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Chapitre 3 : 3e jour
Titre : Et si on essayait … de les faire craquer !
Auteur : Tam (Aijin-chan)
Genre : Surtout humour avec un poil de romance.
Disclaimer : Puri Puri (ou Princess Princess pour les incultes!) appartient à Mikiyo Tsuda et Dir en grey à eux même. (Dommage !!) Il s’agit donc d’un cross-over ou les Dirus se retrouvent à l’école Fujimori.
Rating : T pour relations Homosexuelles et allusions plus qu’osées. Homophobes et naïfs, passez votre chemin IMMEDIATEMENT, c’est à vos risques et périls de continuer la lecture de cette fic. La seule solution qui vous reste est donc de changer de fic dans les plus brefs délais.
NdT : désolé pour le retard, entre les révisions, le bac, le rattrapage et ma mauvaise volonté à taper à l’ordi cette fic n’avance pas bien vite. En plus de tout ça, je suis en Angleterre pour tout le mois d’août, donc je ne sais pas encore comment je vais m’avancer dans tout ça. Heureusement j’ai trouver un réseau internet, donc si le prochain chap se fait vite, je pourrais le mettre.
Et maintenant, place à la lecture.
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Chapitre 3 : 3e jour.
Après cette deuxième nuit passée en compagnie de Toshiya, Mikoto se sentait encore nerveux, ayant peur que le bassiste ne lui fasse quelque chose qu'il pourrait regretter. Mais n'étant lui-même pas méchant, quand il vit que le jeune homme aux cheveux bleus dormait encore à 6 heure, sachant qu'il mettait bien 1 heure à se préparer car il fallait qu'il s'habille, se coiffe, et se maquille en plus de la douche, il décida de le réveiller. 1 heure n'était vraiment pas de trop. Et il en était de même pour les autres Dirus.
Le voyant toujours endormis donc, il alla le réveiller en lui secouant énergiquement l'épaule. Mais il ne s'attendait pas à se que Toshiya lui prenne son bras en retour et l'attire à lui au point de le faire tomber en travers de lui.
- Mmh, pas encore Shiki. Veux dormir, marmonna t-il en serrant le lycéen contre lui et en lui embrassant le cou.
- AAAAAAAAAHHHHHHHH !
Mikoto hurla au point de réveiller les locataires des chambres les plus proches, c'est à dire les autre Dirus et Princesses. Mais pas le concerné qui se contenta de sourire, et aussi de le serrer plus fortement contre lui.
Quelques secondes plus tard alors qu'il tentait encore de se débattre, bien qu'en vain, ceux qu'il venait de réveiller arrivèrent en trombe dans la chambre, pour se figer immédiatement en remarquant la situation plus qu'incongrue.
- Euh, on peut s'avoir ce que tu es en train de faire Mikoto ? demanda Tôru.
- Mais y veut pas me lâcher, aidez moi bon sang.
- Tu es sur que tu le veux réellement, parce que vu votre position, tu as l’air plus que consentant, dénonça Kaoru.
A cette remarque, les deux autres princesses éclatèrent de rire et Shinya se mit à scruter intensivement le bassiste qui dormait encore malgré la cacophonie ambiante.
- Nan mais t’es malade, j’ai une petite copine moi, j’suis pas gay, vociféra Mikoto.
Les rires redoublèrent jusqu’à ce que le batteur ne se mêle à la conversation.
- Est-ce qu’il a dit quelque chose ?
- Oui, il a appelé un certain « Shiki ». Et dégagez-le de là. Il m’étouffe et il en profite pour me peloter.
- T’inquiète pas, il ne te fera rien à toi, tenta de le rassurer Shinya de sa voix calme et posée.
Die arrêta soudainement de sourire alors qu’il réfléchissait aux paroles de son ami. Et sachant que Shinya était le genre de personne attentive à tout ce qui l’entourait, autant dans le cadre personnel que dans le cadre professionnel, et qu’il trouvait toujours les petits détails insignifiants au premier abord, mais qui pouvaient devenirs capitaux, voir franchement dangereux utilisés au bon moment. Sachant tout cela, Die activa ses neurones, et quand il comprit la portée des sous-entendus du batteur, pali a vu d’œil.
- A - a - attend un peu là. Tu veux dire que notre Toshi n’est pas célibataire, il a grandit ? Il est vraiment avec quelqu’un ? Et intimement au point de partager son lit en plus ? cria Die, affolé par ses propres paroles.
Et malheureusement pour lui, Shinya acquiesça.
Die dû se retenir au chambranle de la porte pour ne pas tomber tandis que les deux autres tiraient des têtes effarées, proches de celle du guitariste aux cheveux rouges.
- Mais pourquoi est-ce que ça à l’air de vous choquer autant ? demanda bêtement Torû.
- Mais, mais … Toshi c’est notre petit frère, c’est le dernier à être entré dans le groupe. C’est le plus jeune, le …, bégaya Die, ayant apparemment du mal à s’en remettre.
