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Arc Manoir des Rêves: Os n°2
Couple: SS/SB
Disclamer: Rien ne m'appartient sauf Noa Löwe et Sephren, Crossover avec XXXholic
Résumé: Dumbledore demande une faveur à une ancienne amie pour un des ses professeurs...
Petite Note: Les Os n'ont rien à voir ensemble sauf certains petits détails!!
Version non corrigé.
Sur ce,
Bonne lecture
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Bienvenue au Manoir des Rêves !!
Vous qui entrez dans cette auguste demeure, vous passez, sans le savoir, dans un autre monde. Plus tout à fait celui des hommes ni tout à fait celui des sorciers.
Comme une autre dimension.
Et seuls ceux qui ont un rêve….
Oh pas n’importe lequel, non, un de ces rêves qui vous hante, qui vous poursuit sans relâche jusqu’à que vous puissiez le réaliser, de ces rêves qui, malheureusement, ne se concrétisent jamais car vous avez déjà perdu espoir de le voir devenir un jour réalité.
Seuls ceux qui ont ce genre de rêves qui dort au creux de leur cœur entrent ici même.
Pour eux, l’endroit est un beau manoir du XIXème siècle, aux allures de château anglais victorien , à la façade rose pâle et aux moulures de pierres brutes, entouré d’un magnifique jardin où les chênes centenaires offrent au promeneur la fraîcheur de leur ombre, où les fleurs sauvages embaument l’air, flattant avec délice les nez les plus fins, où la nature entière s’évertue à être le plus agréable à l’âme perdue qui déambule en son sein.
Pour les autres, il n’est qu’une vaste ruine sans attrait au beau milieu d’un terrain abandonné aux mauvaises herbes et dont les ronces, de gros buissons de bien deux mètres de haut en barres l’accès.
Et sur ce petit bout de monde règne une femme, la maîtresse des lieux, la châtelaine de cette étrange de bâtisse reconvertie en hôtel pour âmes égarées : Noa Löwe.
Noa Löwe est aussi étrange que sa demeure.
Un petit bout de femme aux cheveux gris argentés et aux yeux vert pâle. Un joli minois aux yeux bridés et à la peau étonnement pâle à qui l’on donnerait 20 ans à peine.
Mais ne croyez pas que cela soit son âge car l’enchanteresse qui vit sur ces terres est immortelle. Elle pourrait vous raconter la disparition de l’Atlantide ou bien la chute de l’Empire romain ou encore la grandeur et la décadence de l’Empire maya.
Celle que ceux qu’elle a aidé nomme affectueusement « La Guérisseuse des Ames » porte en elle l’histoire du monde et pourtant, ce n’est pas pour cela qu’elle vous ouvre aujourd’hui les portes de sa maison.
Non, aujourd’hui, ce qu’elle souhaite juste, c’est raconter toutes les petites histoires qui se sont passées sous son toit.
Etes-vous prêt, messieurs, mesdames et mesdemoiselles à entrer dans ce monde ensorcelant et à écouter ces petites histoires faites de bonheurs simples et de beaux sentiments ?
Si oui, asseyez-vous confortablement et écoutez ce qui se cache derrière les portes du Manoir aux Rêves.
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Chambre 2 : Le rêve de Severus Snape-
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Au dernier étage d’un magnifique manoir de style anglais perdu dans le sud ouest de la France, une jeune femme releva la tête, surprise par deux coups à la fenêtre.
Devant elle, un hibou Grand Duc frappait la vitre de son bec, une missive dans celui-ci.
« Tiens, ça faisait longtemps. »
Sans attendre, elle se leva de son bureau et ouvrit la fenêtre par laquelle le volatile s’engouffra.
Il se percha sur une lampe, près d’elle, et lui tendit le message.
Quand elle l’eut pris, l’oiseau fit un léger signe de tête et s’envola.
Noa sourit.
Voilà bien des années qu’elle n’avait eu de nouvelles de Dumbledore….
Elle décacheta l’enveloppe.
Ma chère Noa,
Je suis impardonnable de ne pas t’avoir donnée de nouvelles depuis bien longtemps mais comme tu le sais, nous avons eu à faire au retour de Voldemort.
Noa hocha la tête.
