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Coucou,
Voici la suite en temps et en heure. J’espère qu’elle va vous plaire.
Chapitre 3 :
L’homme remercia en lui les cris d’un autre prisonnier pour l’avoir empêcher de repenser à ça… Il aurait voulu pouvoir juste mourir quelques secondes pour retirer ses visions, si fugaces et si fortes.
Jamais Severus n’aurait cru un jour être si pressé de revoir le vieil homme à la barbe blanche.
ooOoo
« Severus, tu dors ? »
« Hein ? »
Le serpentard s’était assoupi sur son livre de sortilèges.
Lily passait sa main devant son visage.
« Non je ne dormais pas. Je me suis un peu perdu dans mes songes, c’est tout. »
« Et à quoi tu pensais ? » Demanda-t-elle, un fin sourire sur ses jolies lèvres.
« A rien. »
« C’est injuste, tu connais pleins de choses sur moi, je t’ai raconté presque toute mon enfance et moi je ne sais absolument rien ! »
« Est-ce que je t’ai forcé à me raconter ton enfance ? Non. Alors laisse mes souvenirs à leur place c’est-à-dire bien profondément dans ma tête. »
« Severus, tu es impossible, tu sais ça ? »
« Je te retourne le compliment. »
Lily se renfrogna, l’air absolument folle de rage. Severus se demanda si Potter savait vraiment ce qui l’attendait. Lily avait le plus mauvais caractère que le monde lui ait donné l’occasion de voir. Elle pouvait se mettre en colère pour un rien en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire quidditch. Severus ne comprenait strictement rien aux femmes.
Un long silence s’en suivit qui dura plus de deux heures, au fond d’un fauteuil chacun enfermés dans leur ego. Finalement Severus craqua.
« Qu’est-ce que tu veux savoir sur moi ? Je te donne le droit à trois questions bien précises auxquelles je répondrai, et pour que ce soit juste j’ai le droit aussi de te poser trois questions. »
« Aucun joker. » Précisa-t-elle.
« D’accord, mais je commence. De qui tiens-tu un aussi mauvais caractère ? C’est vrai, ça ne s’invente pas un caractère pareil ! »
« Oh, c’est délicat dis donc. Et bien je pense que je le tiens de ma mère, tout simplement. C’est mon tour : tu as des frères et sœurs ? »
« Non, ni frère ni sœur ni animaux de compagnie. Et je ne m’en porte pas plus mal. » Répondit-il tout en lorgnant sur Miss Dalloway qui griffait affectueusement son parchemin, il lui lança un regard noir mais sans succès sur la boule de poils qui ronronna de plus belle et mit en charpie son devoir, « Et toi ? Tu as juste une sœur c’est ça ? »
« Oui, elle s’appelle Pétunia et c’est la plus insupportable sœur que tu puisses imaginer. Elle fourre son nez partout, me pique mes affaires, mais bon je suis quand même contente de la savoir près de moi. »
« Quelle mièvrerie… »
« Je savais que tu dirais ça mais c’est pas grave. Bien. Ma deuxième question : que font tes parents dans la vie ? »
« Tu n’as rien de plus commun comme question ? » dit-il sarcastiquement.
« Non alors réponds. Tu n’as pas le droit à un joker je te rappelle. »
« Ma mère est mère et mon père est père. »
« Très drôle Severus. Ce n’était cependant pas ma question. »
« Tu sais que tu es une insupportable petite fouineuse ? »
« Tu n’arriveras pas à éviter le sujet alors à quoi bon essayer ? » répondit-elle espièglement.
« Ma mère était femme au foyer et mon père travaillait dans une usine de métallurgie. »
« Tu vois, ce n’était pas si difficile à dire. Et maintenant qu’est-ce qu’ils font ? »
« Maintenant ma mère est morte et mon père est en prison. » répondit Severus agressivement. Lily était choquée et il la comprenait. Il ajouta : « Mon père nous frappait et l’année dernière il a fini par réussir à la tuer. Il est en ce moment même dans une prison moldue dont il sortira d’ici cinq ans.
De toute façon tu aurais fini par le savoir, plusieurs serpentards le savent, ça m’étonne même que Black et Potter ne s’en soient pas encore servi contre moi.»
« Je suis désolée. » souffla-t-elle, sa voix crépitante, mal à l’aise.
« Ne le sois pas. Je m’en fiche. »
Un nœud se tordait de plus en plus dans le ventre de Severus, il n’osait pas la regarder pour y voir sa pitié.
