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Voici le dernier chapitre de cette fic. Je vous remercie tous de l’avoir suivie avec autant d’attention. J’espère que ce dernier chapitre vous plaira autant que le reste de la fic. Je remercie également tous ceux qui ont laissés des reviews pour dire ce qu’ils en pensaient. Lool j’ai eut que des bons retours donc je suppose que vous l’avez aimé. Je vais poster en même temps un chapitre de ‘Une vision du futur’, je vous ai fait bien assez patienté comme ça. Je ne suis pas un tortureur, juste que je ne pense pas à poster régulièrement. Une nouvelle fic devrait apparaître rapidement, plus cru je l’ai presque finie. Bisous à toutes. Venda.
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Hyoga allongé dans le lit conjugale semblait dormir à point fermé. Il avait repoussé les couvertures et n’avait gardé que le drap pour le couvrir. Vêtu d’un simple tee-shirt, n’importe qui d’autre aurait prit froid à dormir de cette façon. Ikki à côté avait lui au contraire toutes les couvertures bien disposées sur lui pour permettre d’avoir le maximum de chaleur. Pas encore endormit, il avait glissé un bras sous sa tête et regardait avec fascination son amant dormir. Cela paraissait idiot et complètement paradoxal mais c’était ce qui lui avait le plus manqué, ne plus pouvoir dormir en sentant sa présence à ses côtés. Ils avaient toujours aimés dormir ensembles, depuis le début et malgré le problème de leur cosmos ils n’avaient jamais fait chambre à part ou lit à part. Il aurait bien voulu savoir ce qui avait manqué le plus à Hyoga, mais il ne lui dirait sans doute jamais.
Hyoga bougea doucement, puis entrouvrit les yeux. « Arrête de me regarder dormir. » marmonna t il juste avant de se tourner dans l’autre sens.
« Je n’y arrive pas. J’ai eut trop peur de ne plus pouvoir te voir dormir. »
Hyoga tendit le bras en arrière comme une invitation pour que Ikki vienne contre lui. « Dors sinon demain matin tu seras grognon. »
« Je suis toujours grognon au matin. »
« Je sais. » Hyoga avait déjà refermé les yeux et sa respiration redevint très rapidement profonde.
Ikki avait hésité quelques secondes mais finalement il retrouva avec plaisir le contact du corps de son amant contre le sien. « Qu’est ce qui t’a manqué à toi ? »
Hyoga fronça un peu le nez. « Pas ta chaleur en tout cas. » répondit il en dégageant la dernière chose qui le couvrait réellement, le drap. Le phénix posa sa main dégagée sur la hanche de son amant, puis se poussa un peu pour ne pas trop étouffer Hyoga avec sa chaleur. Le Cygne posa sa main sur la sienne. « Je n’ai pas dit que je voulais que tu t’éloignes. »
Ikki se réinstalla donc confortablement, posant même sa tête dans les cheveux blonds. « Cela me déstabilise de ne plus avoir cet sorte d’instinct qui me faisait toujours comprendre ce que tu voulais. »
« Hum ! Ce n’est pas parce que tu l’as perdu c’est parce que tu ne veux plus t’y fier. »
« Il m’a fait faire tellement de conneries ces derniers temps. »
« J’y ai ma part de responsabilité, Ikki. » Le phénix enfouit plus profondément son visage tout en serrant amoureusement Hyoga en faisant attention de ne pas lui faire mal.
« Je voudrais que tu me pardonnes Hyoga. » Ikki avait la voix tremblotante comme s’il était au bord des larmes. « Pardonne moi de t’avoir trompé . . . . Je n’ai pas d’excuses mais . . . Tu sais, trois ans, c’est une éternité quand on aime à ce point. »
Hyoga tout doucement se retourna sans être obligé de se décoller d’Ikki. « Je te pardonne. » dit il le plus sérieusement du monde. « Mais si tu me refais un truc comme ça je te gèle le tout. »
« Promis ! Il n’y aura jamais de prochaine fois. » Ikki embrassa avidement Hyoga avant de venir caresser leurs deux nez l’un contre l’autre. Il se mit à pouffer comme prit d’un fou rire. « Ton idée tu devrais peut-être l’utiliser chez Seiya. » Immédiatement Hyoga sourit et très vite son rire accompagna celui d’Ikki. Ce genre de rire qui arrivait sans prévenir, sincère et extrêmement contagieux. Ils rirent ainsi de longues minutes avant de se calmer petit à petit. Ikki serrant toujours Hyoga contre lui. « Cela faisait longtemps que je ne t’avais pas entendu rire. »
Le Cygne ne répondit pas. Il approcha son visage et l’embrassa avec énormément de douceur. Ikki resserra son étreinte comme s’il avait peur qu’il s’envole. Les lèvres du Japonais glissèrent sur le menton blanc, avant de descendre dans le cou gracieux. Elles happaient avec avidité la peau satinée comme s’il avait s’agit d’une friandise. Très vite plusieurs suçons apparurent sur la peau. Ikki ne pouvait s’empêcher d’y goûter.
Ses mains, pourtant, étaient restées très sages pour le moment. Elles serraient avec possession le corps mais n’avaient pas encore osées s’aventurer dans des caresses. Mais le corps de Hyoga était là contre lui. Ce corps tiède mais qu’il savait brûlant de l’intérieur. Il voulait tellement ressentir à nouveau cette chaleur. « Hyoga ? »
« Hum ? »
Les mains se mirent d’elles même à glisser. Ikki fut incapables de les retenir, même s’il avait eut la réelle volonté. Hyoga ne bougeait pas, se laisserait il faire ? Une de ses mains fit remonter doucement le tee-shirt qui l’empêchait d’être entièrement collé contre la peau du Russe. Ikki se baissa et suça voracement un des tétons qui durcit aussi vite que dans ses souvenirs. Hyoga avait toujours été extrêmement réceptif à ses caresses. « Ikki ? Qu’est ce que tu . . . ? » Le Japonais ne le laissa pas continuer. Il le bâillonna en l’embrassant avec douceur mais possession. Ils s’aimaient, non ? Il n’y avait plus aucuns soucis entre eux. Il pouvait . . . à nouveau le posséder.
