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Trucydae
Author of 35 Stories

Rated: M - French - Drama - Reviews: 2 - Published: 01-21-08 - Complete - id:4024905

Release Me

La température, quoique frisquette à l'extérieur, devait être à son paroxisme à l'intérieur de la boîte de nuit. En effet, les corps dansant, s'entrelaçant, s'embrassant et même plus dans certain cas, suffisait à rendre l'air ambiant presque suffocant de chaleur. Si bien que deux de ces effrennés danseurs s'étaient échappés vers les toilettes des hommes pour y trouver un peu de fraicheur... et d'intimité aussi, bien que plutôt passantes fussent-elles. Ainsi donc Juka s'était retrouvé à embrasser plus que langoureusement Kaya qui lui avait le dos plaqué contre les carreaux frais du mur et qui se laissait bien aisément peloter, laissant une des mains de l'autre fouiller dans ses jupes. Il avait même remonter une jambe pour l'enrouler autour de celle du plus grand pour lui faciliter l'accès.

Une tierce personne les sifflant suffit, cependant, à calmer légérement les ardeurs du plus féminin des deux.

-On va chez moi, d'accord ? lui souffla-t-il en passant le revers de sa main gantée de satin noir sur la joue imberbe de l'autre.

-Mais on était pas si mal installés, ici...

-Non ! répondit-il, un peu trop sèchement, peut-être. Enfin... Je veux dire qu'on serait mieux dans mon lit, non ?

-Hum...

-Je sais que tu meures d'envie de venir chez moi...

-Qu'est-ce que t'en sais ? Ça fait que la deux ou troisième fois qu'on se voit...

-Parce qu'au fond tous les hommes sont les mêmes et qu'ils veulent tous voir de quoi ça a l'air, une chambre de Drag Queen... soupira-t-il en s'éloignant un peu, croisant les bras. Et ils espèrent tous aussi tomber sur une culotte qui dépasse du tiroir, mais ça, ils le gardent pour quand ils me croient endormi... En plus, ça fait deux ou trois fois qu'on se... voit en boîte...

Il fit mine de se diriger vers le miroir pour retoucher son maquillage. Juka se rapprocha de lui, un sourire en coin.

-C'est pas faux comme réflexion... (Il passa ses bras autour de sa taille, posa ses lèvres au creux de son cou et leva les yeux pour croiser son regard dans la glace) C'est d'accord, on va chez toi.

Kaya adopta le même genre de sourire que son compagnon avant de se tourner face à lui et de lui attrapper la main pour l'entraîner au dehors.

-Elle est où ta voiture, chéri ?

-Ben on prend pas la tienne ?

-La mienne ? Ben voyons ! Comme si j'avais une voiture !

-Bon, la mienne est par là-bas, alors...

-Fais pas cette tête-là, Juka-chan ! Tu vas voir, ce que je te réserve mérite bien cet attente !

-J'espère bien !

Le brun ricana et se blottit contre le blond pour se protéger du froid. Ce dernier passa un bras autour de ses épaules. Arrivés à l'automobile, il lui ouvrit la portière et le laissa prendre place avant d'aller prendre la sienne derrière le volant. Il démarra et se laissa guider par la douce voix de Kaya et de même jusqu'à son appartement où il s'empressa de refermer la porte dès qu'il y eut mis les pieds pour au plus vite reprendre l'activité qu'ils avaient commencé mais interrompu dans les toilettes de la boîtes de nuit. Il allait recommencer à l'embrasser sauvagement, mais la main du plus petit s'interposa entre leurs lèvres.

-... Tu ferais peut-être mieux de retourner chez toi, tout compte fait... murmura-t-il

-Non ! J'ai pas fait tout ce chemin juste pour te reconduire chez toi ! En plus tu m'as promis quelque chose !

-C'est vrai... Mais j'ai peut-être exagéré un peu en disant que ça te plairait...

-... Tu veux dire quoi par là ?

-Alors, tu veux rester, ou pas ?!

-Tu commences à m'énerver, j'crois que j'vais partir, en effet !

Il amorça son départ, mais l'autre lui attrappa le poignet et le retint.

-Mais non, t'en va pas ! Je rigolais !

-C'était pas drôle...

-Je sais. (Il sourit) Excuse-moi.

-Tu veux vraiment que je reste ? demanda-t-il en levant un sourcil.

-Et toi, tu veux vraiment rester ? retourna-t-il d'une voix suave.