Elle-même n’étant pas une sorcière au sens propre du terme, elle n’avait pu y participer de manière active. Elle avait surtout mise à disposition de son vieil ami, ses connaissances en magie ancienne et son incroyable jardin où bons nombres de plantes rares poussaient et qui avaient été à l’origine de puissantes potions offensives et défensives.
Aussi n’ai-je eu guère le temps de t’envoyer quelques lettres….
Mais la paix est enfin de retour et aujourd’hui, j’ai un service à te demander :
D’ici quelques jours, un de mes professeurs viendra chercher de l’Orchidée de Chine à sève bleue.
Je t’en pris Noa, depuis la fin de la guerre, il s’éteint à petit feu et je ne sais pas comment faire pour lui redonner goût à la vie.
Aide le.
Garde-le le temps qu’il faudra auprès de toi.
Ton vieil ami
Albus Dumbledore.
Noa eut une moue sceptique.
Jamais elle n’avait vu son ami à court de moyen face à une situation.
Inquiète, elle posa le parchemin et en prit un vierge où elle lui répondait qu’elle ferait tout son possible pour aider cet homme.
Par la fenêtre toujours ouverte, elle siffla un coup. Un faucon se posa sur le bord, quémanda une caresse de sa maîtresse qui lui la donna volontiers avant de lui remettre le message.
L’oiseau s’envola aussitôt vers l’Angleterre.
Ainsi fait, la jeune femme appela à la réception.
« Oui ? »
« Un sorcier viendra bientôt chercher une plante pour l’école de Poudlard. Donne lui la chambre 2. »
« Très bien. »
L ‘enchanteresse s’assit dans son fauteuil, soucieuse.
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Ce fut en sifflant entre ses dents que Snape quitta le bureau de Dumbledore pour ce qu’il pensait être les grandes vacances mais le vieux fou en avait décidé autrement.
Pour une obscure raison, il lui avait demandé une potion de régénérescence et, pour cela, il avait besoin d’une des plantes les plus rares au monde : l’Orchidée de Chine à sève bleue.
Evidemment, il n’en avait plus en réserve.
En fait, cette plante était tellement rare que le Ministère n’autorisait pas la possession d’une trop grande quantité de ce produit sauf dans les laboratoires de hautes recherches en potion comme celui que comptait l’hôpital de Sainte Mangouste.
Et même s’il était reconnu comme un des plus grands maîtres es potions de sa génération, il ne faisait pas exception à la règle.
Seulement, la plante en question était en voie d’extinction, donc, interdiction de la cueillir si l’on n’avait pas de dérogation. Et c’était pour cette raison qu’il se rendait en France plutôt que dans son manoir où il aurait pu être tranquille.
Enfin….
Tranquille était un bien grand mot.
Depuis que son filleul s’était entiché de Potter – mais comment avait-il fait !!! un griffondor !!!! – Severus était de plus en plus seul.
Tout ce qui l’avait tenu debout jusque là avait disparu quelques années plus tôt.
Depuis la mort de Voldemort, Harry n’avait plus besoin de sa protection….
En fait, il se sentait terriblement lasse….
C’était dans ces moments là où le directeur de la maison de serpentard regrettait son ancienne Némésis. Au moins aurait-il eu le plaisir de finir sa vie à emmerder Sirius Black !
Mais même lui, lui avait faussé compagnie.
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Severus descendit dans ses cachots pour y faire ses bagages. Il n’avait pas grand chose à prendre. Il avait prévu cette année et la majorité de ses affaires étaient déjà au manoir Snape.
Quand ce fut fait, il sortit rapidement du château en direction de la Forêt Interdite et transplana chez lui.
Là, il se prit une journée avant de partir pour la France.
Il mit de l’ordre dans ses affaires, les elfes de maison n’étaient plus ce qu’ils étaient, puis choisit soigneusement un livre sur les plantes rares, il n’avait jamais vu cette fleur autrement que réduite en morceaux.
Il transplana non loin d’un petit village moldu aux premières lueurs de l’aube.
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Quand le malaise se dissipa, Severus se trouvait devant le portail d’un hôtel. Celui-ci vibrait de magie et le maître es potions en déduisit que, pour une fois, Dumbledore ne s’était pas trompé. En effet, Severus avait eu déjà à pâtir du manque total de sens de l’orientation du directeur.
Il s’engouffra par le portail grand ouvert et devant l’auguste demeure, il eut peine à retenir un sifflement admiratif.
