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Author of 13 Stories |
Concours Enfance !
A quoi pense-il quand il me voit ?
O§o
Teague
: Le papa de Jack
Lane
: La maman de Jack
Jack:
Ben c’est Jack!
O§o
Dans
l’étroite ruelle d’un petit marché, deux individus
parmi tant d’autre discutaient sur la marchandise d’un instrument
de musique. Le commerçant, un ventru homme moustachu à
la tête chauve contourna sournoisement son étable pour
prendre du bout des doigts une guitare couleur chêne. Il la
donna à l’homme en face de lui et Teague Sparrow l’a lui
arracha des mains avec tant de convoitise qu’il n’avait plus
l’air d’être le plus grand pirate de sa génération
mais un simple gamin devant son nouveau cadeau de Noël !
A
peine dix secondes en sa possession qu’il ne pu s’empêcher
de caresser les cordes du bout des doigts où une légère
mélodie à cinq notes se fit entendre distinctement.
Teague sut tout de suite que les cordage de la deuxième et
troisième n’était pas suffisamment serré et
qu’elle aurait besoin d’un bon coup de chiffon s’il voulait que
l’écho sonne mieux à ses oreilles.
-
Hum…Mr
? Une envieuse main vide apparu sous son nez. 455 shillings, voulez
vous ?!
Fixant
la paume amusée, Teague fouilla narquoisement dans ses poches
à la recherche de quoi payer et satisfaire. Il en ressortit un
large pistolet incrusté de rubis qu’il pointa sans gène
sur le commerçant. Celui-ci eut l’air épouvanté.
-
J’en
suis navré, je n’ai pas de quoi payer. Son sourire révélait
des dents en or.
-
Pirate….
Qu’il entendit chuchoter.
Et
la balle partit toute seule…
Le
gros bonhomme s’affala à moitié sur ses accessoires
avant de tomber par terre au pied du Seigneur Pirate. Beaucoup de cri
alarmé se fit entendre sous l’intonation tandis que des
personnes se réfugièrent dans des maisons pour se
cacher.
-
Pitié…
pleurnichait l’homme alors qu’il se pissait dessus.
Et
une seconde balle partit.
Teague
avait encore le sourire au lèvre et sa guitare sous la main.
Il avait l’air de franchement bien s’amuser.
-
Pardonn….
-
Vous
ferriez mieux de vous taire, stupide porc, si vous voulez améliorer
votre situation désastreuse.
La
bouche de la victime s’ouvrit sans échapper une seule
syllabe et finit par se refermer pour une dernière fois.
-
C’est
parfait ainsi. Bon, ben, bonne soirée !
Et
Teague tourna des talons afin de quitter les lieux.
Quand
les autres arrivèrent pour venir au secours du malheureux, ils
se rendirent compte que le Grand Père Grouina était
assit, les jambes écartées, le couvre chef de travers
et les deux mains à plat sur le sol. C’est perplexe qu’ils
constatèrent qu’il n’avait aucune égratignure…et
qu’il y avait un trou dans son chapeau, ainsi qu’un autre entre
son pouce et son index droit.
O§o
Apres
qu’il soit parti, Teague laissa derrière lui un calme
religieux mais quand il fut sur le point de rentrer dans une taverne
à trois rue plus loin, le silence s’effaça et
plusieurs hurlement déchirant apparurent au coin de la rue. Il
tourna alors la tête, il vit se profiler une horde de femme en
cape blanche foncer sur lui ; des officier juste derrière les
poursuivaient avec carabines et violent jeux de mots.
-
Oh-oh…
qu’il évalua le cœur en alerte.
Sans
se faire prier, Teague franchit la porte du bar et alla se réfugier
derrière un pan de mur juste à coté de l’entrer.
Il ne fallu pas longtemps aux étranges femmes pour apparaître
à leur tour dans l’auberge. Certaines n’attendirent pas,
elles barricadèrent la porte avec table et armoire à
verrerie. Le boucan à l’intérieur comme à
l’extérieur avaient de quoi susciter les questions. Dehors,
on entendait de la part d’un cracheur de postillon.
-
Sortez
d’ici viles Sorcières, on sait que vous êtes là.
Défoncez moi cette satanée porte, …à mort sur
le bûché, femmes.
Et
dans le petit cagibi, les hommes écoutaient les supplications
des demoiselles.
Elles
expliquaient leurs situations toutes en même temps et criaient
de peur comme des harpies à chaque fois que les muscles
derrière l’issue défonçaient de leur épaule
la fragile porte.
-
Aidez
nous, nous vous supplions de nous aider, je vous en pris ! Si vous ne
faites rien, nous allons toutes mourir sous la torture. Dit l’une.
-
Aidez
nous, Bon Sang !
On
tira au travers la porte et l’une d’elle fut touchée à
la cuisse. Certain se levèrent pour venir à son aide.
-
J’ai
un fils et un mari, je ne veux pas mourir brûler vive ! larmoya
la première.
-
Ils
arrivent, aidez nous !
-
Il
nous faut plus de meubles.
-
Il
faut s’enfuir, nous n’y arriverons pas.
C’est
soudain qu’une voie claire, profonde et résolue se fit
entendre, une jeune femme était montée sur l’une des
tables. Grande, svelte et les cheveux d’un noir de jais, elle
s’exclamait comme une furie, entrecoupé de coup de talon et
de crise de nerf.
-
Mais
qu’est ce que vous attendez pour nous aider espèce de gros
buveurs de pisse ?!
-
Lane…calme
toi. Ce ne sont que des incapables. Dépêchons nous de
partir par les fenêtres de derrières. Dit une brune pour
apaiser la cadette.
-
Nous
ne pouvons pas, ils nous encerclent. S’exprima une rousse à
la dite fenêtre.
Mais
la jeune Lane ne se souciait pas de ses amies, elle continuait à
s’adresser aux hommes autour d’elle.
-
Vous
êtes ivre au point de ne pas vous rendre compte que certains
ici pourraient être votre femme ? Bougez
vous, bande de C
! Sinon, je vous hanterai jusqu'à la fin de votre vie !
