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Désolé pour ne pas avoir publié plus tôt; mais j'avais beaucoup de choses à faire.
J'essaierai de le faire plus souvent.
Bonne lecture.
Voile déchirée
23h00
23h00
Harry claqua la porte de la salle non sans colère.
Il s’adossa au mur froid quelques instants pour tenter de se calmer et respira trois bons coups.
Snape fut particulièrement désagréable, non seulement il lui fit éviscérer au moins une centaine de crapauds visqueux qui dégageaient une odeur de putréfaction, et de surcroît, n’arrêta de l’éroder par ses billes cruelles et glacées, le noyant sous des remarques acerbes qui n’avaient pas lieux d’êtres.
« Êtes-vous sur, Mr Potter de ne pas avoir oublié votre cerveau dans vos dortoirs ? Mais dîtes moi, vous êtes pire que Londubat ! Même pas capable d’éviscérer des crapauds correctement !! Appliquez vous Bon Sang !! »
A chaque remarque atrabilaires de Snape, Harry vidait son esprit pour ne se concentrait seulement sur sa tâche, si bien qu’il ne fut plus qu’un corps, répondant à des ordres de façons mécaniques, son esprit étant loin, très loin d’ici.
Il le fallait. Une fois, il avait laissé éclater sa colère. Une fois et ce fut la dernière.
Ne pense pas à cela, se maugréa Harry, ce n’était pas de ta faute, ils l’ont mérité, tous, je n’étais qu’un enfant, eux étaient des adultes, ils étaient conscient de leurs actes, ils méritent ce qui leurs est arrivés.
Ayant reprit son calme il se dirigea vers son dortoir.
Perdu dans ses pensées il n’aperçut point la sombre silhouette qui l’observait.
Tout de noir opaque, elle glissait sur les murs du château telle une ombre sans corps. Et lorsqu’elle fut suffisamment proche du jeune Harry, une main décharnée aux ongles acérés, sortis tout droit du mur, agrippa le survivant, l’emmenant ainsi à elle.
Harry disparu alors dans un tourbillon obscur.
Il ne discernait rien.
Et le noir et le vide l’oppressait, ses pieds ne reposant sur aucune surface dur.
Il était là-bas, avec elle, et il le savait.
Il parla, d’une voix incertaine, chevrotante.
« Que me voulez vous ?! » Souffla t-il .
Harry n’aimait pas cet endroit, il le haïssait, comment ne pas haïr le vide, l’obscurité, les ténèbres ??
« J’ose escompter que tu n’as point oublié notre pacte joli enfant, il ne te reste que peu de temps.» Susurra l’ombre, d’une voix irréelle, qui se fondait dans l’obscurité, rien ne laissant paraître de sa présence, mise à part l’odeur de mort et de froid glaciale qu’elle dégageait.
« Non comment le pourrais je ? Il est gravé sur ma peau !! » Cracha ce dernier.
« Bien je reviendrai, sois en sûre, prendre ce qui m’est dû, ne l’oublies pas petit homme, ne l’oublies jamais. »
Harry réapparut de l’autre côté et s’écroula à Terre.
Il avait froid.
Il avait peur.
Oui, il crut pendant un temps que l’Ombre ne pourrait le suivre ici. Quel idiot il était. Rien ne peut arrêter l’Ombre. Rien. Bientôt il devra honorer sa part du marché. Bientôt. Mais il avait encore du temps devant lui.
Du temps pour la duper.
Déjà les rayons du soleil se profilaient à travers les épais carreaux de l’école, le temps n’existant pas de l’autre côté. Harry était donc exténué, et c’est d’un pas traînant qu’il se dirigea vers la grande Salle. Théo ne lui reparlait toujours pas, cependant l’excitation du premier cour de vol, lui décocha un sourire et enterra la hache de guerre durant un moment.
On était mercredi après midi, le soleil était haut dans le ciel et les cris du vent ne se résumaient qu’à quelques murmures.
Lorsque Madame Bibine somma l’ordre d’appeler leurs balais, celui d’Harry se logea directement dans sa main. Quelques instant plus tard, Neville, Gryffondor d’état mais plus Poufsouffle d’âme s’envola haut dans le ciel, et tomba lourdement sur le sol après une chute vertigineuse.
« Que personne ne bouge d’ici, et attention je ne veux pas voir un balai dans le ciel !! » cria le professeur Bibine
Une fois partie, le silence fut rompu par des ricanements.