Il réussissait à garder un côté doux et langoureux malgré la passion qui était sur le point de la rendre dingue. Pourtant son côté possessif reprenait le dessus. Le Cygne tenta sans brusquerie de s’éloigner un peu. Il ne le permit pas. « Non Ikki ! Pas ça ! »
« Pourquoi ? » susurra Ikki alors que ses mains glissaient plus vers le bas espérant offrir un plaisir que Hyoga n’avait plus goûté depuis longtemps et qu’il fonderait comme neige au soleil. « Pourquoi tu ne veux pas ? »
« Je ne . . . » Le visage de Hyoga s’empourpra, sa respiration s’accéléra. Un petit soupir cachant un gémissement sortit de ses lèvres alors que Ikki venait explorer doucement l’intimité si douce et qui devait l’attendre depuis bien longtemps. « Ikki, je ne peux plus. »
Ikki stoppa à nouveau Hyoga dans ses essaies vains pour tenter de l’en empêcher. « Ne dis pas ça. » Ikki embrassa à nouveau Hyoga, à nouveau pour l’empêcher de répondre. « Dis moi que tu m’aimes. Dis que tu as envie de moi. »
Hyoga prit le visage d’Ikki entre ses mains, proches l’un de l’autre, Hyoga le fixa avec intensité. « Je t’aime !! » Il y avait eut tout ce qu’il avait comme sentiment dans ces simples mots. « Mais . . . »
Ikki su de suite ce que le mais allait impliquer. Il plongea son visage dans le cou entouré de cheveux blonds et serra fort Hyoga contre lui. « Ne dis pas ça !! » cria Ikki en fermant les yeux avec force.
« Je suis obligé de . . . » Un petit cri de surprise retentit. Hyoga écarquilla les yeux alors qu’il se cambrait légèrement. Ikki venait de faire pénétrer deux doigts dans son intimité inviolée depuis des années. « Ikki, non !! »
« Tu aimes ça. Je sais que tu aimes ça. »
« Hannn !! Non !! Retire . . . » Ikki ne retira rien bien entendu. Ses doigts bougèrent lentement. Ikki fut au comble de la joie en apercevant le plaisir monter doucement sur le visage de son amant. Sa main libre vint caresser le sexe pas encore tendu.
« Je peux te donner tellement de plaisir. Pourquoi refuses tu ? »
« Ikki !! C’est . . . han ! » Le phénix fut des plus surpris en réalisant que Hyoga avait jouit quasiment immédiatement.
Il observa la semence sur ses doigts. Puis releva la tête pour regarder Hyoga les yeux fermés, le visage rouge. « Tu n’as vraiment rien fait pendant ses 4 ans. » réalisa t il. « Tu ne t’aies même pas masturbé. »
Ce fut de nouveau l’étonnement quand il vit les joues de Hyoga s’empourprées encore plus. Il n’aurait pas cru ça possible. « S’il te plait, laisse moi. » Hyoga le repoussa, Ikki ne résista pas sentant qu’il avait fait une bêtise.
Le Russe lui tourna le dos et pratiquement de suite Ikki vit ses épaules tremblées. Il se sentit immédiatement coupable. Il se colla contre le dos frais, lui embrassa la nuque et le serra contre lui pour le bercer légèrement. « Pardon !! Pardon !! Je suis un idiot. Je ne voulais pas te faire du mal. » Ils s’endormirent ainsi. Ikki ne lâcha pas le corps de Hyoga dont les larmes continuèrent à couler même dans son sommeil.
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Ikki leva le bras et le redescendit brusquement. Il relâcha son portable qui explosa en mille morceaux dans l’évier de la salle de bain. Ikki leva la tête furieux vers le ciel. « J’en ai marre que tu me fasses tout le temps des reproches Camus. Tu as dit que tu m’aiderais pour Hyoga. » La pause qu’il y eut rendit encore plus furieux le phénix. « Moi aussi c’est ce que je veux, mais il n’est pas heureux comme ça, je le sais. » Ikki grommela un truc indéchiffrable. Pourtant il sembla se calmer un peu, enfin pas énormément. Juste assez pour réaliser qu’il avait explosé son portable sans raison et se mettre à ramasser un par un les bouts. « Qu’est ce qui lui est arrivé ? On dirait que ce qui lui fait peur c’est d’avoir du plaisir. » Ikki releva la tête pour se regarder dans le miroir en face de lui. « Non, Monsieur. » hurla t il. « Je sais que tu voudrais tout me mettre sur le dos mais je n’y suis pour rien. »
Le bruit d’une porte claquant sous le vent le figea. Hyoga venait de rentrer, cela ne pouvait être que lui. « Ikki ? »
« Je suis en haut. » Le phénix s’empressa de récupérer et cacher les débris de son portable. Juste à temps. Il entendait les pas approchés de la salle de bain.
« Qu’est ce qui t’arrive ? Je t’ai entendu crié de dehors. »
« Oh rien !! Un truc qui m’énerve. » Ikki ne fit aucunement attention et alla à l’entrée de la salle de bain pour rejoindre le Cygne qui arrivait. « J’ai cassé mon portable. »
Hyoga haussa un sourcil. Ikki savait que son amant ne voyait rien d’énervant là dedans. Il en fallait des tonnes pour que Hyoga sorte de ses gonds. Il ne l’avait vu qu’une fois réellement s’énerver. Il ne voulait jamais le revoir dans cet état.
Le phénix n’avait pas remarqué plusieurs choses. Hyoga dans leur chambre s’était arrêté à l’instant même où il était apparut dans l’embrasure de la porte et l’avait regardé d’un drôle d’air. Maintenant qu’il le voyait détourner le regard, il réalisa qu’il avait les joues toutes rouges. Avait il trop chaud ou était il gêné par rapport à . . . ? « Hyoga ? »
« Oui ? » demanda calmement le Cygne sans se tourner vers lui. Ikki eut l’impression qu’il faisait semblant de s’occuper du lit. Il l’imaginait ou Hyoga avait du mal à respirer ?
« Quelque chose ne va pas ? »
« Non, tout va bien. » Hyoga reprit la direction du couloir, toujours sans lui lancer le moindre regard.
