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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » De l'Ombre à la Lumière, partie 1

Ryrynie
Author of 9 Stories

Rated: T - French - Angst/General - Harry P. & OC - Reviews: 14 - Updated: 04-12-08 - Published: 02-29-08 - id:4102919

Titre : De l’Ombre à la Lumière, partie 1 (anciennement «Des secrets révélés et toute une vie bouleversée»)

Auteur: Ryrynie

Univers : Harry Potter

Genres : Angts, childfic, ...

Rating : T pour cette partie, mais violence sur enfant

Disclaimer: Les personnages et l’histoire, tous deux de base uniquement, appartiennent à J.K. Rowling

Remarque : --!!IMPORTANT!! Cette fic est la première partie de 6. Les premiers chapitres de la dernière sont publiés, mais puisque tout le monde en abandonnait la lecture avant que je n’explique le tout, ce qui était prévu pour le onzième chapitre, je me suis résignée et me voilà donc en train de taper des multitudes de pages Word. Cette partie concerne le début de l’enfance d’Harry, avant ses cinq ans. Très peu de chapitres, mais nécessaire à la compréhension de la suite de l’histoire. Ceux postés dans la partie six, entreront dans la partie 5 lorsque j’y serai. (Donc peut-être dans un an…Je n’ai aucune idée du nombre de chapitres qui m’attend –et je n’ai pas la moindre envie de le savoir, au fond! °et ça se dit Gryffondor…°ohé p’tite voix, on a tous un p’tit côté Serpentard!! XD)

INFO: chap 3 de 4, max 5.

BONNE LECTURE!!


Chapitre 3 :

Courir


25 Mars 1985, salle de classe,

Wyclef John’s public school, Surrey

Harry laissa échapper un léger grognement. Le jeune garçon à ses côtés, physiquement âgé de 10 ans et mentalement de 2, venait à nouveau de sombrer dans le bienheureux monde des rêves. Or, ils devaient travailler en équipe et remettre chacun leur travail…

Soupirant, il contempla son voisin, le menton dans une main.

Un dur à cuire… Il croyait même l’avoir aperçu en train de bavarder avec Dudley ce matin-même.

Parfait, il travaillerait seul et le ferait en double… Il avait un don pour la calligraphie et le dessin, fausser efficacement son écriture ne relèverait pas du miracle ou d’un coup de chance.

Bougeant légèrement sa main droite, il ne put retenir un glapissement de douleur, et reposa brutalement cette dernière, entourée de vieux bandages sales, sur le bureau d’étudiant. Les choses se corseraient à peine. Il avait depuis longtemps appris à se débrouiller sans quelques membres, il était ambidextre depuis qu’il avait appris à écrire- certes, bien avant ses camarades de son âge, qui en étaient encore à distinguer les cercles des ovales… Il prit son vieux crayon de la main gauche et ouvrit son manuel, empruntant des feuilles au méchant au bois dormant. Il ne l’apprendrait jamais, ils étaient complètement au fond de la classe, derrière une colonne.

Ou plutôt, Harry avait la vue obstruée par la colonne, mais il n’apprenait déjà presque rien en cours, alors…

«Numéro 1 : a) Mme Dubois a 6… (…)»

Une heure plus tard, Harry, boitillant plutôt discrètement, alla déposer les copies de sa rangée à l’avant de la classe. Lorsqu’il revint s’asseoir, un regard blasé et un bâillement étaient dirigés vers lui. Se retenant de rouler des yeux, il mentit rapidement à son interlocuteur. Bien sûr qu’ils avaient eu le temps de terminer le travail avant qu’il ne s’endorme!...

« Rah ouais? Je parie que pour me planter t’as tout modif…Eh! Pauvre con, je ne me souviens vraiment pas de l’avoir fait!! Espèce de sale…»

Voyant qu’il haussait rapidement le ton, et risquait de ce fait d’alerter toute la classe, Harry planta son regard dans le sien avec l’énergie du désespoir… Il n’avait qu’à se taire et tout serait réglé… Lui montrer qu’il disait la vérité…

«Tu as oublié les questions durant ton sommeil. Tu es persuadé, par contre, que ton travail est réussi… On a travaillé ensemble; c’était d’ailleurs pas si mal comme collaboration… Tu te souviens, maintenant?»