« Regarder ce que ce gros Troll a fait tomber » Railla Zabini
« Son Rapeltout » Renchérit Malfoy
« Quel idiot » se moqua une fille au visage disgracieux.
« Cela suffit » cria un enfant aux cheveux roux.
« Qui l’y a-t-il Weasley , un problème ? Tu le voudrais peut-être ? Ainsi cela te rappellerait à quel point tu es pauvre ? » Siffla Zabini.
« Arrête » lui tonna Nott.
« Que veux-tu encore ? Crois tu que j’ai des ordres à recevoir de toi ? Viens le chercher puisque tu es si présomptueux ! »
Zabini s’envola dans les aires, suivit de près par Nott.
Ce dernier, nerveux, fit une grimace sans équivoque.
« Quoi tu as peur ? Je te pensais plus courageux que ça » susurra Zabini.
Et d’un rire gras il jeta la sphère haut dans le ciel.
Théo s’élança derrière elle, mais ses réflexes sur un balai n’étant pas bons il manqua de s’écraser contre le mur si Harry n’était pas intervenu. Le dudit Harry, voyant son ami en difficulté s’était précipité dans les aires d’une façon si rapide qu’un sifflement aigu se traînait derrière lui.
Il passa sur le côté, l’attrapa par la taille, et redescendit sur le sol.
Ses camarades étaient époustouflés, ils venaient d’assister au premier acte héroïque du Survivant.
Mais à peine eut-il déposé son ami, qu’un écho acéré se répercuta contre les parois de sa boîte crânienne, le faisant frissonner de la tête au pied, tel une feuille prise dans l’étau du vent.
Il ne se retourna pas tout de suite, savant pertinemment à qui appartenait cette voix, pour ne l’avoir que trop entendu.
« Potter ! Nott ! Suivez-moi ! Immédiatement ! »
Harry se retourna doucement, croisant les yeux fourbes de Zabini, un sourire goguenard déformant ses traits. Il le dépassa, ne prêtant aucune attention à ses mots murmurés, et vînt se planter devant son directeur de maison.
Il n’osa lever les yeux vers ce dernier, de peur d’accroître sa colère et ressentit un léger courant d’air lorsque Snape se retourna d’un froissement de cape pour marcher d’un pas rapide en direction du château.
« Asseyez-vous » siffla t-il d’une voix coupante. « Ce que vous avez fait est intolérable, vous auriez pu vous tuer tous les deux, vous serez donc puni comme il se le doit. Ainsi vous n’assisterez pas au prochain match de Quidditch.»
Les deux enfants baissèrent la tête, Nott arborant un visage outré, quand à Potter, encore une fois, aucunes émotions ne se dégageaient de ses traits, seuls ses poings crispés, montrant sa colère.
Une fois partis, Snape mit sa tête entre ses mains et pesta pour lui-même.
Potter était un étrange garçon. Il n’avait même pas essayé de se défendre. Il s’était tu et avait acquiescé la sentence. Quelque chose n’allait pas avec lui.
Il ne possédait pas la verve habituelle des Potter.
Tout lui était indifférent.
Oh et puis pourquoi s’intéressait-il au comportement étrange du gamin. Il n’en avait cure. Ce n’était pas son filleul ou son fils. Potter était juste Potter. Un gamin arrogant se mettant en avant, digne de son géniteur. Son géniteur, qui avait fait de sa vie un enfer. Ses yeux se mirent à briller d’un dégoût apparent. Harry Potter, l’exacte réplique de son père. Il tenait enfin sa vengeance.
Harry et Théo se trouvait dans leur dortoir, ressassant les derniers évènements.
« Je suis désolé » murmura Théo.
« Ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas.» répondit Harry.
« Mais ce Zabini, quelle ordure. »
« Ne t’inquiète pas, l’on récolte toujours ce que l’on a semé, rien ne se perd, rien ne s’oublis, d’une façon ou d’une autre, l’on paie toujours les conséquences de nos actes » souffla-Harry d’une voix grave.
Ho oui, il allait payer. Ils allaient tous payer. Tous. C’était une close convenu avec l’Ombre.