La bâtisse est superbe avec ses pierres rouges et ses colombages en pierres blanches qui étincelaient sous les chauds rayons de ce matin du mois de juillet.
Il passa quelques minutes à étudier l’architecture particulière, surtout dans le sud de la France. Le manoir aurait paru moins déplacé dans le Devonshire.
Mais bon, il s’agissait d’une maison sorcière….
Si cela se trouvait, elle avait été construite dans le sud de l’Angleterre avant d’être déplacée ici, au gré des volontés du propriétaire qui, selon Severus, devait être un vieil illuminé tout comme le directeur qui l’envoyait.
Aussi fut-il très étonné quand il se décida à entrer.
« Professeur Snape ! »
Severus se trouva face à une jeune femme qu’il avait eu l’occasion de voir pendant la guerre.
« Mlle Löwe ? »
Plusieurs fois, elle était venue au Manoir Black avec, dans ses bagages, nombres de plantes rares. C’était d’ailleurs grâce aux pétales d’une rose vert-bleuté qu’elle avait emmené qu’il avait pu amélioré sensiblement la potion Tue-Loup.
« Je suis ravie de vous voir Professeur. Albus aurait pu me préciser qu’il s’agissait de vous. »
Severus esquissa un léger rictus.
« Venez, suivez-moi, je vais vous mener à votre chambre ! »
Severus sursauta.
« Ma chambre ? Mais je ne reste pas, je suis juste…. »
Noa se tourna vers lui en souriant.
« Severus, si ma mémoire ne me fait pas défaut, vous êtes passionné par votre métier. Soyez sûr qu’après avoir vu notre serre, vous aurez du mal à repartir d’ici. »
L’innocence qui éclatait dans son sourire fit frémir l’austère professeur mais il la suivit quand même.
Sur le chemin, Noa échangea quelques mots avec un homme brun qui sortait d’une pièce devant laquelle il passait.
Quand celui-ci se tourna pour saluer leur nouveau client, le cœur de Severus manqua un battement.
La ressemblance avec Sirius était incroyable si l’on ne prenait pas en compte les yeux verts qui le détaillaient.
« Severus, voici Sephren. »
Le jeune homme le salua d’un hochement de tête auquel Severus répondit à peine, son cœur ayant encore un peu de mal à se remettre.
« Si vous souhaitez quelque chose pendant votre séjour, adressez vous à lui, il se fera un plaisir de vous contenter. »
Un bref signe de tête fut la seule réponse du professeur.
Noa plissa légèrement les yeux en regardant son client avant de se remettre en route vers la chambre de celui-ci.
« Bien, je vous laisse vous installer. Souhaitez-vous que je vous fasse monter un petit déjeuner ? »
Toujours plongé dans son mutisme, Severus secoua simplement la tête.
Noa revint sur ses pas et rejoignit Sephren à la réception.
Elle soupira lourdement.
« Je vais devoir m’absenter quelques heures. »
« Tu vas où ? »
« Je dois aller au Japon voir ma tante. »
Les yeux verts s’ouvrirent en grand.
« Yuuko ? »
« Hn. Dumbledore me demande presque l’impossible pour son ami. Je ne sais même pas si elle pourra m’aider. »
Un sourire fleurit sur les lèvres de Sephren alors qu’il passait un bras autour de ses épaules et qu’il la serrait contre lui.
« Tu n’as jamais failli. Ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer. »
Il déposa un baiser sur ses cheveux.
La jeune femme releva la tête. Elle avait retrouvé son sourire.
« Tu as raison. »
Elle se détacha de lui.
« Tout à l’heure, il viendra pour voir la serre. Tu l’y emmèneras, ok ? »
« Oui. »
« Et s’il demande après moi, dis lui que je le retrouve au dîner ce soir. »
Puis elle fit volte face et retourna à ses appartements.
Une dizaine de minutes plus tard, elle transplana.
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Résolu à ne pas recroiser le portrait vivant de son ancienne Némésis, Severus déballa ses quelques affaires.
D’ailleurs, en regardant le peu qu’il avait pris, il espérait ne pas rester trop longtemps.
Il posa les 3 livres sur le bureau face au lit et ses quelques vêtements, dans la penderie.
Au moins, se dit-il, la décoration était de bon goût.