Ces mots s’enchaînèrent et sortirent de sa bouche avant même qu’ils ne les aient pensés. Sa voix avait été envoûtante et grave, une voix puissante et imposante. Il demeura bouche bée, et intimidé, se détourna enfin.

Et l’autre qui ne bougeait toujours pas… Au moins, se dit-il, comme ça il se tait… À moins qu’il ne se prépare à exploser?

Il le regarda à nouveau, à présent effrayé.

Et le devint encore plus.

Ses yeux étaient grands ouverts, et il fixait un point vide de sens. Exactement l’endroit où se trouvait le visage d’Harry quelques instants auparavant… Harry laissa échapper un cri étranglé, et regarda les élèves qui le côtoyaient.

Il le regardait avec une telle frayeur…

Il avait donc parlé fort, vraiment fort… Ce n’était pas sa voix… Une corneille s’envola de la dernière fenêtre de la classe… Mauvais présage… C’était comme si elle l’avait regardé avant de prendre son envol… La panique envahit Harry… Le bureau vide, au fond de la classe, éclata en des centaines de morceaux de bois. Harry cria.

«POTTER!! INFRIMERIE!! J’appelle de l’aide pour Flent, HORS DE LA CLASSE POTTER!!»

Sans un dernier regard pour Flent, M. Kenny ni aucun élève, Harry se propulsa hors de sa chaise et courut le plus vite que sa cheville enflée le lui permettait.

Aussitôt qu’il eut pensé à cette dernière, elle REDEVINT NORMALE.

Il hurla à nouveau et redoubla d’ardeur.

Elizabeth, l’infirmière, lui donna des somnifères dès qu’elle l’aperçut, envoyant promener le règlement le prohibant. Il eut à peine le temps de lui parler de Flent, comme pétrifié, que les ténèbres l’envahirent. Elle le recouvrit maternellement d’une couverture qu’elle venait de réchauffer et passa une main dans ses cheveux.

La jeune femme soupira une dernière fois en le contemplant, puis se dirigea vers la salle de classe où l’élève commençait tout juste à sortir de sa léthargie, au même moment qu’Harry avait été envahi par le sommeil. Son visage était à présent orné d’un sourire éclatant, à l’idée qu’il allait enfin récolter une bonne note à son bulletin…


Harry demeura à l’infirmerie durant un peu plus d’une semaine après cet incident. Une journée aurait suffi, il le savait, mais son état était trop instable, tel que l’infirmière persévérait à l’affirmer à la directrice, furieuse. De plus, ses blessures infligées par les Dursley n’avait pas eu de pause depuis longtemps, bien que le nombre ait considérablement réduit depuis le passage des services sociaux au 4, Privet Drive. Ils étaient repartis bredouilles, puisqu’Harry était à ce moment enfermé dans son placard, et que Monsieur son Oncle avait présenté la deuxième chambre de Dudley comme étant la sienne. Ils s'étaient contentés d'interroger la directrice, qui l'avait décrit comme étant choyé et entouré d'amour. N'osant pas recevoir de plaintes du voisinage-après tout, c'était tout de même une gamine qui les avaient alertés- ils avaient clos le dossier.

Elizabeth était demeurée constamment à son chevet. Elle lui avait lu des histoires, apporté du chocolat chaud et lui avait raconté des bribes de sa vie, ainsi que plusieurs anecdotes qui firent rigoler Harry. Elle continua à lui apporter des livres scolaires, dissimulés sous les oreillers de son patient. Harry commença à apprendre le français et l’allemand, et découvrit avec stupeur qu’il avait vraiment un don avec les langues. Il les assimilait très rapidement, et efficacement. Elizabeth était fière de lui. Elle commença même à lui donner quelques conseils en médecine, pour des blessures mineures. Elle lui parla aussi de quelques remèdes miracles qu’une de ses amies, une certaine Pompom, lui apportait de temps à autre.

Elle devenait peu à peu comme une mère pour lui, ou du moins, à ce qui s’en rapprochait le plus. Elle ne le forçait jamais à rien, mais au contraire, l’entourait de l’amour qu’il n’avait jamais reçu.

