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Malicia Lupin
Author of 11 Stories

Rated: T - French - Humor/Romance - Harry P. & Severus S. - Reviews: 22 - Updated: 04-15-09 - Published: 12-26-07 - id:3969669

VOYAGE A LA NEIGE :

Note : Les trois chapitres précédents ont été modifiés, surtout le premier, et ça me paraît beaucoup mieux. Donc allez les lire. Enfin si vous ne le faites pas, ça ne fait rien, ça ne change pas l’histoire.

Un Big merci à ma toute nouvelle bêta: cicin!

Et un merci également à celles qui ont répondu à mon message.

Bonne Lecture !

Dans le chapitre précédent :

On forma une chaîne pour descendre les bagages du train puis Mélissa cria à ses élèves de se rassembler et quelle allait expliquer la suite des évènements.

Chapitre 4 : Jour 1, partie 2, Vers la France :

-Nous allons entrer dans le Londres moldu et j’aimerais que ceux qui ne sont pas habillés correctement se changent tout de suite. Et je compte sur vous pour être disciplinés, nous allons entrer sur des grandes routes et nous ne voudrions pas que vous vous fassiez écrasés. Ca retarderait tout le monde !

Les instructions étaient claires, il fallut pourtant un bon quart d’heure pour que les sorciers qui ne connaissaient pas le monde moldu acceptent de se changer lorsqu’on leur disait qu’ils n’étaient pas vêtus comme des moldus. Eux, ne voyaient pas ce qui clochait et il fallut que les professeurs et les élèves les plus autoritaires s’en mêlent, ce qui aboutit à de nombreux cris exaspérés desdits élèves les plus autoritaires. Un peu comme Hermione pendant son adolescence.

Vient ensuite un autre problème, où changer de vêtements ? That is the question ? Ils n’allaient certainement pas changer de pull devant les autres ! Encore moins de pantalon ! Après tout personne n’avait jamais vu de jambes de sa vie.

A bout de patience, Mélissa finit par exploser :

-Bon, vous vous changez, oui ! Je ne veux rien entendre, OBEISSEZ ! Vous avez eu plus d’un mois pour vous préparer, vous saviez très bien que nous allions emprunter les transports moldus. Vous n’aviez qu’à prévoir !

-Mais…

Toute interruption fut coupée :

-Vous vous changez ici et maintenant, ou c’est moi qui le fait ! Comme à un bébé ! Et devant tout le monde ! Je peux même enregistrer la scène et la diffuser à Poudlard ou au Ministère pour vous motiver !

Cela va sans dire que les élèves furent rapidement convaincus. Les élèves concernés n’étaient même pas des Sangs Purs élevés dans le mépris des races non magiques, ils avaient simplement été élevés dans la préservation des apparences. Ils s’étaient donc, Mélissa ne savait comment, vêtu de manière tout ce qu’il y a de plus moldu et très classe. Non, les élèves en question venaient des familles sorcières qui ne venaient pas de l’aristocratie et qui avaient eu trop de fierté pour demander de l’aide à leurs amis. Fierté qu’ils durent mettre au placard pour se changer devant leurs camarades et leurs professeurs, alors qu’ils auraient pu demander conseil à leurs camarades quelques semaines (ici je suppose que cest heures, tu avais mis semaines mais je ne vois pas pourquoi se serait semaine)(désolée, cest quil en manquait un bout pour être clair, ce nétait pas très bien exprimé et expliqué)auparavant, au moment où personne n’aurait été cancaner à leur sujet. Parce qu’ils étaient sûr à présent qu’ils en entendraient parler un bon moment.

Mélissa remarqua également que lorsqu’il avait fallu se changer devant tout le monde, bien avant la gueulante de leur Professeur, globalement, les filles avaient été moins pudiques que les garçons. Sans doute parce qu’elles parlaient beaucoup entre elles de beaucoup de sujets personnels et qu’elles étaient ainsi beaucoup moins repliées et ne craignaient pas tellement le regard des autres. Les plus timides s’étaient dépêchés et ne s’étaient pas sentis intimidés. Les personnes timides comprennent rapidement que la discrétion et la rapidité dans de telles circonstances permet de ne pas attirer le regard des autres, afin de plus rapidement se mêler à la foule.

Laissant de côté ses réflexions plus philosophique et anthropologues qu’utiles, Mélissa demanda à ses élèves de s’ordonner. Voyant que les élèves n’étaient pas très pressés ni très efficaces, elle leur demanda de se mettre deux par deux et les uns derrière les autres.

Sous les conseils des enfants de moldus qui avaient appris à se ranger à l’école maternelle, ils s’ordonnèrent rapidement, craignant un nouvel éclat de leur enseignante.