Sans répondre, Juka l'attrappa par la taille et le plaqua durement contre le mur le plus près pour reprendre son exploration buccale encore loin de la délicatesse, glissant une main sous sa jupe bouffante pour commencer à le défaire de son porte jarretelle

-Alors tu veux la jouer comme ça... souffla Kaya lorsqu'il s'éloigna à peine pour respirer un peu.

-Pourquoi pas ? J'ai assez attendu...

-Je t'ai pourtant fait venir ici pour qu'on soit dans mon lit... conclu-t-il en s'esquivant pour le guider à sa chambre.

Le blond allait pour le faire tomber sur le lit, mais l'autre inversa les positions et ce fut l'inverse qui se produisit. Et le plus petit monta à cheval par dessus lui pour lui passer aux poignets les menottes qui pendaient à la tête de son lit.

-Dis... Tu m'fais quoi, là ?

Le brun eu un sourire narquois.

-Tu m'as bien démontré que tu voulais rester, dit-il à mi-voix en se tournant vers sa penderie en enlevant ses gants.

Il ouvrit lentement les deux portes persiennes et en sortit une boîte qu'il posa sur le lit, à côté de Juka avant de refermer la vaste garde-robe. Sous le regard intrigué mais attentif de l'autre, il commença lentement à se désabiller, histoire de le faire patienter un peu avant que le plaisir commence. De même, il prit le temps de parader un peu lorsqu'il se trouva à n'être vêtu que de son corset et de sa culotte brésillienne, le tout en satin noir, bien entendu. Il alla reprendre la boîte pour la poser sur la coiffeuse et l'ouvrir. Mais étant dos au blond, celui-ci ne put faire autrement que de détailler la vue qui s'offrait à lui. Il faisait d'ailleurs exprès de se pencher sur cette -même boîte, il adorait se donner en spectacle ainsi, puis qu'il savait comment allait se dérouler la suite. Il sortit un paire de chaussure, du genre en cuir vernis, avec semelles compensée et des talons presque inimaginablement hauts pour, évidemment, s'en chausser, toujours dos au menotté. Lorsqu'il se releva, il lui jeta un coup d'oeil.

-Ne bave pas trop, tu vas détremper mes draps, fit-il avec un sourire moqueur.

Il retourna chercher quelque chose qu'il garda caché dans son dos dans son carton, puis s'approcha du lit.

-Alors, tu es près, Juka-chan ?

-J'le suis depuis un moment déjà, pour tout dire.

Le plus petit ricana. Il accrocha quelque chose que l'autre ne put vraiment voir à cause de la pénombre, on aurait dit une corde noire, à un des montants puis monta sur le matelas pour s'asseoir à califourchon sur lui. Lentement, il commença à défaire les bouton de sa chemise tout en gardant les yeux, où luisait une drôle de lueur, fixé dans les siens. Un fois son torse à découvert, il y passa une main tandis que l'autre fouillait dans le premier tirroir de sa table de chevet pour en sortir un paquet d'allumette. Il en craqua une, alla pour allumer la chandelle qui se trouvait sur la table d'appoint, mais l'échappa sur la poitrine du plus grand qui lâcha un petit cri.

-Oh... Excuse-moi, dit-il en n'ayant pas plus l'air sincère qu'il ne le fallait.

-Ça va... c'est pas grave... mais fait attention...

-Bien sûr, Juka.

Il en craqua une seconde. Celle-ci alluma bel et bien la bougie, mais lorsqu'il allait pour souffler sur le petit bout de bois pour l'éteindre, il le fit tomber. Et l'autre ne put faire autre chose que le regarder tomber sur son ventre, réprimant un second cri.

-Dis donc, qu'est-ce que je suis maladroit, ce soir !

-Tu fais pas un peu exprès, oui ?

-Mais non, voyons ! fit-il, feignant d'être offusqué en en allumant une troisième.

Juka suivit attentivement le mouvement de Kaya. Celui-ci alluma une seconde chandelle avec puis revint à lui, l'allumette se consumant toujours entre les doigts.

-Tu penses que je vais l'échapper elle aussi ?

-Fais pas ça !

Il varia un peu son jeu, cette fois, il ne la lâcha pas, mais alla plutôt volontairement l'éteindre sur la peau du soumis, un sourire amusé aux lèvres alors que l'autre commençait à se débattre.

-Non, mais à quoi tu joues ! s'écria-t-il.

-Mais je joue avec toi, Juka-chan, qu'est-ce que tu crois ?

-J'aime pas trop ton jeu, là !

-Tu vas voir, on y prend vite goût ! Mais pour l'instant, tu bouges trop... Il va falloir que j'attache tes pieds aussi, on dirait, remarqua-t-il, l'air ennuyé.

