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Author of 29 Stories |
Titre : Âme à la dérive
Auteur : Deiya
Dernière minute : Merci à neverland pour la review !
Chapitre 9
Byakuya s’était arrêté un instant de marcher et avait levé la tête pour voir le portail s’illuminer sur la colline du Sôkyoku. Quelques shinigami s’y étaient rendus en hâte afin d’assister au départ d’Ichigo, qui, de l’avis du capitaine, prenait la fuite plus qu’il ne partait, vu la vitesse à laquelle tout s’était décidé. Lui-même n’avait été prévenu que d’extrême justesse.
- Comment se fait-il que tu ne sois pas là-haut, mon petit Byakuya ?
Le capitaine se tourna lentement et adressa un regard polaire à la personne qui lui faisait face, furieux de s’être laissé surprendre.
- Yoruichi-san, dit-il en guise de salutations. Que me vaut l’honneur de votre présence ?
La jeune femme lui renvoya un sourire amusé.
- N’essaye pas d’éluder ma question, s’il te plaît…
- Pourquoi devrais-je être là-haut ? Ma mission de surveillance étant achevée, je n’ai plus aucun lien d’aucune sorte avec Kurosaki Ichigo.
- Ah bon ? feignit de s’étonner Yoruichi. Et moi qui croyais que coucher avec quelqu’un créait des liens…
A ces mots, Byakuya écarquilla les yeux et perdit toute contenance.
- Comment… ?
- Comment je sais que toi et Ichigo êtes allés jusque là ? compléta-t-elle avec un sourire narquois. Ce n’était qu’une supposition, tu viens de me le confirmer.
Le capitaine se maudit intérieurement pour être tombé dans un piège aussi grossier, tandis que Yoruichi poursuivait, les sourcils froncés.
- Cependant, ça a l‘air de s’être mal terminé entre vous… Qu’est-ce qu’il y a eu ? Ne me dis pas que t’es nul au pieu !
- Ce qu’il s’est passé entre nous ne vous regarde pas, répliqua froidement Byakuya en ignorant l’allusion. Maintenant, si vous voulez bien m’excusez…
Il fit volte-face et s’éloigna, sous le regard songeur de Yoruichi.
xXxXx
Comme d’ordinaire, Ichigo ressurgit du portail dans la salle d’entraînement souterraine d’Urahara Kisuke. Ce dernier l’attendait, seul pour une fois.
- Kurosaki-san ! s’écria gaiement le marchand. Quelle joie de te revoir si tôt !
- Ce n’est pas réciproque, grommela l’adolescent en cherchant la sortie des yeux.
- Ow ! Tu me blesses profondément, Kurosaki-san !
Ichigo fixa un instant l’ex-capitaine, qui n’avait pas du tout l’air blessé, ni même attristé.
- Urahara-san… Je crois que nous devrions avoir une conversation sérieuse. D’après l’avertissement que m’a donné Yoruichi-san, vous aviez apparemment compris ce qui se passait avec mon Hollow depuis pas mal de temps… Mais dans ce cas, pourquoi n’avoir rien dit ? Et… comment avez-vous deviné pour Byakuya ?
Le marchand réajusta son bob d’une main, sans se départir de son sourire énigmatique.
- Eh bien, je ne peux pas dire que je ne m’y attendais pas… Voyons, par quoi commencer ? Comme tu le sais sans doute déjà, on n’avait encore rien vu de semblable auparavant et nous n’avions donc aucune base sur laquelle fonder nos recherches : toutes les informations que nous possédions étaient inutiles.
Ichigo approuva d’un hochement de tête. Il se souvenait vaguement que Kurotsuchi lui en avait parlé.
- J’ai donc fait fonctionner mes brillantes petites cellules grises. Il fallait d’abord connaître la nature exacte de ton Hollow pour comprendre le processus tout entier. Car, bien sûr, ton Hollow n’est pas un simple Hollow. Et pourtant, c’en est un quand même.
Ichigo plissa les yeux, se demandant si par hasard Urahara ne prenait pas un malin plaisir à l’embrouiller. Ce dernier rit devant l’expression de l’adolescent.