Les deux lycéens se regardèrent bizarrement, ne comprenant pas tout tandis que Mikoto continuait de se débattre. Mais personne ne faisait plus attention à lui, le sujet « Le petit ami de Toshi » étant beaucoup plus captivant que les malheurs d’un pauvre petit lycéen captif dudit Toshi.
- Mais c’est pas Shinya le plus jeune ?
- Ben, officiellement si, expliqua Kaoru, mais dans la pratique non. Je suis le « leader », le plus âgé d’entre nous, alors pour toutes les décisions du groupe c’est à moi que l’on se réfère. Mais s’il y a besoin d’un conseil quelconque, c’est à Shinya que l’on s’adresse. Enfin, comment le dire, c’est le plus mature et le moins irréfléchis d’entre nous si tu préfères. Et son opposé c’est Toshiya. Enfin, ça vous aviez déjà dû le remarquer.
Alors que Kaoru terminait son explication sommaire des caractères « extrêmes » du groupe, Shinya s’avança vers le bassiste, qui tenait toujours Mikoto entre ses bras, et se pencha afin que sa bouche se retrouve à hauteur de l’oreille de l’endormi. Là, avec une pointe de sadisme non dissimulé, il lui murmura quelques mots que personne ne comprit, si ce n’est le concerné. Car immédiatement il fut sur pieds, lâchant par la même occasion sa malheureuse victime du moment, et se mit à chercher frénétiquement quelque chose dans la pièce. Quelque chose ou quelqu’un !
- Mais, … où est-il ? Il est où Shinya, allez dis le moi, il est où ? Où est Shiki ?
- Hmph, il n’est pas là, c’était juste pour te réveiller.
Et Shinya retourna dans sa chambre pour se préparer pour la journée sans un regard en arrière pour ses amis. Et ce malgré que plusieurs arboraient des mines … pour le moins soucieuses.
- Et moi qui n’arrivais pas à dire lequel était le plus dangereux d’entre eux, me voilà fixé, marmonna Torû à son homologue blond.
- Tu disais, susurra Kyo à son oreille.
- AAAaaahhhh ! hurla Torû en plaquant une main sur ladite oreille. Mais t’es malade ma parole. Ça te prend souvent de faire peur aux gens comme ça ?
- Tu ne peux même pas te l’imaginer.
Et Kyo partit, vite suivit par Die et Kaoru, sans donner la moindre indication aux deux Princess qui ne savaient pas s’il parlait du fait qu’il soit malade ou si ça lui prenait souvent de faire ça.
Une bonne heure plus tard, tous sortirent du dortoir après avoir mangé, et se rendirent aux lycée. Le tout sous les soupires communs des trois lycéens qui se disaient que aujourd’hui encore ils allaient attirer l’attention. En effet, leur costume du jour était loin de passer inaperçu. Ils étaient tous les cinq habillés en écolière avec une jupe arrivant en haut des cuisses aux motifs écossais et reprenant la couleur de leurs cheveux pour chacun d’entre eux. De même pour la cravate. La chemise et les chaussettes montant jusqu’aux genoux étaient blanches et ils portaient des souliers vernis à plates formes de cinq bons centimètres en plus des talons qui en faisaient le double.
Ils étaient loin de passer inaperçu !
Et en effet, tandis qu’ils parcouraient les couloirs pour rejoindre leur classe, après que Mikoto les ait laissé pour aller de l’autre côté du bâtiment, ils furent suivis par une masse d’élèves de plus en plus importante qui s’agglutina devant les portes de la salle. En dernier recours, Torû et Yujirô usèrent de leur ascendance de Princess sur les élèves pour leur faire regagner leur propre classe alors que la cloche sonnait.
C’est dans un concert de soupirs entre les deux Princess et leur ami Akira qu’ils s’installèrent à leur place respective. Mais alors que la veille tous les élèves de la classe semblaient perturbés par la tenue et le comportement des Dirus, aujourd’hui il fallait leur ajouter le prof qui ne semblait pas les quitter des yeux, ayant totalement oublié son cours. Ils accueillirent donc avec joie la pause du midi, et ce jusqu’à ce qu’ils voient les deux plus âgés comploter une fois de plus.
- Mais ils ne s’arrêtent donc jamais ! s’exclama brutalement Yujirô.
Mais quand ils arrivèrent à leurs côtés, ce ne fut pas du tout le même genre de conversation qu’ils entendirent.
- Allez Toshi, craches le morceau. Qui c’est ce « Shiki » ? le questionnait Die.
- C’est pas vos oignons, répondit le bassiste, buté. Et qui vous dit que c’est un garçon ?
- Hmm, attend voir, marmonna le leader du groupe, oui, c’est ça, notre instinct, et le fait que l’on te connaisse trop bien. T’es un véritable manche avec les filles. Tu sais pas t’y prendre et, le plus important, tu les supportes pas.