Un
coup de feu passa par la porte, toucha le barman et un pied de la
table. Lane perdit son équilibre sous le monticule qui
s’effondrait et elle atterrit……….dans les bras de Teague qui
n’avait pas mieux à faire que de la regarder dans les
yeux.
-
Charming…
-
Oh
!
Teague
déposa Lane et c’est en se tournant vers les occupants
masculins qu’il changea la situation. Elle resta à ses
cotés, le fixant comme s’il s’agissait d’un Grand
Manitou.
-
Eh
bien, eh bien, Moussaillons ? Des donzelles sont en danger et vous ne
trouvez rien mieux à faire que de rester assit à boire
le thé ?
Un
silence de plombs se prolongea. Lane ne pu le supporter.
-
Tous
des lâches, des crapules, des merdes. Allez en Enfer !
Ses
insultes s’arrêtèrent quand elle vit l’un des types
se lever. Elle cru qu’il allait la tuer mais il enleva tout
bonnement son chapeau.
-
Capitaine
Sparrow. Salua –t-il nonchalant. Il agissait comme s’il n’avait
pas écouté la jeune femme. Je me disais bien que je
reconnaissais cette silhouette.
Des
murmures curieux s’amplifièrent entre les tables tandis que
la porte fut à moitié démolie par un coup de
bélier. Teague soupira. Lane tremblait. Les malheureuses
sorcières se partageaient les accessoires dangereux et arme
blanche.
-
Crabs,
vieille méduse, content de te revoir en pleine forme.
-
Vous
êtes des pirates ? s’exclama Lane alors qu’elle reconnaît
l’allure dégoûtante de ses sauvages. Une once d’espoir
emplissait son cœur.
-
Ca
te dérange, fillette ? Crabs avait l’air pincé.
-
Chut-chut-chut.
Ce n’est pas le moment. Calma le Capitaine de sa Voie roque mais
doucereuse.
Le
second coup de bélier fut le dernier et la porte s’ouvrit à
la volée. Le premier adversaire qui se manifesta fut un
misérable et il fut accueillir par un silence omniprésent.
-
Rend…Rendez
vous !
La
réponse fut brève, une casserole lui aplatit le nez et
son cri de douleur s’évanouit par le hurlement de rage des
femmes qui chargeaient vers la liberté. La Brune se tourna
vers Teague une dernier fois avant de partir aussi.
-
Prenez
soin d’elle ! ... Teague ne lui répondit pas. Elle soupira
dégoûté. Adieu alors…pirate.
On
pouvait entendre des cris larmoyants, désespérés.
Toutes tombaient comme des mouches. Toutes sauf une, celle que Teague
sauva la vie en l’empêchant de franchir la porte en lui
attrapant la main de justesse. Lane se débattait mais il ne la
lâchait pas.
-
Crabs, un coup de main, veux tu.
Ce
dernier sourit comme un Gamin.
-
Tout
ce que vous voulez Capitaine.
Sparrow
passa sa guitare à Lane et la poussa pour que Crabs l’attrape
à son tour.
-
Surveille
moi ça.
Et
il sortit terrasser tout ce qui bougé…
O§o
Trois
semaines plus tard, Lane étaient toujours avec Teague et son
équipage. Crabs s’était volatilisé dans la
nature.
-
Qu’est
ce que tu fous bon sang ? Grogna-t-il dans son sommeil.
La
main recommença à lui chatouiller les flancs. Il
soupira.
-
Lane
!?
-
Avoue.
-
Je
t’ai déjà dit que non ! Il avait l’air d’avoir
dit cette phrase plus d’une centaine de fois.
-
Si,
je le sais
Il
grommela dans sa barbe.
-
…
… Merdeuse, chuchota-il malgré lui.
Et
il quitta le lit pour enfiler ses vêtements éparpiller
un peu partout dans la chambre.
Lane
soupira mais elle n’abandonna pas.
-
Je
sais que tu m’aimes, goujat !
-
Héhéhéhé…
Il
finit par sortir et elle entendit sa réponse au travers de la
porte
-
Dans
tes Rêves.
O§o Saut dans le temps ! O§o
Lane
était allongée devant un homme qu’elle ne connaissait
pas, elle transpirait et respirait difficilement.
-
Poussez,
Poussez, Poussez. Qu’on lui demandait à répétition.
-
Aaaaahhhhh
! Mais elle avait tellement mal.
-
Encore
un effort, je vois la tête. Poussez, Poussez !
En
avait–elle vraiment envie de ce bébé ? Elle ne serait
le dire exactement mais elle espérait de tout cœur qu’il
soit de Teague. Depuis le début, elle en avait peur. Prise de
doute à cause du père, elle avait longtemps hésité
à le mettre au monde. Mais rien qu’à l’idée
d’y croire, qu’il soit le fils de Teague Sparrow, elle l’avait
gardé en elle en y rêvant inlassablement. Teague était
la seule chose qu’elle souhaitait au monde.
-
C’est
un Garçon !
Une
larme coula. Ce n’est pas grave qu’ «
il »
ne soit pas là pour sa naissance, de toute façon,
Teague l’avait sans doute déjà oublié, elle le
savait au fond d’elle.
-
Comment
s’appelle-t-il ?
-
Ah…
J… Jack !
Elle
sourit car elle savait qu’il adorait ce prénom…. Elle
aurait tout fait pour lui.
-
Mais
son nom madame, votre nom !?
Elle
était tellement fatiguée qu’elle avait oublié
cette futilité.
-
Oh
?
Elle
réfléchissait à propos du pour et du contre. Lui
en voudra-t-il d’avoir utiliser son nom de famille alors qu’il se
pourrait qu’il ne soit pas son fils ?
Elle
en avait tellement envie. Jack Sparrow. Oui tellement envie.
-
Sparrow,
Qu’elle murmura doucement. Avait elle peur de réveiller un
mort ?
-
Jack
Sparrow ?
-
Oui,
Jack Sparrow
Et
elle s’endormit d’un coup. Prise de soudaine liberté.
O§o Saut dans le temps ! O§o
Quand
il mit son bateau à l’eau…
-
Jack,
Non !
…Lane
se précipita sur la plage à coté de son fils.