Ikki écouta son instinct. Il fit les quelques pas qui le séparait de son amant et lui attrapa la main. « Je ne veux pas d’un nouveau malentendu avec toi. Dis si . . . j’ai fait quelque chose de mal. »
« Mais non, c’est juste . . . tu devrais aller t’habiller. » Ce fut presque un choc pour Ikki. Il avait complètement oublié qu’il était nu. Sa nudité gênait Hyoga . . . . Non sa nudité . . . . l’excitait ? Il serra plus fort, tout en forçant le Cygne à faire une rotation pour le regarder. Il ne rêvait pas ? C’était bien un désir trouble qu’il lisait dans le regard bleu ? Cela faisait des années qu’il n’avait pas vu un tel regard chez lui. Même avant la séparation, les rare fois où ils se caressaient, Hyoga n’avait pas ce regard. On aurait dit qu’il le faisait juste pour lui faire plaisir, par obligation. Non ce regard, c’était le désir d’autrefois. Le désir de leur première fois et de celui qui les avait fait vivre si passionnément ensembles après.
« Hyoga ? » Il pouvait résister à un Hyoga qui ne le désirait pas. Il ne l’avait jamais forcé pendant toutes ces années où leur couple avait été en parenthèse. Mais avec un regard pareil, il ne répondrait plus de rien. Le Cygne ne réagit pas vraiment, il essaya juste de s’éloigner un peu, sans doute pour se protéger comme d’habitude. Ikki ne le laissa pas faire. Il le fit tomber sur le lit. Hyoga semblait fébrile et brûlant comme un puceau. Le phénix glissa sur lui avant de lui attraper le menton pour le forcer à le regarder droit dans les yeux. « Tu as dit que tu m’aimais encore. Il semblerait que tout soit normal chez toi physiquement. » Et ce n’était pas il semblerait. Le Russe contrairement à hier où il avait à peine eut le temps d’être en érection, était déjà bien à l’étroit dans son pantalon. « Et apparemment tu me désires encore . . . . Alors Hyoga, je veux que tu me dises ce qui ne va pas. »
« C’est ta faute. » murmura le Russe. « Je m’étais coupé de tout ça. »
« Pourquoi ? »
« C’était le seul moyen. »
« Mais pourquoi, par Athéna ? » cria à nouveau Ikki s’énervant vite.
« Pour ne pas penser au vide que je ressens. Le vide que j’ai depuis que tu ne viens plus en moi. »
« Mais . . . cela ne tient qu’à toi que je revienne. »
« Non. » Ikki secoua la tête, se sentant brusquement las et surtout en pleine impasse. « Ce ne sera plus pareil. »
« A cause de ce que j’ai fait ? »
« Non, à cause de moi. »
« Si tu as pu pardonner mon erreur. Je peux pardonner la tienne. » Hyoga détourna à nouveau la tête. Ikki explosa à nouveau. « J’en ai marre. » Il se redressa un peu. Le Cygne poussa un soupir, comme un soulagement que son amant ne soit plus contre lui. Ce fut trop pour Ikki, il attrapa la taille de Hyoga et le remonta un peu plus sur le lit. Surpris au début le Cygne ne réagit pas. « Je ne veux plus vivre avec ce genre de regret. Tu ne me le pardonneras peut-être jamais mais j’aurai tout tenté. »
Hyoga écarquilla les yeux, Ikki y vit toute sa peur et son incompréhension. Il posa délicatement sa main sur ses yeux. « Ikki ne fait pas ça. Je t’en supplie. »
« Si tu ne veux vraiment pas . . . Empêche moi. » Il se remit contre son amant et souffla à son oreille. « Empêche moi si tu ne m’aimes vraiment plus. Si plus jamais tu ne veux que je te touche. » Il sentit les larmes couler, mouillant sa main et le haut du visage du Cygne. Pourtant Hyoga resta immobile, sans réaction. « Cela va te faire du bien. Je vais le faire comme tu aimes, exactement comme tu aimes. » Le phénix enleva sa main qui cachait les yeux de Hyoga mais fut soulagé de voir qu’il gardait les yeux fermés. « Je connais un à un tes points sensibles. » Bien qu’il n’aurait pas besoin de beaucoup les utiliser. Hyoga était complètement submergé par des émotions et des sensations qu’il n’avait plus ressentit depuis des années. « Tu te rappelles au début ? Je te faisais l’amour n’importe où, n’importe comment. » Ikki prit à deux mains les hanches de Hyoga pour doucement faire glisser son pantalon. « Mais ce n’est pas ce que tu voulais. Pourtant tu ne m’as rien dit, tu ne m’as jamais dit ce que tu désirais toi. Tu me laissais prendre mon plaisir. » Il s’arrêta un instant, Hyoga serait bientôt entièrement nu devant lui. Il n’était pas sûr que le Cygne se laisserait faire sans bouger jusqu’au bout. Il prévoyait plutôt une réaction violente au moment crucial, mais si cela permettait à Hyoga de se confier, il le brusquerait un peu. « J’ai toujours fonctionné à l’instinct avec toi, et petit à petit, j’ai découvert ce que tu aimais, sans que tu aies besoin de te confier. » Le pantalon glissa à terre, Ikki ne s’en préoccupa pas plus que du tee-shirt qu’il enleva rapidement. « Je me demande si ce n’est pas ce que tu aimes chez moi. Même si je me trompe, même si j’ai besoin de plusieurs tentatives, je finis toujours par trouver, sans que tu aies besoin de m’en parler. »
Il aurait pu être un peu violent, impatient en tout cas, après tout ce temps personne ne lui en aurait porté rigueur. A la place il décala délicatement Hyoga, l’installa confortablement dans le lit pour enfin les recouvrir tous les deux de la couette, en faisant tout pour rester coller au maximum à lui. Hyoga se laissait faire sans pour autant ressembler à une poupée désarticuler entre ses doigts.