Les jours s’écoulaient rapidement à Poudlard, le mois de septembre avait laissé sa place au 31 octobre, et déjà les élèves s’affairaient à se préparer pour le festin et la fête de ce soir. Depuis l’incident lors du premier cour de vol, Harry s’était réconcilié avec son ami et avait aussi fait la connaissance de Ron Weasley, mais ne s’étaient pas échangés beaucoup de mots. Juste un remerciement de la part de Ron pour être intervenu contre Zabini. Harry n’avait rien répondu. Seulement, haussé les épaules et esquissé l’ébauche d’un sourire.
Sa prestation avait fait le tour de l’école et certains le regardaient d’un œil admiratif. D’autres non.
Il était perçu par les autres comme un garçon méfiant, très difficile à approcher. Il ne tolérait seulement la présence de Théo. Lorsque ce dernier n’était pas avec lui, il préférait être seul. On pouvait le voire errer dans les couloirs du château, dans la bibliothèque ou encore dans le parc. Son caractère assez introverti et sa façon de ne laisser filtrer aucunes émotions, faisait fuir toutes les bonnes âmes. De temps en temps ils avaient pu assister à quelques esclandres entre Zabini et Nott. Potter, lui, restait dans l’ombre et observait.
« Harry, bouge-toi où tu vas rater le diner !! Mince alors c’est Halloween ce soir !! Souris un peu ! »
« Vas y, Théo, je te rejoins, laisse moi une minute »
« Bien, dépêche-toi. »
Harry était allongé sur son lit et repensait à son cour d’astronomie.
Les étoiles. Ses seules compagnons d’infortunes.
Les étoiles, eux savaient la vérité. Elles connaissaient tout d’Harry, ses peurs, ses angoisses, ses folies. Elles ne l’avaient jamais jugé, jamais abandonnées. Quelques fois il pouvait les entendre. Elles discutaient entre elles du destin des hommes, se riaient d’eux de temps à autres, et suivaient avec exaltation leurs histoires. Les étoiles, pierres d’argents, seules lumières dans les ténèbres de sa vie.
Théo sortis de la chambre.
Harry était là, assis sur son lit.
Il n’était pas d’humeur.
Il n’aimait pas cette fête. Il l’exécrait enfaite.
Il respira trois bons coups, et vida son esprit. Il ne devait pas penser à ça. Pas maintenant.
James et Lily.
Ses parents. Seulement deux prénoms pour lui, et de vagues sensations.
Harry se leva doucement, et son lit grinça comme pour contester ce qu’il s’apprêtait à faire.
Il se dirigea vers la salle d’eau, et s’approcha silencieusement vers le miroir.
Il souffla un bon coup, enleva le haut de ses vêtements et regarda son épaule droite.
On pouvait y voir, trois petites cicatrices, qui faisaient le tour.
Une pour James.
Une pour Lily.
Une pour Lui.
Il approcha religieusement vers sa peau d’enfant, un petit canif et trancha une fois, puis deux, puis trois.
Une odeur de rouille, s’échappa alors de ses coupures et Harry regarda avec satisfaction son travail. Il n’avait pas mal, non, au contraire, un étrange sentiment de bien-être le submergeait. Il ne faisait pas non plus cela par faiblesse ou par mélancolie, c’était sa façon à lui de pouvoir se recueillir sur la mort de ces personnes aimées. Une sorte d’hommage, lui qui n’avait jamais pu voir leurs tombes, si elles existaient, pour qu’il n’oublie pas, jamais, qui ils étaient.
Il nettoya sa plaie, mit un pansement, et alla se vêtir de ses plus belles robes. Ce soir, il leurs fera honneur, ce soir, il vivra pour eux.
Cet unique soir.
Quelques instants après, il était assis aux côtés de Théo. Le repas n’avait pas encore commencé, mais déjà la Grande Salle était pleine. Dumbledore fit, son discours habituelle et d’un geste de la main, apparaître le diner. Le festin, pouvait être comparait à l’essence même de la volupté et du plaisirs des sens. Il y avait de tout, pour tous les goûts et tous les désirs. Harry se força à se servir plus que d’habitude pour honorer sa promesse et le travail des elfes. Il était en pleine discussion lorsque le professeur Quirrell fit une entrée fracassante dans la grande salle, hurlant à bout de souffle « Un un Troll, un Troll dans les cachots !! »
Et comme un seul homme, la salle entière se leva, près à fourmiller dans tout le château.