La chambre, plus un petit salon avec un lit au centre, était dans les couleurs vert et argent et donnait directement sur la roseraie.
Un peu plus loin, il pouvait d’ailleurs voir la fameuse serre. Elle lui semblait petite de sa fenêtre mais il savait que dans le monde sorcier, tout n’était pas ce qu’il semblait être….
Il finit par prendre un livre et s’assit dans le fauteuil qui se trouvait près de la fenêtre qu’il avait ouverte.
Le temps était beau et la température agréable. Il était rare d’avoir si belles matinées en Angleterre.
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Tout à son livre, il ne vit pas l’heure du déjeuner arriver.
Il sursauta presque quand une sonnerie stridente retentit dans la pièce. Quand il eut trouvé la source de ce bruit insupportable, il fusilla du regard l’étrange appareil moldu.
Un téléphone.
Il se demanda une demi-seconde ce que cela faisait dans un hôtel sorcier mais bon, après tout, il pouvait aussi bien accueillir une clientèle moldu aussi.
Il décrocha.
C’était le réceptionniste qui, inquiet de ne pas l’avoir vu au restaurant, lui demandait s’il souhaitait déjeuner.
Severus jeta un œil à l’horloge qui trônait sur une commode. Il était déjà 13h48.
Le directeur de la maison de Serpentard secoua la tête. Plus ça allait et plus il se perdait complètement dans ses livres.
Aussitôt il commanda un repas léger et demanda à voir Noa pour visiter la serre.
Sephren lui répondit que la jeune femme avait du partir et qu’elle le retrouvait ce soir au dîner mais que s’il le souhaitait, il pouvait tout à fait l’y emmener.
Severus hésita mais après tout, il était pour là pour ça et il n’allait quand même pas laisser un fantôme lui gâcher son plaisir.
Il accepta.
Il le retrouva une heure plus tard.
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Noa se tenait devant la boutique de sa tante.
L’allure de la maisonnette au beau milieu des buildings tokyoïtes l’amusait follement.
Un jeune homme étendait du linge dehors et il s’arrêta quand il la vit.
« Je peux vous aider Mademoiselle ? »
Noa pencha légèrement la tête sur le côté.
« Vous devez être Watanuki ? »
Elle vit les sourcils bruns se froncer.
« Comment vous savez ? »
« Je suis la nièce de Yuuko. J’ai beaucoup entendu parler de vous. »
Le sourire innocent de Noa fit frissonner le garçon. Elle avait le même que sa patronne.
Droit comme un piquet, il se tourna et l’invita à le suivre.
En ce mois de juillet, la Sorcière des dimensions faisait trempette avec un verre de saké à la main et avant même que Noa ne soit à ses côtés, une petite boule de poil noir lui sauta dans les bras.
« Noa ! Noa ! Noa ! »
La jeune femme lui caressa le haut du crâne avant de s’incliner devant sa tante.
« Cela fait bien longtemps que tu n’es pas venue me voir. »
Noa s’assit sur une pierre plate.
« Je sais et vous savez aussi pourquoi. »
« Oui. Ton petit commerce marche bien et ton ascendance sorcière t’a obligée à te mêler de leurs histoires. Alors pourquoi es-tu ici ? »
Noa lui expliqua rapidement la raison de sa venue.
« En gros, tu as besoin que je t’ouvre les portes des dimensions pour aller chercher cet homme ? Est-ce bien cela ? »
« Oui ma tante. Je paierais ce qu’il faut. »
Yuuko réfléchit un instant.
« Tu n’auras pas besoin de me payer quoique que ce soit. Il se pourrait bien que j’ai besoin de toi bientôt. »
En disant cela, son regard avait coulé vers Watanuki qui s’agitait un peu plus loin.
Un silence s’installa jusqu’à ce que Noa le brise.
« C’est lui ? »
« Oui. »
Yuuko fit un signe et Maru et Maro lui emmenèrent un yukata dont elle se vêtit en sortant de son bain.
« Tu resteras bien dîner ? »
Noa se leva à son tour.
« Non ma tante, pas cette fois. »
« Bien. Reviens dans trois jours, j’aurais ce que tu m’as demandé. »
Noa la remercia en s’inclinant et sortit de la boutique.
Finalement, pensa-t-elle, cela n’aura pas été trop difficile.