Toshiya grogna pour la forme mais ne dit rien, sachant parfaitement que ses amis avaient raisons.
- Bon, désolé de vous déranger mais il faut que l’on aille manger. En plus on a les clubs à visiter encore une fois cette aprèm.
Les Dirus les suivirent donc, récupérant Mikoto au passage. Et une fois de plus, ils attirèrent fortement l’attention dans les couloirs. Principalement dû au fait que Kyo et Die étaient trop proches pour que cela soit innocent. Le plus grand des deux se penchait constamment à l’oreille du chanteur pour lui murmurer des choses qu’il était le seul à entendre. Ou alors il le serrait contre lui, le touchait fréquemment, et allait même jusqu’à lui déposer de brefs mais peu discrets baisers sur la joue, à la commissure des lèvres.
Kaoru et Shinya avaient eux aussi un comportement ambigu aux yeux des Princess, mais cela pouvait tout à fait passer pour un fort sentiment fraternel avec le batteur dans le rôle du petit frère fragile. Ce que semblaient penser les élèves, mais pas les trois lycéens qui les accompagnaient constamment et donc commençaient à un peu les connaître.
Ils mangèrent donc encore une fois sur le toit de l’école, mais cette fois ci, ils étaient entourés par une horde d’élèves désireux d’en apprendre plus sur les Dirus, surtout par rapport à « l’incident » de la veille. Et bien entendu, Die en profitait pour multiplier les gestes plus qu’ambigus, allant même jusqu’à essuyer lui-même les lèvres de Kyo quand il eut finit de manger. Pour Shinya et Kaoru, cela restait plus discret, à l’image du batteur, mais pour le peu qu’ils connaissaient du leader, il fallait s’attendre au pire.
Finalement, les Princess ne purent souffler que lorsque les élèves commencèrent à partir pour rejoindre leur club respectif. Mais ils ne s’attendaient sûrement pas à ce genre de connerie là.
Alors qu’il ne restait qu’une dizaine d’élèves, les deux guitaristes s’échangèrent un regard qui voulait tout dire pour le groupe : « que les festivités commencent ! ».
Die se rapprocha de Kyo brusquement avant de lui murmurer quelque chose à l’oreille. Le chanteur, alors de dos aux élèves, se retourna pour voir combien il en restait, mais il n’eut pas le temps de se remettre à sa place que Die lui prit la nuque dans une main et l’embrassa devant tous ceux qui étaient encore là. Surprit au début, Kyo ne répondit pas au baiser qui resta chaste, une simple pression des lèvres. Mais il reprit rapidement possession de tous ses moyens, et voulut profiter de sa chance. Il passa alors ses bras derrière la nuque du guitariste et lécha les lèvres de son petit ami avec le bout de sa langue. Et le baiser devint alors tout autre que chaste. Mais un évènement, ou plutôt un emmerdeur de l’avis de Die, les interrompit alors que le baiser devenait plus passionné et que le dos du chanteur se rapprochait de plus en plus du sol au fur et à mesure que le guitariste se penchait sur lui et que son autre main passait sous le chemisier blanc.
- Qu’est-ce que j’avais dit avant de partir ? les interrompit alors le leader. Pas de ça en public.
Les deux « fautifs » se redressèrent rapidement en grognant, mais virent tout de même les élèves qui les avaient observé jusque là partir en courant, ayant tous un mouchoir sur la figure pour stopper les saignements de nez intempestifs. Die et Kyo arborèrent un sourire montrant clairement leur fierté d’eux-mêmes, et ce qui fit le plus peur fut que Kaoru avait le même collé à la figure.
« C’est une coalition de monstres », pensèrent simultanément les trois Princess.
- Alors, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? demanda Toshiya, captant l’attention de tous.
- On a encore quelques clubs à visiter puis on est libres, les informa Yujirô.
Mais alors qu’ils allaient se lever pour se mettre en route pour leur dernier, et non le moindre, effort de la journée, Akira, qui avait suivi la première vague d’élèves à avoir quitté le toit, revint en courant rouge et respirant difficilement.
- Que se passe t-il Akira ? demanda Yujirô avec anxiété.
Le jeune homme si populaire dans le lycée leva une main tremblante pour demander une seconde de repos et ainsi reprendre son souffle.
- C’est … c’est Tsuyuki.
- Me dit pas qu’il a recommencé ! Il avait promis de ne pas le refaire, s’emporta Tôru. Nan attend, … me dit pas qu’il a réussit cette fois.
La voix tremblante de Tôru si sur de lui habituellement finit de mettre les Dirus en alerte, car même s’ils ne comprenaient pas la situation, ils en avaient tout de même saisis la gravité.
- Non, le club de foot l’a vu et l’en a empêcher mais il hurle autant qu’il le peut depuis. Il est toujours sur le terrain de foot.
Le brun remercia son amis d’un rapide signe de tête avant de partir en courant, suivit immédiatement des autres et laissant Akira se reposer de sa course quelques minutes.