Pendant tout ce temps, Hermione et Draco avaient observé leur amie faire la discipline avec efficacité. Draco se pencha vers sa femme et lui murmura à l’oreille :

-Il ne doit pas rigoler tous les jours Severus…

Ils rirent tous les deux sous le regard perplexe dudit Severus qui sentait qu’on parlait de lui. Il en eut la confirmation quand il se tourna vers eux avec l’intention de leur demander ce qui les faisait rire et qu’ils se mirent à pouffer davantage. Il décida que finalement il ne voulait pas savoir et que si c’était réellement hilarant, son protégé ne manquerait pas de le taquiner.

C’est alors que Mélissa se tourna vers ses amis.

-Merci de m’avoir aidé, dit-elle avec ironie.

-Tu te débrouillais si bien, rétorqua Draco en se retenant de rire.

-Je préfère ne pas me demander à quoi tu peux bien être en train de penser. Je veux que vous les surveilliez. Deux personnes en tête de file, pour guider les élèves, trois à la queue pour les empêcher de s’enfuir ou de trop traînasser. Compris ? Demanda-t-elle assez durement.

-Oui, répondit Hermione. Mais détend-toi, ne stresse pas autant !

-Le train part dans trois quarts d’heure, j’ai tous les droits d’être stressée !

-Mais y’a le temps ! Fit Draco, soulagé.

-Non, au contraire, il n’y a pas beaucoup de temps. Le temps d’aller tous à la gare, le temps de trouver le bon quai sans perdre d’élèves et de monter tous les bagages dans le train, ce sera limite niveau timing !

Elle se tourna vers les élèves et cria :

-Allez, on s’active. Maintenant vous me suivez et vous vous dépêchez, ou le train partira sans nous. Vous n’oubliez rien ? C’est maintenant ou jamais ? Non ? Alors en route !

C’est ainsi que Mélissa prit la tête du groupe, rejointe par Draco et qu’ils sortirent de la voie 9 3/4 ; les voies 9 et 10 étaient alors vides, petit sortilège de Mélissa. Traverser la gare ne fut pas trop difficile mais en entrant dans la grande capitale, ce fut une autre histoire, comme l’avait prédit Mélissa.

Il fallait remonter tout Euston Road puis Midland Road sur un demi mile (~800m). Ca avait l’air simple comme ça pour Draco, mais c’était sans compter sur les nombreux passants qui juraient en voyant les adolescents qui prenaient une bonne partie du trottoir, qui bousculaient ceux qui se trouvaient sur leur chemin, etc. Il fallut ainsi désamorcer pas loin d’une dizaine de disputes. Les élèves avaient craint que les adultes fassent coalition contre eux mais à leur soulagement, leur professeurs ou accompagnateur, quel qu’il soit avait prit leur défense à chaque fois, désamorçant les conflits rapidement, prenant conscience qu’ils n’avaient pas tout leur temps. Severus, Mélissa, Draco et Hermione avaient connu et fait la guerre, ils avaient donc acquis certaines capacités d’intimidation qu’ils utilisèrent pour donner une petite leçon aux passants malpolis et gagner plus de temps que s’ils avaient laissé les individus se battre comme des chiffonniers.

Il avait également fallu rappeler à l’ordre certains garnements et fouineurs qui avaient voulu s’arrêter dans des commerces ou partir explorer certaines ruelles. Les cinq adultes durent aussi réveiller les curieux de nature qui observaient les alentours ou l’architecture pour les plus sérieux.

Pour un trajet qui ne durait généralement qu’une dizaine de minutes environs, il leur en fallut le double. Il ne leur restait que vingt-cinq minutes pour trouver leur train et monter.

Ils pénétrèrent dans la gare, heureusement il y avait du monde mais pas foule et il leur était possible de circuler, même en étant un groupe aussi nombreux et aussi chargé. Ils parvinrent à se diriger vers les quais sans trop de difficultés.

-Où va-t-on, maintenant ? Demanda un élève.

-Heu, attendez que je vérifie, répondit Mélissa.

Elle leva les yeux vers le panneau d’affichage et chercha le train de neuf heures en direction de Paris. Ils devaient ce diriger vers le quai numéro vingt. Après avoir observé les alentours, Severus fit remarquer qu’ils étaient en face du quai numéro trois et qu’ils avaient toute la gare à traverser en largeur. Hermione décida de faire une nouvelle fois l’appel, histoire de n’oublier personne dans les rues de Londres ou dans le hall de la gare.

Après avoir récupéré trois gourmands qui traînaient pour cause d’achat de croissant dans une boulangerie, ils purent se diriger vers le quai où se trouvait leur train. Ils mirent entre cinq et dix minutes pour y parvenir, slalomant entre les voyageurs et le personnel de la gare.