Malgré tout, une légère inquiétude planait dans le cœur de la jeune femme.
Qu’est-ce que sa tante allait lui demander en retour ?
Après un dernier coup d’œil, elle transplana de nouveau chez elle.
Quand elle vit l’heure, elle secoua la tête en souriant. Elle avait eu l’impression de ne rester que quelques instants et pourtant, elle était déjà partie depuis plusieurs heures, la nuit commençait doucement à tomber.
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En entrant dans la serre avec Sephren, Severus eut un temps d’arrêter.
Effectivement, elle était bien plus grande que ne le laissait croire l’extérieur.
Elle était divisée en 5 grandes parties représentant les continents, eux même divisés autant de fois qu’il le fallait selon le nombre de climats différents.
Il y avait là le tour du monde des plantes les plus rares.
Le paradis pour le professeur de potions.
Chaque serre renfermait des trésors incroyables et déjà, un nombre incalculable de potions affluait à son esprit.
Noa avait raison de lui dire qu’il aurait peut-être bien du mal à repartir surtout s’il y avait un laboratoire dans les parages.
Sephren lui expliqua rapidement le système de classification et, après lui avoir indiqué où il trouverait l’Orchidée à sève bleue, il s’éclipsa.
Severus passa son après-midi au milieu des plantes, relevant plusieurs noms et les potions qu’il pourrait réaliser avec.
Il se faisait l’impression d’un gamin dans un magasin de jouets.
C’était incroyable cette étonnante diversité et il remercia mentalement Dumbledore de l’avoir envoyé ici.
Pendant quelques heures, il oubliait combien sa vie pouvait être vide.
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Comme convenu, Noa le retrouva au dîner.
« Sephren m’a dit que vous aviez passé l’après-midi dans la serre ? »
Le sourire vainqueur que le jeune femme affichait exaspéra le maître es potion mais il se retint de le lui faire remarquer, il avait passé une excellente après-midi.
« Oui. »
Un serveur vint prendre leur commande.
« Elle est étonnante. Je comprends maintenant d’où vous sortiez toutes vos plantes pendant la guerre. »
De nouveau, Noa sourit.
« Beaucoup de ces plantes sont un échantillon des terres d’Asgard. Mon père y est herboriste. Il m’a transmise sa passion. »
Severus ne laissa pas s’exprimer sa surprise.
Une fille d’Asgard.
Cette Terre mythique au nord des pays scandinaves était réputée introuvable. Dans les légendes sorcières, on disait de ceux qui l’habitaient qu’ils étaient de très puissants sorciers et que seuls quelques élus avaient le droit d’y entrer.
Asgard était comparable à Avalon.
On savait que le lieu existait même si personne ne l’avait jamais vu.
Un petit rire le fit sortir de son choc.
« Vous êtes très doué pour dissimuler vos sentiments. Mon grand-père vous aimerait beaucoup ! C’est une manie très répandue en Asgard. »
Un léger rictus étira les lèvres de Severus.
« Une fille d’Asgard…. Voilà pourquoi vous n’étiez fichée dans aucune école de magie du continent. Vous avez fait vos classes là-bas ? »
Le sourire de Noa disparut mais une lueur malicieuse éclaira ses yeux vert.
« Vous avez fait des recherches sur moi ? »
« Vous sembliez être calée en potions et je n’avais jamais entendu parler de vous, alors oui, je me suis renseigné. »
La soirée continua dans cet esprit un peu léger malgré le sentiment d’inquiétude qui avait suivi Noa depuis le Japon.
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Pendant les deux jours qui suivirent, Severus s’enivra de toutes ses plantes plus surprenantes les unes que les autres et des potions qu’il avait ainsi pu réaliser grâce à elles. Il en avait même oublié son but premier : l’Orchidée à sève bleue.
Au matin du troisième jour, Noa reçut un coup de fil de sa tante. Ce qu’elle avait demandé était là et elle devait venir le chercher très vite, son état de santé était préoccupant.
Noa prit son petit déjeuné avec Severus et lui rappela la raison de sa venue.
« Par Merlin, c’est vrai !! Avec toutes ses plantes, je l’avais oublié le vieux ! »
Noa pouffa au surnom de Dumbledore.
« D’ailleurs, combien de temps vous faut-il pour faire une potion de régénérescence ? »
Severus réfléchit un instant.