Tout en dévalant les escaliers et traçant dans les couloirs, Kaoru se rapprocha des deux Princess les plus impliquées dans leur rôle pour leur demander des explications.
- Tsuyuki est un étudiant de deuxième année. Mais il a un gros complexe dû à sa taille et … son allure générale. Pour faire simple, il est assez petit et ressemble plus à un élève de primaire ou à peine de début de collège. Se qui attise aussitôt les moqueries et ce qui va avec.
- Pour ce qui est du racket et du chantage en tout genre, accompagné des brutalités habituelles, nous avons réglés le problème en début d’année, poursuivit Yujirô à la suite de son homologue brun. Mais il lui reste ce complexe qui le pousse à tenter de se suicider au mois trois à quatre fois par mois. Heureusement pour nous et pour lui, il n’est pas très doué et s’en est toujours sortis avec des égratignures dans les cas les plus graves.
Deux minutes plus tard, ils arrivèrent sur le terrain de foot ou les joueurs du club essayaient par tous les moyens de retenir ledit Tsuyuki qui voulait toujours se pendre. D’autres tentaient de le raisonner alors que lui hurlait de toute la force de ses poumons qu’il n’en avait rien à foutre de la vie et que tout le monde était contre lui.
Voyant cela, Kyo arrêta de courir, alertant ses amis qui restèrent avec lui tandis que les trois Princess continuaient leur course vers le jeune suicidaire.
Quand les élèves aperçurent les Princess ils s’écartèrent rapidement pour leur laisser la place, mis à part les deux plus costauds qui retenaient fermement Tsuyuki pour l’empêcher de retenter de se pendre.
- Tsuyuki, mais qu’est ce qu’il t’a prit cette fois, s’exclama Yujirô. Tu nous avais promis de ne plus recommencer.
- Comme toutes les autres fois, ajouta Mikoto.
Tôru et Yujirô se tournèrent immédiatement vers lui avec un regard noir à faire pâlir de jalousie un yakusa. Et devant ce regard, Mikoto se ratatina sur lui-même tandis que ses deux amis s’occupaient de Tsuyuki.
- Alors, qu’est ce qui t’es passé par la tête pour que tu tentes à nouveau de te suicider ?
Le jeune homme dégagea ses bras de la poigne qui les retenaient et se mit cette fois à crier sur les deux Princess.
- Pourquoi ? Vous voulez savoir pourquoi ? Mais c’est simple pourtant. Tout le monde a arrêter de me brutaliser, mais ne pensez que je suis assez idiot pour ne pas savoir ce que tout le monde doit dire derrière mon dos. Je sais très bien que tout le monde se moque de moi. Et moi j’en ai marre. Je veux en finir une bonne fois pour toute. Comme ça personne ne m’embêtera plus. Et de toutes manières c’est pas comme si j’allais manquer à quelqu’un vu que personne m’aime, même mes parents ont honte de moi. Alors qu’est ce que ça peut vous faire que je vive ou non …
CLAC !
Kyo s’était rapidement avancé vers Tsuyuki et l’avait giflé violement pour le faire taire. Il lui aurait bien donné un coup de poing, ça fait quand même plus viril, mais il voulait qu’il reste conscient quelques minutes de plus.
- Alors c’est ce que tu penses. C’est comme ça que tu penses, hurla t-il. Juste parce que quelques mecs t’ont fait des crasses, tu veux te suicider. T’es pathétique. Tu vaux pas mieux que ceux qui t’emmerdent. Et le pire c’est que tu te rends même pas compte de la chance que tu as d’être ici. Ici, les mecs ont pas assez de couilles pour te faire vraiment regretter d’être ce que tu es.
- La violence est le dernier refuge de l’incompétence, le coupa Shinya, c’est d’Isaac Asimov, un écrivain.
- …
- Ouais, en gros, ils te tapent dessus que parce qu’ils ne savent faire que ça, reprit Kyo. Donc, si t’avais un minimum de couille pour te défendre et pour leur répliquer, ils ne te feraient rien.
- Qu’est ce que tu peux en savoir toi ? T’es pas d’ici, tu sais rien de ce qui se passe ici !
- c’est toi qui ne sais rien à rien. T’es un petit génie pour être atterrit ici, mais ce que tu sais, tu le tien de tes livres. Tu sais rien à la vie. Va dans un lycée de seconde zone et tu pourras dire que tu as été martyrisé. Est-ce qu’ils t’ont pris tes vêtements et abandonné en pleine ville ? Est-ce qu’ils t’ont rués de coups au poing que même t’as mère n’a pas pu te reconnaître ? Est-ce qu’ils t’ont attaché et balancé dans une rivière ?
Au fur et à mesure que Kyo criait, tous, et particulièrement Tsuyuki, virent leurs yeux s’agrandir de stupéfaction puis de pitié pour le jeune homme qui, à en croire ses paroles avait vécu de telles horreurs.