Lily se leva de son fauteuil et le prit dans ses bras, tout contre son cœur, sans comprendre pourquoi il se serra contre elle.
Il était hanté toutes les nuits par ce demi secret et une partie de lui se sentait libéré d’en avoir parlé. Une autre partie de lui-même s’en voulait d’avoir révéler cela à Evans : à quoi cela servait-il qu’il s’entraîne si durement à l’occlumencie si c’était pour finalement donner toutes ces armes à ses ennemis.
« Est-ce que tu le répéteras ? » Demanda-t-il désespéré.
« Non, je te le jure. Jusqu’à ma mort et même après je ne le répéterai jamais. Je suis peut-être la pire colérique de la Terre mais je sais tenir un secret. »
« Merci. »
Il se leva et replaça des livres à leur place, n’importe quoi pourvu qu’il chasse ces images de sa tête.
« C’est à ton tour de poser une question je crois. » dit-il pour arrêter ce pénible silence.
« C’est que je ne sais pas… » Bredouilla-t-elle.
« Ne t’en fais pas, je n’ai plus grand-chose à cacher. » Il sortit le livre de Filliozat et le feuilleta.
« Très bien. De quoi parle ce livre ? »
Severus éclata de rire. Il se reprit en voyant que Lily semblait apeurée. Il fallait avouer que c’était inhabituel de le voir rire alors en plus avec ce qui s’était passé tout à l’heure il y avait de quoi être étonné.
« Excuse-moi. C’est juste que tu as le chic pour trouver les questions gênantes. En fait j’ai trouvé ce livre derrière ce tableau en face de toi. J’ai comparé l’écriture avec les copies corrigées qui traînaient encore sur la table et de toute évidence c’est l’ancien professeur de potion qui vivait ici qui l’a écrit. Mais il est codé et cela fait plusieurs mois que j’essaie de le déchiffrer, sans succès. »
« Je peux y jeter un œil ? »
Severus hésita puis le lui remit.
Lily en parcoura les pages, rapidement, et pourtant elle semblait réellement lire ce charabia de lettres qui se suivaient, des mots sans sens les uns à la suite des autres.
« Tu as essayé les sorts de décodage ? »
« Tu me prends pour un débutant ? » Grogna-t-il.
Elle passait ses doigts sur le papier, comme si le caresser aurait libéré son message, tel un génie sortant de sa lampe. Severus l’observait attentivement, ses doigts qui se baladaient l’excitaient terriblement.
« Et les désenchantements de niveau 10 ? »
« Il y avait bien quelques enchantements mais je les ai tous retiré. J’ai passé un détecteur de magie, ça ne dit pas par quoi l’objet est touché mais ça permet de savoir s’il est encore ensorcelé mais ce livre est à présent tout ce qu’il y a de plus normal. »
« Hm. » hocha Lily alors qu’elle fronçait ses sourcils. « Regarde ici. »
« Quoi ? » Severus se pencha contre elle pour voir ce qu’elle pointait du doigt. « Oui ? »
« Il y a des mots qui se répètent. »
« Merci j’avais remarqué. »
« Peut-être qu’il n’y a vraiment plus du tout de sortilèges dessus. »
« Je suis flatté de la confiance que tu me portes. » Répondit-il ironiquement.
« J’ai déjà entendu parlé de ce genre de codage. C’était très à la mode au 19ème siècle. Le principe est de prendre un mot comme ‘code d’accès’ en quelque sorte. Puis on jette un certain sortilège et avec ce mot les lettres se mélangent, de la même façon elles retrouvent le bon ordre. C’est indétectable. »
« Comment tu sais ça ?? »
« Je lis beaucoup » sourit la griffondor. « La question est : quel mot a pu choisir ce Fillomachin ? »
« Filliozat ! » Reprit Severus. « Ca peut être n’importe quoi, une série de voyelles sans aucun sens, une formule de potion, ça sera impossible de retrouver ce mot. »
« Généralement les gens prennent le nom de leur chien. »
Severus parut ulcéré.
« Personne ne peut être assez stupide pour mettre un mot de code aussi évident ! » persifla-t-il.