Lorsqu’elle fut dans l’obligation de le laisser partir, le mois d’Avril était déjà bien avancé. Harry était par contre plus en avance qu’en retard, mais les enseignants refusèrent d’entendre ses arguments et le gardèrent en classe jusqu’à des heures hallucinantes. À croire qu’ils savaient qu’il se ferait gronder et maltraiter par les Dursley…

Le temps passa sans qu’Harry ne le voie. Il repassa tous les jours à l’infirmerie; sa presque mère lui préparait à présent elle-même des repas, qu’il dégustait à l’abri dans son bureau. La vie chez les Dursley demeura la même. Corvées, ordres, blessures, insultes, aucun repas, peu de sommeil. Ils n’avaient heureusement pas eu vent de l’évènement. D’ailleurs, tous semblaient étrangement l’avoir oublié…Mais ce n’est certainement pas Harry qui allait le leur remémorer. Un enseignant en vint aux poings avec lui le soir, mais il se tut, ne désirant pas d’ennuis. Seule Elizabeth le sut, et elle l’imita sous sa requête. L’été arriva. Sans le soutien et la présence de la jeune femme de 25 ans…


28 Juillet 1985, Magnolia Crescent, Little Whinging, Surrey

Harry marchait lentement, les mains dans les poches, rassuré par le fait qu’il savait de source sûre que la bande de son cousin était occupée ailleurs, à célébrer l’anniversaire de Piers. C’était un dimanche matin; il était encore trop tôt pour que les gens pointent le bout de leur nez. Il avait réussi à fuir Mrs Figg en utilisant la porte de derrière, se faufilant par la trappe aménagée pour ses chats. Être si gringalet et si petit avait parfois des avantages considérables…

Sa principale préoccupation, pour la première fois de son existence, n’était pas de sauver sa peau face à son cousin et sa bande ou un enseignant potentiellement dangereux, mais plutôt face à une vieille infréquentable à l’esprit dérangé et dangereusement amourachée de chats morts et vifs. Et cette infecte odeur de chou imprégnée dans le décor…

Harry frissonna et effectua de plus longues enjambées, pressant le pas. Il n’osait pas se retourner, de peur de la voir surgir, ses abominables chaussons roses aux pieds et un album photos à la main…

Mais au moment où un bruissement se fit entendre à sa gauche, sa curiosité naturelle prit le dessus et il pivota rapidement vers la source du bruit, en état d’alerte mais peu inquiet. Il eut à peine le temps d’apercevoir une surface noire, semblable à une cape de vampire de costume d’Halloween, qu’un son étrange se fit entendre et que la source de ce dernier s’évapora de derrière l’arbre du numéro 35.

Harry resta immobile, pétrifié et éberlué, durant quelques minutes. Les sourcils froncés, il tentait de remettre de l’ordre dans ses pensées.

Soudainement, une porte s’ouvrit violemment et une masse humide s’abattit sur lui, le faisant pousser un cri de surprise. Il fit un saut arrière et se retourna en levant la tête, ses cheveux plaqués contre son visage. Les repoussant, il avisa un homme à l’air méchant debout sur le perron du numéro 34. Son regard se posa sur l’arrosoir qu’il tenait à la main, apparemment vide… S’enfonçant dans son silence, il prit la fuite, se dirigeant à présent vers Magnolia Road.

En tournant le coin de la rue, il soupira et épongea son chandail. Si seulement ses vêtements pouvaient sécher…Il faisait un peu froid, tout de même, en Mars, et déjà qu’il ne portait qu’un vieux T-shirt à manches trois-quarts déchiré…

Frissonnant à nouveau, il fut terrifié à l’idée que les Dursley croient qu’il avait voulu tenter d’apprendre à nager dans leur piscine. Il leva la tête au ciel, espérant trouver une issue à sa situation problématique (NDA : potentiellement problématique, comme dans le 4e film…désolée mais la tronche d’Harry en répétant cela…mdr!!). Lorsqu’il baissa la tête, découragé, il ne put retenir un léger cri.

Ses vêtements étaient secs.

Il recommença à courir en entendant des exclamations étouffés à ses côtés, suivies du même son étrange que tout à l’heure.

Courir.

Comme le temps.

Comme la vie.

Comme seule la peur pouvait pousser les gens à le faire.

Courir pour se prouver qu’on vit encore.

Il courrait. Il avait peur.

Un lampadaire explosa. Une fenêtre le suivit. Puis une autre. Elles se succédèrent à une vitesse vertigineuse.

Harry courrait, il pleurait, il laissa échapper un sanglot. L’adrénaline qui courrait dans ses veines le brûlait.