Il retourna à sa boîte alors que l'autre essayait en vain de se défaire de ses menottes. Il eut quelque difficulté à lui attacher les pieds au montant du lit puisqu'il ne cessait de bouger, mais apparemment, il en avait l'habitude puisque bientôt, l'autre avait ses quatre membres immobilisés.

-Tu vas être sage, maintenant ?

-Laisse-moi partir !

-Tu m'as dit que tu voulais resté, tout à l'heure...

-J'ai changé d'idée !

-Tu m'en vois navré...

Il le vit alors décrocher la corde qu'il avait laissé enroulé au pied du lit et à la faible lumière que diffusait les deux chandelles put voir qu'il s'agissait en fait d'un fouet.

-Tu comptes pas vraiment te servir de ça, hein ?

-Bien sûr, pourquoi ?

-Ben...

Il allait le faire claquer un premier coup, mais l'autre se mit à lui bégayer quelque chose.

-Attends, attends, attends ! dit-il rapidement. J-j'ai encore changé d'idée... J'veux bien rester finalement...

Il le regarda comme s'il venait de dire la pire bêtise au monde.

-Qu-quoi... ?

-Que tu veuilles partir ou rester ne changera rien, tu sais... D'une façon ou d'une autre, tu restes celui qui est attaché au lit et moi celui qui a le fouet à la main.

Il fit claquer le fouet une première fois sur son ventre. Le blond commença alors à se tordre de douleur.

-J'suis désolé ! J'suis désolé ! J'voulais pas te fâcher !

-Tu crois que je fais ça pour te punir ?

Il envoya un second coup. Il se mit à parler plus fort pour couvrir les cris et gémissement de Juka.

-Voyons, tu n'as rien fait de mal, mon chéri !

Il donna encore plusieurs coup, étant fasciné par cette peau rougissante, et ce, jusqu'à ce qu'elle finisse par se fendre. Le menotté en était déjà rendu à pleurer sa souffrance. Il pris une courte pause et reprit la parole.

-Je fais ça pour mon propre plaisir, vint-il lui sussurer à l'oreille.

-Laisse-moi partir !

-Non.

-S'il te plaît... !

-... (Il fit mine de réfléchir, portant un doigt à ses lèvres.) Non.

Et il se remis à fouetter l'autre, cette fois jusqu'à ce qu'il en ait mal dans le bras. Il le lâcha donc et retourna s'asseoir à califourchon sur l'autre qui tremblait. Doucement, il fit glisser ses mains sur son ventre et sa poitrine en lambeaux pour ensuite lécher le sang qu'il avait sur les doigts. Puis, il recula sur sa monture pour aller tâter son entrejambe.

-T'aimes pas ça, on dirait...

-NON ! Non j'aime pas ça ! T'es vraiment dingue ! J'vais appeler les flics ! lui cria-t-il, maintenant fou de rage.

-Tu ne feras pas ça, lui retourna-t-il, l'air sûr de lui.

-Oh que si, je vais le faire ! T'es rien qu'un malade mental !

-Tu vas voir, je vais me faire pardonner...

Le blond continuait à lui hurler dessus, mais il n'en tint pas compte. Il détacha la boucle de sa ceinture puis lui baissa son pantalon et fit de même avec son boxer. Il observa la chose pendant un moment, semblant peser le pour ou le contre de deux choix inconnus pour finalement trouver lui-même la réponse en s'asseyant dos à lui, sur son ventre. Il se pencha sur son membre et commença à le titiller avec sa langue. Juka était alors partager entre la douleur de son ventre et le bien que l'autre avait bien voulu finalement lui faire un peu plus bas. Il ne voulait toutefois pas montrer qu'il aimait bien cette partie-là, donc il se retenait tant bien que mal de le lui montrer. Cependant son corps lui était quelque peu traître et il maudit son érection pour ça.

-Tu sais, Juka, fit-il en reprenant sa masturbation avec une de ses mains, nul ne sert de te retenir, de toute façon, tout sera bientôt fini.

-J'te déteste ! cracha-t-il entre deux soupirs de bien-être.

Kaya arrêta son geste et se tourna face à lui.

-Tant que ça ?

-Un autre genre de lueur passa dans son regard.

-T'es vraiment mal ! Tu pourrais au moins finir ce que t'as commencé !

-T'es fâché ?

Il sourit.

-Non mais tu m'fais chier, bordel ! Tu vas regretter de m'avoir fait venir chez toi, salope !