Le
bateau en papier se mouilla aussi facilement et logiquement qu’une
pierre qui coulait dans de l’eau. La construction ressemblait à
s’y méprendre à une chose…mouillée.
-
Maman,
mon bateau, il est mourut ?
Sa
petit main prit la feuille de papier et l’examina ahurie. Il l’a
présenta à sa mère tandis que son regard
chocolat exprimait l’anéantissement et l’incompréhension.
-
Oh
Jacky, je crois que tu n’as pas compris où je voulais en
venir.
Il
avait l’air d’être dans tous ses états.
-
Ils
sont tous mourut. Je n’ai pas choisis le bon bateau. Je suis un
méchant Capitaine. Je suis méchant. Méchant.
Méchant.
Et
Lane se retrouva une fois de plus à consoler son fils qui ne
comprenait toujours pas pourquoi les navire en papier ça se
détruit dans l’eau.
-
Ce
n’est rien mon chérie, plus grand, tu comprendra, tu
verras...
Elle
le porta dans ses bras et le ramena sur le sable chaud, là ou
elle avait abandonné ses affaires.
O§o Saut dans le temps ! O§o
Jack
se réveilla en sursaut car sa mère hurlait avec un
individu dans la cuisine.
Paralysée
d’effrois, il écoutait ce qu’elle disait.
-
Comment
oses tu me dire ça !
C’est
toi qui es partit ! Toi qui m’as abandonné. Je ne veux plus
te voir, pourquoi es-tu ici ?
-
C’est
toi qui m’as abordé dans la rue. Tu ne t’en souviens pas
?
-
Oh
tais toi… Tu es méprisable. J’aurais au moins penser que
tu me reconnaîtrais !
-
Et
ben, ce n’était pas le cas. J’avais d’autre chose à
faire.
Jack
n’en était pas sur mais il pense que sa mère venait
de gifler l’homme.
-
A
la penser que nous avons priez chaque année à te revoir
revenir ! Tu n’es qu’un abominable ‘Pirate’.
Lane ne put s’empêcher de cracher le dernier mot.
Au
mot pirate, le cœur de Jack fit un bon et c’est l’excitation
qu’il le décida à quitter le lit pour se réfugier
au bas des escaliers. Dans la cuisine, la conversation changea
carrément de situation.
-
Nous
? Comment ça Nous ?
Il
entendit sa mère hésitée. Pourquoi ? Y avait-il
un problème avec lui ?
-
J’ai
… eut un fils.
Jack
ne connaissait pas l’homme mais rien qu’à voir sa tête,
il avait l’air d’être passé sous la colère de
Calypso.
-
Quand
?
-
Euh…
hui….deux ans !
Pourquoi
elle avait menti, Jack ne le savait pas mais l’homme avait l’air
de s’en être aussi rendu compte.
-
Pourquoi
tu me mens comme ça ? Je ne vais pas te le bouffer ton mioche
! Il n’a pas deux ans.
Lane
n’avait pas envie de lui répondre, Jack le ressentait bien.
Qu’est ce que ça changeait qu’il est deux ans ou huit ans
?
Il
n’avait plus envie de se cacher et décida de se faire
montrer.
-
Maman
?
C’est
en même temps qu’ils sursautèrent, Teague le plus
étonné car Jack était apparut juste à
coté de lui. Mais malgré sa passion pour les pirates,
quand le petit bonhomme vit l’épée, le pistolet, les
poignards, il paniqua et couru dans les bras de sa mère.
-
Teague,
abrutie ! Pose moi donc tes armes, ça lui fait peur !
Sans
broncher mais le regard de braise, il accepta et posa avec plus ou
moins de délicatesse ses accessoires dangereux. Il fixait mi
curieux, mi ennuyé le garçon qui le regardait à
la dérober au travers la robe blanche de sa mère.
Celle-ci se sentait embarrassée, elle n’avait jamais vu à
quel point Jack pouvait ressembler à son père
maintenant qu’elles pouvaient les contempler ensemble.
-
Euh…
Jack Voici Teague Sparrow. C’est... C’est…
Teague
haussa les sourcils et Jack, lui les fronça avant de finir la
phrase embarrassante de sa mère.
-
C’est
Papa ?
-
Euh…
Elle
ne pouvait ni parler, ni les regarder tous les deux dans les yeux.
-
Maman
? Il tirait sur sa robe, inquiet. C’est qui ? Je veux savoir
?
Teague
agit un peu inconsciemment car il s’approcha juste en face du
petit.
L’expression
de Jack changea quand il vit le regard froid et vide de l’homme.
-
Qu’est
ce vous me voulez ?
-
Tu
t’appelles Jack. Ce n’était visiblement pas une
question.
-
Oui,
Jack Sparrow.
-
Certainement
pas Sparrow.
-
Si
!
-
Non.
-
Si
!
Lane
sembla se réveiller de sa léthargie quand elle les vit
se disputer.
-
Teague…
J’ai appelé Jack par ton nom à sa naissance…ne le
blâme pas. Tu ne vas pas le rejeter parce qu’il porte ton
nom, quand même ?!
-
Justement
si, il aurait été préférable qu’il ne
soit jamais né, le pauvre gamin.
-
Comment
oses tu ?
Il
haussa un sourcil à son égard.
-
Nous
ne nous sommes pas marié et tu as eut le culot de donner mon
nom à ton fils. Tu ne m’as même pas demandé mon
avis… si j’ose dire.
-
Je
t’aimais.
- Et je t’aime encore
C’était
ce genre de parole qui coupait radicalement la bonne humeur de Teague
Sparrow. Mais il prit sur lui et c’est en faisant les cent pas dans
la petite cuisine qu’il finit par expliquer la situation.
-
Je
ne suis plus qu’un simple pirate Lane… qu’il commença,
la regardant tout bonnement dans les yeux…si tu vois ce que je veux
dire.
Comme
toute réponse, Lane plaqua ses mains sur sa bouche, prise de
stupeur.
-
Tu
es…tu es devenu Seign..
-
Oui,
je suis connue, qu’il répliqua en la stoppant d’un revers
de main… et craint sur toute la surface des caraïbes et nous
sommes justement dans les caraïbes !
