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Author of 12 Stories |
Coucou tout le monde!! De retour d'un pays de dingues très amusant à observer (sisisisisi), je remercie, et j'espère que si vous l'avez pas fait dans vos reviews, vous l'avez au moins fait dans vot' tête, notre intérimaire de choc qui était très intimidée au départ... Donc... MERCI KIKOOO!!...
Un gros MERCI pour les reviewers également, qui ont patiemment attendu mon retour, merci vraiment, j'ai pas fini de tous vous répondre, mais je le ferai incessamment sous peu, parole de scout!
Dernier chap, oui, je suis une sadique, non, pas d'épilogue (Et gnagnagna, j'imagine déjà la réac' d'Ulis...--°)... Donc ENJOY!! Et pis pour ceux qui sont motivés, on se retrouve lundi prochain pour la fameuse "Ligue des Sorciers Pas Ordinaires". Voilà, c'est tout... Dernier message... Love you tous, et love mon mari aussi...D
Music: « Halelluja » de Rufus Wainwright.
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Il pleuvait dru, les gouttes d'eau ricochaient parmi les tombes, pierres dressées ça et là dans le cimetière, et ruisselantes comme des visages laiteux qui pleuraient silencieusement, loin de toute activité de la civilisation.
Tout était désert, lugubre et saisissant.
Cependant, avançant parmi le sanctuaire de corps perdus, deux silhouettes se plantèrent devant une tombe aussi blanche que la neige, lumineuse au milieu de toutes les autres.
Là, les deux vivants déposèrent des roses rouges sur le marbre blanc, raides et courbés dans une pieuse contemplation, tremblants et transis sous les assauts de la pluie.
Ils restèrent ainsi comme deux rocs palpitants et immobiles sans rien dire, les yeux rivés sur les noms gravé dans la pierre humide.
« Hermione Jane Granger »
« Angie Granger »
Ils avaient toutefois remarqué que quelqu'un avait écrit « Eurydice » avec du charbon sous le nom d'Hermione, et « Rogue » à côté de « Angie Granger ». En lettres majuscules, la pluie faisant lentement disparaître le mot qui coulait en des sillons distordus et sinueux contre la stèle immaculée. Ils ne tentèrent pas de l'enlever, mais restèrent muets, tout simplement.
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Au loin, contre le mur, dans la pénombre caché, un autre corps palpitant observait la scène, le regard impénétrable, les cheveux noirs plaqués sur son visage, quelque fois tordu par la colère, l'amertume ou le désespoir.
Les robes noires flottaient autour de lui comme des muses sombres qui lui susurraient toutes les tortures du monde, et il attendit patiemment que Potter et Weasley se décident à partir pour se rendre devant la tombe de sa bien-aimée.
Perdue à jamais.
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Karen fixa encore une fois la tombe, le morceau de charbon à la main, et en crispant sa mâchoire, s'en alla sans rien dire. Les souvenirs lui revinrent à l'esprit, vivaces et fluides encore, de la confrontation finale.
Harry avait vainement tenté de tuer son ennemi mais celui-ci avait paru invincible, riant abruptement contre l'impuissance du jeune homme. Il s'amusait, et ne lui envoyait que des sorts de torture, sûr de lui.
Dans la mêlée qui les entourait, MacGonagall, accompagnée de quelques centaures et de Dumbledore avait réussi à sortir au dehors pour s'attaquer aux géants, tandis que les elfes, les araignées et les autres professeurs et élèves encerclaient les derniers mangemorts et créatures des ténèbres.
Puis Voldemort s'était crispé, dans le plus grand désarroi, et Harry avait compris que c'était le moment. Le dernier.
Il avait été étonnamment rapide et tout ce qui paraissait si compliqué à l'époque, tout ce qui avait bâti la légende de l'Invincible Seigneur des Ténèbres s'était brusquement évaporé. Voldemort était tombé aussi brutalement que MacNair, ou que Bellatrix Lestrange à Gringott's.
Et bientôt, les habitants de Poudlard exterminèrent les derniers mangemorts en pleine débandade, stupéfixèrent ceux qui se rendaient pour les procès. Toutefois, le bilan avait été lourd, les pertes inestimables, les sanglots et les cris s'étaient tous fondus en un écho édifiant.
Elle quitta le cimetière, comme chaque dimanche et une fois rentrée chez elle, déposa le morceau de charbon dans une boîte, en attendant la semaine suivante.
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-Vous?
Il se redressa dans sa cellule, les yeux hébétés de surprise devant le visiteur qui lui faisait face et avançait vers lui sans rien dire, le visage neutre.
Drago Malefoy, tremblant, les vêtements en lambeaux, les yeux gris d'une sècheresse méfiante, croisa les bras.
Rogue se planta à un mètre de lui, scrutant la petite cellule avec intérêt, observant ses parois effritées et verdâtres, froides et ruisselantes, les graffitis qui peuplaient la pièce, fruits des réflexions des prisonniers qui l'avaient habitée.
-Qu'est-ce que vous êtes venu faire ici?