« Eh bien, si vous avez de la bave de chauve-souris d’Afrique du Sud et du sang de cachalot blanc à tâches rouge alors, il me faudra juste la matinée. C’est une potion très complexe parce que très précise dans la température et le temps de chauffe mais sinon, elle est préparée assez vite. »
Noa s’adossa à sa chaise, son café entre les mains.
« Hm. Très bien. Tout ce dont vous aurez besoin est dans le labo. Pourriez vous m’en faire un chaudron s’il vous plait ? Je vais en avoir besoin dans l’après-midi. »
Severus acquiesça simplement, non sans se demander pourquoi elle en aurait besoin.
Généralement, ce genre de potion était réservé aux grands blessés, Severus ne comptait plus le nombre de chaudron qu’il avait pu faire pendant la guerre.
Sur cette demande, il s’excusa. Si la potion devait être prête dans la journée, il devait s’y mettre au plus tôt.
Noa le regarda quitter le bar où ils étaient avant de suivre son chemin et de remonter vers son appartement.
De là, elle transplana pour la seconde fois de la semaine au Japon.
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Noa entra directement dans la boutique sans attendre que l’on l’y invite.
Maru vint la chercher alors qu’elle entrait et la mena directement à sa maîtresse.
En pensant devant une chambre, la jeune femme put voir le jeune serviteur de sa tante, alité.
« Noa…. C’est bien, tu as fait vite. Cet homme a passé 5 ans dans une dimension où sa magie a servi de dîner à des esprits puissants. Il est épuisé. »
« Supportera-t-il de transplaner ? »
« Oui. »
Noa s’approcha de l’homme allongé.
Elle comprit alors l’agitation de Severus quand il avait vu Sephren. La ressemblance était frappante et ce, malgré les blessures et la saleté qui maculait son visage.
« Comment avez-vous fait ? »
Yuuko eut un sourire énigmatique.
Noa jeta un coup d’œil à la porte et songea au jeune Watanuki.
« C’est grâce à lui. »
« Hm. »
« Remerciez le pour moi et dîtes lui qu’il sera toujours le bienvenue sous mon toit. »
Sur ses mots, Noa prononça une formule qui fit léviter le blessé et sortit.
Au dehors, elle prit le corps contre elle et transplana.
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Severus finissait la potion quand Sephren vint le prévenir que Noa l’attendait au dernier étage.
Il emplit une fiole et suivit l’homme jusqu’aux appartements de la maîtresse de maison.
L’homme le laissa entrer seul et referma la porte sur lui.
Noa se tenait à l’entrée de la chambre d’ami.
« Venez vite ! »
Le maître es potion ne se fit pas prier et suivit la jeune femme dans la pièce.
Il stoppa net dès qu’il eut mis un pied à l’intérieur et manqua de faire tomber la fiole qu’il avait dans sa main.
Ses doigts se mirent à trembler tandis que son cœur avait loupé un battement avant de reprendre à une vitesse folle.
Siruis….
Pâle comme la mort, allongé sur un lit tendu de rouge, Sirius Black était devant lui.
S’il réussit à maîtriser son tremblement, Severus ne put en aucun cas maîtriser son cœur et Noa dut le rappeler pour qu’il administre la potion au blessé.
« Severus ! Je t’en prie !! »
Comme si ses membres reprenaient soudain vie, le Serpentard fut très vite au chevet de son ancienne Némésis et avec une douceur dont il avait fait rarement preuve, il ouvrit la bouche de Sirius où il laissa couler la potion.
Il le regarda un moment, résistant à l’envie de passer ses doigts sur le visage abîmé.
Le regard de Noa s’adoucit et, se sachant de trop, elle s’éclipsa, refermant la porte sur eux.
Elle s’adossa à la porte et soupira de soulagement.
Finalement, une fois de plus, elle méritait sa réputation…
De nouveau le sourire aux lèvres, elle descendit au rez-de-chaussée où Sephren attendait, fidèle à son poste.
Quand elle fut à ses côtés, il n’eut guère besoin de lui demander comment cela s’était passé. Sa mine réjouie parlait pour elle.
« Tu as réussi. »
« Oui… Enfin presque. »
« Hum… Mais il ne reste que la partie la plus simple et tu n’auras peut-être même pas à mettre ton nez dedans. »
Noa posa son front contre son épaule.