Hyoga rouvrit enfin les yeux. Malgré ses larmes qui coulaient toujours, à l’intérieur on pouvait y distinguer encore ce trouble désir. Ikki eut un instant de satisfaction, de joie. Tout allait redevenir comme avant. « Ikki . . . » sussurra son amant. « Je comprends ta frustration . . . Je peux très bien te satisfaire autrem . . . »
« Non !! » Hyoga eut tellement peur qu’il sursauta. « Tu ne vas pas te raviser éternellement. » Ikki se redressa un peu pour bien surplomber Hyoga. Essayait il de l’intimider ? Il ne savait même pas lui-même. « Hyoga, on le fait maintenant ou c’est finit pour toujours entre nous. » Et puis qu’est ce qu’il lui prenait de lui poser un tel ultimatum ? Il serait à la place de Hyoga il quitterait le lit, s’habillerait et quitterait la maison à jamais. Une lueur de peur, d’avoir été trop loin, brilla dans les yeux d’Ikki, mais le Cygne trop perturbé ne la vit pas. Pourtant il ne bougea pas et le phénix comprit que même si son amant n’avait pas lu dans ses yeux, il avait ressentie dans sa voix, qu’il avait dit ça, comme un dernier espoir.
Hyoga tourna la tête sur le côté, ses yeux partirent dans le vague fixant un point au loin. « Je ne peux pas. Force moi si tu veux, . . . . »
Le phénix l’attrapa par les épaules et le secoua comme s’il voulait le réveiller. « Et c’est tout ce que tu as à dire ? Force moi si tu veux ? Tu crois que c’est ce que je veux ? Dis moi ce qui te bloque. »
Hyoga se braqua brusquement. Il n’aimait pas être secoué, être violenté. Il força Ikki à le lâcher et s’assit sur le lit. « Tu trouverais ça ridicule. » hurla t il. « Alors vas y baise moi qu’on en finisse. »
« Je cherche à te comprendre. » cria aussi fort Ikki. « Mais cette fois mon instinct ne suffit pas. Il faut que tu me parles Hyoga. »
Le Cygne se tourna semblant furieux. « Pour te dire quoi ? Que depuis 4 ans j’ai la phobie que tu viennes en moi. Que je me sens souillé au plus profond de moi et que je ne veux pas te souiller. »
Ikki s’approcha doucement et parla très tendrement. « Souillé de quoi Hyoga ? Tu ne m’as jamais trompé. De quoi pourrais tu être souillé ? C’est moi qui . . . »
« Mais toi tu t’es protégé. Je n’ai pas fait attention. C’est de ma faute. J’aurai du prendre mes précautions. »
« Mais de quoi tu parles ? » Ikki eut une fraction de seconde où il ne su plus quoi penser. Hyoga lui avait juré ne l’avoir jamais trompé mais . . . Ce qu’il venait de dire prêtait à confusion. Pourtant il le croyait quand Hyoga le lui disait, tout au fond de lui il savait que Hyoga lui avait été fidèle.
Le Cygne lui poussa un soupir sans répondre, puis secoua violemment la tête de droite à gauche. Ikki ne voulait pas qu’il se braque. Il se glissa derrière lui, le prit contre lui tendrement, le forçant un peu mais en des gestes doux. « Et si les cauchemars partaient. » susurra t il. « Si je te faisais l’amour, que tu t’endormes dans mes bras comme tu avais l’habitudes avant et que quand tu te réveilles je suis toujours là, vivant et en bonne santé près de toi. » Ikki glissa sa main sous le menton de son amant pour qu’il tourne la tête et qu’il puisse le regarder. Il sourit avec un de ses sourires secrets d’amoureux, un qu’il n’avait que pour Hyoga, même Shun ne le connaissait pas ce sourire. « Cela pourrait t’aider tu crois ? »
« Oui ! » répondit en tremblotant le Cygne, les larmes venant à nouveau couler. « Mais cela me terrorise en même temps. »
« Tu n’as pas le choix. J’ai décidé de te violer. » Malgré la peur, le désir et tous les autres sentiments qui traversaient le visage de Hyoga, une esquisse de sourire apparue de la blague du Japonais. « Tu vas avoir un peu mal, cela fait tellement longtemps. »
« Cela me remémorera nos premières fois. »
« J’étais si mauvais que ça ? »
« Si impatient je dirais. » Hyoga s’appuya contre lui. Ikki en profita pour frotter sa joue contre celle de son amant.
« Je n’ai pas changé. » Hyoga ne répondit pas. C’était une évidence, Ikki serait toujours le fougueux et impatient et lui serait toujours le calme et posé. Parfois ils se les transmettaient pour un bref moment. Comme maintenant ou la fougue d’Ikki allait complètement l’envahir. Le Cygne passa un bras en arrière pour le poser sur la nuque d’Ikki afin qu’il gardent leur deux visages l’un contre l’autre. Les mains du phénix avaient reprit des caresses lentes mais cette fois beaucoup moins naïves. Elles glissaient sur la peau douce, sans vouloir s’arrêter, marquant les creux, s’attardant sur certaines formes. Le ballet ne dura pas bien longtemps car l’attente avait été trop longue. Une main décida de stopper sa course sur un des seins, celui du cœur, bien à plat, Ikki voulait entendre chaque variation du cœur de son amant. Son autre main vint donner du plaisir. Un plaisir solitaire qu’il avait beaucoup connu ces dernières années mais que Hyoga lui s’était refusé, même celui là. Encore une fois cela ne dura pas bien longtemps, mais cette fois ce fut par peur que son amant vienne de suite.
Ses doigts continuèrent avec envoûtement leurs courses jusqu’à atteindre l’entrée des plaisirs, de leur plaisir commun, celui où ils pouvaient enfin être uni. Il serait bientôt uni à Hyoga, comme avant. Le russe n’avait même pas besoin de le préparer. Rien que l’idée le rendait dur comme de la pierre. Il avait attendu trop longtemps, mais il ne voulait pas faire trop mal à Hyoga.
Alors il réussit à avoir assez de maîtrise de lui pour que Hyoga ait un semblant de préparation. Il aurait pu essayer de trouver quelque chose pour que cela glisse, mais rien que l’idée de retarder de quelques minutes, de quelques secondes, lui semblait impossible. Il fallait qu’il le possède maintenant, ou il allait exploser. Exploser d’une douleur insoutenable.