- Kyo, tu regardes trop de films, lâcha Die, surprenant tout le monde.
- Et alors, rétorqua le chanteur. Faut bien que je trouve mes exemples quelque part.
L’aura de compassion qui entourait les spectateurs de la scène disparut en un clin d’œil.
- T-t-tu veux dire que ça ne t’est jamais arrivé tout ça ?
- Qu’est ce que tu sous entend par là, demanda Kyo avec une forte menace de mort dans la voix. Menace applicable suivant la réponse bien entendu.
- Et bien c’est que tu n’es pas très grand …
Les yeux du chanteur se rétrécirent sous le coup de la fureur grandissante.
- … et tu n’es pas très viril au niveau du physique non plus, alor…
BAM !
Cette fois il n’avait pas pu se retenir et lui avait flanqué une bonne droite bien sentie. Qu’est ce que ça pouvait faire comme bien !
- Bien sur que non, baka. Ils n’ont jamais pu poser la main sur moi. C’est toujours eux qui se retrouvaient à l’hôpital et pas moi. Pourquoi est ce que j’ai arrêté les étude si tôt à ton avis ? c’est pas que parce que je le voulais, c’est aussi car les lycées ne voulaient plus de moi.
Die se rapprocha du chanteur et le ceintura d'un bras par derrière, lui bloquant les bras tandis que sa deuxième main le bâillonnait. Puis il le souleva à la force de son bras par mesure de précaution.
- Ne vous inquiétez pas, il ne vous arrivera rien, tenta Die dans une vaine tentative pour rassurer les joueurs de foot.
Mais contre toutes attentes, et oubliant le pauvre jeune homme assommé au sol, ils se précipitèrent tous autour d'eux.
- Dites, vous êtes sur que vous ne voulez pas continuer vos études ici cette année ? commença un troisième année plus hardis que les autres.
- Vous feriez un malheur dans les clubs, enchaîna un second élève.
- Ouais, vous faisiez quoi avant ?
- Mon frère est dans le club de judo, je peux vous pistonner si vous voulez.
- Mais nan, il lui faut du karaté.
- Ou du kendo.
Face à ce flot de paroles, le chanteur se déchaîna de plus belle et réussit à se dégager des bras de son ami.
- Il en est hors de question ! J'ai bien mieux à faire de ma vie que d'intégrer un club ou un ramassis de tafioles puant et suant ne seront pas capable de me tenir tête.
- Tu as oublié de préciser quelque chose Kyo, intervint Shinya.
L'interpellé se retourna vers le batteur, ne comprenant pas où il voulait en venir.
- Ton club.
- Ah !
La lumière se fit instantanément dans l'esprit du chanteur qui se calla le mieux possible dans les bras du guitariste toujours présent dans son dos.
- Je faisais parti du club de musique. Et maintenant réveillez-le.
Les deux élèves qui tenaient Tsuyuki quelques minutes auparavant entreprirent de lui donner de légères claques pour le réveiller. Ils obéissaient calmement au chanteur de peur que sa colère ne se reporte sur eux, et ce malgré leur surprise quant à son ancien club.
- Bon le nain tu vas m'écouter attentivement maintenant.
Tsuyuki hocha la tête rapidement de peur de se prendre un nouveau coup.
- Je vais te le dire clairement, tout le monde s'en fout que tu sois petit et que tu ressembles à une fille, surtout dans ce lycée. Tu dis que c'est à cause de ça que tu es agressé, mais ce n'est qu'un prétexte. Si tu ne te laissais pas faire, personne ne t'aborderait et ceux qui le feraient décamperaient à toute vitesse. Demande à Tôru et Yujirô. Je suis sur que ça leur est déjà arrivé. Mikoto ça compte pas c'est une victime consentante et Shinya c'est un cas à part. Alors merde, tape leur dessus un bon coup. S'ils répliquent ce sera pas à cause de ton apparence au moins. Réagit un peu " tafiole ".
Tsuyuki vit rouge. Il se redressa soudainement, les poings serrés dans une parfaite imitation du gosse en colère.
- J'suis pas une tafiole. Et t'as pas à me dire ça. T'es pas beaucoup plus grand que moi et ici c'est toi qui t'habille comme une fille.
" Tien c'est vrai ça, pensa Yujirô. On a l'impression qu'ils ont l'habitude de s'habiller comme ça. C'est bizarre."
- Mouais, en attendant c'est pas moi qui suis la victime de débordements d'affection venant d'ado boutonneux en trop plein d'hormones. Bon on y va. J'en ai marre de m'éterniser ici.
Et en même temps qu'il finissait de parler, il repartit en direction du lycée, suivit des autres membres du groupe, puis, après un temps de retard, des Princesses.
- Au fait, demanda Tôru, qu'est-ce que tu faisais dans le club de musique ?
- Du chant. Mais ils n'aimaient pas mes chansons. Pas assez " classique " à leur goût. Mais on s'en fout. Au final se sont eux qui s'en mordront les doigts.