« Tu pourrais être surpris par l’ampleur de la bêtise humaine. » répondit Lily le plus sérieusement du monde. « Il faudrait en apprendre plus sur ce professeur ; après tout ce livre est peut-être juste les recettes de cuisine de sa grand-mère. Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’essayer de le traduire ? »
Severus était sur le point de lui faire tout un plaidoyer sur la nécessité de ne pas abandonner, sur l’importance que pourrait avoir cette information quand les mots de Lucius lui revinrent : ‘les serpentards ne partagent jamais leurs secrets’. Il se sentait en train de trahir sa maison, sa seule famille et son ami. Il en avait déjà suffisamment révélé à Lily Evans pour toute une vie.
« Tu as raison. On a déjà suffisamment de travail avec les BUSE comme ça. »
Lily scruta son regard, de toute évidence elle était étonnée par cette réponse. Severus se concentra pour ne rien laisser paraître, il lui proposa une bière d’ambre.
« J’avais cru lire dans le règlement que ce genre de substances étaient interdites. » Réprimanda-t-elle.
« Je ne compte pas te saouler si c’est ce que tu crains. »
Lily rigola et très vite l’ambiance se détendit. Ils parlèrent de choses sans se soucier du temps si bien qu’ils ne dormirent pas de la nuit. Son enfance et le livre de Filliozat ne furent plus évoqués, d’une certaine façon c’était devenu des sujets tabous. Au lever du jour, ils firent bien attention à partir l’un après l’autre à quelques minutes d’intervalles pour aller prendre leur petit déjeuner.
Aucun serpentard de sa classe n’était encore là, il prit sa place habituelle et se servit un verre de jus de citrouille. Très vite arrivèrent Bellatrix Black et Walden McNair qui se mirent en face de lui.
« Tu as passé une bonne nuit, Severus ? » demanda Bellatrix.
« J’ai connu pire. »
« Vraiment ? La tour sud est-elle si attirante que tu veuilles y rester toute la nuit ? Walden me disait que tu n’es pas rentré hier soir. »
Walden s’enfonça dans son bol de céréales. Severus ne fit cependant pas grand cas de cette légère trahison de sa vie privée et ne fusilla Walden que trois secondes du regard.
« Je crois que tu ne pourrais pas comprendre le plaisir que je peux retirer de la tour sud. Les femmes ne supportent pas le silence. »
« Attention à toi Severus, tu oublies que Bella mord quand on lui rappelle qu’elle fait partie du beau sexe. » ricana son voisin.
« Tu crois que je n’en suis pas fière, Walden ? Moi je ne remue pas la queue comme un toutou à la moindre paire de poitrine qui passe. Vous êtes de vrais gamins. Mais on s’égare du sujet. »
Bellatrix but lentement son thé tout en fixant Severus, celui-ci garda les yeux levés. Il était dangereux d’être ainsi observé par la plus noire des Black et Severus en avait conscience.
« Je disais donc, Severus, que j’ai eu récemment une discussion des plus passionnantes. Tu ne le croiras peut-être pas mais j’ai croisé la Dame grise hier soir et elle m’a demandé de te passer le bonjour et qu’elle te regrettait beaucoup. Alors je lui ai demandé plus de détails et ce charmant fantôme m’a répondu qu’elle s’ennuyait de ne plus te voir travailler dans la tour sud. Comme c’est mignon. »
Severus réfléchit à toute vitesse pour tenter de trouver quoi répondre à cela. Il devait trouver une bonne excuse ou sinon Bellatrix ne le lâcherait pas.
« A vrai dire, le moine gras m’a chassé, alors j’ai été obligé de trouver une autre salle. Je travaille maintenant dans la salle de cours de Girma. L’odeur d’encens me monte parfois à la tête et toutes ces boules de cristal c’est assez morbide mais au moins c’est calme. »
« Pourquoi ne pas l’avoir dit tout de suite ? » Attaqua Bellatrix.
« Eh bien… J’avais assez honte d’avouer qu’un petit fantôme grassouillet m’avait fichu dehors » baragouina Severus en se passant sa main sur sa nuque d’un geste mal assuré.
Walden explosa de rire, et Bellatrix suivit d’un léger rictus qui s’apparentait à un sourire narquois. Apparemment son alibi avait fonctionné.
« En parlant de honte, m’est témoin devant dieu que je n’ai jamais vu aussi ridicule que le cours de potion d’hier après-midi ! Mettre de la mandragore dans la potion de Potter c’était du grand art Severus ! J’ai cru que j’allais me pisser dessus quand il est devenu tout orange ! »
« Il est devenu orange, vraiment ? Je croyais que c’était sa couleur naturelle. » Ajouta Bellatrix.