- Venons-en à l’essentiel, Kurosaki-kun ! Tu m’as décrit ton Hollow comme étant un reflet de toi-même, dont les couleurs auraient été inversées : un négatif de toi-même, en somme. Si on continue dans cette logique, ton Hollow serait donc tout ce que tu n’es pas… Mais là apparaît une contradiction.
Urahara agita son index sous le nez d’Ichigo afin d’appuyer vigoureusement sa démonstration.
- En effet, ce Hollow fait littéralement partie de toi, alors comment pourrait-il être quelque chose que tu n’es pas ? Eh oui, l’erreur était de le penser comme s’il s’agissait d’une entité totalement indépendante de toi ! Je t’épargnerai tous les raisonnements intermédiaires que j’ai menés, pour en arriver directement à cette conclusion : ton Hollow est tout ce que tu ne veux pas être. Cette partie de toi que, inconsciemment, tu rejettes de toutes tes forces.
Il se tut un instant, le temps à l’adolescent d’assimiler tout ce qu’il venait de dire.
- Jusque là, je vous suis, annonça Ichigo. Et après ?
- Eh bien après, même si tu nies certains aspects de ta personnalité - ou plutôt certaines de tes pulsions pour être exact, il faut bien que ça ressorte à un moment ou un autre. Et c’est là que ton Hollow entre en scène. Pendant les combats, par exemple, il intervenait pour exprimer ta violence et ta soif de sang que tu refusais plus ou moins de reconnaître. Et puis non seulement tu l’as vaincu, mais en plus la paix est revenue, laissant peu d’occasions de combattre, et donc de satisfaire ton agressivité. Cependant…
Ichigo retint un geste de recul face au brusque sourire narquois de l’ex-capitaine.
- Cependant, Kurosaki-san, il existe tellement de pulsions, autres que la violence, et que l’on peut vivre au quotidien…
- Et on en arrive à Byakuya, affirma calmement Ichigo.
- Précisément. C’est ce que m’a rapporté Yoruichi qui m’a mis la puce à l’oreille. Le récit de tes deux dernières crises notamment. A chaque fois, elles se sont déclenchées presque à l’instant même où tu as croisé le regard de Kuchiki-taichô - très mignon, soit dit en passant…
Urahara observa d’un air moqueur l’adolescent lutter contre la rougeur qui menaçait d’envahir ses joues.
- J’en ai donc déduit, reprit-il, que tu étais attiré par le beau capitaine, mais que tu te le cachais à toi-même. Par conséquent, il y avait toutes les chances pour que le Hollow en profite pour prendre le dessus. Afin de limiter tes crises, j’ai alors demandé à Yoruichi de te recommander d’éviter de te tenir à proximité de Kuchiki Byakuya. Evidemment, je pensais bien que tu n’écouterais pas…
- Si vous vous étiez expliqué aussi ! protesta Ichigo.
- Ah oui ? Ça aurait été mieux si j’avais dit quelque chose comme : « Devine quoi, Kurosaki-san ! Tu ne le sais pas mais en fait tu fantasmes sur Kuchiki-taichô ! » ? D’abord, tu n’y aurais pas cru, et ensuite, ça ne t’aurait pas plu du tout…
- Ok, sur ce point, vous avez raison. Mais si vous avez trouvé tout ça, alors vous connaissiez aussi la solution pour mettre fin aux crises et vous ne m’en avez pas parlé !
- Même si je t’en avais informé dès que je l’ai su, rien ne prouve que tu aurais été prêt à accepter ton Hollow à ce moment-là. Je pensais que si tu découvrais la solution par toi-même, alors le reste suivrait naturellement. De toute évidence, j’avais raison.
- Arrêtez de vous lancer des fleurs tout seul, c’est déjà assez désagréable à admettre comme ça… Quoi qu’il en soit, Shiro m’avait quasiment offert la réponse sur un plateau et je ne m’en suis aperçu qu’aujourd’hui, donc je suppose que vous aviez réellement raison…
- Shiro, hein ? sourit Urahara. Vous semblez vraiment proches maintenant, ton Hollow et toi…
Les joues d’Ichigo s’enflammèrent de nouveau.
