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RocknThinking
Author of 4 Stories

Rated: K+ - French - Drama/Tragedy - Severus S. & Harry P. - Reviews: 6 - Published: 02-18-08 - Complete - id:4080696

Souvent on assimile le vert à la couleur de l'espoir. Pourtant cette nuit il fut l'instrument de la mort et de la douleur, se glissant parmi les hommes tels des milliers de serpents, enfonçant dans la peau des ennemis, leurs poisons mortels.
Cette nuit, Harry a honoré la prophétie mais a été mordu.


Harry tituba, et s'écroula à terre.

Non loin de lui, gisait le cadavre de Tom Jedusort

La bataille avait été rude.

Il y avait eu beaucoup de morts.

De sang.

De douleur.

Il s'appuya difficilement sur ses coudes, et balaya d'un regard le champ de bataille.

Ron et Hermione étaient blessés mais ils s'en sortiraient, il en était sûr.

Ginny était en vie elle aussi, agenouillé prés de Malfoy fils, lui caressant doucement les cheveux. Ils feront de beaux enfants pensa t-il amèrement.

Il l'avait aimé.

Plus que la vie elle même.

Mais voilà, elle n'était pas pour lui, elle n'était plus pour lui.

Il eut du mal à l'accepter au départ.

Trop de haine.

De colère.

De jalousie.

Mais Draco avait prit soin d'elle durant l'année entière.

Draco avait été là, lorsque Molly et Arthur Weasley furent tué.

Draco avait été là, lorsque LUI était loin d’elle.

C’était toute la différence.

Harry n’avait plus de force, et se laissa retombé dans l’herbe ensanglantée.

Il était seul désormais.

Il l’avait toujours été de toute manière.

Mais voilà, lorsqu’on ait aux portes de la mort, tout devint plus amer, plus triste, plus douloureux.

Il avait grandi seul, sans amour, et il allait mourir seul, sans amour.

Mais n’était ce pas le rôle de tout héros ?

Veni Vidi Vici

Harry regardait les étoiles, c’était une belle nuit pour mourir.

Le ciel était clair.

Dégagé.

Doucement il sentait la vie se retirait de lui.

Par sa blessure béante.

Du sang, toujours trop de sang.

Il n’entendit pas les pas qui s’approchaient de lui.

Encore moi la voix rauque de Snape.

« Potter !! Ne vous endormez pas surtout ! »

Il n’allait pas mourir seul finalement.

Mais quelle ironie.

C’était Snape qui allait assister à sa mort.

Snape.

Son ennemi.

Celui qui l’exècre plus que tout au monde.

Le bâtard Graisseux.

L’assassin de ses parents.

Indirecte certes, mais tout de même.

« Qu’avez vous dit ? Potter »

« C’est gentil d’assister à mort, Snape. Alors heureux ? »

« Ne dîtes pas n’importe quoi !! Heureux est un euphémisme concernant les sentiments qui m’assaillent actuellement. »

« Je suis flatté »

« Ne soyez pas si arrogant, pourquoi pensez vous toujours être le centre du monde. Vous n’allez pas mourir, imbécile. Je ne le vous permettrai pas. »

« Pourquoi êtes vous heureux alors ? »

« C’est une sale blessure que vous arborait sur votre côté droit. Bellatrix ? »

« Son mari. Il s'est vengé. De la mort de sa femme. Je l’ai tué. Tous. »

« Faîtes voir ça. »

Snape déchira la chemise que portait Harry.

Ses longs doigts blancs couraient sur la peau bronzée de Potter.

Son torse était parsemé de petites cicatrices.

Il toucha la blessure.

Harry gémit.

Il prit sa baguette et murmura quelques incantations.

La blessure ne se refermait pas.

Pire, elle saigna d’avantage.

Lestrange n’avait pas raté son coup.

Le gamin était salement abîmé.

Il aurait fallut un miracle pour qu’il s’en sorte.

Mais Snape n’était pas croyant.

Trop de douleurs pour croire en Dieu.

Cependant il ne pouvait le laissez crever.

Non.

Il n’avait que de dix-sept ans.

Ce n’était qu’un môme bordel.

« C’est la fin je crois. »

« Épargnez moi vous gémissement d’enfant. Vous n’allez pas mourir. C’est hors de question. La vie serait trop insipide sans un Potter pour m’ennuyer. »

« Serait-ce un compliment de la part du bâtard graisseux ? »

« Langage Potter. Langage. »

« Je ne veux pas d’un grand enterrement. Juste mes amis. Vous pouvez faire ça pour moi n’est ce pas. »

« ... »

« Promettez »

« Non. Car vous n’allez pas mourir. »

« On meure tous un jour. »

« Oui. Mais votre heure n’est pas arrivée. »

Harry toussa, et cracha un peu de sang. Comme pour contre dire les paroles de Snape.

« Même à l’article de la mort, vous ne m’écoutez pas. Les secours arrivent. Laissez leurs un peu de temps. Cinq minutes pas plus. »

« Cinq minutes. C’est trop long. Je vois déjà mes parents qui m’appel. Lily. Elle est belle vous savez. »

« Je sais. »

« Il me faut une cigarette. »

« Vous fumez ? »

« Non, je commence. »

« Quel sens du mélodrame dîtes-moi. La dernière cigarette du condamné. Vous m’étonnerez toujours Potter. »

« Alors elle vient cette cigarette ? J’ai besoin de faire quelque chose d’un peu fou. D’un peu rebelle »

Snape transforma une brindille d’herbe et lui tendit une cigarette.

« Vous pouvez me l’allumer. Je ne pense pas y arriver. »

« Quand on ne sait pas fumer on ne fume pas Potter. »

« Ne soyez pas rabat-joie. »

Harry aspira une longue bouffée, et recracha la fumée entre deux toussotements.

« Vous êtes d’un pathétisme affligeant. »

« C’est ce qui fait mon charme »

« Toujours aussi arrogant apparemment. ».

« Ça fait bientôt cinq minutes. »

« Je sais »

« Promettez. »

« Je te le promet, Harry. »

Harry prit encore une bouffé, et jeta la cigarette au loin. De l’autre main, il attrapa le col de Snape et lui fit ses adieux.

« A bientôt, Severus. »

« A bientôt »

Les yeux verts d’Harry James Potter perdirent de leurs éclats. Le feu qui les allumés, s’éteignant petit à petit. Sa main retomba mollement sur le sol.

Un peu de sang coula de sa bouche.

Et un sourire d’enfant déformait son visage d’adulte.

Il les avait rejoins.

Enfin.

Sa famille.

Quelques instants plus tard, Snape prit le corps inanimé dans ses bras. Et le berça doucement.

Son coeur ne battait plus.

Sa poitrine ne se soulevait plus au rythme de sa respiration.

L’enfant était mort.

Il avait une promesse à honorer maintenant.


Note de l'auteur :

Critiques bienvenues...



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