La voix dure de Malefoy qui s'élevait dans la geôle le ramena à la réalité. Il se tourna vers lui et s'éclaircit la gorge avant de demander d'une voix blanche et tremblante que le blond n'avait jamais connu:
-Est-ce que vous rêvez d'elle... Parfois?
Le prisonnier baissa la tête et fit une grimace qui traduisait l'embarras:
-Ca m'arrive.
-La petite... Ou la mère?
Drago releva la tête et fixa les yeux noirs de son ancien Directeur de Maison avec avidité. Ce dernier le détailla.
Il n'avait plus ses cheveux plaqués et brillants, mais une tignasse qui lui descendait jusqu'aux épaules, une barbe naissante, le visage dur et crasseux, il était plus maigre, et son corps enveloppé de ses frusques déchirées, était laiteux. Ses pieds étaient noirs, ses mains sèches et les cicatrices et les bleus jonchaient ses bras et ses jambes.
-La mère. De la petite, je n'ai pu voir que les cheveux et les yeux.
Rogue acquieça lentement. Apparemment, les cellules d'Azkaban étaient un endroit idéal pour réfléchir sur les conséquences de ses actes.
-Pourquoi l'avoir appellée par son prénom?
La question qu'il était venue poser. Qui avait franchi ses lèvres, malgré toute la rage et le ressentiment qu'il éprouvait, l'envie de vengeance, l'envie de détruire qu'il n'avait cessé de ruminer tout ce temps.
Trois ans qu'elle avait disparu et il ne pouvait se résoudre à l'idée qu'elle ne reviendrait plus jamais.
Trois ans qu'il ne comprenait pas pourquoi celui qui l'avait brutalisée, l'avait hantée et qui avait agi en toute inconscience l'avait au final appellée par son prénom pour la tuer.
Elle ne s'était pas même retournée, alors que lui, lui, il avait été choqué et s'était retourné.
Si seulement il avait été à la place d'Hermione, si seulement il avait pu tuer Malefoy, si seulement...
Drago ne répondit pas mais détourna les yeux, lançant son regard gris par delà la fenêtre, vers le ciel nuageux.
Un silence s'appesantit sur les deux personnes avant qu'il ne demande à son tour:
-Et vous, pourquoi?
Le Maître des Potions fronça les sourcils et ne comprit pas:
-Pourquoi quoi?
-Pourquoi elle?
Il posa ses yeux abyssaux sur le mur, et d'une voix lasse et monocorde, répondit:
-Elle était la seule qui a su me supporter, la seule qui m'a pardonné inconditionnellement, la seule qui a su m'apaiser...
Le bond se retourna tout à coup vers lui:
-Vous? Impossible. Vous n'avez jamais aimé quiconque...
Rogue sourit tristement, ce qui médusa Malefoy.
Jamais un sourire, jamais de tristesse, jamais montrer ce qui nous ronge.
-Je n'ai pas été assez prudent, elle m'a pris sans que je ne m'en rende compte...
Rogue n'avait jamais prononcé ses états d'âme, il n'aurait jamais pu.
-Rogue, pourquoi n'a-t-elle pas voulu se venger dans la Salle? Lorsque j'ai...
Il y eut un silence durant lequel ils se fixèrent sans vraiment s'en rendre compte, perdus dans leurs souvenirs.
-Elle savait que cela devait arriver...
-C'était SA mère! S'écria le prisonnier, serrant ses poings maigrelets.
-On ne saura jamais.
La dernière réplique de l'espion se perdit contre les murs, et ils baissèrent tous deux le regard, avant que Malefoy ne reprenne:
-J'en peux plus de rester ici, j'ai l'impression qu'elle est à mes côtés, qu'elle me sourit, et c'est insupportable! JE L'AI TUEE! J'ai tué notre fille...
Il tremblait fortement, comme un vase fragile et ses yeux furent tous à coups remplis de démons, de nuages et de colère.
Puis se reprenant, il posa ses yeux gris sur le visage de son visiteur et demanda d'une voix suspicieuse:
-Pourquoi vous êtes venu?
Alors le Maître Occlumens reprit son air impénétrable et dans sa voix, un fantôme indécelable:
-Je voudrais mourir.
Encore une fois, le silence enserra la pièce, et les deux corps pris dans une léthargie ardente, bouillonnèrent.
-J'aurais voulu que vous m'assassiniez d'abord, Rogue, je ne supporte plus cette cellule..
Le professeur lui sourit en un rictus qu'i n'appartenait qu'à lui, avant de lui exposer l'idée qui l'avait amené ici, l'espoir qui avait mû ses pas, et lui présenta sa baguette, celle qui avait tuée Hermione et sa fille, celle qui lui avait été impitoyablement retirée lors de son procès et Drago en eut les larmes aux yeux.
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Les gardiens de la cellule du meurtrier Drago Malefoy arrivèrent en courant, pénétrèrent brutalement son quartier, mais trop tard.
Leurs baguettes, à terre près d'eux, et leurs yeux encore mouillés de larmes, deux corps gisaient à terre, inertes mais souriant parce qu'ils étaient libres, enfin.
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FIN