Avant de commencer les caresses, il s’était juré intérieurement d’attendre un geste ou une parole d’accord de Hyoga Mais . . . maintenant . . . il était incapable d’attendre. Il souleva légèrement le Cygne en retirant avec précaution ses doigts de l’antre, les positionnant de chaque côté, il étira doucement alors qu’il venait buter son sexe dessus. Oui, enfin !! Il allait pouvoir à nouveau découvrir ce goût incroyable. Ce goût unique qu’avait Hyoga.
Il pénétra doucement le Russe, ce dernier poussa un gémissement de douleur qu’il retint un peu. Ses doigts se crispèrent sur la nuque puissante, alors Ikki en réponse serra avec plus de possessivité Hyoga contre lui. Retenant son propre gémissement de plaisir car après tout ce temps il ne voulait entendre que Hyoga. Entendre autant ses cris de douleurs que de plaisir. Hyoga se mit à haleter pourtant Ikki continua à s’enfoncer, petit à petit.
« Oh mon dieu !! » ne pu retenir le Russe. « Je ne me rappelais pas que tu venais si loin. »
Ikki avant de répondre lécha la joue à sa porter, mêlée de pleurs et de sueur. « Je n’y suis pas encore. Il reste quelques . . . . »
« Haaannnnn !! » Ce cri, quel bonheur de l’entendre. Ce cri était parfait, oui c’était celui de la perfection. Il cherchait toujours à obtenir ce cri. Aujourd’hui il l’avait eut du premier coup, peut-être grâce à la sensibilité du Cygne à cet instant.
« Comment te sens tu ? »
« En feu !! » soupira le Cygne.
« Tu sais ce que ça veut dire ?? »
« Hummm !! » répondit Hyoga en secouant légèrement la tête pour répondre oui. Ils le savaient tous les deux, malgré les années leurs corps étaient encore entièrement compatibles. Tous les deux savourèrent l’instant, aucuns ne voulu bouger sur le moment. Paradoxalement ce fut Hyoga qui bougea légèrement en murmurant. « Ikki, cela commence à devenir douloureux. »
« Que je sois en toi ? »
« Non, l’autre chose. Je n’ai plus l’habitude de . . . »
Ikki fit revenir sa main sur le pénis de son amant. « Tu n’as qu’à venir, je . . . »
Hyoga avec sa main libre l’arrêta de suite. « Non, je veux venir avec toi. »
« Cambre toi. » Le Russe s’exécuta de suite, et Ikki s’allongea en emmenant son amant avec lui. « J’espère que tu as gardé ta souplesse et ton endurance. » Cette position était très physique mais quand on savait bien y faire le plaisir était décuplé. Hyoga avait été au bord de l’évanouissement à chaque fois qu’ils l’avaient fait de cette façon. Il avait toujours espéré secrètement y arriver. Faire évanouir son amant de plaisir, quelle extase. Mais Hyoga était un chevalier tout de même. Il ne s’évanouissait pas si facilement. Il avait peut-être une chance cette fois-ci.
Ses mains agrippèrent les hanches étroites, essayant de cambrer un peu plus le Cygne. Et en quelques secondes . . . c’est comme si ces 4 dernières années n’avaient jamais eut lieu. Ils se retrouvaient unis, entièrement complémentaires et synchrones. Leur corps se rappelaient de leurs anciennes étreintes et savaient où retrouver le plaisir maximum. Les gestes de Hyoga étaient juste un peu plus précipités et ses gémissements beaucoup moins retenus. Mais ce n’était pas un souci, il n’avait jamais aimé que Hyoga retienne ses cris.
Le Cygne ne pouvant rien faire d’autre, ses doigts se crispaient sur les draps frénétiquement. Pour lui, le plaisir qu’il avait était mêlé à des sensations nouvelles, accompagnées de souvenirs inoubliables. Il n’avait jamais voulu réaliser à quel point tout ça lui avait manqué. Son corps souffrait un peu vu l’abstinence qu’il s’était forcé, mais c’était sa faute, et quelque part cela décuplait son plaisir.
Les vas et viens de cette partie du corps de son petit ami avait quelque chose de . . . Il avait la sensation d’être bercé par ces mouvements. Pas bercé dans le sens où cela l’endormait, mais bercé dans le sens où cela le rassurait. Oui, il se sentait en sécurité là, prit par Ikki, avec fougue et passion. « Ikki !! » susurra t il. « Je ne peux . . . peux plus . . . »
Le Phénix poussa un grognement de frustration. « Tu n’as pas beaucoup perdu en souplesse mais tu as beaucoup . . . perdu en endurance. »
« Je t’en prie . . . Je n’ai pas fait . . . ça depuis des années. »
Ikki soudain joueur, sans en comprendre la raison, laissa redescendre sa main et comprima le sexe à la base. « Je veux que ce soit le meilleur orgasme que tu n’aies jamais eut. »
« Je vais . . . Je vais . . . »
« Tu ne dois pas en être loin. » Ikki embrassa Hyoga au bord de l’évanouissement, tous les deux au bord de la rupture. « Je voudrais aller encore plus loin en toi. » Pourquoi il n’y avait que cette partie de son corps qui avait droit d’entrer en Hyoga ? Il aurait voulu aller plus loin, plus profond, plus . . . Il ne su pas si ce fut un geste calculé par Hyoga mais ce fut comme si les chairs s’écartèrent encore plus. Il fut comme aspiré à l’intérieur. Par réflexe ses mains se posèrent sur le ventre plat de Hyoga et appuya avec force comme s’il avait pu entrer encore et encore.
« Haaaaaaaannnnn !! » Le Cygne se cambra, son dos se détachant complètement de son torse, plusieurs spasmes le secouèrent alors qu’il jouissait par grands jets. Les spasmes eurent raison également de l’endurance d’Ikki qui se libéra en ayant conscience qu’il n’aurait pas pu tenir une seconde de plus.