Jack
ne comprenait pas ! Sa mère n’avait pas l’air d’être
en forme et il ne voyait pas en quoi être un ‘Seign’ était
si révélateur. C’était quoi au juste un Seign
?
-
J’ai
apprit il y a quatre ans qu’un Sparrow se faisait connaître
dans la région. Je n’y ai pas fait gaffe mais avec le temps,
je me suis posé des questions. Tout ceux qui voulaient ma peau
se sont mis à la recherche de ce gamin afin de m’atteindre.
Tout
en disant ses mots, il regardait tristement Jack qui tremblait d’être
si intensément observé.
-
Je
ne doute pas que j’ai eut des fils ailleurs mais aucune mère
n’a eut la sottise de l’appeler par mon nom.
-
Je
suis désolé.
Lane
avait la tête dans les mains, les yeux en larme.
-
Ce
n’est pas à moi que tu devrais dire pardon.
-
…
Je suis désolé.
Mais
elle ne semblait pas l’avoir entendu. Elle frissonnait rien qu’en
s’imaginait la catastrophe dans lequel elle s’était mise
toute seule.
-
Il
faut qu’il vienne avec moi ! Je vais le mettre en sûreté.
Elle
répondit comme un animal blessé.
-
Non,
il en au hors de question. Il ne partira nulle part.
-
Alors
il faut qu’il change de nom. Ainsi, il n’y aurait plus de
problème. A condition évidemment que vous vous faites
passez pour mort. Le nom de Jack Sparrow doit être forcement
écrit dans les registres de cette ville.
-
Non,
je m’appelle Jack Sparrow, je n’ai pas envie de changer !
Il
rougit un peu avant d’ajouter.
-
J’aime
bien Sparrow.
-
Alors
tu mourras fiston ! Qu’il dit durement.
Nulle
ne savait s’il avait fait exprès ou par inadvertance de
l’appeler si familièrement. Quoiqu’il en soit Lane
rouspéta et déclara vertement.
-
Teague,
il n’y a aucune preuve de toute façon : il n’est pas ton
fils !
-
Héhéhé,
je n’en doute pas une seconde.
Lane
avait l’air profondément choqué. Elle n’avait dit
cela que pour formuler une idée.
-
Tu
le crois vraiment ?
-
Nous
avons les même yeux, les même cheveux, les même
expressions, sans nulle doute le même sourire et j’en suis
sur, le même don à s’attirer des ennuies : il n’est
sûrement pas de moi !
Le
silence était si intense qu’on entendit un léger
reniflement.
-
…
Maman, pourquoi tu pleurs ? Pleurer de joie ou de honte, on ne
saurait le dire précisément.
Elle
se cachait le visage de Teague qui souriait énigmatiquement.
Celui-ci, s’approcha de Jack pour le pousser vers les escaliers
gentiment.
-
Laisse
ta mère tranquille Jacky, elle a besoin de dormir.
-
Mais…
Il
le repoussa un peu plus fermement.
-
Il
n’y a pas de mais qui tienne avec moi.
-
Mais…
Il
le re-repoussa avec dureté et froncement de sourcil.
-
File
dans ta chambre.
-
Mais…
-
Va-dans-ta-chambre,
Jack !
Jack,
sous l’intonation sévère, coura paniquer dans les
escaliers mais en haut, il s’arrêta et les espionna.
-
Maman
!?
Teague
croisa les bras et demanda pour une dernière fois.
-
Je
t’ai dit d’aller dans ta chambre, Moustique ! Je m’occupe de ta
mère, nous devons parler seul à seul. Allez ouste et ne
commence pas à me soûler ! Si à mon retour tu
n’es pas dans ton lit, tu sauras ce que c’est que de sévir
sous la douleur d’une dent arrachée.
Et
le Pirate referma les portes qui séparaient le hall de la
Cuisine.
O§o Saut dans le temps ! O§o
Dans
le noir, Lane entendit de nouveau arrivant ouvrir les portes. Il
s’agissait d’une femme comme elle et deux officiers. Quand on lui
ordonna de sortir, elle ne pouvait bouger, son sang la paralysée
de désespoir. Sans ménagement, on finit par la porter
hors de sa cellule.
-
Non,
laissez moi. Je dois parler à Jack.
-
Ecoute
moi ça, en voila une autre qui est en transe avec le dieu
Jack.
C’est
par un effort surhumain qu’elle les repoussa. Le regard vide et
légèrement dément, elle prit le col de l’autre
femme et lui cracha à la figure.
-
Dites
lui de ne pas venir.
-
Quoi
?
-
Elle
divague je te dis !
Ils
essayèrent de les séparer mais rien à faire, la
force d’une mère qui souhaite le meilleur pour son enfant
emplissait son être.
-
Gardez
le auprès de vous ! Je vous en supplie, quand il viendra,
mentez. Gardez le auprès de vous. Mentez. Gardez le en vie.
Le
coup de la garde du fusil l’assomma et Lane s’évanouit
dans les bras d’un officier. On l’a transporta or du cachot
tandis que on forçait l’autre femme à y entrer.
O§o
Jack
arriva contre la fenêtre et appela sa mère.
-
Maman
!
Mais
elle ne lui répondit pas.
-
Maman
?
Une
voie lui fit peur mais ce n’était pas celle de Lane.
-
Qu’est
ce qu’il a bout-chou ?
-
Je
veux ma mère. Qui êtes vous ? Où est elle ? Elle
est dans un autre cachot ?
La
femme le regarda et elle comprit soudain où cette femme
voulait en venir. Par pitié, elle lui mentit mais comment
mentir dans de tel circonstance.
-
Elle
va … revenir bonhomme, attend là …avec moi jusqu’a
qu’elle … revienne.
Elle
avait une odeur épouvantable et elle se tourna pour cracher
dans son vomit à coté d’elle. Jack ne pouvait
supporter l’odeur, il eut un haut le cœur. Mal au l’estomac à
cause de la puanteur et mal au cœur car sa mère était
sortit du cachot. Il ne comprenait pas, elle avait toujours été
là avant ! Il n’y tient plus, l’engouasse montait dans sa
jeune conscience.
-
Vous
savez pourquoi elle est partit ?