« Silence, Tonna Dumbledore, Que chaque élève se regroupe par maison et qu’ils suivent leurs préfets. Vous, les Serpentards, vous irez avec les Poufsouffles, si le Troll est dans les cachots, il ne serait ingénieux que vous y allez ! »
Harry et Théo, suivaient les autres élèves, lorsque ce dernier, s’arrêta subitement, pour faire marche arrière. »
« Qu’est ce que tu fait Théo !! »
« Deux secondes, j’ai fait tomber ma bague, il faut que je la retrouve »
« On s’en fou de ta bague ! »
« Non ! C’est un cadeau de ma mère !! J’y tiens beaucoup ! »
« Bien. »
Les deux enfants se trouvaient dans le Hall, près du placard à balais qui jouxtait le réfectoire, lorsque le sol et les murs se mirent à trembler. Théo cherchant toujours sa bague des yeux ne fit donc pas attentions au danger qui se profilait. Quand à Harry il était tétanisé, le Troll venait d’apparaître en haut des escaliers.
« Ah je l’ai trouvé la coquine ! »
« Lui aussi nous a trouvé !! »
« De qui tu parles Harry ? »
« Regarde devant toi ! »
« Et M… »
« …Recule doucement vers la porte du réfectoire. » Murmura Harry
« La porte est fermée !! Qu’est qu’on fait ? »
« Tu en es sûre ? !! »
« Oui !! Elle ne veut pas s’ouvrir, c’est comme ci elle était dotée d’une volonté propre !! »
« Chatouille là, supplie là, je n’en sais rien mais fait quelque ch… »
Le Troll venait de faire un bond spectaculaire, pour se retrouver en bas des escaliers, et arborait un rictus cruel, comme si il comprenait ce qui était entrain de se passer.
«Il nous a coincé, je vais faire diversion, pendant ce temps, tu vas passer derrière lui et appeler de l’aide ! Ok ? » lui ordonna Harry.
« Mais… »
Harry n’entendit pas la suite de sa phrase, il attrapa plusieurs balais dans le placard à côté, et lui en lança un de toutes ses forces.
Le monstre se dirigea vers le survivant, le forçant à reculer contre un des coins du Hall.
Pendant ce temps Théo raflé le mur opposé, et essayait de passer discrètement derrière le Troll.
Ce dernier dégageait une odeur atroce.
Harry était en mauvaise posture, le Troll s’avançait dangereusement vers lui. Ce dernier leva sa massue haut dans le ciel pour ensuite venir l’aplatir sur le Survivant, une vitesse fulgurante. Harry l’esquiva comme il le put, se jetant à terre, loin de la colère du troll.
Théo en profita pour s’enfoncer dans les escaliers qui menaient aux cachots, dévalant les marchants à toute vitesse afin de trouver de l’aide le plus rapidement possible. Il aperçut au loin le chapeau pointu de Mcgonagall, et cria de toutes ses forces son nom. Un minute plus tard, tous deux émergèrent des escaliers et quel ne fut pas leurs surprises d’apercevoir le survivant qui gisait près du corps du Troll, la massue planté dans sa tête.
Harry ferma les yeux et se laissa bercer par les battements de son cœur.
Sa poitrine se soulevait difficilement et on ne percevait qu’un faible sifflement. Il pouvait sentir ses forces le quittaient petit à petit. Des éclats de voix retentirent non loin de lui. Puis, il se sentit soulevait dans les aires, sa tête reposant contre une personne inconnue. Il entendit un début d’incantation et sombra dans un monde sans douleur.
Minerva portait l’enfant dans ses bras. Ses pas étaient précipitaient et déterminaient. Il fallait qu’elle trouve PomPom au plus vite. Harry ne tiendrait plus très longtemps, son pou diminuant à chaque seconde.
Arrivé devant les portes de l’infirmerie, elle hurla :
« POM POM , VENEZ VITE !! »
Cette dernière lui prit l’enfant des bras, le posa délicatement sur un lit, et se mit à l’occulter.
Harry avait, merlin sait comment, puisait dans sa magie afin d’arriver à bout de ce monstre. Il ne lui restait que très peu d’énergie et un coup à la tête avait déclenché une hémorragie interne, compressant de façon dangereuse les tissus de son cerveau. Il fallait l’opérer, la magie étant trop peu précise pour tout ce qui touchait au système nerveux, surtout celui d’un enfant.