D’autres formes noires indistinctes.

Le brouillard l’envahit tandis qu’un rayon de lumière rouge se dirigeait vers lui à pleine vitesse. Il s’écroula lentement au sol, tremblant, désespéré et dépassé par le déroulement des évènements.

Le contrôle de sa vie venait de lui échapper.


Et voilà, j’ai enfin réussi à finir ce chapitre!! Je me suis vraiment cassé la tête pour définir les évènements qui y figureraient, et honnêtement, je crois que je ne m’en suis pas sortie trop mal…Je m’attendais vraiment à pire…J'attends vos commentaires...

Il ne reste qu’un chapitre pour cette partie (maaaaax 2). La prochaine sera plus sombre. Si certains éléments manquent, je les rajouterai au fur et à mesure. Ces trois chapitres ne seront officiellement bouclés que lorsque j’aurai fini la sixième…J’aurais aimé rajouter plus dans cette partie, mais le temps me manque, c’est ça ou rien. Vous avez sûrement compris l'idée générale, mon but n'était de pas faire de cette partie une fic comme Whelp 1 et 2 de jharad17 (la 2 est seulement en anglais), que j'adore lire, mais de résumer ce qui fait qu'il est devenu ce qu'il sera à 16 ans... Vous comprendrez plus tard. Et n'essayez pas de lire la suite, ici ou surtout sur HPF, ça ne convient même plus.

J’ai passé à travers toute la gamme d’émotions (c’est le moins qu’on puisse dire, j’ai vraiment été brassée à Pâques…C’est ridicule, je ne parviens jamais à pleurer pour des trucs suuuuuuuuuuuuper graves, comme à ce moment…Ri-di-cu-le. Enfin bon) entre la première et la dernière partie (d’ailleurs rédigées à l’inverse ), dans ma vie personnelle, alors vous m’excuserez si parfois je dévie, je n’ai pas le temps de relire (refrain habituel : il est 2h36 du matin, je me lève à 8h…)

On m’a demandé (Piwi-chan, à qui je n’ai d’ailleurs pas eu le temps de répondre, pardon pardon...) si j’allais continuer toutes mes autres fics…La réponse est OUI!! Mais je poste lentement…désolée…

À bientôt...

bisoux, Annie


MÀJ!!: suite aux premières reviews (MERCI à cealya potter, aromdu et ep!! :D, même si je n'ai pas encore eu le temps de vous répondre...sûrement cette nuit, donc demain pour vous...), j'ai effectué quelques modifications... Je l'avoue, j'avais vraiment bâclé ce chap J'ai réparé quelques erreurs/incohérences...

Je précise:

1- Elizabeth n'est PAS une sorcière. Elle ne sait pas non plus que Pomfresh l'est. C'est une moldue, qui adore Harry.

2- Ses profs ne le sont pas non plus. De purs moldus. Cette école est vraiment minable, ils engagent n'importe qui; les directeurs changent constamment, alors il n'y a aucun contrôle ni aucune surveillance stable.

3- Dumbledore ne sait rien...et ne saura rien avant qu'Harry ait 16 ans. Harry ne se confie pas du tout à Figgs, et la peur lui permet parfois de dissimuler ses blessures. Il sous-estime le petit Harry...

4- Handurker est moldue, comme les autres... Elle ne comprend rien du tout aux insinuations de sa supérieure, mais gobe moyennement ses mensonges et ses justifications... La directrice, elle par contre, EST une sorcière. Elle redoute plus que tout que Dumby mette la main sur 'ry.

5- ...avant que quelqu'un ne me pose la question...Dudley n'est pas encore à l'école... Pétunia le gardera avec elle jusqu'à ce qu'il ait 5 ans et entre en garderie, pour que Dudlynouchet se fasse d'autres amis que Piers (je ne le déteste pas, lui... son intervention dans le 1, avec le boa, m'intéresse... je ne l'oublie pas pour la partie 6 ;)) et Polkiss... Flent lui a parlé dans la rue, tout simplement...

Je ne voulais rien dévoiler de tout ça aussi tôt, mais bon, ce n'est jamais mauvais d'avoir des explications de temps à autre... ;) J'ai modifié les services sociaux, aussi. J'ai pensé à ça jsute avant de poster et ça sonnait ridicule, vous aviez raison Merci! ;)

À bientôt!!



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