La
femme dans le cachot ne lui répondit pas. Elle passa une main
à travers les barreaux de la petite fenêtre et caressa
les tresses de Jack juste pour s’assurer qu’il était bien
là. Dégoûté, il recula.
-
Tu
devrais éviter de te faire des tresses, j’ai cru un moment
que tu étais une fille.
-
Ce
n’était pas ma question, Répondez.
Il
le savait, il le présentait, le jour était peut être
arrivé. Il n’y avait qu’une seule explication du pourquoi
elle était sortit de ce maudit cachot. La femme le sortit de
ses pensées mortelles.
-
Pourquoi
tu ne pars pas loin? Si on te découvre, ils te prendront et tu
seras capturé toi aussi.
-
Je
ne peux pas, c’est ma mère ! Si je suis encore libre et elle
dans ce cahot, je ferais tout pour la maintenir en vie. Ca fait
presque deux mois maintenant, je n’abandonnerais pas. Dites moi où
on l’a emmené. Vous me cachez la vérité. Je
sais ce qui vous arrive, dites moi si oui ou non, c’est le jour du
bûcher ?
Mais
la femme ne lui répondait pas, elle lui sommait de partir, de
choisir un autre destin.
-
Va
au port, monte sur un navire et part à l’aventure, jeune
fougueux. Oublie ta mère, à ton age, c’est impossible
de l’aider.
-
J’ai
15 ans, je suis à l’age où je pourrais refaire le
monde si je le voulais. Dites moi où elle est. Qu’est ce
qu’il vous en coûte de me le dire, on ne se connaît
pas.
De
toute façon, Jack l’avait très bien compris, la pitié
dans les yeux de cette femme lui apprenait bien… qu’on allait
brûler sa mère sur la place publique.
-
Non,
attend, reviens, tu ne peux rien faire, reviens ! Ne meurt pas, jeune
sot ! Ta mère ne le veut pas. Reviens… reviens.
O§o
Les
flammes dansaient autour d’elles, le spectacle n’avait rien de
‘Charming’. Lane était à droite, le feu ne l’avait
pas encore dévoré entièrement. Elle ne criait
pas, elle ne crierait pas. Ses yeux étaient fermés et
elle attendait que ça commence puis que ça se finit.
Elle ne voyait personne, ses paupières closes lui permettaient
de respirer dans le noir. Par contre elle entendait. Ca lui donnait
des frissons car les femmes hurlaient si douloureusement qu’elle
avait l’impression que le châtiment pour elle ne sera que
plus terrible. Elle ressentait enfin les premières brûlures
sur ses jambes quand elle l’entendit.
-
Arrêté.
Arrêté.
La
foule s’écartait sur son passage. Petit mais désespérer,
Jack arrivait à se frayer un passage jusqu'à elle.
-
Arrêté
bon sang, arrêté.
Elle
pleurait maintenant. Son plus cher désir était qu’il
ne voit pas, qu’il n’y participe pas.
-
Pourquoi
êtes tu venu Jack ? Part Jack. Vie ta vie. Mais elle
chuchotait, il lui était impossible de l’entendre.
-
Maman.
Arrêté. Arrêté.
Elle
ne savait pas ce qu’il faisait, peut être qu’il tapait sur
tout le monde, peut être qu’il était en train de
prier. De pleurer. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux pour le
découvrir, à la place elle pleurait. C’était
la seule chose qu’elle pouvait faire désormais.
-
Maman,
lâchez moi. Maman.
Elle
brûlait entièrement, son corps était en flamme et
malgré la douleur du corps qu’elle percevait, c’était
celle qu’elle ressentait dans son cœur qui était plus
abominable. Le savoir en face d’elle, en train de la regarder
mourir, mais qui avait-elle été comme mère pour
ne pas l’avoir libéré plus tôt ?
-
Maman.
Vous en pris, arrêté.
Elle
savait qu’elle l’avait tué de l’intérieur. Qu’il
se consumait en même temps qu’elle. Qu’il ne pourrait se
relever après un tel meurtre. Qu’avait elle imaginé ?
Pourquoi lui avait elle demandé de rester à la fenêtre
de son cachot. Savoir sa mère morte à son age est déjà
catastrophique, que deviendra t il maintenant qu’il l’a voit
mourir sur un bûcher. C’était bien la seule chose
qu’un enfant ne devrait jamais voir.
Les
cordes qui retenaient son corps lâchèrent et elle tomba
morte sur les dalles noires de la place.
Jack
avait disparut, ça faisait un moment qu’on l’avait emmené
loin du décès.
O§o
Jack
s’en voulait, il n’avait pas pu la sauver, n’avez pas pu
l’approcher. Pas pu la rejoindre.
-
Maman.
Maman.
Il
était juste en face, si proche d’elle. Il aurait très
bien pu sauter dans ce feu qu’il en sera mort sans honte. Mais il
n’avait pas pu accomplir son but, la prise qu’il lui en empêchait
était celle d’un homme qu’il ne pouvait regarder, il
n’avait de yeux que pour sa mère.
-
Non.
Maman. Lâchez moi. Maman.
-
Il
est trop tard, Jack ! Ne fait pas l’idiot.
Un
bras lui enveloppait les épaules, le tirant dans le sens
inverse. Et avant que l’autre main lui empêche de regarder en
se plaquant sur ses yeux, la dernière vision de sa mère
fit un corps en flamme, de la tète au pied.
-
Maman,
Vous en pris, arrêté.
Jack
n’avait plus la force de lui résister, il se serait effondré
par terre sous le manque de vie en lui. Quand ils passèrent au
travers de la foule, on le portait presque entièrement et
c’est désemparé qu’il évanouit rencontrer un
monde satanique.
O§o
Quand
il se réveilla, le son d’une guitare apaisa sa douleur. Il
ne lui fallu que respirer à plein poumon pour reconnaître
l’odeur de son paternel. C’est sans surprise donc qu’il ouvrit
les yeux pour les poser dans ceux de son père, assit sur le
fauteuil à sa droite.
-
J’ai
bien cru que tu ne te réveillerais jamais.
-
Moi
aussi.
Teague
posa sa guitare et se leva pour s’asseoir sur le lit.