Pom Pom avait la capacité de le faire, ayant suivit des études de médicomagies, jusqu’à un stade avancé, cependant, seule, cela aurait été une entreprise bien trop périlleuse, il lui fallait de l’aide et vite. C’est à ce moment là, que Severus Snape, apparut dans la pièce, boitillant, un pan de son pantalon à moitié déchirer, laissant ainsi une blessure, peu profonde, mais douloureuse, à porter de vue. Avant même qu’il n’ait pu dire mot, Pom Pom lui administra une potion et appliqua un baume sur la blessure qui se referma instantanément.
« Venez, dit-elle, le temps presse, le jeune Potter à été gravement blessé et il nous faut l’opérer d’urgence, vous êtes le plus apte à me seconder, enlevez lui son haut, quand à moi je vais stériliser la pièce, vous autres, sortez d’ici ! »
Severus s’exécuta de façon rapide et consciencieuse, il déshabilla délicatement l’enfant et bientôt Harry se trouva torse nu devant le maître des Potions. Ce dernier ne put s’empêcher un murmure d’exclamation, l’enfant, portait sur tout son torse de longues cicatrices, quelques bleus, et brûlures. Il faudra éclaircir ce point avec le jeune Potter se dit-il pour lui-même.
« Allez dans mon bureau afin de vous changer, afin d’être stérile et plus à l’aise pour me seconder »
« Bien, bien » Souffla ce dernier
Quelques secondes plus tard, ils se tenaient tout d’eux devant le corps de l’enfant, à moitié recouvert par un drap.
PomPom murmura une incantation, faisant ainsi disparaître la masse de cheveux qui obstruaient la vue. Avec un second sort elle incisa précisément à l’endroit où l’hémorragie avait pris vie, et vida petit à petit, le trop plein de sang, Snape quand à lui, vérifiait à chaque instants les signes vitaux de l’enfant. Au bout de 20 mn, Pom Pom eut enfin fini, et referma d’un autre sort le crâne de l’enfant.
« Il est sortit d’affaire » Annonça, non sans joie, Pom Pom, comme pour répondre à la question muette de Severus. « Il faut qu’il se repose maintenant, il est encore faible » ajouta t’elle, cette fois ci d’une voix plus triste.
« Bien, avez-vous vu ses marques sur son torse et ce pansement encore taché de sang sur son épaule droite ? »
« Non pas vraiment, je regarderais tout ca demain, la il faut vraiment qu’il se repose »
« Je pense que je vais rester un peu à ses côtés pour surveillez sa nuit, allez vous reposer vous aussi !! C’est mon élève et je me dois de veiller à sa sécurité ! »
« Bien, si vous le voulez, je suis juste à côté de toute façon, au moindre problème appelez moi »
Pom Pom savait pertinemment qu’il ne servait à rien de discuter avec Severus, lorsque ce dernier avait une idée en tête, rien ne pouvait le faire changer d’avis. C’était sa force et sa faiblesse. Trop d’orgueil, trop de fierté, trop de souffrance.
Snape quand à lui, s’allongea sur un lit à côté, et souffla un bon coup. La soirée avait riche en événements. Evénement qu’il se serait très bien passé. D’abord le Troll, puis ce fou de cerbère, puis encore le troll, puis Potter, puis ces marques étranges qui décoraient de façon dérangeante le torse de l’enfant. Il connaissait ce genres de marques.
Marques d’enfant battus, d’enfant haï, d’enfant seul.
Les pièces du puzzle se mettant doucement en place. Voilà ce qui pouvait expliquer le comportement étrange du gamin. Cependant, il connaissait la famille de Lily, sa sœur, Pétunia, ne portait pas dans son cœur les sorciers mais de là à le battre, il en doutait fortement. Non il devait y avoir quelque chose d’autre. Quelque chose qu’il se devait de découvrir au plus vite. Non pas pour le gamin, ou encore pour Lily, seulement pour lui, sa vengeance. Contre James et ces maraudeurs. Il allait montrer au yeux de tous, comment lui, Severus Snape, par son grand magnanime , avait pardonné les péchés de Potter Senior en sauvant Potter Junior. Et puis si il pouvait humilier de temps à autres le fils, cela ne lui ferai point de mal.
Bien sure il étouffa de son mieux, le sentiment d’inquiétude qu’il l’avait parcouru en voyant l’état de Potter. Il étouffait aussi la culpabilité qu’il éprouvait à chaque fois qu’il punissait injustement le garçon, et merlin sait, qu’il le punissait souvent. C’était devenu automatique et jouissif.