C’est lorsque Hyoga retomba sur lui, qu’Ikki réalisa que quelque chose n’allait pas. Le Cygne était tombé comme un poids mort sur lui. Avant même de reprendre son souffle, Ikki l’appela. « Hyoga ?? » Il le secoua un peu, mais . . . « Hyoga ?? » Qu’avait il fait ? Il se retira et posa délicatement Hyoga sur le lit à côté de lui. Par Athéna, il respirait. Il avait cru pendant une seconde qu’il l’avait vraiment fait mourir de plaisir. Ikki avec un regard bienveillant observa son amant dormir, lui caressant la joue. Il l’essuya un peu également avec un des tee-shirts qui traînait. Il n’avait pas l’intention de laisser Hyoga sortir du lit avant plusieurs heures. Un léger sourire, un peu pervers, ourla ses lèvres. « Repose toi. » murmura t il. « Tu vas avoir besoin de force après. Je vais te faire l’amour jusqu’à épuisement. »
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Encore et encore, Toujours et toujours. Il ne s’en laisserait jamais, plus jamais. Il ne s’en lassait pas il y avait 4 ans et bientôt ils reprendraient un rythme normal. Il fallait d’abord qu’ils rattrapent ces années perdues mais après ils ne feraient pas moins l’amour pour autant. Il avait toujours été demandeur. Hyoga un peu moins mais il savait que c’était surtout par rapport à une résistance physique différente. Recevoir était toujours plus difficile pour récupérer.
Mais soudain tout s’arrêta . . . Hyoga presque sur le point de venir n’en cru pas ses yeux. « Pourquoi tu t’arrêtes ? » Après avoir fait toute cette histoire pour qu’ils reprennent une vie sexuelle normale, il s’arrêtait en plein milieu ?
« Je viens de réaliser quelque chose. » répondit le phénix en se retirant du corps de Hyoga et l’obligeant à s’éloigner.
« Qu’est ce que tu fais ? »
« Hyoga !! » Ikki le repoussa encore plus l’obligeant à s’asseoir face à lui mais assez loin. « J’ai envie de toi encore plus que tu ne peux l’imaginer. »
« Il y a un mais dans ta phrase n’est ce pas ? »
« On s’est trop fait mal ces dernières années pour qu’on puisse reprendre une vie sexuelle normale sans en parler avant. Tu m’as fait vivre un enfer pendant 3 ans. Je t’ai trompé. Nous avions nos raisons. Nous avons fait des erreurs. Je ne veux pas que celle-ci en soit une. »
« Je t’aime !! » cria le Cygne au bord de l’effondrement. « Tous les jours je prend sur moi pour essayer que tout redevienne comme avant. »
« J’étais frustré. » commença calmement Ikki en faisant comme s’il n’avait pas entendu ce que son amant venait de crier. « On n’avait rien fait depuis des mois, même pas de . . . Tu faisais tout pour m’éviter. Tu ne rentrais que pour dormir et encore. Je lui parlais de nos problèmes, c’était mon ami. Il m’écoutait me plaindre. Jamais je n’aurai pensé qu’il profiterait de la situation. »
Hyoga colla ses deux mains sur ses oreilles. « Je ne veux pas t’entendre dire ça. »
Ikki lui prit les deux poignets avec force, l’obligeant à écouter coûte que coûte. « J’ai couché avec lui en étant parfaitement conscient de ce que je faisais. Je n’ai pas d’excuses, mais je l’ai fait comme un geste désespéré. Espérant . . . espérant quelque chose de toi, de la jalousie ou un dernier sursaut de possession à mon égard. Mais je l’ai fait, vraiment fait, alors est ce que tu peux me pardonner l’infidélité que j’ai eut ? » Le Cygne avait baissé la tête au maximum, obligé d’écouter, Ikki ne voyait plus du tout son visage. « Hyoga ? »
« C’est à cause de moi que tu en es arrivé là. »
Ikki le secoua un peu, tenant toujours ses poignets dans ses mains. Il savait que Hyoga n’aimait pas être ‘violenté’ comme ça, mais des fois il le fallait. « Non, tu n’as pas à prendre toutes les fautes pour toi. Cette erreur c’est moi qui l’aie commise. Je veux juste que tu m’assures que tu me l’as pardonné. »
« Oui. » susurra Hyoga.
« Dis le. »
« Je te pardonne de m’avoir trompé. » Ikki poussa un soupir de soulagement non feint. Il lâcha les poignets de Hyoga doucement.
« Maintenant c’est à moi de te pardonner. Tu dois me raconter ce qui a déclenché tout ça. » Hyoga releva un visage désespéré, horrifié. « Hyoga !! Cette chose, cet évènement, nous a empêché d’avoir une vie normale pendant 4 ans. J’ai le droit de savoir ce qui . . . »
« Tu te rappelles du projet de Maxime il y a un peu plus de 4 ans ? » Ikki fronça les sourcils en essayant de se rappeler un projet que le collègue de son petit ami ait eut. « Tu n’étais pas d’accord. Tu disais que je passais déjà pas mal de temps à la clinique et qu’on ne se verrait pratiquement plus. » Le Cygne poussa un petit soupir et rebaissa la tête comme gêné de regarder son amant en racontant cette histoire. « J’aurais du t’écouter, mais je trouvais cette idée si intéressante. Ce sont souvent des grossesses à risque on pouvait aider ces jeunes femmes. »
La mémoire de Ikki lui revint si brusquement qu’il ne pu s’empêcher de s’exclamer. « Ah !! Le projet d’aller faire du bénévolat dans les quartiers défavorisé pour les mères filles ? » Hyoga acquiesça doucement de la tête. Son air avait quelque chose de si gêné, si triste et Ikki ne voyant tellement pas le rapport avec ce qui leur été arrivé qu’il imagina de suite autre chose. « C’était une excuse ? Maxime a créé ce projet pour abusé de toi ? »
« Hein ? Mais non voyons, Maxime est un de mes meilleurs amis. »
« Maken aussi l’était pour moi. »
« Maxime n’a rien à voir la dedans. »
« Alors soit plus explicite. Je ne vois vraiment pas le rapport. »