« C’est bien possible…. Ce qui m’inquiète c’est ce que ma tante me demandera en échange de ce service. »
Effectivement, les deux hommes allaient très bien se débrouiller seuls.
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Severus resta toute la nuit au chevet du Maraudeur, attendant fébrilement que la potion fasse effet.
Très vite après l’administration de celle-ci, Sirius avait eu ses premiers sursauts. Il sortait du coma mais il fallait encore du temps à son corps avant qu’il ne soit suffisamment rétabli pour se réveiller.
Aussi le Serpentard avait-il rapproché un fauteuil et s’était installé dessus.
Il était arrivé à rester éveillé une grande partie de la nuit, se demandant comment Sirius avait pu arriver ici mais il avait fini par sombrer aux premières lueurs de l’aube.
Ce fut un gémissement qui le réveilla.
Il mit quelques instants à se souvenir où il était et quand les dernières limbes du sommeil se dispersèrent, il posa les yeux sur Sirius et son regard rencontra deux petites fentes bleues qui l’observaient.
« Sirius…. »
Ce n’était qu’un murmure mais il suffit à surprendre la maraudeur.
Les yeux s’ouvrirent un peu plus.
« Je…je…ne….rêve….pas ? »
La voix était rauque et hachée.
Severus attrapa le verre qui était posé sur la table de chevet et le remplit d’eau.
Il s’assit près de Sirius et l’aida à boire.
« Non, tu ne rêves pas. Bienvenue parmi nous. »
Un soupir s’échappa de la poitrine de l’animagus.
« Tell…ment long…temps… »
Sa respiration était sifflante mais Severus ne s’en inquiéta pas. Il devrait juste lui redonner une dose de potion pour le remettre sur pied.
« Je sais. Ne te fatigues pas. Je vais te redonner de la potion et demain, tu pourras de nouveau faire le chien fou. »
Un léger sourire étira les lèvres craquelées de Sirius.
Un long silence s’établit alors que le maraudeur se reposait entièrement sur la poitrine du Serpentard.
« Ha…rry ? »
Le coin de la bouche de Severus se releva.
« Le morveux ? Il va bien. Tu auras tout le temps de le féliciter de sa victoire sur Voldemort quand tu seras sur pied. »
Ne le sentant pas réagir à son annonce, Severus posa son regard sur le visage du maraudeur et se permit de sourire tendrement.
Sirius s’était rendormi, tout contre lui.
La nuit avait été longue et Severus ne tarda pas non plus à rejoindre Morphée.
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Quand il se réveilla au milieu de la journée, Sirius n’avait pas bougé mais sa respiration était moins difficile et les blessures de son visage moins importantes.
Il soupira de soulagement puis, après avoir un peu profité de la chaleur contre son ventre, il le repoussa sur le lit pour pouvoir aller chercher une autre dose de potion et manger un morceau.
Severus se tourna et vit alors un plateau-repas sur une commode ainsi qu’une petite fiole de potion.
Entre Sirius qui dormait tranquillement et son estomac qui commençait à se tordre, le choix de Severus fut vite fait.
Il se leva et s’assit devant le plat encore chaud.
Mais à peine eut-il manger deux bouchées que Sirius commença à bouger.
Il saisit la fiole et revint vers lui.
Quand les yeux bleus s’ouvrirent et se posèrent sur lui, il porta la fiole à sa bouche.
« Bois. »
Sirius ne se fit pas prier et entrouvrit les lèvres.
Quand il eut bu jusqu’à la dernière goutte, Severus, satisfait, remonta le drap et se redressa pour retourner manger mais il ne put faire un pas qu’une main vint saisir sa manche.
« Sirius ? »
Le maraudeur planta son regard fatigué dans le sien.
« Reste… »
La voix n’était encore qu’un souffle mais déjà, l’élocution était plus fluide que la matin.
Ils se restèrent ainsi un long moment avant que Severus ne capitule et accepte.
Il se rallongea sur le lit et l’animagus vint se blottir contre lui.
Le Serpentard attendit patiemment qu’il s’endorme avant de se relever pour manger.
Tout au long de son repas, il observa son ancienne Némésis.