« En tout cas il va falloir s’attendre à de lourdes représailles. » gagea Severus, ravi de ce changement de sujet.
« Je n’en suis pas si sure » répondit Bellatrix, « Potter a d’autres soucis en ce moment que cette petite plaisanterie. »
« C’est-à-dire ? » Demandèrent-ils, très curieux des ennuis de Potter.
Bellatrix répondit sur le ton de la confidence : « J’ai entendu de source sure que cette sang-de-bourbe d’Evans, dont tout le monde sait à part elle que c’est la chasse gardée de Potter, découche toutes les nuits. Et Potter a été mis au courant. Il est absolument fou de rage. Il parait qu’il cherche même un moyen magique pour l’espionner et il serait tout le temps à la bibliothèque avec ses chiens-chiens à trifouiller dans les plans de construction du château. »
« Tu crois qu’il va réussir ? » Demanda Severus en essayant de paraître le moins du monde intéressé.
« Sevy, si un tel moyen d’espionnage pouvait vraiment exister j’en aurai déjà un en permanence sur moi. »
« Moi ce que je trouve fou c’est que cette chose s’est trouvé un mec, non mais vous l’avez bien regardé ? » dit McNair.
« Parce que tu crois que je regarde les fourmis qui rampent par terre ? » siffla Bella. « Mais si tu retires son sang boueux elle n’est pas si moche que ça. D’ailleurs je me ferai un plaisir de le lui en débarrasser. » Elle joignit le geste à la parole en faisant semblant de se trancher la gorge avec son couteau.
ooOoo
Cette discussion avait quelque peu inquiété Severus. Il se demandait s’il devait continuer à travailler avec Lily, entre Potter qui le réduirait sans doute à l’état de strangulot et Bellatrix qui ferait… et bien en fait il préférait ne même pas penser à cette éventualité.
D’un autre coté, ce n’était sûrement pas ce galeux de Potter ou Bella qui allait lui dicter sa ligne de conduite quand même ! Et puis le but n’était-il pas justement de rendre Potter fou de rage ?
Un mois passa. On était déjà à la mi-avril. Un parterre de pâquerettes avait envahi chaque touffe d’herbe autour du château, les oiseaux chantaient, et les élèves de cinquième et septième années travaillaient d’arrache-pied, se rendant finalement compte que leur BUSE et ASPICS approchaient plus vite qu’un vif d’or.
Le soleil se coucha. Severus feuilletait les maigres informations qu’il avait trouvées sur Filliozat dans la bibliothèque quand Lily rentra dans la pièce. Le serpentard ferma discrètement le livre de zoologie dans lequel il avait collé ces données. Puis il détailla avec attention la griffondor.
On était samedi et la chaleur accablante, peu habituelle en cette saison, avait convaincu la majorité des élèves à ne pas porter leurs longues robes de sorcier. Lily portait donc sa jupe de collégienne et un chemisier blanc. Le tout était très sobre mais avait donné un coup de chaud à Severus. Il se reprit très vite.
« Bien, tu préfères commencer par runes ou métamorphose ? »
« Par le pire : rune. »
Ils travaillèrent en silence pendant deux bonnes heures. C’était le maximum de temps que l’on pouvait passer sur une matière aussi compliquée. Déjà la résistance de Severus tombait. C’était comme apprendre du chinois, il y avait tellement de symboles et de significations différentes, et en plus le sens pouvait totalement changer lorsque l’on associait plusieurs runes ensemble. C’était indigeste.
« J’en ai marre. » cria Lily. « Cette matière c’est de la torture en papier ! »
Severus ne pouvait qu’acquiescer. Il remarqua alors que Lily était très blanche.
« Ca n’a pas l’air d’aller. Je veux bien que les runes te rendent malade mais certainement pas à ce point-là. »
« C’est rien. C’est juste que je n’ai pas mangé, et pas beaucoup dormi aussi. Et avec cette chaleur étouffante, je ne suis vraiment pas de l’été. »
« On ferait mieux d’aller se coucher. » dit-il sagement.
« Non ! Je ne suis pas en porcelaine monsieur Snape, » grimaça Lily, « je vais juste aller me boire un verre d’eau. »
Lily alla joindre le geste à la parole. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine quand soudain elle tomba à terre dans un bruit sourd. Severus se précipita vers elle.