Il descendit du lit, commença à défaire la corde qui lui retenait les pieds, l'autre continuant de l'insulter vertement. Puis, un détail lui revint en tête. Il sortit de la chambre et revint quelque secondes plus tard avec une bouteille d'alcool à friction. Il prit la clé des menottes dans la boîte qui avait contenu tout le reste puis vida le contenu de la bouteille sur les plaies du blond qui en hurla. Il alla ensuite défaire la première menotte. Il n'eut pas le temps de détacher la deuxième paire, Juka l'avait attrappé de sa main libre par les cheveux et l'avait jeté au sol pour se libérer lui-même. Il remit son boxer en vitesse tandis que l'autre reprenait ses esprits.

-Je dois dire que je n'm'attendais pas à une réaction aussi vive...

-Tu croyais tout de même pas que j'allais resté là à rien faire !

Il souriait encore, ça avait le don de mettre le plus grand hors de lui. Il avança d'un pas aggressif vers lui, contourna le lit, mais s'arrêta à environ un mètre de lui.

-Vas-y, fais-moi mal, Juka...

Il reçut une violente gifle qui lui fit perdre pied. Il se retrouva une nouvelle fois au sol.

-Que je te fasse mal, hein ? Tu vas voir !

Il glissa sa main dans ses cheveux noir et tira pour l'obliger à se lever. Il le jeta contre le mur et serra son cou dans ses mains, plantant ses ongles dans sa peau délicate.

-Tu vas tellement regretter tout ça...

-J'ai bien hâte de voir ça, dit-il, presque sur un ton de défi.

Une nouvelle claque, celle-ci fut toutefois accompagnée d'un coup de poing au ventre lui coupant le souffle pendant quelque seconde. Il était plié en deux, trop occupé à trouver son air pour voir que Juka était aller récupérer son fouet. Il venait à peine de recommencer à respirer qu'il reçu les premiers coup d'une longue série. Lorsque le blond eut fini, l'autre devait être autant enragé que lui, après tout, il venait de rendre un de ses corsets favoris bon pour la poubelle, aussi se jeta-t-il sur lui pour tenter de le frapper. Mais le plus grand était bien plus fort que lui, il le poussa sur le matelas et alla aussitôt l'y rejoindre pour le menotter comme il l'avait été. Sauf que Kaya se trouvait étendu sur le ventre contrairement à Juka, de plus, il avait bien trop serré les bracelets, le moindre mouvements lui écorchait les poignets.

-T'aimes bien jouer avec le feu, à ce que j'ai pu comprendre...

-Tu vas très vite comprendre pourquoi...

Il alla chercher les deux bougies, les enleva de leur bougeoir et en posa un en perpendiculaire avec la colonne vertébrale du maintenant soumis de sorte à ce qu'elle le brûle tout en continuant de se consummer lentement. Ça lui faisait mal, mais il lui avait demander de lui faire mal, justement, il n'avait qu'à endurer, maintenant. Ce qui l'énervait, par contre, c'est qu'il ne pouvait pas voir ce qu'il fabriquait à cause de la position dans laquelle il était attaché, c'est pourquoi il sursauta en sentant une brûlure sur sa hanche. Juka s'était mis dans la tête qu'il lui enlèverait son string en y mettant tout simplement le feu.

-C'est... c'est bien la première... la première fois qu'on me la fait... celle-là...

-Un peu de mal à parler ? C'est que ça doit commencer à devenir plutôt douloureux, non ?

-J'espère... seulement que... que tu prends plaisir... à... à ta vengeance... sinon... tout ça... aura été vain...

-Tu parles que ça aurait été vain !

Jugeant que les ficelles avaient assez brûlé pour que la culotte puisse être facilement arrachée, il éteignit la chandelle qu'il tenait sur une de ses fesses. Il en frémit. L'autre disposa du bâton de cire en le jetant par terre et répéta l'opération avec son jumeau. Il tira sur ce qui restait de ficelle et tout le reste vint avec. Il le frappa dans les côtes en lui disant de se mettre à quatre pattes, sachant pertinement que les menottes trop serrées ne lui faciliteraient pas la tâche, et même pis, elles ne tarderaient plus à lui ouvrir les poignets. Il tira péniblement dessus, malgré le sang qui commençait à lui couler le long des bras et gardait ainsi son équilibre, n'ayant pas d'autre point d'appui. Le plus grand se dépêcha d'enlever son boxer pour le pénétrer totu d'un coup, sans préparation ni lubrifiant ou même salive. Et pour s'empêcher de crier, il se mordit l'épaule, serrant ses paupières l'une contre l'autre pour contenir les larmes qui voulaient couler. Il se mis à gémir sous les coups de butoir du blond, non pas par plaisir, mais parce qu'il avait vraiment mal. Pourtant, il était persuadé que Juka n'en aurait pas fini ave clui après l'avoir culbuté... Par ailleurs, celui-ci ne se gêna pas pour planter ses ongles là où la chandelle avait brûlé sa peau pour prendre appui sur ses hanches à chaque violent coup de reins qu'il donnait, jusqu'à ce qu'il vienne en lui. Il se laissa tomber sur lui avec un râle. Le brun ne put contenir son cri, cette fois, le poids s'affaissant sur lui avait tiré de plus belle sur ses menottes qui avait mis ses poignets plus qu'à vif.

