres envies me mettent mal à l’aise.

Je suis véritablement soulagé quand la porte se referme derrière lui.

°O°O°O°

-Oui, d’après les elfes de maison, il a en effet apprécié ton gâteau.

-Bien sûr Crivey, je réussis toujours !

J’ai dû me laver cinq fois hier soir, avant d’être persuadé que je n’avais plus une trace de farine ou de groseille sur moi. Après le petit déjeuner, je suis directement allé voir Crivey pour lui annoncer la réussite de la mission. Le microbe a bien dû reconnaître ma supériorité.

-Voici la prochaine épreuve, dit-il en souriant. Tu vas devoir prendre en photo Harry. Attention, pas n’importe qu’elle photo, je dois la valider avant. Il faut qu’elle soit « unique » en son genre, qu’elle détonne, qu’elle nous parle, qu’elle…

-C’est bon, je crois comprendre le principe, je grogne en me demandant pourquoi les épreuves sont toutes plus désespérantes les unes que les autres.

Remarque, venant de Crivey-j-ai-été-greffé-à-mon-appareil-photo-dès-mon-plus-jeune-âge, celle-ci est peut être la plus logique de toutes.

Avec un grand sourire, inquiétant pour moi. Il sort de son sac, un gros appareil photo noir qui doit peser une tonne.

-Voici le Flashsorc’, annonce-t-il très fier, un appareil admirable datant de 1952. C’est selon moi, le meilleur appareil photo au monde. Les plus grands photographes sorciers travaillent avec ce petit bijou. Il n’a pas pris une ride. Contraste et piqué : les valeurs sont magnifiques. Il propose une reproduction cristalline du sujet, avec en supplément la « magie » des optiques Zoeils ! L’image réalisée à f/2,8 est la meilleure du comparatif sur le marché et…

-Il est hors de question que je prenne Potter en photo avec ce gros cube noir ! Je coupe précipitamment, parce que sinon je sens qu’il peut durer encore longtemps sur ce sujet et je ne crois pas que je me supporterais. Honnêtement Crivey, il me faut un truc discret. Je ne vais pas demander à Potter de poser pour moi !

Il pousse un soupire triste tout en me jetant un regard noir. Après une dernière caresse à son appareil, il le range délicatement, presque religieusement, dans son sac.

-Vous êtes tous pareils ! siffle-t-il. Je mets à votre disposition le « must » et vous demandez des trucs d’amateurs ! Tiens, poursuit-il en mettant sur la table un tout petit appareil argenté, voici le dernier MégaClic. Petit, discret, léger, silencieux. A la pointe de la technologie photographique sorcière mais sans aucune âme si tu veux mon avis. De plus la reproduction cristalline ne…

-C’est bon ! Je le prends.

Il grommelle alors que j’attrape le petit appareil. J’ai le même chez moi, donc je suppose que je n’aurais pas de problème pour le faire fonctionner.

-Je ne devrais pas te dire ça Malfoy, reprend-t-il, mais tu devrais te dépêcher.

-Comment ça ? je demande en pâlissant un peu.

-Tu es le dernier à avoir réussi l’épreuve du gâteau et déjà cinq personnes ont terminé toutes les épreuves. Il ne reste donc plus que cinq places et vous êtes encore quinze en lice.

-Je rattraperai mon retard !

J’ai l’air sûr de moi mais je sais qu’il faut que je me dépêche. Ils ont tous de l’avance…

-Je ne sais pas pourquoi tu fais tout ça Malfoy, soupire Crivey. Au début je pensais que c’était pour te moquer mais tu es toujours là… plus déterminé que jamais. Est-ce que tu commencerais vraiment à apprécier Harry ?

-Mes raisons ne regardent que moi. Quand à Potter… je ne l’apprécie pas. Crois-moi, je n’y serais pas obligé, je me trouverais à mille lieues d’ici ! Maintenant, si tu permets, j’ai une photographie à prendre.

A suivre


Pour ceux et celles qui vont se poser la question, je peux déjà dire que je ne posterai le chapitre 3 qu'au mois de septembre. Je sais c'est long mais d'abord il est en exclusivité au fanzine du Troisième Oeil. Il sera d'ailleurs dans le numéro 8 que vous pourrez trouver à la japanexpo (pour ceux et celles qui y seront). Voilà j'ai fini la pub

Le fic contient en tout quatre chapitres. Vous avez lu la moitié, courage!

Bisous à tous

Artoung (mon bébé chat roxx, parce que je le vaux bien)




Return to Top