Le visage de Hyoga était passé de la gêne à l’étonnement et maintenant la colère s’y inscrivait. « C’est ça ton problème. Tu ne me laisses pas t’expliquer. Si je t’avais parlé à l’époque. Tu aurais imaginé n’importe quoi et cela aurait été encore pire que ce qui nous ai arrivé. »
« Pire ! Tu crois vraiment que cela aurait pu être pire ? »
« Tu es une vraie tête de mule. Tu ne m’aurais jamais laissé m’expliquer jusqu'au bout. »
« Ce qui fait que tu n’as rien dit. »
« OUI !! J’ai décidé de ne rien dire. Tu aurais été d’abord en colère puis tu te serais inquiété et je n’avais vraiment pas besoin de ça. »
« En . . . ? »
Hyoga se jeta sur son amant et plaqua sa main sur sa bouche. Pour une des rare fois c’était son visage qui exprimait la colère. D’ailleurs cela surprenait tellement Ikki qu’il était un peu décontenancé. « Tu dis que tu as toujours essayé de me comprendre mais c’est faux. Tout ce que j’avais besoin à l’époque c’est qu’on mette un peu le ola sur nos relations sexuelles. Et même si tu ne m’as forcé en rien, tu n’as pas cherché à en comprendre la raison. »
Ikki retira la main que Hyoga avait plaquée sur sa bouche mais ne repoussa pas le corps de son amant. « Tu ne m’aurais absolument rien dit et je ne suis pas devin. Alors comprendre… tout ce que j’ai comprit c’est que tu ne m’aimais plus. »
« Tu es un idiot. »
« Et toi ? Tu ne crois pas que ce soit idiot de préférer garder tout pour toi au lieu de partager avec moi tes problèmes. »
« Tu essayes déjà bien assez de contrôler ma vie. »
Ikki s’énerva, il s’énervait vite. « Si tu n’aimes pas ça, tu n’as qu’à le dire. Il suffit juste de le dire, exprime toi. Pourquoi je dois toujours essayer de comprendre. Comprendre comment tu aimes vivre, comprendre comment tu aimes que je te fasse l’amour, comprendre ce que tu désires. J’en ai marre de vivre avec quelqu’un qui est incapable de dire ce qu’il pense et ce qu’il ressent. »
« D’accord ! Tu veux savoir ? »
« Je veux tout savoir, Hyoga. Je veux tout partager avec toi, tous les bons et tous les mauvais moments. »
« Il y a 4 ans j’ai aidé une jeune femme à accoucher, elle a fait une hémorragie et j’ai eut du sang partout sur moi. C’était tellement critique que je n’avais même pas eut le temps de mettre des gants. Elle était séropositive. J’ai passé les mois suivants avec l’horreur que je pourrais te refiler cette maladie si j’étais infecté. »
Ikki en tomba des nus. « Tu . . . tu . . . ? »
« Non, je n’ai rien eut mais c’est le genre de maladie où on ne peut pas savoir de suite. J’ai fait des tests tous les 3 mois pendant un an. Tu comprends maintenant ? » L’expression du visage de Hyoga changea redevenant triste. « Quand . . . J’ai été sûr, tu ne me regardais déjà plus. »
Ikki repoussa assez brutalement Hyoga, sortant même du lit, toujours aussi dénudé. « Alors c’était ça ?? » Ikki fit plusieurs enjambées dans la chambre semblant sur le point d’exploser. « Ce que je comprends c’est que si tu me l’avais dit à l’époque, il aurait suffit qu’on se protège, et . . . On aurait continué à vivre normalement. »
« Cela n’aurait pas fonctionné, . . . même avec un préservatif j’avais trop peur. Ikki, j’arrive tout juste maintenant à me dire que je ne te refilerais rien. Imagine dans quel état j’étais à l’époque. »
« Je ne te pardonne pas. » répondit sèchement Ikki. « Comment je pourrais te pardonner de m’avoir mit à l’écart de ça ? »
« Hé c’est toi qui m’a trompé. Et je t’ai pardonné. »
« J’ai commis une erreur. On peut pardonner une erreur, mais ça . . . Cela veut dire que tu ne m’avais jamais fait confiance. »
« Ce n’était pas une question de confiance. J’avais peur pour toi, et . . . Je ne voulais pas que tu t’inquiètes pour moi. »
Ikki retourna dans le lit et prit la tête du Cygne entre ses mains. « Promets moi ! Promets que maintenant tu me diras tout. Même les pires des choses. Je veux m’inquiéter pour toi, Hyoga. Je veux pouvoir être là pour te soutenir dans les moment difficiles. C’est ça un couple et nous sommes un couple. »
« Je te le promets. »
« Même si c’est dans la pire des souffrances, c’est avec toi que je veux être. » Ikki embrassa avec fougue Hyoga tout en l’obligeant à retomber dans le lit pour reprendre là où ils s’étaient arrêtés.
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« Leur avion atterrit à qu’elle heure ? » demanda Seiya avec sa fille cadet dans les bras entrain de sucer son pouce. Shun à côté était entrain de mettre la table à l’extérieur sous un grand auvent.
« Ikki ne me l’a pas dit. »
« Tu as bien du insister. »
« Il a dit qu’ils seraient là pour le repas. » Shun fit une petite pause. « Je crois qu’il ne veut pas que je gâche les dernières heures de leurs vacances en venant les chercher à l’aéroport. »
« Cela faisait combien de temps qu’ils n’avaient pas prit de vacances ? »
« Des décennies je dirais. Ce sont tous les deux des accrocs de leur boulot. »
« Enfin c’est rassurant maintenant tout va redevenir comme avant. » Shun fixa Seiya comme s’il était un alien. « Quoi ? »
« Rassurant ? Je ne savais même pas que ce mot faisait partit de ton vocabulaire. »
« Oh arrête tu vois ce que je veux dire. »
« Seiya tu es un con, et pas celui de ta femme. D’ailleurs Hyoga va t’engueuler quand il va savoir que tu as encore mit enceinte Miho. »
« C’est elle qui a voulu. »
« Trouve toi une défense plus plausible avant les 30 secondes qui arrivent. Hyoga !! Ikki !! Alors ces vacances ? » Shun était devenu tout sourire, Seiya se retourna et lui qui n’avait peur de rien ni personne ce fit tout petit devant Hyoga se disant qu’il allait en baver quand quelqu’un ferait la gaffe de dire qu’il avait encore engrossé Miho.