Sur le quai, éloigné de l’agitation du hall, Hermione demanda à son amie le numéro des voitures qui leur étaient réservées. Mélissa lui demanda d’attendre, qu’elle allait regarder sur les billets qu’elle avait été chercher une semaine plus tôt. Seulement elle ne trouvait plus lesdits billets de train. Elle se souvenait de les avoir mis dans son sac à dos mais impossible de les trouver.

Elle confia sa valise à son amant et déclara :

-Aux grands maux, les grands remèdes !

Sous les yeux ébahis des élèves, qui ne connaissaient finalement que très peu leur professeur, elle s’assit sur le sol et renversa son sac, éparpillant son contenu à terre.

C’est ainsi que furent retrouvés les billets, qu’elle tendit à Hermione, celle qui connaissait le mieux le système. Alors qu’Hermione cherchait les informations dont elle avait besoin, Mélissa rangea ou plutôt enfourna ses affaires dans son sac, sous le regard peu amène de Severus qui ne supportait pas le désordre, alors que sa compagne était plus laxiste.

Mélissa se releva et demanda à Hermione quelles voitures leur était attribuées et, après avoir eu sa réponse, récupéra les billets et commença à les compter sur la borne qui se trouvait près d’eux. Severus prit la moitié des billets et aida sa fiancée à les compter sur une autre borne un peu plus loin. Lorsque ce fut fait, les deux jeunes femmes entraînèrent les élèves, laissant les hommes les surveiller en queue de file, en lisant sur les écrans numériques les numéros des voitures du train.

Quand elles eurent trouvé ce qu’elles cherchaient, elles demandèrent qu’on attende d’abord sur le quai, elles voulaient vérifier que personne ne s’était installé, malgré le fait qu’il était indiqué que les voitures six et sept étaient réservées.

-C’est bon, il n’y a personne, dans aucune des deux voitures, dit Mélissa après avoir échangé quelques mots avec Hermione qui venait de descendre de la voiture voisine. Je veux que vous réunissiez les bagages près des entrées des voitures et que les garçons fassent une chaîne pour monter toutes les valises dans le train.

Après beaucoup de plaintes comme quoi on les exploitait, « mais qu’est ce que vous mettez dedans, c’est super lourd ! » et autres joyeusetés, le groupe se scinda en deux, et chacun monta dans sa voiture. Evidemment, certains étaient déçus d’être séparés de quelques uns de leurs amis, etcétéra et il fallut toute la patience de Draco [NdA : c’est ironique bien sûr] et la pédagogie de Severus [NdA : idem] pour leur faire comprendre qu’ils pourraient changer de place plus tard.

Il y eut évidemment d’autres plaintes à propos du manque de confiance qu’ils avaient en les transports moldus. Après tout, le Poudlard Express n’était pas qu’une simple machine à vapeur du début de la révolution industrielle qui avait été modifiée pour fonctionner grâce à la magie. Cela va sans dire qu’Hermione avait fermé le clapet de pas mal d’élèves. Jusqu’à ce qu’un Serdaigle très curieux ne demanda ce qu’était la révolution industrielle.

Hermione s’installa donc près de lui, laissant à son mari le soin de faire régner l’ordre avec Alexandre, et lui expliqua en détail l’évolution de la société moldue au dix neuvième siècle pendant près de deux heures et demi sous le regard attendri de son mari qui se dit que sa femme savait vraiment beaucoup de choses.

Le train partit environ dix minutes après que tous les élèves soient montés dans le train et que les accompagnateurs aient vérifié qu’il ne manquait rien, ni élèves, ni bagages.

Il fallut également expliquer comment se servir des portes pour circuler dans le train, et comment utiliser les toilettes, ce qui avaient attirées les foudres des plus aristocrates et des plus maniérés à cause de leur volume plutôt faible.

Puis ce fut la panique quand on entra dans le tunnel sous la manche. On voyait défiler des lumières orange au passage du train et tous se plaignaient de souffrir atrocement au niveau de leurs oreilles.

Il fallut les explications de Hermione et Alexandre dans une voiture, et celles de Mélissa et Severus dans l’autre pour atténuer les angoisses. Les lumières orange n’étaient que l’éclairage à l’intérieur du tunnel et l’étrange impression au niveau de leurs oreilles n’était due qu’à la pression. Pas de quoi en faire tout un plat !

-Certains moldus utilisent ce train tous les jours, ne vous plaignez pas. Compatissez plutôt avec les contrôleurs qui prennent ce train plusieurs fois par jour.

C’est sur ces entrefaites qu’un controleur arriva, sous un silence de plomb qui l’étonna, généralement les groupes scolaires étaient plutôt bruyants. Mélissa sortit les billets et les montra à l’agent en lui expliquant qu’elle avait les billets cette voiture et de la suivante. Il vérifia le nombre de billets, qu’il confronta au nombre de places dans les voitures et déclara que tout était en ordre.