- On peut dire ça comme ça…
xXxXx
Byakuya et Rukia prenaient leur déjeuner ensemble, dans la grande salle à manger de la demeure Kuchiki. Les seuls sons audibles étaient le bruit des baguettes, quand elles venaient à rencontrer la porcelaine des bols, ou celui plus discret du riz soigneusement mâché avant d’être avalé.
Ils n’avaient pas échangé un mot depuis le départ d’Ichigo, la veille, et le silence commençait à se faire pesant. Rukia, qui ne mangeait que du bout des lèvres, posa soudain ses baguettes sur la table et leva la tête vers son frère.
- Nii-sama ! Avec tout le respect que je vous dois… Je ne comprends pas !
Bakuya cessa à son tour de manger et la regarda sans répondre, de ses yeux froids et calmes.
- Ichigo… La façon dont il est parti… Il ne m’a même pas prévenue directement ! Pour qu’il agisse ainsi, il s’est forcément passé quelque chose entre vous !
- Qu’est-ce qui te fait croire ça ? demanda l’aîné avec un léger froncement de sourcils.
Rukia rougit brusquement. Elle avait complètement oublié que son frère ne se doutait pas qu’elle savait pour lui et Ichigo.
- En fait, expliqua-t-elle avec embarras, je vous ai vu avec Ichigo, le soir où j’avais rendez-vous avec Renji et... je me suis dit que vous étiez sûrement… Eh bien…
- Ensemble ? proposa Byakuya, afin de couper court à ses hésitations.
Rukia hocha la tête affirmativement, soulagée. Son frère ne semblait pas en colère, ni même particulièrement surpris, à vrai dire.
- Je suppose qu’on peut dire ça, soupira le capitaine. Mais ce n’est plus le cas à présent.
- Mais… Pourquoi nii-sama ? questionna sa sœur, presque désespérément. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer entre vous !
Elle resta figée de stupeur lorsque Byakuya détourna la tête. Qu’avait-il bien pu faire pour qu’il ne soit même plus capable de soutenir son regard ? Elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’il lui réponde et pourtant…
- Il m’a dit… Il m’a reproché mon manque d’attention envers lui et…
Il parut chercher ses mots un instant, comme si ses idées étaient confuses.
Il m’a dit qu’il m’aimait. Je l’ai laissé partir. Il a dit qu’il m’aimait.
- Ça n’a pas d’importance, reprit-il d’une voix plus ferme. Il est inutile de revenir là-dessus.
- Nii-sama… murmura Rukia. Il est clair que cela vous touche plus que vous ne voulez bien le montrer, alors pourquoi n’avoir rien fait avant qu’il ne parte ?
- Rukia, c’est mieux comme ça, n’insiste pas.
- Pourtant, s’obstina-t-elle, si Ichigo a pris la peine de vous dire ce qui n’allait pas au lieu de partir sans un mot, c’est qu’il espérait sans doute que vous répondriez à son appel, non ? Et pour qu’il s’en aille de cette manière, sans même penser à ses amis, il devait réellement souffrir.
Il y eut un silence. Puis Byakuya se leva brutalement et sortit de la pièce à grands pas.
xXxXx
L’armée de gouttelettes d’eau surgissait des nuages en rangs serrés, inlassablement, pour venir frapper lourdement les vitres des immeubles. De petites rigoles s’étaient formées çà et là et s’écoulaient sans fin du bord des constructions, jusqu’à disparaître dans le vide.
Quelque part au cœur de ce paysage désolé, deux silhouettes se tenaient, bien droites, offrant leur visage à l’averse. Si Zangetsu semblait égal à lui-même, Shirosaki avait perdu son sourire.
Toute cette pluie, c’en était écoeurant. Le Hollow n’avait même plus envie de se moquer de son roi.
xXxXx
Rukia eut la surprise de voir débouler un vice-capitaine essoufflé dans son bureau.
- Renji ? Que se passe-t-il ?
- J’espérais que tu pourrais me l’expliquer, répondit celui-ci. Kuchiki-taichô est venu me dire qu’il avait obtenu la permission de se rendre dans le monde des humains et qu’il ne savait pas trop quand il reviendrait !
xXxXx
Byakuya fit une pause face à la clinique Kurosaki, un peu troublé.