Severus fut réveillé par les gémissements sifflant et irrégulier de l’enfant. Le gosse souffrait apparemment. Il vérifia ses signes vitaux et ne remarqua rien d’anormal. Sans doute faisait-il un cauchemar. Rien d’étonnant. Il attrapa sur la commode une fiole, la déboucha et lui fit avaler d’une traite. Voilà qui le calmera. Il retourna se coucher sans un regard en arrière. Il n’allait tout de même pas prendre le môme dans ses bras et le calmer par des mots doux. Ce n’était pas son rôle, ni sa mission. Il avait promis au directeur de protéger Potter pour Lily, mais certainement pas de jouer le rôle du père. Certainement pas. N’est ce pas ?.
Le lendemain, Snape retourna dans ses appartements. C’était le week-end, et il comptait profiter pleinement de ce congé, pour un repos bien mérité. L’enseignement était un métier ingrat.
Dur, peu payé, peu respecter.
Il fallait un courage, une patience, une volonté de fer pour ne pas tout foutre en l’aire, et partir sans aucun regret. Où tous simplement une promesse fait de façon irréfléchie par un jeune homme perdu, qui le liait à vie, au mur de cette école. Maudit Albus, lui et ses bonbons citronnés !
Vers onze heure on frappa à la porte de son bureau. Les coups étaient timides et presque silencieux.
« Entrez » Souffla Snape.
« Ah, monsieur Nott, je vois que vous avez eu ma note. Bien prenez une chaise et expliquez moi, comment diantre, vous êtes vous retrouvez face à ce Troll. »
« Bah, c’est que j’avais fait tombé ma bague, un cadeau de ma mère, et je suis retourné sur mes pas pour la retrouver, Harry m’a aidé et nous nous sommes retrouvé nez à nez avec le Troll, ensuite il m’a demandé d’aller chercher du secours pendant que lui faisait diversion, lorsque je suis revenu accompagné du professeur McGonagall, Harry était étendu, face contre sol, prés du corps de ce monstre puant. Je ne sais pas ce qui à bien pu arriver pendant mon absence. Seul Harry le sait monsieur. »
« Bien, et dis moi, est ce que le jeune Potter, parle de sa famille, de sa vie d’avant l’école ? fait-il des cauchemars ? A-t-il un comportement étrange ? »
« Non monsieur. Il ne parle jamais de sa famille ou de sa vie d’avant. Il n’y tient pas. Il ma juste dit, que sa famille n’aimait pas beaucoup les sorciers, et que par conséquent il n’était pas en très bon terme avec eux, il ne fait pas de cauchemars, pas que je sache du moins, il murmure de temps en temps dans son sommeil, mais comme tout le monde, c’est un garçon très timide mais très intelligent monsieur. Il observe. Beaucoup. Souvent. »
« Bien lorsque Mr Potter sera rétabli, vous viendrez me voir dans mon bureau tous les deux, ainsi je vous donnerai vos punitions. »
« Bien monsieur » Murmura dans un souffle Nott.
La semaine passa doucement. L’état de Potter s’améliorait de jour en jour mais de façon très lente. Théo venait voir son ami tous les jours, mais Harry restait ostensiblement endormi. Seul sa poitrine qui se soulevait au rythme de sa respiration démontrait que l’enfant vivait toujours. Le jeune Weasley lui avait lui aussi rendu visite et c’est ainsi qu’il avait discuté de longues heures avec Nott , attendant avec espoir le réveil du survivant.
Au bout de dix jours, l’enfant se réveilla enfin. Cela avait commencé par une respiration plus irrégulière, de petits gestes saccadés fait de façon inconscients, et le tressautement de ses paupières.
Harry était dans une brume totale. Il prit d’abord conscience des battements de son cœur, puis du sifflement de sa respiration et enfin des mots doux et tendres prononcés à son encontre, afin de mieux le sortir des limbes comateux.
Mais c’est lorsqu’il entendit la voix de son directeur de maison, qu’il se fut la réflexion qu’il aurait mieux fallu qu’il ne se réveille pas. Jamais.
« Alors, Potter, pouvez-vous nous dire, ce qu’il vous ait arrivé ? »
J'espère que ce chapitre vous a plu !!
Je compte répondre à vos reviews à la fin de la semaine.