Mélissa put ensuite respirer, les élèves savaient où étaient les toilettes, comment les utiliser et avaient compris qu’ils pouvaient aller voir leurs camarades dans la voiture adjacente et comment faire.

Les conversations allaient bon train partout, il n’y avait pas de disputes, tout semblait aller pour le mieux. Les élèves semblaient avoir compris que leur professeur de DCFM était fatiguée, ils la laissèrent donc somnoler sur l’épaule de leur Professeur de Potions. Les élèves préféraient se poser des questions sur leurs deux professeurs.

Lorsqu’ils avaient vu que Mélissa commençait à s’assoupir et que sa tête tanguait dangereusement vers le Maître des Potions, ils avaient tous lancé des suppositions sur les insultes que le Directeur des Serpentards lanceraient lorsqu’il servirait de coussin à la jeune femme.

-Je suis sûre qu’il va la traiter de mioche incapable ! Moi, il me le dit tout le temps ! Il doit sûrement aimer cette expression…

-Non, son expression favorite, c’est « Bandes d’ignares, ne savez-vous pas que l’on ne mélange pas l’aconit et la Belle-De-Glace ? ».

-Moi, je dis qu’il va la traiter de Gryffondor insolente ! Si j’ai tord, je veux bien chanter une chanson devant tout le monde avant la fin du voyage.

-Moi, je pari que je ne mange pas de bonbons pendant le trajet s’il ne lui dit rien et qu’il laisse faire, dit un jeune homme plutôt potelé.

-Moi, je suis certain qu’il va utiliser un sort pour la réveiller si elle tombe sur lui.

-Oh, t’imagine, Max, si c’était vrai. Ce ne serait pas bien pour elle, mais qu’est ce que ce serait drôle !

-Moi, je ne trouve pas ça vraiment drôle, répondit un autre. Mais je continue dans la lancée de tout le monde. Je pense qu’il l’assommera ou la repoussera avec son gros bouquin si elle le gêne.

-Moi, je pense plutôt qu’il lui fera une réflexion méchante, mais uniquement pour elle. Genre une réflexion sur son père, comme il le faisait quand elle était étudiante.

-Moi, je suis d’accord avec Rob’, il lui lancera un sortilège. Après tout, il a été Mangemort !

-Bien sûr que non, il serait beaucoup plus subtil, il est prof, il ne peut pas montrer que l’équipe enseignante n’est pas soudée ! De toute façon, je sais qu’il ne fera rien, intervint une jeune fille derrière eux.

-Qu’est ce que tu peux en savoir ? Tu n’as jamais été bien maligne !

-De toute façon, de quoi tu te mêles ?

Vexée, la jeune fille répondit sèchement :

-Un peu d’observation ne vous ferai pas de mal, le monde ne tourna pas autour de vous. Et sachez que je me ferai un plaisir de vous rappeler tous les paris que je viens d’entendre ! Souvenez-vous que j’ai une excellente mémoire et que rien ne me fera oublier votre discussion !

Partout, cela allait de divers noms d’oiseaux aux quatre vérités que le professeur avait toujours contre tout le monde. Il y eut encore de nouvelles insultes colorées et divers autres paris.

Tous furent alors très surpris quand leur acariâtre professeur avait laissé la jeune femme se reposer contre lui. Certains avaient même cru le voir sourire ! Ce fut le sujet de conversation de tout le groupe d’élèves pendant le reste du trajet en Eurostar.

Hermione, Draco et Alexandre avaient souris en entendant les ragots des élèves.

Severus, concentré dans son livre, tentait de faire abstraction de tous les regards qui se posaient sur lui et toutes les bribes de conversation autour de lui dont il n’ignorait ni le sujet ni le contenu. Il aimait quand Mélissa s’endormait près de lui, cela voulait dire qu’elle se sentait en sécurité et il était heureux de lui procurer ce sentiment, en plus de l’amour qui les unissait.

Mélissa ne se réveilla que lorsque le train commença à ralentir. Au grand étonnement des élèves, qui étaient encore et toujours fascinés par leur sujet de conversation, lorsque la jeune femme commença à s’agiter, le professeur de Potion, pour ils ne savaient quelle raison, posa son livre et l’observa. Quand elle ouvrit les yeux et qu’elle le vit la regarder, elle lui fit un sourire encore endormi. Elle s’étira et pensa à l’embrasser avant de se souvenir qu’ils étaient loin d’être seuls.

Retentit alors la voix qui annonçait en français puis en anglais qu’ils approchaient de la gare de Paris Gare du Nord.

A suivre…



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