C'est sur cette dernière réflexion qui laissa les Princesses perplexes qu'ils atteignirent les bâtiments du lycée. Mais alors qu'ils parcouraient les couloirs en direction de la salle du club de chimie, Shinya dit avoir une envie pressante et s'éclipsa, laissant le groupe poursuivre leurs visites en disant qu'il les rattraperait plus tard. Kaoru parti aussitôt à sa suite, utilisant pour sa part le prétexte de devoir le protéger au cas ou.
Quand ils se furent bien éloigné, Yujirô se tourna vers le chanteur et lui demanda:
- Alors c'est ça le cas à part ?
- Hm, Shinya à toujours su utiliser son physique et son caractère pour s'entourer de personne le tenant très éloigné de tous problèmes, répondit Die avec un grand sourire
- Mouais, y'a mieux que Kaoru question protection, marmonna Toshiya.
- Tu parles sans doute de ton fameux " Shiki " ne, lui souffla Die.
Le bassiste prit une belle teinte rouge pouvant rivaliser avec la couleur des cheveux du guitariste. Ce qui fit bien rire le chanteur qui dû se retenir au mur pour ne pas tomber tant son fou rire était incontrôlable. Et ça s'était une grande nouvelle pour les Princesses qui ne l'avaient jamais vu ainsi.
- Là tu t'es fait avoir en beauté Toshi, ricana Kyo.
- Mais c'est pas ce que je voulait dire, grommela Toshiya, je parlais de celui qui le suivait partout l'année dernière et qui faisait enrager Kaoru en permanence.
- Ah, lui. C'est vrai que là c'était le gros lot.
- Mais de quoi est-ce que vous parlez ? demanda Mikoto qui ne comprenait plus rien.
- Oh, trois fois rien. Juste du catcheur qui prenait Shinya pour son petit frère et qui le suivait partout pour le protéger, leur expliqua Die avec un grand sourire.
Puis ils reprirent leur route vers les labos de chimie, laissant trois lycéens doutant de plus en plus de la santé mentale de leurs collègues temporaires.
Quelques minutes plus tard, ils atteignirent la salle de chimie tandis que les deux apprentis Princesses se cachaient derrière les bâtiments de l’école, à l’abri des regards. Enfin, c’est ce que le lycéen moyen pourrait penser. Mais Kaoru avait bien veillé au fait d’attirer l’attention des garçons qu’ils croisèrent sur leur chemin ainsi que d’attirer celle de ceux étant dans les diverses salles de l’établissement. Ainsi, ils se retrouvèrent avec une troupe de jeunes hommes en mal d’hormones qui les espionnaient, mais absolument pas discrètement.
- Pourquoi est-ce que tu m'as emmené ici Kaoru ? demanda naïvement Shinya.
Kaoru ne répondit pas mais se rapprocha lentement du batteur qui simulait encore la vierge effarouchée, car il ne fallait pas croire qu'il n'avait pas comprit ni participé au manège du guitariste aux cheveux roses.
- Et pourquoi est-ce que les mmmh.
Le leader avait brusquement plaqué ses mains sur le mur derrière la tête de Shinya et lui avait ravi ses lèvres du mouvement passionné. Cette démonstration on ne pouvait le qualifier autrement vu les arrières pensées de Kaoru, provoqua un fort saignement de nez collectif chez les lycéens les espionnant. Il y en eut même un qui poussa un petit cri, mais cela attira l'attention du couple. Ils rompirent le baiser, Shinya regardant dans leur direction avant de se cacher, le visage contre le torse du plus âgé tandis que ce dernier leur faisait un clin d'oeil complice.
Les élèves repartirent alors à toute vitesse, mais ce que les deux musiciens ne virent pas, ce fut une grande berline noire entrer dans la cour de l’établissement, et son occupant lui, les remarqua très bien. Et la façon dont il les voyait n’était pas pour lui plaire, mais ils disparurent dans l’établissement avant que la voiture ne s’arrête et qu’il ne puisse en descendre.
Kaoru et Shinya, inconscients du regard qui pesait dans leur dos, rejoignirent leurs camarades quelques minutes plus tard, tandis qu’ils visitaient le club de cuisine. Mais alors qu’ils sortaient du local du club, ils tombèrent sur un visiteur imprévu.
- Ah, Mr le Directeur, s’exclama Yujirô.
- On ne savait que vous viendriez aujourd’hui, nous vous aurions attendu sinon, enchaîna Tôru.
- Ne vous inquiétez pas, fit le directeur en souriant, j’étais juste venu voir si les résidant temporaires de l’école s’acclimataient bien. Par contre je suis surpris, n’étiez-vous pas trois la dernière fois, et non pas huit ?