-
Tu
ne vas retomber en plein délire hein ?
-
Non.
Teague
voyait bien qu’il manqua une clarté dans les pupilles de son
fils. Mais comment la lui redonné alors que lui-même ne
l’avait plu ?
-
Où
suis-je ?
-
Sur
mon vaisseau. On a prit la mer pour les funérailles de ta
mère.
Teague
su qu’il avait mal parlé quand il croisa le regard noir et
dégoûté de son fils à son égard.
-
Maman
est en cendre, elle n’a pas besoin d’être enterré,
ni d’avoir de funérailles. Donne la moi.
-
Lane
n’est pas en cendre, nous avons récupéré son
corps de justesse alors qu’ils allaient la jeter dans une fausse
commune.
Jack
écarquilla les yeux d'épouvante. Il se releva avec une
telle rapidité sur ses pieds qu’il fit sursauter le
Capitaine.
-
Je
veux la voir ! Il tourna autour du lit comme un fauve.
-
Ce
n’est pas possible.
Ils
se jugeaient du regard comme pour lire dans l’autre.
-
Tu
es trop jeune pour la voir dans un tel état de
décomposition.
-
Je
m’en fou, je veux la voir, je veux l’avoir…
-
J’ai
dit non, Jack, Tu l’as verras quand tu seras plus âgé
et plus mures.
-
J’ai
15 ans, je ne suis plus puceau et j’étudie pour rentrer dans
la marine marchande ! Ca ne te suffit pas ? Tu veux peut être
que je devienne pirate ?! Maman n’a jamais voulu que je te
ressemble de toute façon. Tu apportes trop d’ennuie. Tout
ça, c’est ta faute.
Pour
calmer ses nerfs qui devenaient très fragile, Teague joua une
douce mélodie. Jack savait qu’il devait se taire, c’était
sa dernière chance s’il ne voulait pas susciter la colère
foudroyante de son père sur lui.
-
Aurais
tu oublier sous quel nom tu es né…Moustique. Si je le
voulais, je pourrais te placer Mousse sur un navire Pirate en
claquant des doigts.
Teague
et Lane avait préféré ne rien dévoiler
mais Jack pourrait devenir bien plus qu’un simple matelot s’il
suivait les traces de son père. Bien plus que Capitaine, s’il
savait…
-
Tu
te t’imagines même pas à quel point je peux influencer
ton destin, Fiston !
Jack
aurait voulu ne rien dire mais les mots sortie tout seule.
-
C’est
faux
! Qu’il criait pour ce donner raison. On avait dit que je serais
marchand sur MON
Navire.
-
Tu
es le fils d’un pirate. Quand on s’en apercevra, on te marquera
comme du bétail.
-
C’est
Faux ! C’est toi qu’on a marqué comme un porc.
Il
regretta ses paroles quand il entendit une unique note de musique
funèbre. La peur d’en entendre une dernière le glaça
sur place.
-
Ca
suffit maintenant. Si tu ajoutes un seul mot, tu vas devenir pirate
plus vite que tu le penses.
Comme
réponse Jack s’effondra à genoux. Il en pouvait plus.
Comment vivre avec un destin si pourrit ?
-
Elle
ne voulait pas que je sois pirate… qu’il murmurait en repensant
au passé.
Teague
le regardait avec une once d’inquiétude. Il y était
allé peut être un grain trop fort. Quand il l’entendit
gémir, il se décida à le relever pour le
remettre dans son lit. Comme à l’accoutumée depuis le
décès, il constata que Jack était d’un
maigreur alarmante. Il était peut être temps qu’il se
minimise lui aussi.
-
Elle
ne voulait pas. Qu’il répétait en marmonnant. Elle ne
voulait pas…
Ces
yeux étaient ouverts et pendant une bonne minutes il ne dit
plus rien. Teague était certain qu’il ne l’entendait, ni
le sentait. Son état était beaucoup plus grave qu’il
ne l’avait repéré.
-
Je
plaisantais, Jack.
Il devait bien admettre que Jack avait sombré de plus belle par sa faute. Alors il soupira et s’allongea comme la veille à coté de lui. La conscience, assoupit et tourmentée du jeune bambin, ne tarda pas à rechercher le confort familial et il se pelotonna de lui-même contre son père qui n’en menait pas large.
O§o Saut dans le temps ! O§o
Jack
était sur le point de sauter.
-
Hé,
reste où tu es gamin, tu ne comptes pas sauter par-dessus bord
?
-
Justement
si.
On
ne le reconnaissait pas, son regard imitait celui d’un fou et sa
voie celle qu’aurait murmuré un cadavre.
-
Allez
chercher le Capitaine. Allez le chercher ! Dépêchez vous
!
Il
n’avait pas pu supporter la perte de sa mère en fin de
compte. Ca faisait un mois depuis le décès et il était
incapable de vivre comme avant.
-
Jack,
qu’est ce que tu fais ? Descend.
Jack
se retourna car il se demanda un instant à qui pouvait bien
appartenir cette voie. Il l’a connaissait non ?… En voyant Teague
en dessous de lui, il se souvenu qu’il s’agissait de son père.
-
Je
vais sauter. Déclara-t-il.
-
Ouais,
c’est c’la, oui. Ben maintenant fiston, tu vas descendre et me
rejoindre.
Les
yeux plissés, Jack avait l’air d’en vouloir qu’à
son père.
-
Tu
n’as pas entendu ? Je-vais-sauter. Répéta-t-il
froidement.
-
Ne
déconne pas avec moi, Jack. Cracha son père. Il y a des
requins dans ses eaux là ! Ce n’est pas le moment de me
faire la morale.
-
…
Maman était obliger d’en arriver à ses extrémités
pour te faire comprendre les choses que tu négligeais, j’ai
envie de faire pareil.
-
Tu
crois vraiment que je vais aller te chercher ? Je te rappelle qu’il
y a des bouffeurs de jambes…je n’ai pas l’intention de me
sacrifier pour un vaurien de ta trempe.
Jack
se retourna pour faire face à l’horizon et durant un
instant, l’équipage au complet cru qu’il allait tomber.
-
Putain,
Jack descend de là tout de suite ! beugla le Capitaine.