Une coupure balafrait à présent son bras, celui-ci était en effet tombé sur le coin de la table à manger ; Lily poussa un léger cri lorsque Severus examina la blessure. Elle n’était alors qu’à demi consciente. Il prit la décision de la soulever pour l’allonger sur le lit, puis il alla dans la cuisine et lui rapporta précisément un verre d’eau. Elle n’arrivait pas à le tenir alors il l’aida à boire tout en la sermonnant.
« Quelle idée de jeûner, en plus en ce moment. »
« Et c’est Severus Snape qui me donne des conseils de diététique… » Bredouilla Lily.
« N’essaie pas de parler… »
Surtout pour dire des bêtises pareilles… Je ne suis pas un modèle, tu devrais le savoir.
Severus reprit le bras de Lily dans ses mains. Finalement ça n’avait pas l’air si grave. Il désinfecta la plaie et utilisa un sort de cicatrisation pour blessures légères. La plaie était toujours aussi marquée mais faisait moins peur à voir, se dit-il. Dans un même temps, il profita de l’occasion pour laisser ses doigts parcourir le morceau de chair. Sa peau était douce, et même très douce. C’était fou de penser à l’effet qu’il ressentait juste en lui effleurant le bras, et s’il avait effleuré d’autres parties de son corps, sans doute qu’il se serait jeté sur elle, sur son cou, sur ses lèvres…
« Merci, tu es un ange. » dit son visage blanc attendri.
Severus se tétanisa ; il lâcha le bras. Comment pouvait-elle dire une chose pareille alors qu’il avait de telles pensées à son égard.
« Non je ne suis pas un ange. N’importe qui aurait fait la même chose. »
Elle se tourna vers lui et lui sourit.
« Tu te dévalorises beaucoup trop Severus. Tu cherches tout le temps à prouver aux autres que tu vaux autant qu’eux alors qu’en fait tu es bien meilleur que la plupart des gens. Comment quelqu’un d’aussi gentil que toi a-t-il pu se retrouver à serpentard ? » Elle lui caressa la joue et il se sentit enivré par ce simple toucher.
« Crois-moi, je ne suis pas le gentil dans l’histoire. » et tout en lui disant cela il rapprocha ses lèvres des siennes et l’embrassa.
Ses lèvres aussi étaient douces, et même très douces. Il n’osait bouger, aller plus loin ou reculer, et avait surtout beaucoup trop peur d’ouvrir les yeux et de découvrir le visage de dégoût et de déception de Lily. Mais au lieu de ça, ce fut elle qui se rapprocha de lui. Elle embrassa doucement sa lèvre inférieure, et tout le corps de Severus s’électrisa, puis elle embrassa sa lèvre supérieure et là il s’autorisa à continuer à l’embrasser, délicatement, de crainte qu’un faux-pas ne le fasse se réveiller.
Lily força sa bouche à s’ouvrir et leurs langues se frôlèrent, puis bataillèrent, et à présent tout en l’embrassant il baladait sa main le long de son cou et s’allongeait sur le lit au-dessus d’elle. C’était plus fort que lui, elle était si belle, si enivrante, -si parfaite. Il ne pouvait tout simplement pas détacher sa bouche de la sienne et dévorait chaque baiser comme si c’était le dernier. Elle-même lui caressait le dos et le cou tout en l’embrassant. Severus descendit le long de son cou dont sa bouche frôlait chaque centimètre carré de peau, elle sentait si bon. Elle remonta sa robe de sorcier et la lui retira, lui-même entreprit de lui retirer son chemisier blanc ; il retira un bouton, puis un deuxième, et contemplait la naissance de sa poitrine. Il s’autorisa à relever la tête pour voir le visage de sa bien-aimée. Là il se détesta, elle souriait timidement et lui caressait le visage mais ce qui le marqua fut son extrême pâleur encore bien présente.
Décontenancé, il se dégagea et s’assit sur le lit, les yeux fixés vers la porte de sortie.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » Demanda Lily, inquiète.
« Je suis désolé. Je profite de toi. »
« Non, c’est faux. » Répondit-elle de façon autoritaire.
Il se levait et Lily lui agrippa le bras. Severus se tourna vers elle, il passa la paume de sa main contre la joue blanchâtre de Lily et lui embrassa les lèvres. Il lui dit la voix douce :
« Je vais revenir. Mais d’abord je vais aller demander aux elfes en cuisine quelques uns des délicieux muffins dont ils ont le secret.»
ooOoo
A suivre…
Alors ça vous a plu ? A la base, cela ne doit pas être une fic longue alors je crains d’aller plus vite que la musique. Qu’est-ce que vous en pensez ?
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