-Tu avais raison. C'est vrai qu'on y prend rapidement goût, lui chuchota-t-il à l'oreille, l'embrassant sur l'épaule où il y avait des traces de dents.

Il ne répondit pas, il était concentré à se convaincre qu'il n'avait pas mal. L'autre remis son boxer puis le détacha, mais il n'eut pour ainsi dire aucune réaction. Il se pencha sur lui.

-Alors, ça t'a plu ? Tu as eu ce que tu voulais ?

Il lui jeta un regard noir.

-Non ?

Il s'assit avec pein sur le matelas.

-Tu causes plus ?

Il effleura ses blessures aux poignets du bout de ses doigts.

-Hein ?

-La ferme, murmura-t-il.

-Quoi ?

-J't'ai dit de la fermer, tu m'énerves !

Il le frappa une nouvelle fois avant de le ramasser encore par les cheveux.

-Alors t'en a pas eu assez, c'est ça ?

-Lâche-moi !

Un gifle, il tomba, un coup de pied dans le ventre, il toussota, tenta de se relever.

-Malgré le fait que tu m'aies laissé le loisir de me venger, je continue fermement à croire que t'es qu'une petite garce... Tu cherchais le trouble et tu l'as trouvé... T'es juste trop fière pour admettre que t'es plus capable d'en prendre.

Il lui cracha au visage. Piqué, il l'attrappa par le cou, reserrant ses mains comme un étau.

-Écoute Juka... Tu... prends tout ça... trop au sérieux... Je pensais... pas que... t'irais si loin... Les autres... ils ont emb... embarqué dans le... le jeu... Mais... pas toi... Maintenant... ça... ça... Juka... de... de l'air... J'ét... étouffe...

Il essaya d'enlever ses mains de sont cou en tirant dessus, mais ça ne fit rien. Il ne pouvait plus respirer et il n'avait plus assez de force pour le frapper. Une larmes perla sur sa joue. Il allait mourir...

-Ju... ka...

Il eut un pâle sourire, se sentant de plus en plus faiblir. Soudain, il le lâcha. Il tomba sur le plancher en toussant, crachant un peu de sang, frottant ses marques de strangulation. Il finit par relever ses yeux pleins d'eau sur lui. Il semblait horrifié.

-Fallait pas... fallait pas tout prendre ça au... sérieux, Juka... dit-il d'un voix sourde. Excuse-moi...

-Non... non, c'est ma faute...

-C'est pas grave... ç'aurait put être... n'importe qui d'autre...

-Mais j'ai failli te tuer ! Tu te rends compte si j'avais pas réalisé ce que je faisais !

Le plus petit soupira et se releva difficilement. Il marcha vers lui, lui caressa une joue.

-Allons... je ne suis pas mort, c'est l'important. Ne pense pas à ce qui aurait pu arriver...

-Mais, je...

-Shh... fit-il en posant son index sur ses lèvres.

Il alla vers la porte et pris ses deux peignoirs sur le crochet qu'il y avait au dos.

-Tiens (Il lui en tendit un qu'il prit sans grande conviction.) Va prendre une douche, je vais changer les draps du lit. Je pense pas que ce soit une bonne idée que tu retournes chez toi dans un état comme ça...

-Allez... !

Il obéit et Kaya enfila sa robe de chambre avant de faire comme il avait dit qu'il ferait. Il terminait de changer les draps quand Juka revint. Il alla prendre une douche, lui aussi et quand il retourna dans sa chambre il le retrouva en train de réfléchir, le regard dans le vide, assis sur le bord de la fenêtre. Il posa sa main sur son épaule.

-J'dois t'avouer quelque chose...

-Oui ?

-J'dois dire que... j'ai pas tout détesté de cet expérience...

Le brun sourit en baissant les yeux.

-Je rigolais pas, quand je disais qu'on y prenait goût, répondit-il avant de l'embrasser.

OWARI


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