-
C’est
à ça dont tu penses quand tu me vois ?
Il
y avait plus de douleur sur son visage que de réel peur à
l’idée de tomber.
-
Capitaine
Sparrow, commença le maître d’équipage. Calmez
votre hargne. Il tremble et il risque de tomber en glissant du
mauvais coté. Donnez lui raison, la frustration n’est pas à
notre avantage. Dites lui ce qu’il veut entendre.
-
Je
vais rejoindre maman.
-
Lui
donner raison ? s’emporta Teague. Mais ça ne sert à
rien, triple buse. Ce n’est pas des mots qu’il veut, c’est des
actes : il est comme sa folle de mère !
-
Non,
il est comme vous Capitaine. Nous savons tous que vous sauterez s’il
tombe.
Teague
avait l’air furieux mais également pris de court.
-
Qu’est
ce que vous en savez ?
Le
hurlement déchirant du cuisinier eut raison de Teague, car
quand il vit le corps de son fils tomber à l’eau, il n’y
réfléchit même pas, il fut en trois seconde
également dans l’eau.
O§o
Les
yeux ouverts dans l’eau, Jack vit une grosse forme noire s’avancer
vers lui. Il cru que les mâchoires allait se refermer sur sa
personne quand une tache rouge s’interposa. Le premier sang versé
fut celui du requin. Le second, il ne serait le dire, la forme rouge
qui l’avait sauvé coulait en laissant derrière lui un
filée écarlate. Jack n’avait aucune blessure brave
mais suffisamment en état de choc pour cauchemarder jusqu'à
la fin de ses jours d’horrible dents tranchantes.
Il
remonta seul jusqu'à la surface et pataugea dans une mare de
sang. Le maître d’équipage n’en revenait pas, il
rugissait furax.
-
Bordel,
vous attendez quoi pour lui envoyez un cordage, le déluge ?
Aussitôt
dit, aussitôt une épaisse corde fit son apparition. Jack
eut juste le temps de la prendre avant que
-
OK
Et maintenant, Magnez votre C J’en vois un juste à sa
droite, un énorme, ah, il est ENORM …
-
HAAAAAAAA
!
L’équipage
au complet fit voler Jack à la façon d’un boulet de
canon. L’énorme mâchoire sortait de l’eau en même
temps qu’il partait et claqua heureusement dans le vide.
-
Lâche
Jack, LÂCHE MAINTENANT !
Sur
un coup de chance, Jack lâcha la corde quand il passa au dessus
du pont et il s’écrasa douloureusement, fissurant les
planches de bois ; il avait la sensation d’être passé
au-devant de la mort. Cependant, personne ne vient voir s’il allait
bien !
-
Sacre
bleu, il est là, il est vivant, tirer les gars, TIREZ.
A
demi somnolent, Jack sursauta quand l’équipage tira balle
par vingtaine. Suspendu sur le bastingage, chacun lançaient
grenade, poignard et balle par-dessus bord.
-
Envoyez
lui la corde ! LA CORDE !
Quelque
seconde plus tard, la forme rouge que Jack avait vu sous l’eau
s’étala littéralement sur lui, l’emportant dans un
roulé boulet jusqu’en bas des escaliers, à l’entrer
de la réserve.
O§o
Trempé
comme des noyées, le premier à reprendre ses esprits
fut Jack mais il ne pouvait pas bouger. Alors quand Teague reprit
conscience, il était encore avachit sur son gamin,
complètement paralyser sous la douleur. Il voulu se relever
mais c’est son second qui l’empêcha de retomber sur le
jeune Sparrow.
Ensuite
pour ce qui suivit, c’est sans nul doute la pire correction que
Jack Sparrow se soit pris dans sa vie.
-
Si
tu refais ça, je te bute, t’as compris
!
Apres
l’avoir rué de coup, Teague le poussa sans ménagement
et Jack se cala dans un coin où il gémissait sous la
souffrance d’un nez en sang, de dents cassées, de futurs
hématomes violacés et de lèvres fendu.
-
Bon
sang, reste allongé Teague, tu perd trop de sang.
-
Je
vais bien.
-
Un
abruti t’a tiré dans le flanc.
-
Je
n’avais pas remarqué ! Cracha-t-il déchaîné.
-
Reste
couché.
Mais
Teague ne voulu rien savoir et se releva. Et malgré ses
efforts pour rester conscient, il ne resta debout que cinq secondes
avant de s’évanouir pour de bon.
O§o
En
début d’aprèm midi, la vigie cria une assez bonne
nouvelle.
-
Terre
en vue, L’île des naufragées droit devant.
-
C’est
parfait, nous y serons dans deux heures… Le Capitaine arrive à
tant pour la confrérie.
-
Mm.
Depuis
l’accident d’il y a une semaine, Jack avait l’air dans les
nuages et ne disait pas grand mot. S’il avait écouté,
il aurait déjà demandé de quoi était
constitué la confrérie ?! C’est donc avec l’habitude
que le maître d’équipage ne s’inquiéta pas
trop pour lui, préférant retourner à son poste.
Durant les deux heures d’attente, Jack resta prostré à
l’arrière du Vaisseau, ruminant une soudaine envie de
liberté.
-
Jack,
ton père t’appelle.
Agissant
comme un automate, le jeune Sparrow se leva et marcha en direction du
pont supérieur, il croisa son paternel quand celui-ci était
justement en train de descendre les escaliers. Sans un mot, Teague
claqua des doigts et somma Jack de le rejoindre dans l’embarcation.
Ainsi, l’équipage se dirigea calmement et dans un silence de
plombs vers la baie des Naufragées.
O§o
Quand
ils mirent enfin pied à terre, Teague dut promener son rejeton
pour la main car Jack était trop émerveillé par
le décor des épaves pour marcher droit.
-
Allez,
avance.
Jack
entra à son tour dans la taverne à la suite des pirates
et il du s’asseoir sur une chaises, son père lui martyrisait
l’épaule pour qu’il obéisse. C’était
embarrassant, il était le seul assit !
Il
y avait filles de joies, pirate puant et pirate bon vivant. La
première étrangeté qu’il remarqua de ses yeux
charbonneux fut quand un capitaine apostropha son père.