Les trois Princesses se lancèrent des regards ou le doute était présent jusqu’à ce que le directeur ne fasse une autre remarque :
- Mais je vous ai déjà vu vous deux, dit-il en pointant Shinya et Kaoru du doigt. Ce dernier craignant le pire, que cet homme ne révèle aux Princesses leur métier actuel. Toi là, avec les cheveux roses, tu avais plaqué l’autre contre le mur. Il y a quelques minutes à peine.
- Ah ah ! Et après Môssieur nous fait la morale, s’insurgea Kyo, faisant bien rire Die et Toshi. « Pas de ça en public ! » qu’il dit. Mais il ne se gêne pas pour faire son petit numéro quand on n’est pas là, hein !
- Ah mais que puis-je y faire mon pauvre Kyo, répondit Kaoru d’un ton dramatique, il faut savoir choisir le moment, c’est tout !
Ne pouvant rien rétorquer, Kyo croisa les bras sur sa poitrine et se mit à bouder, prenant par la même occasion la pose typique des petites filles qui font la tête. Ce qui fit bien rire les personnes présentes, mis à part le directeur qui ne comprenait plus rien.
- Hum euh, est ce que quelqu’un pourrait avoir l’extrême amabilité de m’expliquer ce qu’il se passe ?
- Oh, Mr le Directeur, s’exclama Tôru, nous sommes désolé. Alors voilà les cinq résidents temporaires dont vous nous parliez. Ils ont accepté de nous accompagner dans notre travail pour la semaine. Ce qui explique leur tenue.
- Hmpf, comme si on allait accepter de ressembler à des pingouins avec ces uniformes, râla le chanteur.
- Mais qu’est ce que vous reprochez à ces uniformes ?
- Je déteste être un mouton, et je refuse de ressembler à tous ces adolescents boutonneux !
- Tu sais ce qu’ils te disent les ados boutonneux, beuglèrent Tôru et Yujirô à l’unisson pour marquer leur désaccord.
- On s’en fout, leur rétorqua le leader.
Et son brusque éclat de voix coupa l’envie de poursuivre la conversation aux autres devant son regard noir, même le directeur, pourtant un adulte responsable qui ne craignait pas le jugement de quelques jeunes se retrouva sans rien à dire.
- Heu, on continu de visiter les clubs ou non ? leur demanda Tôru. Parce que si on ne les termine pas aujourd’hui, il faudra finir demain et donc nous n’auront pas notre après midi.
- On y va, ordonna aussitôt Kaoru, n’ayant pas envie d’y passer trop de temps.
Ils finirent donc la visite des clubs, accompagnés par le directeur qui les observait continuellement, au plus grand malheur des cinq musiciens qui trouvaient cela fort énervant. Et alors qu’ils venaient de sortirent de la salle du dernier qu’ils avaient à visiter, environ une heure après l’arrivée de leur directeur, Yujirô entama une discussion pour améliorer, et surtout détendre l’ambiance qui était à couper au couteau tant elle était lourde et les rendait mal à l’aise.
- Au fait Mikoto, tu restes avec nous demain ou tu vas en profiter pour aller voir ta copine ?
- Que … mais … je … je ne sais pas. Pourquoi tu aborde ça si soudainement, balbutia le concerné.
- Moi ? Juste pour savoir voyons ! Parce que je suppose que si nous allons en ville tu vas lâchement nous abandonner pour la rejoindre et surtout pour ne pas être vu en public avec des gens tels que nous qui faisons passer notre fierté après nos intérêts.
- Mais … mais … mais non. Enfin … je … je ne vois pas de quoi vous parlez …
- Mais je n’ai rien dit moi, le coupa Tôru. Bien que je n’en pense pas moins.
Le deux manipulateur se mirent alors cote à cote devant Mikoto que sembla se tasser sur place, comme pour se cacher de ses « amis ». Les Dirus et le directeur quant à eux, regardaient l’échange avec beaucoup d’intérêt, bien sûrement pour des raisons différentes.
- Alors, tu viens avec nous demain ou non ? lui demanda Yujirô le plus sérieusement possible.
- Mais … c’est que j’avais prévu de voir Megumi demain alors …
Mikoto avait à peine murmuré mais cela suffisait pour les deux Princesses qui en profitèrent aussitôt.
- Alors comme ça c’étais vrai, s’écria Yujirô.
- Tu veux réellement nous abandonner. Tu as si honte de nous que tu ne veux pas être vu avec nous en public. Tu préfères ta petite amie à nous, poursuivit Tôru.
- Oui je préfère ma petite amie, cria Mikoto, surprenant les spectateurs de cette petite altercation qui ne s’attendaient visiblement pas à une telle réaction.
- Bien, dit froidement Tôru, abandonnant son masque tragique pour en prendre un plus calculateur et sournois, semblable au visage du président Arisada.
- Dans ce cas, tu devras redoubler d’effort dans ton travail, autant scolaire que avec nous. Et si tu ne le fais pas …
- Nous risquerions de révéler certaines situations compromettantes à Megumi ou même ta sœur. Comme ton réveil de ce matin par exemple.