Il avait perdu du temps au magasin Urahara - un mal nécessaire pour dénicher un gigai avec une apparence correcte - et à présent, l’après-midi se terminait à Karakura. D’un côté, il avait ainsi davantage de chances de trouver Ichigo chez lui. De l’autre, ça n’arrangeait pas sa nervosité, scrupuleusement contenue derrière un masque d’impassibilité.
Il s’arrêta finalement devant la porte, hésita une seconde, puis appuya résolument sur la sonnette d’entrée. Encore quelques secondes, des pas à l’intérieur, et on lui ouvrit. Il baissa la tête pour découvrir avec étonnement une adolescente d’une douzaine d’années, brune, les sourcils froncés et un air renfrogné qui n’était pas sans lui rappeler une certaine personne…
- Vous êtes ? questionna-t-elle d’un ton méfiant.
- Je m’appelle Kuchiki Byakuya.
- Kuchiki ? Vous êtes parent avec Rukia ?
- Je suis son frère.
- Vous êtes aussi un shinigami ?
Byakuya acquiesça d’un signe de tête. Il se demanda si la jeune fille faisait subir à tous les inconnus un pareil interrogatoire.
- Et qu’est-ce que vous venez faire ici ?
- Je voudrais parler à Kurosaki Ichigo.
A ces mots, l’adolescente fronça encore plus les sourcils et lui lança un regard presque hostile.
- Ichi-nii passe la plupart du temps enfermé dans sa chambre depuis qu’il est de retour. C’est à cause de vous s’il est dans cet état ?
- Peut-être bien, admit Byakuya.
- Dans ce cas… Vous avez intérêt à rattraper le coup.
Le capitaine ne pensa même pas à s’amuser du ton menaçant de l’adolescente et la suivit à l’intérieur, jusque dans le salon. Là se tenaient assis sur le canapé un homme, certainement le père d’Ichigo, et une autre adolescente aux cheveux châtain. Leur air grave prouvait qu’ils avaient parfaitement entendu la conversation. Cependant, l’homme finit par se fendre d’un sourire.
- Excusez notre impolitesse, nos ne nous sommes même pas présentés ! Vous avez déjà fait la connaissance de Karin et voici ma deuxième fille, Yuzu. Quant à moi, je suis Kurosaki Isshin, heureux père de trois enfants !
- Ravi de vous rencontrer, dit courtoisement Byakuya.
Karin, postée en bas de l’escalier, une main en porte-voix, se mit à crier à tue-tête.
- Ichi-nii ! Quelqu’un pour toi !
La réponse vint de l’étage, réglée sur le même volume sonore.
- J’ai dit que je voulais voir personne !
- Descends Ichi-nii : c’est im-por-tant !
Un silence marqua la fin de ce bruyant échange, puis on perçut le bruit d’une porte qui s’ouvrait et se refermait. Enfin, l‘adolescent roux apparut dans l’escalier, les mains dans les poches, dévalant les marches avec une évidente mauvaise volonté.
- J’espère que c’est vraiment imp—
Il s’interrompit brusquement, dans sa phrase et dans son mouvement, en découvrant Byakuya debout au milieu du salon. A présent, tous le fixaient, attendant avec anxiété sa réaction. Le premier instant de stupeur passé, Ichigo se raisonna intérieurement et reprit son expression habituelle, celle qui lui donnait l’air constamment contrarié. Il acheva de descendre l’escalier et s’arrêta face au capitaine, sans le quitter des yeux.
- Byakuya, salua-t-il simplement.
- Ichigo…
Le jeune shinigami se sentit agréablement surpris à l’entente de son prénom, mais refusa d’y prêter davantage attention.
- J’aimerais te parler… Ailleurs si possible.
En effet, Byakuya n’était pas vraiment à l’aise sous les regards scrutateurs des autres membres de la famille Kurosaki. L’adolescent sourit.
- Pourquoi ? On est très bien ici.
Byakuya comprit que, si Ichigo acceptait de l’écouter, en revanche, il n’avait absolument pas l’intention de lui faciliter les choses. Il comprit également que cette fois, il allait devoir ravaler sa fierté et ce, sans en laisser une miette.
- Ichigo… Excuse-moi. Ma conduite envers toi a été réellement ignoble.