C’était sûrement son imagination car ça ne
pouvait être vrai :
-
Ah
! Et voici le Dernier Seigneur des Pirates, le ‘Charming’
Capitaine Teague Sparrow.
-
Capitaine
Teague suffira. Dit-il en croisant le regard de son fils.
S’étouffant
à demi, Jack était abasourdie rien qu’à l’idée
de ne pas l’avoir su. Le choc ne fut que plus immense quand l’autre
Seigneur pirate continua sa tirade.
-
Nous
vous attendons, cher confrère. Imaginez notre désarrois
quand on compris que nous devrions voté pour quelqu’un
d’autre au titre de gardien du Code ! Heureusement que vous êtes
enfin présent parmi nous…….la troisième confrérie
va donc pouvoir être ouverte dans l’heure qui suit.
Clignant
des yeux, la bouille du jeune Sparrow montrait bien qu’il ne
comprenait pas la signification de ‘ Gardien du Code’.
-
Hum…Merci
Grant. Savez vous où nous devons nous rend…
Mais
Le dénommé Grant n’avait pas finit son monologue et
coupa donc Teague dans son élan de changement de
conversation.
-
Vous
garantir le titre de Gardien du Codex est sans nul doute la meilleur
décision pour la prospérité de la piraterie lors
des trente prochaines années.
-
Des
trente prochaines années ? Vous me flattez…
Les
yeux brillants, Grant leva un doigt sous le nez de Teague et parla
comme s’il était atteint d’un syndrome de joie et
d’excitation.
-
Il
sera question d’élire un Roi et votre présence
oblige. De préserver les sièges des seigneurs à
ce qu’il soit toujours occupé. D’être présent
en temps que Gouverneurs de la baie des Naufragées. De remplir
les constats, les perquisitions, les mandas, les pertes et les
richesses globales. D’obéir à l…
-
Vous
comptez me réciter les cinquante cinq responsabilités
du Gardien Du Code ?
Fatigué,
Teague sentit un début de migraine.
-
Ahahah,
je vous pris de me pardonner, je me suis laisser emporter. Je voulais
juste récapituler les règles, vous savez bien qu’il
vous faudra tous les réciter devant les membres de la
confrérie ainsi que…
-
Oui
il faudra que je récite, que j’argumente et qu’a chacune
je pose les hypothèses d’un possible subterfuge de la part
des rusés et autres abruties qui penseront m’égaler.
J’en jouis d’avance !
Satisfait
de plus en plus de son futur Gardien, Grant sautillait de
contentement. Si au moins, il pouvait y avoir d’autre Capitaine
Sparrow, le monde aurait été plus accueillant et
piratesque. C’est sur cette pensée que le seigneur pirate
vit pour la première fois Jack, assit sagement sur sa chaise,
juste à coté de son ‘idole’ de père.
-
Oh
! Alors c’était vrai ?
Le
nouveau sujet de conversation n’allait pas l’air de plaire à
Teague.
-
Fou
lui la paix. Le soudain tutoiement montrait bien que les deux
seigneurs se connaissait comme C et Chemise.
Mais
Grant ne l’écoutait pas, il était dorénavant
si proche de Jack que son long né crochu frôlait le
sien.
-
Avoue
petit. Tu t’appelles Jack Sparrow ? Dis moi que tu t’appelles
Jack Sparrow .Je sais que tu t’appelles Jack Sparrow. Tu es Jack
Sparrow. Jack Sparrow, est ce toi ? Jack ?
Teague
cru qu’il allait le bouffer !
-
Je
t’ai dit de lui foutre la paix. Jack écarte toi de ce crétin
invertébré.
Grant,
qui ressemblait maintenant à une chouette tellement ses
orbites était proéminents recula pour revenir parler à
son idolâtré future Gardien.
-
Tu
comptes en faire quoi ?
-
Il
choisira. Et ne m’emmerde pas avec ça.
-
Mais,
ne fait pas la même erreur Teague ! s’exclama son compagnon.
J’ai laissé mon fils choisir et il est devenu une fille………..
Quand je vois le tien, je me pose des questions……..
Teague
gronda et lui lança un regard de la mort. Mais pour lui donner
raison, Grant attrapa le bras de Jack par la force et le tira entre
lui et son Père sans modération. Vraiment, ce n’était
pas la peine de faire un dessin ! Avec ses tresses, ses bagues, des
perles et son petit minois sans une tache de poil… Jack fronça
les sourcils mécontents.
-
Je
ne suis pas une fille !
Grant
ricana en lui passant un doigt sous le menton.
-
Hé-hé,
tu es très mignonne Jacky…….
Et
sous les yeux perplexes de son paternel, Jack se mit à
rougir…… Pinçant des lèvres, le jeune Sparrow donna
brusquement coup de pied sur coup de point jusqu'à que Grant
soupire et ne le fasse se rassoire sur sa chaise par un simple
renvoie de la main.
-
Proclame
le Seigneur avant qu’il ne soit trop tard.
Comme
toute réponse, Teague lui décrocha la mâchoire
avec un crochet du droit. Le nez en sang, le pirate s’affala entre
les chaises et les tables.
-
J’ai
dit Non, Est ce que c’est assez clair ?
Jack
sourit narquoisement à la vue du malheureux à ses
pieds. Mais son sourire s’effaça quand on lui prit l’oreille
entre deux doigts et qu’on l’emmena hors de la taverne.
Alors
que Grant se relevait patois et les rejoindre dehors, on entendit
Teague déclarer :
-
Je
te rejoint à la confrérie dans 10 minutes, le temps
pour que je trouve une auberge où le laisser.
-
Tu
es sur que tu ne veut pas chang… non, non j’ai rien dit ! Rien
dit du tout !
-
Je
sais ce que veut mon fils. Qu’il disait en desserrant son point.
Tôt ou tard il sera Seigneurs mais là, je crois que ce
n’est pas le moment. Il doit apprendre encore plein de chose.
-
Hum…tu
dois sûrement avoir raison. Répondit Grant aisément,
la menace d’un coup entre les dents encore en suspension au dessus
de sa tête.
O§o
Fin!
O§o
Alors Comment vous trouvez ?