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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Movies » Balto » L'avénement de la noble race

YiaYiabby
Author of 7 Stories

Rated: K+ - French - Romance/General - Updated: 03-09-08 - Published: 02-23-08 - id:4091402

Lorsque le matin arriva, Caesar fut surpris de voir qu’un lapin mort avait été déposé à son chevet pendant la nuit, il ignorait qui été son bienfaiteur et, à vrai dire, cela n’avait que peu d’importance à ses yeux. Il savait qu’il était le chien le plus célèbre de cette partie de l’Amérique et espérait bien que certaines âmes se mettraient à son service sans sourciller. Et il passa des jours à se reposer comme une célébrité capricieuse auprès de son arbre, attendant qu’une âme généreuse lui apporte son repas pendant son sommeil avant de se rendre compte que sa fourrure soyeuse était devenue bien plus rêche et sale, que le blanc d’habitude pur avait pris une teinte grisonnante et que son odeur était celle d’un animal sauvage, détestant cette apparence, il décida de se lever pour la première fois depuis sa fugue pour enfin chercher un lieu où il pourrait se laver. Il marcha ainsi presque toute la matinée avant d’arriver devant une petite source calme. L’eau était claire et agitée de reflets blancs, il y avait quelques lucioles éteintes qui dormaient sur les branches des arbres pendant que les libellules goûtaient à la magie des goûtes de vie perlant dans la source fraîche. Il voulu y entrer une patte mais un toussotement se fit entendre et il fit volte face, près à attaquer ou à gronder la personne qui osait interrompre son repos. Il vit une jeune femelle blanche, elle semblait légèrement plus grande que lui mais aussi plus fine bien que ses muscles semblassent plus durs et forts, ses oreilles étaient plus petites que les siennes, ses yeux moins expressifs et dorés, sa mâchoire était puissante. Elle sentait la forêt, le sang et la vie sauvage mais il ne pouvait l’identifiée à aucune race de chien.

« Il ne faut pas se baigner ici, monsieur, il ne faut pas souiller l’eau.

-Je fais ce que je veux, chose, grogna-t-il. »

Elle garda cependant son calme et s’approcha de lui, il vit que sa queue ne frétillait pas comme celle des autres chiens, qu’elle restait posée et courte, fournie mais non recourbée. Pourtant, il lui semblait que cette femelle était proche de sa race en apparence.

« Je suis gardienne de la source, vous ne devez pas y poser la moindre patte, je peux vous indiquer un autre lieu et…

-Tais-toi stupide femelle ! Sais-tu seulement qui je suis, sauvage ?

-Qui que vous soyez, vous n’êtes pas de taille à affronter une meute de loup et vous ne savez pas chasser. Suivez-moi !

-Des loups ? Répugnant animal ! »

Elle ne releva pas l’insulte et le mena à une autre source tant bien que mal, il put s’y baigner et elle découvrit sa beauté, son pelage soyeux et brun, le blanc pur qui marquait son corps, ses yeux bleus et ses pattes puissantes. Il était charmant et elle aurait aimé qu’il devienne son mari mais elle avait bien compris qu’il détestait les loups et qu’il n’avait aucunement l’intention de la considérée à son rang.

« Tu sais gamine, dit-il d’un air vantard, je suis meneur d’une meute de chien de traîneau, un grand coureur et tu as bien de la chance que j’ai posé mes yeux sur ton corps d’animal sauvage et répugnant, peut-être apprendras-tu un peu le civisme !

-Vous savez, répondit-elle avait le calme et l’honneur qui la caractérisait tant, je suis la fille de l’alpha de ma meute, je viens d’atteindre mes deux ans et je suis en âge de fondée ma propre meute, à la place de cela, je vous sauve d’une mort certaine en chassant chaque nuit pour vous et en vous évitant de vous baigner dans la source aux loups.

-Tu es donc l’âme servile qui a compris mon rang en me voyant… bien ! Continue ainsi jeune esclave, tu es sur la bonne voie !

-Oh, mais voyons monsieur, je ne vois qu’une âme libre ici, il s’agit de celle qui peut chasser et survivre sans réclamer les honneurs, les richesses et les plaisirs pour un acte qui n’a rien d’héroïque et qui sait aider les autres quelque soit leur race.

-Tu dis des sottises, chose ! Va donc chercher à manger. »

Elle le regarda bien, elle avait pourtant eu un coup de foudre pour cet être froid et ne comprenait pas qu’il se comporte d’une telle façon. Elle continua le servir des jours durant, l’emmenant dans des lieux que seule elle connaissait, le présentant et l’intégrant à la meute. Caesar changeait de plus en plus, il sentait en lui naître l’amitié pour cette louve et cela le répugnait. Se sentant petit à petit tomber amoureux, il décida de fuir à nouveau pour retourner en ville.

A SUIVRE.


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