- Il veut dire qu’il s’est conduit comme un vrai salaud, traduisit tranquillement Ichigo à l’adresse des trois autres. D’accord, Byakuya, pas la peine d’en faire tout un plat, je te pardonne.
- Je te remercie, répliqua un peu sèchement le capitaine, mais j’ai autre chose à te dire.
- Ah oui ? Vas-y, je t’écoute.
Ichigo regardait Byakuya tout en essayant de rester impassible, malgré la lueur amusée qui jouait dans ses yeux marron.
Le dira ? Le dira pas ? Tu sais Byakuya, moi aussi je trouvais ça trop dégradant d’exprimer ses sentiments. Peur de la honte, peur du déshonneur… Pourtant, c’est pas si mal que ça, en définitive. Et maintenant, j’aimerais l’entendre…
- Ichigo… Je t’aime également et je voudrais que tu viennes vivre avec moi.
Le capitaine avait prononcé ces mots d’une traite, comme s’il souhaitait que la fin de la phrase en occulte le début. Ichigo le fixa en silence, le cœur battant. C’était un peu plus que ce qu’il avait espéré.
- Je ne sais pas, répondit-il lentement. Te suivre signifierait mourir afin de devenir un shinigami à part entière, ne plus revenir dans ce monde qu’occasionnellement. Après tout, je n’ai que dix-sept ans et encore toute la vie devant moi. J’ai une famille et des amis ici. Vraiment, je ne sais pas.
C’est alors que Yuzu intervint, au bord des larmes mais arborant un large sourire joyeux.
- Onii-chan, dis oui, c’est tellement romantique !
- Masaki ! larmoya à son tour Isshin. Regarde, notre fils est devenu un homme ! Ichigo, papa est fier de toi !
Un poing assuré mit brutalement fin à ses vociférations.
- Ichi-nii, s’écria Karin en désignant le capitaine, frappe-le d’abord un bon coup et après tu pourras dire oui !
- C’est tentant… commenta paisiblement son frère. Sérieusement, Byakuya, a priori la réponse est oui, mais…
- Quel est le problème ? demanda Byakuya en haussant un sourcil.
- Le problème, répliqua Ichigo avec un clin d’œil, c’est qu’il faut encore que je sois unanime…
xXxXx
La pluie avait cessé de tomber et les rayons de soleil éblouissants paraissaient blanchir littéralement les nuages, jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur apparence débonnaire antédiluvienne.
Shirosaki s’était installé contre la hampe de métal qui servait de piédestal à Zangetsu, ses avant-bras reposant sur ses genoux. Tous deux fixaient le même point précis dans l‘espace, à quelques mètres d’eux.
Ichigo s’y matérialisa soudain. Le Hollow laissa échapper un léger ricanement.
- Tu viens vraiment nous demander notre avis ou c’était juste pour faire languir ton Byakuya chéri ?
- En tant que roi de ce monde, sourit Ichigo, je pourrais effectivement vous imposer ma volonté. Mais dans ce cas, certains de mes sujets trouveraient probablement à se plaindre de ma façon de gouverner. C‘est pourquoi je suis prêt à écouter votre avis. Zangetsu ?
Ce dernier soupira.
- Ça n’a pas de sens, Ichigo. Je fais partie de toi, je ne peux pas aller contre ta volonté.
Le jeune shinigami fronça les sourcils.
- Ça veut dire oui ou non ?
- Ça veut dire oui, crétin ! fit le Hollow de sa voix nasillarde.
Ichigo se tourna vers lui.
- Et toi, Shiro ? Même si tu fais aussi partie de moi, je suppose que ça ne t’empêcherait de dire non, juste pour m’embêter.
Le rictus du Hollow s’élargit.
- Ça dépend. Si je dis oui, tu me laisseras m’amuser avec ton Byakuya de temps en temps ?
Fin.
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Je n’arrivais pas à me décider, donc la fin est plutôt ouverte… J’espère tout de même que ce dernier chapitre vous plaît !
Je sais que certains trouvent que 9 chapitres, c’est court, mais pour ma part, j’ai explosé tous mes records et j’en reviens toujours pas !
Un grand merci (je ne le dirai jamais assez) à tous ceux qui ont suivi cette histoire, et plus particulièrement encore à ceux qui ont pris le temps de me laisser des commentaires !