- NAAAAANNNN
Mikoto se jeta à genoux à leurs pieds, les implorants et les suppliants de ne rien en faire. Qu’il ferait tout ce qu’ils voudraient mais de ne rien dire.
- D’accord, dit finalement Yujirô, dans notre grande mansuétude nous te l’accordons. Mais si jamais tu ne remplis pas ta part du contrat … tu sais ce qu’il pourrait arriver.
- Ne Mikoto ! termina Tôru avec un grand sourire.
Le plus petit du groupe se releva alors et partit en pleurant et en courant, leur hurlant dessus le fond de sa pensée :
- JE VOUS DETESTE !!
- Nous aussi on t’adore Mikoto.
- A tout à l’heure.
Et après que Mikoto ait disparut de leur vue, ils éclatèrent de rire dans les bras l’un de l’autre, ne pouvant plus se retenir.
- Ah, ce que ça peut faire un bien fou, souffla Yujirô après qu’il se soit calmé.
- Oh oui, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas poussé autant à bout.
- Euh, parce que vous faites ça souvent ? les interrompit Die.
Les deux Princesses le regardèrent sérieusement, très sérieusement car ils abordaient quelque chose de très important pour eux.
- Non, que deux ou trois fois par mois. Si on le fait plus ça ne marche pas aussi bien parce qu’il est trop sur les nerfs. On a bien essayé avec Akira aussi mais ça ne marche pas, il ne faiblit pas avec la pression et les menaces.
- Hmm, ça doit venir de sa situation familiale. Il doit avoir l’habitude.
- Enfin. On avait déjà expliqué qu’il faut pousser Mikoto à bout pour obtenir ce que l’on veut et on en profite. Voilà tout !
Le directeur arriva alors devant eux, visiblement en colère.
- N’avez-vous donc pas honte faire cela ? c’est une agression pure et simple envers un camarade.
- Vous ne pouvez pas comprendre, lui répondit Yujirô. Si on ne le fait pas, il ne travail pas du tout. Ni en tant que Princesses, ni en tant qu’élève.
- Il passe ses soirée à téléphoner à sa copine et ne travail pas. Et quand nous accomplissons notre travail de Princesse, il tant de volonté dans ce qu’il fait que s’en est décourageant.
- Alors de temps en tant on lui met un peu la pression et tout rentre dans l’ordre pour quelque temps.
Les personnes extérieures au cercle très fermé des Princesses, c'est-à-dire les Dir en Grey et le directeur les observèrent durant quelques minutes, songeant à ce qu’ils venaient de leur révéler. Du genre de lien qui reliait les trois adolescents.
- En fait vous faites ça par gentillesse, fit pensivement le directeur.
- Par gentillesse, s’écria le blond. Oh que non !
- Seulement pour notre propre bien. La dernière fois que Arisada à remarqué la chute de travail de Mikoto, il lui à dispensé des cours particuliers intensifs absolument horribles, poursuivit le brun.
- Bien entendu, il nous a promis que si cela se reproduisait une autre fois, nous en ferions tous les trois les frais. Et ça, très peu pour nous, nous tenons à notre santé mentale et physique.
- Et puis, il faut bien décompresser par moment, termina le brun avec un grand sourire alors que la cloche sonnait. Il est déjà si tard !
Les deux Princesses commencèrent aussitôt à partir en direction du couloir où se trouvait le club de stylisme.
- Désolés Mr le directeur, nous devons partir nous changer puis rentrer à l’internat, l’informa Tôru.
- Je comprend, allez-y, je connais le chemin pour la sortie, répondit-il en souriant tout en partant de son côté.
Les Princesses partirent alors pour se changer puis rentrer au dortoir, suivis des Dirus qui continuaient à les observer. Et au fur et à mesure qu’ils se reprochaient du dortoir, l’écart entre les Princesses et les Dirus s’agrandissait, permettant ainsi aux musiciens de parler plus librement.
- Dites, c’est moi ou vous aussi vous les trouvez trop proches pour de simples amis ? demanda Toshiya.
- Hmm, à mon avis ils cachent quelque chose, dit Kaoru
- Je le pense aussi, fit le deuxième guitariste. Ne Shinya ?
Ce dernier ne fit que hocher la tête, mais cela suffisait aux Dirus, car les quatre autres étaient tous d’accord pour dire que le batteur était le plus observateur du groupe. Mais surtout qu’il avait presque la capacité de détecter ce genre de situation compromettante pour certains.
- S’ils le cachent autant il doit y avoir une raison, remarqua alors le leader. Donc ils ne veulent pas que tout le monde le sache.
- Mais qui a dit que tout le monde devait le savoir ? J’en dis que le plus intéressant serait de le faire cracher le morceau.
Tout en disant cela, Kyo se mit à se frotter les mains d’anticipation avec un grand sourire sadique.
- Je sens que cela va être très intéressant, souffla Toshiya, dans le même état que le chanteur.
Oh oui, demain sera un jour très intéressant.