Il avait beau le refuser mais la proximité avec Sirius lui plaisait, cette chaleur qu’il faisait naître en lui quand il était contre son corps lui rappelait combien ce griffondor avait compté dans sa vie et combien sa disparition, même s’il ne l’avait pas admis à l’époque, l’avait touché.
Et son retour redonnait une étincelle à sa vie qu’il croyait morte.
Mais Severus refusait d’y accorder crédit.
Quand Sirius serait redevenu lui-même et qu’il retrouverait son filleul, il n’aurait plus aucune importance pour le maraudeur.
Un long soupir mélancolique s’échappa de sa poitrine.
Severus décida d’attendre que Sirius soit en état de transplaner et il rentrerait en Angleterre où il retrouverait la solitude de son manoir.
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A mesure que Sirius se remettait, Severus s’éloignait de lui, laissant à Noa et à ses subordonnés le soin de s’en occuper.
Il passa la majeur partie de son temps entre la serre dont il faisait un inventaire complet et le laboratoire.
Quatre jours plus tard, il étudiait une plante d’Océanie quand il sentit une présence derrière lui.
Severus se redressa et se tourna, persuadé que c’était Noa qui venait voir où il en était mais il lâcha sa plume de surprise.
Totalement remis et la quarantaine splendide, Sirius lui faisait face.
Il se reprit immédiatement.
« Je vois que tu es enfin remis. »
Sa voix avait perdu cette douceur avec laquelle il lui avait parlé au tout début. Elle était comme à son habitude, froide et cassante.
Un éclair blessé passa dans les iris de Sirius.
« Je ne veux pas me battre avec toi. »
Severus se tendit et se détourna pour reprendre son travail.
Un claquement irrité vint à ses oreilles.
« Comme tu veux mais ça ne t’empêchera pas d’écouter ce que j’ai à te dire. »
Si Severus avait regardé par dessus son épaule, il aurait pu voir le fier Griffondor se tordre les mains pour qu’elles arrêtent de trembler.
« Je ne sais pas comment tu as fait pour me sortir de cet enfer, ni même pourquoi tu m’as soigné mais il y a une chose que je sais, Severus… »
Le Serpentard ne bougea pas mais, entendre son prénom et non pas un sobriquet quelconque, le surprit.
« …j’ai cru pendant longtemps que jamais plus je ne reverrais ce monde et pourtant je suis là. Et il est hors de question que je perde une seconde. J’ai trop de choses à rattraper. »
Sirius reprit son souffle. Ce qu’il allait dire était sûrement la chose la plus dure qu’il ne lui avait été donné de faire.
« Tu as toujours pensé que si je te provoquais ainsi, c’était parce que je te haïssais mais tu te trompes, tu te trompes tellement…. »
Severus se tendit quand il sentit une chaleur dans son dos puis le corps dur du maraudeur contre lui.
« C’était pour que tu ne vois que moi. »
Cette phrase, murmurée au creux de l’oreille fit trembler le Serpentard.
« Tu es encore plus dingue que je ne le pensais. »
Si cela aurait pu être un rejet, la douceur que la voix trahissait en faisait une acceptation.
Sirius ne perdit une minute et retourna Severus dans ses bras.
Ils se regardèrent une longue seconde avant que Sirius ne se penche sur la bouche de son ancienne Némésis et l’entraîne dans un baiser qui n’avait rien de chaste.
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Plus tard, dans la chambre n°2, la tête posée sur la poitrine du maraudeur, Severus lui murmura :
« Tu te doutes que je ne vais refouler ma nature serpentarde pour te faire plaisir ? »
Sirius sourit.
« J’y compte bien ! »
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Quelques jours plus tard, à défaut de recevoir un paquet contenant une Orchidée de Chine à sève bleue, Albus Dumbledore reçut une carte d’invitation à une petite fête au Manoir Snape.
Sirius Black était de retour parmi les vivants et, quand les survivants de l’Ordre du Phœnix l’eurent su, Harry en tête, Severus ne réussit pas à s’opposer à cette petite sauterie.
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J'espère que cela vous aura plu!!
Pour le prochain, au choix:
soit un couple de GW ( yaoi)
soit un couple de Hp ( yaoi ou hétéro)
soit un couple de TBC ( yaoi)
soit un couple de X/1999 ( fuma/kamui ou seichiro/subaru)
A Bientôt!!
Kisu.
Noan