« Parfaites !! » répondit simplement Ikki semblant radieux. Hyoga aussi avait l’air de très bonne humeur et heureux, mais il n’ajouta rien de plus.
Shun bien sûr s’accrocha à leurs bras et les embrassa. « Vous nous avez manqué. »
« On est partit seulement 15 jours. » s’étonna Ikki.
« Et vous n’avez même pas ramené un cadeau. »
« Tout est dans les bagages. »
« Alors quoi de neuf à la maison ? » demanda Hyoga.
« Miho est . . . . »
« à préparer un super repas pour votre retour. » coupa Seiya.
« Et tout le monde devrait arriver, cela ne devrait pas tarder. »
« Je vais remettre ma fille dans son berceau. » Seiya s’éclipsa à vitesse grand V.
« Qu’est ce qui lui arrive ? »
« Sais pas. Il est bizarre. » éluda Shun. « Bon alors c’est comment l’Egypte ? »
« Euh, Très beau. » répondit difficilement Hyoga. Ikki éclata de rire, et ne pu pas s’arrêter. Hyoga lui envoyait des petits regards mi en colère, mi gênés. Shiryu, sa femme et ses enfants arrivèrent que Ikki riait encore, Shun n’arrivant même pas à le calmer un peu.
« Mais pourquoi il rie comme ça ? » Le rire du Phénix, avait rameuté toute la grande famille, et même certains avaient été contaminés par le fou rire. « Mais voyons Ikki, deviendrais tu fou ? »
Ikki réussit à se calmer un peu, bien qu’il riait toujours, se tenant d’ailleurs un peu les côtes. « On est incapable de te dire comment était l’Egypte. » Hyoga se mit à donner des coups de coude à son amant qui n’arrêta pas pour autant.
« Vous êtes allés ailleurs ? »
« Oh non, on est bien allé en Egypte. » continua Ikki en essuyant les larmes de joies qui coulaient un peu. « Simplement on a pas quitté notre cabine de toute la croisière. »
Shun écarquilla les yeux, mais Hyoga ne pu s’empêcher de dire. « Voyons Ikki, ils n’ont pas besoin de savoir ce que nous . . . » Le fou rire était vraiment contagieux car Shun imaginant parfaitement la scène éclata de rire, ce qui refit rire aux éclats Ikki. Les deux frères rirent à gorges déployées sous le regard mauvais de Hyoga qui ne trouvait pas la plaisanterie amusante.
« A ce point ? » demanda Shun se calmant enfin un peu.
« Une vraie furie, il a réussit à m’épuiser. »
Shun écarquilla les yeux et se remit un peu à rire. « Eh bah Hyoga, toi qui joue aux frigides. »
« Vous êtes vraiment . . . » répondit Hyoga en faisant les gros yeux, son attitude d’ailleurs ne faisait que renforcer l’hilarité des deux frères. « des vrais obsédés. » Le Cygne partit comme un prince vers la maison, se disant sans doute qu’ainsi les deux frères arrêteraient de parler de ça, vu que c’était juste pour l’ennuyer.
A peine partit, Ikki se calma pas mal. « J’étais beaucoup demandeur aussi, mais tu aurais du le voir. Je ne l’avais jamais connu aussi en chaleur. On n’a pas arrêté, on a fait que ça pendant 15 jours. » Ikki se pencha un peu vers son frère. « J’y ai même eut droit dans l’avion. »
« Eh bah !! » Ikki fit un grand sourire à son frère. « Tu es heureux, Ikki ? »
« J’ai toujours été heureux avec lui. » Ikki lança un regard amoureux vers la porte où le Cygne avait disparu. « Et maintenant il me dit ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, c’est encore plus merveilleux. »
Shun se mit sur la pointe des pieds et embrassa son frère. « Moi aussi j’ai une surprise. »
« Ah oui ? »
« J’ai un nouvel amant. »
« Ah je savais bien que ce Rune n’était pas fait pour toi. »
« Tatsumi, Chéri, viens saluer mon frère. » Ikki fut tellement surpris qu’il en eut la mâchoire qui tomba. Comme en état de choc, il ne bougea pas alors que l’homme avançait vers lui. Même pas capable d’avoir une réaction comme se mettre en colère. Shun encore sur la pointe des pieds susurra à son oreille. « Je sais ce que tu vas dire. » Il ne savait même pas lui-même ce qu’il pourrait dire par rapport à ça. « Mais si tu voyais ce qu’il a dans son pantalon, mon Dieu elle est magnifique. » Ikki resta là les yeux écarquillés, il ne répondit même pas à la main tendue par Tatsumi et prit la direction de la maison comme un automate. « Il s’y fera Chéri, ne t’inquiète pas. » fit Shun en se serrant contre son nouvel amant. « Il a toujours du mal avec mes nouveaux amants, quels qu’ils soient. »
Ikki lui entra à la maison et rechercha son propre amant. Ce dernier était dans la cuisine et semblait donner un léger coup de main aux femmes. « Hyoga tu ne connais pas la dernière. »
« Bien sûr que je la connais. Il faut que tu m’attrapes Seiya, je vais le tuer. »
« Hein ? »
« Il a encore mit enceinte Miho. »
« Mais ce n’est pas grave ça. »
« Ah bon ? »
« Shun sort avec Tatsumi. » Hyoga lâcha le couteau qu’il avait dans les mains, l’ustensile tomba à terre.
« Tatsumi ? »
« Et tu sais quoi ? »
Hyoga se mit sur ses gardes, s’attendant à tout. « Quoi ? »
« Tout ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il a dans son pantalon. »
« Euh, je ne veux pas te choquer Ikki, mais Shun est . . . très porté sur la chose. Il adore la . . . »
Le Phénix fit la grimace. « Au point de coucher avec Tatsumi ? »
« C’est peut-être un magnifique amant au lit. » essaya Hyoga sans trop y croire.
« Bébé ? Je peux le tuer ? »
« Oui, mais attrape moi Seiya avant. » Ikki partit d’un pas rapide, alors que Miho et Shunreï qui avaient suivi toute la conversation se mirent à appeler à la rescousse Shiryu qui serait la seule personne à pouvoir calmer les choses.
FIN
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